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Wall Street recule avec la Chine, malgré une avalanche de 'fusacqs'

| Boursier | 231 | Aucun vote sur cette news

Wall Street consolide ce lundi, le S&P500 cédant 0,54% à 2...

Wall Street recule avec la Chine, malgré une avalanche de 'fusacqs'
Credits Reuters

Wall Street consolide ce lundi, le S&P500 cédant 0,54% à 2.914 pts et le Nasdaq 0,42% à 7.954 pts. Le DJIA perd 0,49% à 26.613 pts, après les records de fin de semaine dernière... La tendance demeure prudente, en l'absence de négociations commerciales avec la Chine. Une belle série d'opérations de fusions et acquisitions vient toutefois animer les marchés.

Comcast vient de l'emporter pour 30 Mds£ sur le dossier Sky. Barrick Gold rachète pour sa part Randgold dans le cadre d'une transaction en actions de plus de 18 Mds$ qui doit donner naissance au leader mondial de l'or (par la capitalisation boursière). Le montant du deal atteint plus de 24 Mds$ en incluant la dette.

Parmi les opérations de plus petite taille, Sirius XM s'offre Pandora pour 3,5 Mds$, et Michael Kors veut acquérir Versace pour 2 Mds$.

La Chine, quant à elle, ne veut pas discuter avec Donald Trump, du moins pas tant que le Président américain maintient ses menaces commerciales. La réponse est donc claire et nette, en ce jour d'entrée en vigueur de nouvelles taxes réciproques.

Abandon des discussions

Il s'agit d'une relative déception, alors que certains espéraient encore l'ouverture d'un nouveau volet de discussions entre États-Unis et Chine. "La porte des discussions commerciales reste toujours ouverte, mais les négociations doivent se tenir dans un environnement de respect mutuel", a précisé l'agence étatique Xinhua. Ainsi, ces négociations "ne peuvent se tenir sous la menace de taxes douanières".

Entrée en vigueur de nouvelles sanctions

Washington a mis en application aujourd'hui des taxes additionnelles de 10% portant sur 200 milliards de dollars supplémentaires d'importations chinoises - allant des produits alimentaires aux composants TV. Il est prévu qu'elles montent à 25% au 1er janvier 2019. Pire, Trump menace de mettre en oeuvre la phase suivante, si la Chine vient à prendre des mesures de représailles contre les agriculteurs ou d'autres industries américaines. Cette phase ultime porterait sur 267 milliards de dollars d'importations chinoises supplémentaires.

En comptant les 50 Mds$ de bien chinois déjà taxés cet été et les 200 Mds$ qui le sont à partir d'aujourd'hui, cette 'phase 3' reviendrait à taxer la totalité des importations chinoises, qui ont atteint plus de 500 Mds$ en 2017.

Une question d'environnement

La Chine juge donc que ces menaces empêchent toute négociation. Rappelons que Pékin a de son côté décidé tout de même de la mise en place ce jour de nouvelles taxes douanières portant sur 60 milliards de dollars d'importations américaines. Ces taxes iront de 5% à 10%, contre 5% à 25% initialement envisagés. Elles s'appliqueront à plus de 5.200 produits américains importés. Des produits qui devaient être taxés à 25%, comme le GNL, le seront à 10%. Tout comme les Etats-Unis, la Chine procède donc pour l'heure à des taxes minorées en comparaison des précédents taux évoqués.

La Chine avait déjà livré la semaine dernière sa petite leçon de morale, face aux assauts des États-Unis de Trump sur le front commercial. Ainsi, le Ministère chinois au commerce enjoignait Washington à la "sincérité", et demandait aux États-Unis de prendre des mesures afin de corriger leur comportement. "La Chine a été forcée de prendre des mesures de représailles et elles sont entièrement destinées à protéger les intérêts de la Chine", avait assuré le ministère.

Dialogue de sourds

Pékin a décidé samedi d'abandonner les projets de discussion avec des responsables américains. Selon l'agence Reuters, qui cite des personnes familières de la situation, il existerait un consensus à Pékin à propos du fait que des discussions significatives ne pourraient intervenir qu'après les élections américaines de mi-mandat programmées en novembre. La Secrétaire de presse adjointe de la Maison Blanche, Lindsay Walters, souligne pour sa part que la relation demeure excellente entre Trump et le Président chinois Xi Jinping. "Nos équipes ont entretenu des communications fréquentes", a ajouté Walters, selon laquelle Washington reste ouvert à une poursuite des discussions, à la condition que la Chine "s'engage de manière significative sur (une résolution) des pratiques injustes de commerce".

Indicateurs mitigés aux Etats-Unis

Les opérateurs ont pris connaissance ce lundi de deux indicateurs économiques relativement décevants outre-Atlantique, qui ne sont toutefois pas alarmants dans la mesure où ils accréditent aussi la thèse de la poursuite d'une politique monétaire assez accommodante... L'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago pour le mois d'août 2018 est ressorti à 0,18, contre 0,20 de consensus de place et 0,18 pour la lecture révisée (en hausse) du mois de juillet. La précédente estimation du mois de juillet s'élevait à 0,13.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Dallas pour le mois de septembre 2018 est pour sa part ressorti à 28,1. Le consensus des économistes relatif à l'indice d'activité générale du mois de septembre se situait à 31,2, contre 30,9 au mois d'août 2018. Ainsi, l'indicateur demeure situé à haut niveau au mois de septembre, confirmant sa solidité récente, mais il rate le consensus de place.

Pétrole en vive hausse

Le baril de brut léger américain 'WTI' (contrat de novembre) grimpe encore de 2% à 72,2$ sur le Nymex américain ce lundi, au plus haut depuis le mois de juillet, tandis que le baril de Brent évolue autour des 80$ (+2,3%), mais peine encore à franchir clairement cette résistance technique. Le resserrement de l'offre globale et les sanctions à venir contre l'Iran dopent les prix du brut.

L'Arabie saoudite a par ailleurs envoyé paître Donald Trump, qui lui demandait en fin de semaine dernière de faire baisser les prix. "Je n'influence pas les prix", a assuré Khalid al-Falih, ministre saoudien à l'énergie, interrogé par les journalistes lors de la réunion d'Alger - alors que le groupe de producteurs pétroliers discute d'une hausse de production pour contrer l'impact de la baisse de l'offre iranienne.

Le Président américain Donald Trump s'était fendu d'un tweet rageur la semaine dernière, s'attaquant à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole : "Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pendant très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent de faire pression pour des prix du pétrole de plus en plus élevés! Nous nous en souviendrons. Le monopole de l'OPEP doit faire baisser les prix maintenant!"

Notons également que le rapport gouvernemental US publié mercredi avait fait ressortir une cinquième semaine de baisse des stocks domestiques de brut. Selon le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont ainsi reculé de 2,1 millions de barils sur la semaine close au 14 septembre, à 394,1 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux diminué de 1,7 million de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont augmenté de 0,8 million de barils.

Les valeurs à suivre

Comcast (-7%). Sky grimpe de près de 9% à Londres ce jour. Le titre profite du résultat des enchères organisées par le régulateur britannique pour le rachat du groupe de médias. Comcast a livré une proposition 'supérieure' chiffrée à 17,28 livres sterling par titre, soit environ 30 milliards de livres au total, pour la reprise de Sky. L'offre a été retenue à l'issue du processus exceptionnel d'enchères organisé durant le week-end au Royaume-Uni. La proposition de l'Américain Comcast a largement dépassé celle de son rival 21st Century Fox, qui n'atteignait que 15,67 livres par action Sky. Le groupe de Rupert Murdoch détenait pourtant déjà près de 40% des parts de Sky, et tentait depuis la fin de l'année 2016 d'en prendre le contrôle total. Comcast a dopé son offre initiale, qui était logée à 15,85 livres par titre, afin de s'assurer la victoire.

L'autre perdant indirect de l'affaire est Walt Disney (+2% tout de même à Wall Street), qui propose d'acquérir pour 71 Mds$ des actifs cinématographiques et TV de 21st Century Fox, l'offre comprenant les parts détenues dans Sky. Le rachat de Sky ferait par ailleurs de Comcast le leader mondial de la télévision à péage avec 52 millions d'abonnés, évalue Reuters. L'Américain entend boucler le 'deal' avant la fin du mois prochain.

Dell réfléchirait de nouveau à une introduction en bourse classique à Wall Street, alors que le groupe privilégiait jusqu'à présent la solution d'une absorption de sa filiale - cotée en bourse - de logiciels de virtualisation, VMware (stable), qui l'aurait fait revenir en bourse par la petite porte. C'est du moins ce que croient savoir les sources 'au fait du dossier' de Reuters ce lundi, confirmant des informations du 'Wall Street Journal'.

L'étude d'une IPO classique intervient alors que des fonds, dont notamment Elliott Management et Canyon Capital Advisors, et l'investisseur activiste Carl Icahn, refusent les 21,7 milliards de dollars proposés par Dell pour la reprise des actions reflet liées à sa participation de 81% dans VMware. Dell avait renoncé en juillet à une introduction classique, craignant alors que son endettement ne décourage les investisseurs, ajoute Reuters. Les récents résultats financiers du groupe l'auraient néanmoins encouragé à reconsidérer cette solution. Le Texan se préparerait à discuter avec des banques cette semaine.

Dell avait émis des actions reflet en 2016 dans le cadre du rachat d'EMC - qui possédait 81% de VMware - pour 67 milliards de dollars. Dell avait proposé d'échanger chaque action reflet contre 1,3665 action ordinaire de type C ainsi qu'une part de cash, valorisant l'action reflet à 109 dollars, et Dell entre 61,1 et 70,1 milliards de dollars, rappelle Reuters, qui constate que cette valorisation est plus de deux fois supérieure à la valeur de 24,9 milliards retenue lorsque Michael Dell et Silver Lake avaient retiré le fabricant de PC de la cote en 2013.

Sirius XM (-8%), opérateur américain de radio par satellite et de radio en ligne contrôlé par le milliardaire John Malone, frappe un grand coup en s'offrant l'acteur de la musique en streaming Pandora (+2%) pour 3,5 milliards de dollars en actions. La finalisation de l'opération est attendue durant le 1er trimestre 2019. L'accord conclu entre les deux groupes comprend tout de même une période durant laquelle Pandora peut encore solliciter activement, recevoir et évaluer d'autres propositions, voire rentrer en négociations avec des tiers.

L'acquisition de Pandora ferait de Sirius un leader du divertissement audio. Les revenus combinés sont estimés à plus de 7 milliards de dollars pour l'année 2018. Le deal réunirait par ailleurs les 36 millions d'abonnés nord-américains de Sirius et les plus de 70 millions d'utilisateurs actifs mensuels de Pandora. Selon les termes du deal, les actionnaires de Pandora recevraient 1,44 titre nouvellement émis de Sirius XM pour chaque action détenue.

Michael Kors (-9%), groupe américain actif sur le marché des accessoires de mode, aurait conclu un accord en vue d'une prise de contrôle de la maison de luxe italienne Versace pour un peu plus de deux milliards de dollars, selon l'agence Reuters, qui cite aujourd'hui trois sources ayant connaissance des négociations. Le 'Corriere della Sera' a également fait état de cette vente 'imminente' de la griffe italienne. Les sources de l'agence Reuters ajoutent que l'annonce officielle de la transaction serait faite dans la semaine. Le géant américain de la gestion de fonds, Blackstone, qui détient 20% de Versace depuis quatre ans, en sortirait. La famille Versace, qui possède le reste des parts de l'entreprise de luxe, continuerait en revanche à jouer un rôle.

Alphabet (-1%), Facebook (+1%) et Twitter (+1%) hésitent ce jour à Wall Street. Les craintes de régulation accrue des réseaux sociaux et firmes internet pèsent, la Maison Blanche entendant inciter les agences fédérales à enquêter sur les pratiques du secteur. Par ailleurs, le S&P500 va procéder à des changements de classification. Dans le cadre de la nouvelle classification, les groupes technologiques Alphabet, Facebook et Twitter vont basculer dans un nouveau secteur des 'services de communication', qui comprendra également Electronic Arts, Comcast, Disney, CBS ou Netflix.

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