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Wall Street remonte en flèche, avec Powell, l'emploi et les espoirs commerciaux

| Boursier | 337 | Aucun vote sur cette news

Conjonction d'éléments favorables

Wall Street remonte en flèche, avec Powell, l'emploi et les espoirs commerciaux
Credits Reuters

Wall Street s'affirme en très forte hausse désormais ce vendredi. Déjà dopée en début de séance par les chiffres de l'emploi et les espoirs commerciaux, la cote américaine accélère désormais, suite à l'annonce d'un solide indice ISM des services, et à une intervention rassurante du Président de la Fed.

Le DJIA prend maintenant 2,76% à 23.312 pts, alors que le Nasdaq bondit de 3,45% à 6.686 pts. Le S&P500 grimpe de 2,5% à 2.509 pts... L'indice dollar, mesurant les évolutions du billet vert face à un panier de devises, consolide de 0,1% à 96,3. Sur le Nymex, le baril de brut WTI pour février grimpe de 4% désormais à 48,9$. Le baril de Brent affiche une progression comparable.

Powell tient le choc

Wall Street accroît ses gains ce vendredi, après l'intervention du Président de la Fed Jerome Powell à Atlanta, à l'occasion d'un événement de l'American Economic Association réunissant également les anciens dirigeants de la Banque centrale américaine. Powell, confirmant son optimisme économique, a toutefois nuancé le propos concernant l'évolution future des taux, ce qui semble plaire aux marchés. Interrogé à propos d'un éventuel contact avec Donald Trump, le Président actuel de la Fed n'a toutefois pas répondu : "Je n'ai pas de nouvelle pour vous à ce sujet". A la question de savoir s'il démissionnerait, si le Président américain le lui demandait, Powell a répondu par un "non" très clair.

Powell affirme une fois encore que la Fed écoute attentivement les inquiétudes concernant les risques de marché. La Banque centrale entend selon lui demeurer patiente, et reste prête à mener une politique flexible. "Nous sommes toujours prêts à changer de posture de politique (monétaire)", affirme encore Powell, qui assure que la Fed est capable d'ajuster rapidement cette politique en fonction des nouveaux développements.

Par ailleurs, Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison Blanche, a affirmé à Bloomberg qu'une rencontre entre Trump et Powell était désirée "par les deux parties". Aucune réunion n'est cependant programmée pour l'heure, assure Kudlow, selon lequel les deux hommes bénéficieraient d'un échange de points de vue. "Je ne peux pas réellement prédire une rencontre, même si je pense qu'elle aura lieu", glisse encore le conseiller de Trump.

Les services demeurent robustes aux USA

L'indice IHS Markit PMI final des services américains pour le mois de décembre 2018 est ressorti solide, à 54,4 contre un consensus de place de 53,5. Il était de 53,4 pour sa lecture antérieure (lecture flash du mois de décembre) et de 54,7 un mois auparavant. Certains éléments du rapport du jour sont toutefois mitigés, puisque la croissance du 'new business' ressort au plus bas depuis octobre 2017, et que la confiance des entreprises s'affiche au plus bas d'un an. La croissance de l'activité, enfin, est la plus faible en trois mois. Dans le même temps, l'étude monte également un apaisement des pressions inflationnistes durant le mois de décembre, la chute des prix du pétrole ayant permis de compenser les pressions sur les coûts provenant des 'tarifs' (taxes douanières) et celles relatives aux salaires.

'JOBS, JOBS, JOBS'... et salaires en vive hausse

Donald Trump va pouvoir s'enorgueillir ce vendredi d'un extraordinaire rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi aux Etats-Unis, pour le mois de décembre 2018, puisque les créations de postes non-agricoles sont ressorties à très haut niveau. Elles s'établissent à 312.000, atomisant ainsi un consensus logé à 184.000. En revanche, le taux de chômage remonte quelque peu à 3,9%, contre 3,7% un mois avant et 3,7%, également, pour le consensus de place. D'après le Département américain au travail ce jour, les gains en matière d'emploi ont concerné la santé, les services alimentaires, les débits de boissons, la construction, l'industrie manufacturière et le commerce de détail.

Carton plein ?

Les créations de postes du mois de novembre ont été révisées en hausse à 176.000, contre 155.000 précédemment évalué. Les créations du mois d'octobre ont été également relevées à 274.000, contre 237.000 auparavant estimé. Compte tenu de ces révisions, le gain mensuel moyen des trois derniers mois est donc ressorti à 254.000...

Le taux de chômage ne suit pas...

En décembre, le taux de chômage est toutefois remonté de 0,2 point de pourcentage, alors que le nombre de personnes sans emplois a grimpé de 276.000 pour ressortir à 6,3 millions. Un an avant, le taux de chômage se situait à 4,1% et le nombre des personnes sans emplois à 6,6 millions. Le taux de participation à la force de travail, à 63,1%, a peu évolué en décembre, alors que le ratio emploi sur population est ressorti à 60,6% pour le troisième mois consécutif.

Le secteur privé en renfort

Le dernier rapport de la firme ADP concernant l'emploi privé aux Etats-Unis, pour le mois de décembre 2018, avait déjà fait ressortir hier des créations de postes au nombre de 271.000, ce qui dépassait alors déjà amplement un consensus de place de 180.000 environ, et marquait une franche amélioration en comparaison du mois de novembre 2018 (157.000 créations de postes pour la lecture révisée)... Le Département US au travail fait état aujourd'hui de 301.000 créations de postes dans le secteur privé non-agricole, contre 175.000 de consensus.

Salaire en nette hausse

Le salaire horaire moyen pour le mois de décembre progresse enfin un peu plus que prévu, en hausse de 0,4% en comparaison du mois antérieur (+0,3% attendu) et de 3,2% en glissement annuel. Il s'agit de la plus forte progression des salaires depuis 2009.

Espoirs commerciaux

Les espoirs commerciaux redonnent également du tonus aux marchés boursiers, dans l'attente de nouvelles négociations entre les USA et la Chine. Les échanges auront lieu à Pékin les 7 et 8 janvier. Après une année 2018 marquée par l'escalade des menaces commerciales et des sanctions réciproques, Washington et Pékin vont donc tenter de renouer le dialogue, dans cette période de trêve.

Discussions 'positives et constructives' espérées

Une équipe américaine menée par le représentant adjoint du commerce des États-Unis, Jeffrey Gerrish, se rendra donc à Pékin pour mener des discussions espérées 'positives et constructives' avec des intervenants chinois. C'est du moins ce qu'affirme le ministère chinois au Commerce dans un communiqué. Les dates ont été confirmées ce jour. Les détails des discussions ne sont cependant pas connus.

Arrêt des hostilités

Rappelons que les Etats-Unis et la Chine ont accepté une trêve commerciale, lors du sommet argentin de Buenos Aires en fin d'année dernière. Ce cessez-le-feu, intervenant après une guerre commerciale féroce durant laquelle USA et Chine s'étaient imposés des prélèvements douaniers supplémentaires et réciproques sur des dizaines de milliards de produits, a débuté le 1er décembre 2018 et doit durer 90 jours, le temps pour l'administration Trump et celle de Xi Jinping de conclure enfin un accord global. Durant cette période de trêve, aucun nouveau prélèvement douanier ne devrait être imposé...

Évidemment, si aucun accord n'est trouvé avant le mois de mars, les deux pays risquent de reprendre les hostilités. Les Etats-Unis pourraient ainsi mettre en application de nouvelles hausses de prélèvements imposées aux importations chinoises, et Pékin devrait alors bien évidemment répliquer.

Progrès notables ?

La Chine a fait preuve d'une relative bonne volonté ces dernières semaines, en acceptant par exemple d'importer du riz américain, ou en assurant de son engagement en matière de propriété intellectuelle et de sa volonté de favoriser l'investissement étranger. Donald Trump a affirmé de son côté que les discussions progressaient bien vers un accord, mais on sait à quel point le Président américain peut rapidement changer de discours.

"Je viens juste d'avoir une longue et très bonne conversation téléphonique avec le Président Xi de Chine. L'accord avance très bien. S'il est réalisé, il sera très complet et couvrira tous les sujets, domaines et points de litige. Gros progrès en cours!", avait tweeté Trump le 29 décembre. Pékin avait de son côté ouvert fin décembre, pour la toute première fois ,la porte aux importations de riz en provenance des Etat-Unis... Xi espère un accord mutuellement bénéfique, même si la Maison Blanche presserait toujours la Chine, afin d'obtenir plus de détails sur la manière dont elle pourrait soutenir les exportations américaines ou assouplir ses régulations.

La Chine réagit face au ralentissement économique

Les autorités chinoises tentent dans le même temps de réagir, face au ralentissement économique local confirmé par les plus récentes statistiques. Ainsi, la Banque centrale chinoise a annoncé ce vendredi une réduction du coefficient des réserves obligatoires de liquidités que les banques doivent détenir de 100 points de base. La baisse des ratios RRR ('reserve requirement ratios') des établissements financiers locaux est la première de l'année 2019, mais la cinquième en un an. Cette réduction se fera en deux étapes, les 15 et 25 janvier. Les ratios RRR sont actuellement de 14,5% pour les grandes banques chinoises et 12,5% pour les établissements de plus petite taille. Cette initiative doit permettre de dégager, en net, 800 milliards de yuans (117 milliards de dollars) pour stimuler le crédit.

Et le shutdown dans tout ça ?

Le shutdown administratif partiel aux Etats-Unis, qui dure depuis deux semaines, risque cependant de persister. La Chambre des représentants, désormais contrôlée par les Démocrates, a validé comme prévu hier un texte visant à sortir du 'shutdown', mais n'incluant pas le financement du mur désiré par Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Le plan de financement proposé par le clan démocrate ne permettra donc sans doute pas de mettre un terme à l'impasse actuelle, puisque la Maison blanche a prévenu de son côté d'un probable veto. Le chef de file républicain au Sénat, Mitch McConnell, a averti qu'il n'accepterait aucun projet non validé par Trump. Nancy Pelosi, Démocrate élue hier à la présidence de la Chambre, a déclaré pour sa part, citée notamment par Reuters : "Nous ne ferons pas de mur. Cela n'a rien à voir avec la politique. Un mur entre deux pays est immoral. Il s'agit d'une vieille façon de penser. Ce n'est pas rentable".

Probable poursuite du blocage

Par conséquent, il est fort probable que les administrations américaines touchées restent fermées "aussi longtemps qu'il le faudra", comme l'avait précédemment affirmé Trump, présentant le mur comme le seul rempart contre l'immigration clandestine... Rappelons que le shutdown affecte environ 800.000 travailleurs fédéraux depuis le 22 décembre, et frappe un quart du gouvernement fédéral.

Le plan en deux volets des Démocrates comprend un texte destiné au financement du département de Sécurité intérieure (au niveau actuel et jusqu'au 8 février). Il accorde un montant de 1,3 milliard de dollars à la clôture des frontières et 300 M$ à d'autres postes de sécurité frontalière. Le second volet doit permettre de financer jusqu'à la fin de l'exercice fiscal (fin septembre) des agences fédérales sans rapport avec la sécurité nationale, mais n'étant plus financées actuellement... Trump, qui dit espérer que lui et Nancy Pelosi soient en mesure de travailler ensemble, n'apprécie vraisemblablement pas cette proposition démocrate, lui qui réclamait 5 milliards de dollars pour son mur... McConnell a affirmé pour sa part que le texte des Démocrates n'avait aucun avenir au Sénat, ce qui donne une idée de la suite immédiate des événements. Le chef de file de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a tout de même demandé à McConnell la tenue d'un vote au Sénat sur le texte démocrate.

Enfin, les leaders Démocrates et Républicains du Congrès sont de nouveau attendus ce jour à la Maison blanche, après une réunion infructueuse mercredi avec Donald Trump et des responsables du département de Sécurité intérieure.

Pas de solution immédiate

Trump avait déjà reconnu le risque d'une paralysie durable des administrations. Le clan démocrate, devenu majoritaire hier jeudi à la Chambre des représentants - Nancy Pelosi ayant pris la présidence de la Chambre en tant que 'House speaker' -, ne semble pas beaucoup plus ouvert aux concessions que le Président américain.

"Les deux parties doivent travailler ensemble pour faire passer la Législation de Financement qui protège cette Nation et son peuple", avait lancé Trump plus tôt cette semaine sur Twitter... "Je reste prêt et désireux de travailler avec les Démocrates afin de faire voter une législation qui sécurise nos frontières (...) Malheureusement, il ne peut y avoir de RÉELLE Sécurité des Frontières sans le Mur!", résumait Trump.

Valeurs à suivre

Apple (+3%), qui cédait hier soir un dixième de sa valeur après un avertissement sur les ventes trimestrielles, remonte ce vendredi.

Qualcomm (+1%) a de son côté pris des mesures afin de faire appliquer une injonction interdisant certains modèles d'iPhones sur le marché allemand.

Tesla (+3%), également malmené cette semaine suite à des ventes unitaires historiques... mais trop courtes pour le marché, se redresse. Le groupe a confirmé que son Model 3 allait bien débarquer en Chine au mois de mars. Les livraisons aux clients chinois devraient ainsi commencer en mars, comme l'avait déjà indiqué Musk il y a quelques temps sur Twitter.

Amazon gagne 4%, alors que Microsoft conforte sa place de première capitalisation à Wall Street sur un gain de 4% également.

Alphabet prend 3%, peu sensible aux nouvelles concernant l'optimisation fiscale de Google aux Bermudes. "Nous payons toutes les taxes que nous devons et nous conformons aux règles fiscales de tous les pays dans lesquels nous opérons à travers le monde", a rétorqué le géant californien.

Square (+11%) a annoncé avoir engagé Amrita Ahuja en tant que chief financial officer (directrice financière). Elle travaillait auparavant chez Blizzard Entertainment (Activision Blizzard) aux mêmes fonctions.

Intel s'adjuge près de 5%, Bank of America Merrill Lynch ayant relevé sa recommandation à l'achat, portant par ailleurs à 60$ son objectif de cours.

GameStop s'envole de 12% à Wall Street, avec les spéculations. Le Wall Street Journal estime en effet qu'une offre d'acquisition sur le dossier pourrait être dévoilée dès le mois prochain.

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