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Wall Street rebondit après son Jeudi noir

| Boursier | 552 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York reprend de la hauteur vendredi, après s'être effondrée de près de 10% jeudi soir.

Wall Street rebondit après son Jeudi noir
Credits Reuters

La Bourse de New York reprend de la hauteur vendredi, après s'être effondrée de près de 10% jeudi soir, subissant son pire coup de tabac depuis le lundi noir du krach de 1987. Les investisseurs reprennent espoir que les nombreuses mesures annoncées par les gouvernements en Europe et aux Etats-Unis parviendront à endiguer la pandémie de coronavirus. Donald Trump devrait donner dans la soirée des détails du plan de lutte américain, après avoir déçu deux jours plus tôt. L'Union européenne a confirmé de son côté qu'elle assouplirait ses règles financières face aux circonstances exceptionnelles actuelles.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones reprend 4,76% à 22.004 points, après avoir plongé de 9,99% la veille, sa pire journée depuis le krach boursier de 1987. L'indice large S&P 500 regagne 3,52% à 2.567pts, après avoir lâché 9,51% jeudi, et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, avance de 3,25% à 7.436 pts après une perte de 9,43% jeudi. Les trois indices américains restent cependant dans un marché baissier ("bear market") caractérisé par une baisse de plus de 20% par rapport à leurs derniers pics.

Jeudi, les investisseurs ont cédé à un vent de panique, face à une réponse politique et monétaire qui a paru insuffisante aux Etats-Unis face à la propagation de la pandémie de Covid-19. Le coup d'arrêt brutal infligé par l'épidémie à l'économie fait craindre désormais une récession aux Etats-Unis et ailleurs, la question étant de savoir si le coup de bambou sera passager ou durable...

Le Congrès et la Maison Blanche proches d'un accord un plan d'action

Vendredi, les investisseurs restent très nerveux dans l'attente des détails du plan américain pour lutter contre la maladie et soutenir les entreprises et les salariés confrontées à cette crise. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a tenté de rassurer, en estimant que l'impact sur l'économie américaine de l'épidémie de coronavirus Covid-19 devrait être de court terme. Sur la chaîne 'CNBC', Mnuchin a assuré que le Trésor américain et la Fed travaillent pour garder les marchés ouverts et fournir "une liquidité illimitée". Par ailleurs, les négociations de la Maison blanche avec les législateurs démocrates seraient positives, en vue d'un package économique d'aide "proche" d'une adoption, a dit le secrétaire au Trésor.

Selon 'Reuters', Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des Représentants des USA, aurait indiqué en effet que les législateurs et la Maison blanche seraient proches d'un accord sur ce package tant attendu. La législation pourrait être portée au vote de la Chambre ce jour, la majeure partie des divergences ayant été surmontées.

Selon l'agence 'Bloomberg', Donald Trump, qui doit tenir ce vendredi soir une conférence de presse pour détailler son plan d'action, devrait déclarer ce soir l'urgence nationale aux Etats-Unis, en invoquant le "Stafford Act", qui permet de débloquer une enveloppe de plus de 40 milliards de dollars d'aides fédérales aux Etats et municipalités afin de prendre en charge les frais de santé et d'hospitalisation et tout autre besoin lié à la situation d'urgence sanitaire crée par le Covid-19. L'état d'urgence a déjà été déclaré deux fois par Donald Trump depuis son élection, d'une part pour lutter contre les incendies en Californie et d'autre part contre les inondations dans le Midwest.

La Réserve fédérale à la manoeuvre pour assurer la liquidité

Parallèlement, les gouverneurs et les maires mettent déjà en place certaines actions, fermant des écoles ou annulant certains événements publics. Les grands tournoi sportifs ont été suspendus, dont le basket en NBA et le tournoi de tennis ATP.

De son côté, la Réserve fédérale américaine est intervenue depuis jeudi pour assurer la liquidité sur les marchés obligataires souverains soumis à de très forts soubresauts.a Réserve fédérale a tenté de rassurer en annonçant l'injection d'urgence de 1.500 milliards de dollars, via des achats de dette américaine à court terme.

La Fed a ainsi offert jeudi 500 milliards de dollars à échéance de trois mois, puis a offert vendredi 500 Mds$ à trois mois et 500 Mds$ à un mois. Par la suite, elle injectera chaque semaine 500 Mds$ à trois mois et 500 Mds$ à un mois jusqu'au 13 avril, a annoncé jeudi la banque centrale américaine. Sur les échéances de très court terme, la banque centrale américaine continuera par ailleurs à alimenter le marché en liquidités avec, jusqu'au 13 avril, au moins 175 Mds$ chaque jour, avec un remboursement le lendemain, et, deux fois par semaine, au moins 45 Mds$ à échéance de deux semaines.

Sur les marchés obligataires, les taux ont vivement rebondi après les interventions de la Fed, après s'être effondrés à des plus bas historiques ces derniers jours. Vendredi, le rendement du T-Bond à 10 ans remontait de 13 points de base à 0,91%, après s'être écroulé jeudi jusqu'à 0,64% en début de séance. Le taux du T-Bond à 30 ans est remonté à 1,55% (+14 pdb) après une chute jusqu'à... 1,16% jeudi matin.

Le pétrole panse ses plaies, l'or sombre

Sur le marché pétrolier, le pétrole tente de se stabiliser après son plongeon des derniers jours. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) reprend 1,75% à 32,05$ (contrat à terme d'avril coté sur le Nymex) tandis que le Brent de mer du Nord avance de 3,3% à 34,33$ (contrat à terme de mai). Les deux principales variétés de pétrole ont désormais abandonné près de 50% depuis le début de l'année.

Lundi, les cours avaient plongé de près de 25%, la pire journée pour l'or noir depuis la première guerre du Golfe en 1991... Alors que l'Opep et la Russie ont mis fin à leur accord et comptent désormais augmenter leur production, la demande mondiale se réduit face à la crise du coronavirus, ce qui aggrave encore la situation d'excès d'offre qui caractérise le marché pétrolier depuis plusieurs années...

L'or est en forte baisse vendredi pour la deuxième séance consécutive, affichant une perte de 4,5% à 1.518,50$ l'once après un recul de 4,2% jeudi (contrat à terme d'avril sur le Comex). Comme cela avait été le cas le 28 février (-4,7%), le métal jaune a été vendu par des investisseurs à la recherche désespérée de cash, dont ils ont besoin notamment pour répondre aux appels de marge de leurs brokers. L'or, pourtant considéré comme une valeur-refuge, a désormais effacé l'ensemble de ses gains réalisés depuis le début de l'année...

Comme les jours précédents, les statistiques américaines sont passées au second plan, même si elles commencent à refléter l'impact de la crise du Covid-19 sur les consommateurs américains. Ainsi, l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs, mesuré par l'Université du Michigan, a chuté à 95,9 en mars, contre 98 de consensus et après 101 pour la lecture finale du mois de février 2020...

Par ailleurs, les prix à l'importation ont décliné de 0,5% en février (contre un consensus de -0,6%) et les prix à l'export de 1,1% (-0,5% anticipé), par rapport à février. En glissement annuel, les prix à l'import ont baissé de 1,2% et les prix à l'export de 1,3%, un recul lié essentiellement à la baisse des prix du pétrole.

VALEURS A SUIVRE

La liste des entreprises avertissant sur leurs comptes en raison du coronavirus continue de s'allonger, avec notamment des annonces du fabricant de semi-conducteurs Broadcom. Les secteurs des transports et du tourisme, laminés ces derniers jours, rebondissent, de même que les valeurs bancaires (soulagées par le rebond des taux d'intérêts) et dans une moindre mesure les pétrolières.

Parmi les rebonds notables, figurent les compagnies aériennes et les croisiéristes, notamment American Airlines (+5,2%), Delta Air Lines (+9,5%), Southwest Airlines (+7,2%), Carnival (+12,5%), Royal Caribbean Cruises (+9,4%) et Norwegian cruise line (+19%). Au lendemain de l'annonce par Donald Trump de l'interdiction pendant 30 jours des vols de l'Europe vers les Etats-Unis, l'Association internationale du transport aérien (Iata) a réclamé jeudi aux Etats des mesures de soutien aux compagnies transatlantiques. Le président de l'Iata, Alexandre de Juniac, a prévenu que "sans aide d'urgence des gouvernements, nous connaîtrons une crise financière sectorielle qui s'ajoutera à l'urgence de santé publique".

Chez les bancaires, Bank of America (+9,4%), Goldman Sachs (+10,5%), Citigroup (+9,6%), JP Morgan Chase (+9%), Morgan Stanley (+12,2%) se distinguent à la hausse.

Les pétrolières s'affichent en ordre dispersé, le secteur restant fragile après son plongeon des derniers jours : Chevron (+0,7%), Halliburton (+3,7%) Occidental Petroleum (+7,5%) Marathon Petroleum (+0,5%) ExxonMobil (-0,9%) Schlumberger (+6,3%) Devon Energy (+8,2%) Transocean (+7%), mais -6,5% pour Apache.

Broadcom (-6,4%). Le groupe vient de retirer sa guidance annuelle, après avoir annoncé des comptes du premier trimestre inférieurs aux attentes. La guidance du second trimestre fiscal va de 5,55 à 5,85 Mds$ de revenus. Le groupe a réalisé au premier trimestre un bpa de 5,25$ et des revenus de 5,85 Mds$, alors que le consensus était de 5,33$ de bpa pour 6 Mds$ de facturations.

Gap (+7,2%) gagne du terrain. Le groupe a battu le consensus de place au quatrième trimestre, mais juge qu'il est impossible d'estimer l'impact du virus. Le détaillant américain a réalisé sur le trimestre une perte de 184 M$ soit 49 cents par titre, mais son bpa ajusté est ressorti à 58 cents contre 41 cents de consensus. Les revenus trimestriels ont augmenté de 1% à 4,7 Mds$, contre 4,5 Mds$ de consensus. Le bpa ajusté annuel est attendu entre 1,80 et 1,92$ par titre, mais cette guidance n'incorpore pas l'impact de l'épidémie de Covid-19.

Adobe (+7,5%) grimpe. Le groupe ne voit qu'un impact modeste du coronavirus pour l'heure, et a publié par ailleurs pour son premier trimestre fiscal des bénéfices et revenus supérieurs aux attentes. Le bénéfice net est ressorti à 955 M$ et 1,96$ par titre, contre 674 M$ un an avant. Le bpa ajusté a représenté 2,27$ contre 2,23$ de consensus. Les revenus du second trimestre fiscal sont attendus à 3,175 Mds$ pour un bpa ajusté de 2,35$, ce qui ressort assez proche des attentes.

Oracle (+14%), le géant des logiciels d'entreprises, bondit également. Les comptes du groupe ont dépassé les attentes, soutenus par les services cloud. Oracle a réalisé des revenus en croissance de 2% à 9,8 milliards de dollars, alors que le bénéfice net s'est établi à 2,57 milliards de dollars soit 79 cents par titre (2,75 Mds$ un an avant). Le groupe californien a dégagé un bpa ajusté trimestriel de 97 cents, contre 96 cents de consensus.

Walt Disney (+5,4%) a annoncé les fermetures temporaires de Disneyland Resort et du Disney California Adventure Park d'Anaheim en Californie, face à la pandémie de coronavirus.

Amazon (+2,5%) s'est félicité après la décision du Pentagone de reconsidérer les aspects techniques du fameux contrat JEDI attribué à Microsoft (+4,3%).

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