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Wall Street progresse, Yellen veut "frapper fort"

| Boursier | 481 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine est orientée en hausse ce mardi, après un long week-end de trois jours pour cause de Martin Luther King Day...

Wall Street progresse, Yellen veut "frapper fort"
Credits Reuters

La cote américaine est orientée en hausse ce mardi, après un long week-end de trois jours pour cause de Martin Luther King Day. Le Dow Jones grimpe de 0,46% à 30.956 pts et le S&P 500 de 0,62% à 3.791 pts, alors que le Nasdaq s'adjuge 0,83% à 13.106 pts. Le baril de brut WTI avance de 1,3% à 53,1$ sur le Nymex. L'once d'or gagne 0,4% à 1.839$. L'indice dollar recule de 0,3% face à un panier de devises de référence.

La tendance est donc positive, en cette veille d'investiture de Joe Biden, 46ème président des États-Unis, et alors que les marchés s'intéressent tout particulièrement à une future Secrétaire au Trésor qu'ils connaissent déjà très bien, Janet Yellen, ex-patronne de la Fed. Yellen doit en effet témoigner plus tard ce jour à Capitol Hill, devant le Comité des finances du Sénat américain, dans le cadre de son audience de confirmation. Elle devrait notamment s'exprimer à propos de fiscalité ou des taux de change. Yellen pourrait ainsi confirmer que les USA n'utilisent pas la faiblesse du billet vert comme avantage concurrentiel. Elle devrait aussi disserter au sujet du package de relance économique, face à un virus qui ne faiblit pas.

Elle indiquera ce mardi au Sénat américain qu'il faut "frapper fort" pour assurer la relance. "Ni le président élu, ni moi ne proposons ce plan d'aide sans prendre en compte le fardeau de la dette de ce pays", affirmera Yellen lors de son audition, selon le texte de sa déclaration. "Mais à ce moment précis, avec des taux d'intérêt à des plus bas historiques, la chose la plus intelligente que nous puissions faire est de frapper fort". "Je pense que les bénéfices l'emporteront largement sur les coûts, en particulier si nous nous soucions d'aider les gens qui sont dans la difficulté depuis très longtemps", dira Yellen, selon le texte du discours, obtenu par Reuters. Selon le Wall Street Journal, l'ex-patronne de la Fed devrait par ailleurs réaffirmer l'engagement à laisser les marchés déterminer la valeur du dollar, par opposition à Trump, qui s'était bien souvent prononcé contre le renchérissement du billet vert. Yellen remplacera au Trésor Steven Mnuchin, qui quittera ses fonctions demain.

Biden, qui a dévoilé la semaine dernière son projet de package de relance de 1.900 milliards de dollars, prêtera serment demain sous haute sécurité, après les événements récents du Capitole, envahi par des émeutiers galvanisés par Donald Trump. Il prendra donc officiellement ses fonctions demain mercredi. Annonçant la semaine dernière son plan de relance, il avait insisté sur la nécessité d'investir massivement et d'accélérer la distribution des vaccins contre le coronavirus. Son ambitieux package prévoit 415 milliards de dollars pour renforcer la lutte et la vaccination contre le covid, près de 1.000 milliards d'aides directes aux ménages et 440 milliards environ d'aides aux petites entreprises et aux municipalités les plus gravement touchées. La majorité des ménages américains recevraient des aides directes de 1.400 dollars et les allocations chômage pourraient être relevées à 400 dollars par semaine, contre 300 actuellement, et prolongées jusqu'en septembre.

Il n'y aura pas de statistique économique ce jour aux États-Unis, au lendemain de la Journée de Martin Luther King Jr. Ailleurs dans le monde, les opérateurs ont pris connaissance d'une augmentation de 0,5% du CPI allemand final du mois de décembre. La balance européenne des comptes courants pour novembre est ressortie à 24,6 milliards d'euros contre 25,6 milliards un mois avant. La balance commerciale italienne s'est établie pour sa part à 6,77 MdsE d'excédent. Toujours en Europe, l'indice ZEW du sentiment économique pour le mois de janvier 2021 s'est élevé à 58,3, alors que l'indice ZEW allemand est ressorti à 61,8 contre un consensus de 60.

Hier, les investisseurs avaient salué les données économiques particulièrement positives provenant de Chine. L'économie chinoise a fortement progressé au quatrième trimestre 2020, sur un rythme de 6,5% contre 6,1% de consensus, ce qui confirme la rapidité du redressement chinois, malgré la crise sanitaire et les tensions commerciales récurrentes avec les États-Unis de Donald Trump. Les données officielles publiées lundi montrent donc un produit intérieur brut chinois en hausse de 6,5% sur la période octobre-décembre, en rythme annuel, après une croissance de 4,9% au troisième trimestre. Sur la totalité de l'année 2020, le PIB chinois a progressé de 2,3%, d'après les données du Bureau national de la statistique (BNS). Ainsi, la Chine est la seule puissance économique majeure à avoir évité une contraction l'année dernière. Le pays avait pourtant bien mal débuté l'année 2020, avec une contraction historique de 6,8% au premier trimestre, lorsque le foyer de contamination au coronavirus de Wuhan s'était transformé en pandémie. Mais les mesures strictes déployées et les actions de stimulus de Pékin ont donc permis ce prompt rétablissement de l'économie chinoise, avec les exportations et malgré une consommation décevante.

En rythme trimestriel, le PIB chinois a progressé de 2,6% sur la période octobre-décembre, selon les données du BNS, alors que le consensus ressortait à +3,2%.

Goldman Sachs a pour sa part rehaussé son estimation de croissance concernant le PIB des États-Unis à 6,6% pour l'année 2021 contre 6,4% auparavant, après le dévoilement du package économique de 1.900 milliards de dollars de Joe Biden, président élu dont l'investiture est attendue demain. Le taux de chômage américain est désormais attendu à 4,5% fin 2021, contre 4,8% précédemment évalué. Selon GS, les 'chèques de stimulus' de 1.400$ de Biden devraient en effet doper le revenu disponible. Ainsi, l'expansion économique anticipée serait tirée par l'augmentation des revenus disponibles et les dépenses gouvernementales. Les économistes de GS ne s'attendent pas à ce que tous les éléments du plan de 1.900 milliards 'passent', mais ils ont revu en hausse leurs estimations concernant l'aide fiscale aux États, l'éducation et la santé publique, ainsi que l'assurance chômage et les allocations.

Goldman Sachs s'attend à ce que le revenu disponible nominal progresse de 4,5% en 2021, contre une estimation antérieure logée à 3,8%.

GS avait déjà relevé son objectif de croissance à 6,4% lorsque les démocrates avaient remporté le contrôle du Sénat en tout début d'année. La banque d'investissement table ensuite, pour 2022, sur une expansion de 4,3% de la première économie mondiale.

Pendant ce temps, l'épidémie du nouveau coronavirus ne faiblit pas, le cap des 2 millions de morts ayant même été franchi à l'échelle mondiale. Selon les derniers chiffres de l'Université Johns Hopkins, qui fait référence sur le sujet, le nombre de cas confirmés du virus dans le monde depuis le début de la pandémie totalise désormais 95,6 millions, dont plus de 24 millions aux USA, 10,6 millions en Inde et 8,5 millions au Brésil. Le virus a fait 2,04 millions de morts dans le monde, dont plus de 399.000 aux États-Unis. Biden a promis 100 millions de vaccinations aux Américains pour ses 'cent premiers jours', alors que le déploiement des vaccins est pour l'heure ressorti insatisfaisant.

L'actualité des publications trimestrielles sera fournie ce jour. Bank of America, JB Hunt Transport Services, Halliburton, Comerica, State Street, Goldman Sachs et surtout Netflix, publient ainsi leurs derniers comptes. Netflix est attendu après bourse.

Les valeurs

Goldman Sachs (-1%). Sur le trimestre clos, la performance est assez remarquable. Ainsi, le bénéfice trimestriel par action est ressorti à 12,08$ contre un consensus de 7,47$. Les revenus ont totalisé quant à eux 11,74 milliards de dollars, contre un peu moins de 10 milliards de consensus de marché. Les revenus de trading ont dépassé les attentes à 4,27 milliards, en croissance de 23% en glissement annuel. Le bénéfice net applicable aux actionnaires ordinaires est ressorti à 4,36 milliards de dollars, contre 1,72 milliard un an plus tôt.

Bank of America (-1%) a autorisé le rachat de 2,9 milliards de dollars de ses propres titres ordinaires d'ici fin mars. La banque de Charlotte annonce par ailleurs un dividende régulier de 18 cents. La banque publie aussi ce mardi ses comptes du quatrième trimestre fiscal. Les revenus trimestriels totalisent 20,1 milliards de dollars contre un consensus de 20,5 milliards. Les revenus de trading hors-DVA se situent à 3,06 milliards, également inférieurs aux attentes. Le bénéfice par action atteint en revanche 59 cents, contre un consensus de 54 cents. Ainsi, la banque bat de 5 cents le consensus de profit, mais rate celui de revenus, alors que l'activité a décroché de plus de 10% en glissement annuel.

State Street (-3%) a publié pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice non-GAAP (ajusté) par action de 1,69$, contre 1,55$ de consensus de place. Le bénéfice GAAP par titre est ressorti à 1,39$. Les revenus de la firme financière ont totalisé 2,92 milliards de dollars pour le trimestre écoulé, en déclin de 4,3% en glissement annuel, contre 2,8 milliards de consensus.

Halliburton (+1%) publie pour son quatrième trimestre des pertes limitées et des revenus supérieurs aux attentes. Le groupe a dégagé un bénéfice ajusté par action de 18 cents, contre 15 cents de consensus. Les revenus se sont élevés à 3,24 milliards de dollars, contre un consensus de 3,21 milliards. Ils augmentent de 9% séquentiellement. La perte nette se situe à 27 cents par titre pour le trimestre, après dépréciations et 'autres charges'. Le déficit net est ainsi de 235 millions, contre 17 millions sur le trimestre antérieur. Le profit ajusté est ressorti à 160 millions de dollars, contre 100 millions sur le trimestre précédent.

MGM Resorts (+3%). L'opérateur de casinos de Las Vegas explique ne pas avoir l'intention de soumettre une proposition révisée ni de déposer une offre ferme d'achat sur Entain. Le propriétaire des marques Bwin, Coral ou encore Ladbrokes avait rejeté une offre de 8,1 milliards de livres de la part du géant américain, estimant que la proposition de ce dernier sous-évalue la société et ses perspectives alors que MGM proposait 0,6 action pour chaque titre Entain détenu, soit une prime de 22% sur le cours de clôture du 31 décembre d'Entain.

Boeing (+2%). Le 737 MAX devrait pouvoir redécoller dans le ciel européen dès la semaine prochaine. L'Agence européenne de la sécurité aérienne devrait en effet autoriser l'appareil à opérer dans les prochains jours. Patrick Ky, directeur exécutif de l'Agence européenne de la sécurité aérienne, a déclaré que la directive finale sur la navigabilité exposera les changements nécessaires à l'avion et inclura des exigences supplémentaires en matière de formation des pilotes. En outre, le Canada doit lever lui aussi l'interdiction de vol visant le 737 MAX.

Twitter (-1%). La Turquie interdit la publicité sur le réseau social média californien à partir de ce jour, ainsi que sur Periscope et Pinterest, en l'absence de nomination d'un représentant local, prévue par une nouvelle loi locale sur la réglementation des médias.

Lumentum (-12%), spécialiste des composants optiques et fournisseur d'Apple, a dévoilé un accord pour le rachat du concepteur de lasers Coherent, dans le cadre d'une opération d'un montant de 5,7 milliards de dollars.

Apple (stable) reste aussi sous surveillance. Selon Esquire, qui cite ses sources, les 'Apple Glasses' du groupe à la pomme pourraient bien sortir cette année. Apple a déposé le 12 janvier un brevet pour "un appareil authentifié qui est porté par un utilisateur en tant qu'appareil monté sur la tête". Esquire suppose que la demande concerne les lunettes intelligentes de l'entreprise de Cupertino...

Citrix (+3%) entend racheter la plateforme de services aux entreprises en ligne Wrike au fonds Vista Equity Partners, pour un montant de 2,25 milliards de dollars.

Tesla (+2%). Jefferies soutient à son tour la valeur du leader de l'automobile électrique à Wall Street. Le broker a rehaussé ses anticipations de résultats sur le dossier et dopé son objectif de cours de 650 à 775$.

Walt Disney (+1%). Disneyland Paris a reporté sa réouverture, prévue auparavant le 13 février, et espère pouvoir rouvrir ses portes le 2 avril.

Cisco Systems (-1%) a obtenu gain de cause, suite à son offre améliorée. Ainsi, les autorités chinoises de concurrence ont validé l'acquisition d'Acacia Communications pour 4,5 milliards de dollars.

Facebook (+1%) / Alphabet (+1%). Les autorités américaines ont demandé à l'Australie de retirer le projet de loi contraignant Facebook et Google à rémunérer les groupes de presse locaux pour leurs contenus.

Stellantis, le groupe né de la fusion de PSA et de Fiat Chrysler, est attendu en vive hausse à Wall Street pour sa première séance new-yorkaise. Le dossier est également coté à Paris et Milan.

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