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Wall Street progresse, malgré les craintes sanitaires et économiques

| Boursier | 748 | 3 par 1 internautes

La cote américaine tente de se redresser ce vendredi, après la purge brutale de la veille...

Wall Street progresse, malgré les craintes sanitaires et économiques
Credits Reuters

La cote américaine tente de se redresser ce vendredi, après la purge brutale de la veille. Le S&P500 est orienté en hausse de 1,62% à 3.051 pts, alors que le Nasdaq gagne 1,61% à 9.645 pts. L'indice historique Dow Jones prend 1,97% à 25.624 pts. Sur le Nymex, le baril de brut WTI corrige encore de 1,1% à 35,9$. L'once d'or avance de 0,6% à 1.750$.

Les bourses mondiales retrouvent globalement un peu de répondant ce vendredi, au lendemain d'une chute provoquée par les craintes de deuxième vague épidémique et les inquiétudes économiques concernant le rythme de la reprise. Ainsi, les opérateurs craignent pour certains une résurgence de l'épidémie, du fait de la hausse du nombre de cas d'infections dans plusieurs Etats américains. Une seconde vague plomberait encore l'activité et pèserait évidemment sur des perspectives économiques déjà assombries par les récentes prévisions de la Fed.

Les Etats-Unis ne peuvent pas fermer encore l'économie, a assuré sur CNBC le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Ce dernier a donc exclu l'idée d'un reconfinement, face à l'inquiétante poursuite de la propagation du virus. Le responsable américain souligne par ailleurs que plus de 1.000 milliards de dollars de fonds de soutien vont se déverser dans l'économie du pays le mois prochain. Mnuchin se dit d'ailleurs prêt si nécessaire à retourner devant le Congrès pour demander plus de fonds, afin de relancer l'économie. Les fonds additionnels éventuels viseraient des secteurs en ayant le plus besoin, comme l'hôtellerie, la restauration, le tourisme et le divertissement. Mnuchin pense que les 'poussées' du nouveau coronavirus dans certaines régions pourraient être maîtrisées en améliorant les tests, le traçage des contacts et les capacités hospitalières.

"Nous ne pouvons plus fermer l'économie. Je pense que nous avons appris que si vous arrêtez l'économie, vous allez créer plus de dommages et pas seulement des dommages économiques", a-t-il dit. Mnuchin ajoute que sur les 3.000 milliards de dollars de dépenses de soutien approuvées par le Congrès, seuls 1.600 milliards environ ont été déversés pour l'heure dans l'économie.

Selon l'Université Johns Hopkins, 2,023 millions de cas confirmés du nouveau coronavirus ont été décelés aux USA depuis le début de l'épidémie. Les Etats-Unis sont de loin le pays le plus frappé par le virus, avec 113.883 décès déplorés sur un total de 422.062 au niveau mondial. Depuis le début de l'épidémie, 7,55 millions de cas ont été confirmés au niveau mondial. Le Brésil compte près de 803.000 cas recensés et près de 41.000 morts. La Russie affiche plus de 510.000 cas depuis l'amorce de l'épidémie et l'Inde plus de 297.000. Le Royaume-Uni dénombre près de 293.000 cas et plus de 41.000 morts...

L'impact économique de la crise sanitaire semble pourtant diminuer aux États-Unis, comme en témoignent les derniers chiffres étonnamment solides de l'emploi américain pour le mois de mai, et n'en déplaise à la Fed de Jerome Powell qui a livré cette semaine des prévisions plus que prudentes.

L'indice des prix à l'import aux Etats-Unis pour le mois de mai 2020 est ressorti en augmentation de 1% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +0,8%. L'indice des prix à l'export a progressé de 0,5% par rapport au mois d'avril 2020, contre +0,7% de consensus de marché. En glissement annuel, par rapport au mois de mai 2019, les prix à l'import sont ressortis en recul de 6% et les prix à l'export en retrait de 6% également.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois de juin 2020 est ressorti à 78,9, contre un consensus de place de 75 et un niveau de 72,3 un mois auparavant.

La bourse de New York a plongé de 6% à 7% jeudi soir, après la mise en garde de la Fed sur un risque de reprise économique lente, et au moment où les cas de coronavirus viennent de franchir les 2 millions aux Etats-Unis. Après avoir regagné l'essentiel de leurs pertes du mois de mars, les marchés corrigent brutalement en prenant conscience du risque d'une deuxième vague de l'épidémie, qui retarderait la reprise économique. Le pétrole a replongé d'environ 8% après son récent rallye.

A la clôture, le Dow Jones a dégringolé de 6,9% à 25.128 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 5,8% à 3.002 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a corrigé de 5,27% à 9.492 pts, après avoir inscrit deux séances de record consécutives, terminant mercredi soir au-dessus de 10.000 pts pour la 1e fois.

Les cours du pétrole ont plongé hier, cédant à la crainte d'une reprise économique plus heurtée que précédemment anticipé. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet a perdu 8,2% à 36,34$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août a dégringolé de 7,6% à 38,55$.

La prise de conscience d'une dégradation de la situation sanitaire aux Etats-Unis, couplée à la grande prudence de la Fed sur le rythme de la reprise, a donné le signal de la correction sur des marchés boursiers qui ont rebondi de plus de 40% depuis leurs plus bas du 23 mars dernier, dans l'espoir d'un déconfinement sanitaire réussi et d'une reprise économique rapide.

Ce rallye a porté les valorisations des marchés d'actions au plus haut depuis près de 20 ans. Le PER du S&P 500 s'est hissé à 22,1 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois, contre 16,8 pour la moyenne à 5 ans et 15,1 sur 10 ans, selon le consensus du cabinet FactSet. Près de 300 des 500 composants de l'indice s'échangent à des prix supérieurs au consensus des analystes en termes d'objectifs de cours à horizon de 12 mois, selon l'agence 'Bloomberg'...

Dans ce contexte, les propos tenus mercredi soir par la Fed ont eu un effet brutal sur Wall Street. Même si le pire semble passé, la Réserve fédérale s'est placée dans l'optique d'une reprise économique lente, qui exigera de maintenir les taux directeurs proches de zéro jusqu'à la fin 2022. La banque centrale s'est engagée à poursuivre ses achats d'actifs aussi longtemps que nécessaire.

Elle prévoit que le PIB des Etats-Unis chutera de 6,5% cette année, avant un rebond partiel de 5% en 2021, mais il ne devrait retrouver son niveau d'avant la crise que courant 2022, selon les nouvelles projections de la Fed, les premières depuis décembre 2019. Quant au taux de chômage, il devrait s'établir à 9,3% fin 2020 (contre 13,3% en mai), mais sa décrue sera ensuite lente.

Le président de la Fed Jerome Powell a indiqué que "nous ne pensons même pas à penser à relever les taux"... Lors de sa conférence de presse, il a ajouté que les "mois qui viennent seront cruciaux pour comprendre ce qui se passe vraiment dans l'économie", insistant sur les "grandes incertitudes" qui entourent la reprise.

La Fed a constaté que les conditions de financement se sont améliorées ces dernières semaines, en partie grâce à ses actions massives de soutien de l'économie. Toutefois, la pandémie va "peser lourdement" sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation à court terme, et elle représente "un risque considérable pour les perspectives économiques sur le moyen terme" aux Etats-Unis, estime la banque centrale.

Sur le plan de la crise sanitaire, dont les investisseurs s'étaient désintéressés ces derniers temps, les chiffres de la pandémie de Covid-19 sont venus rappeler que la maladie est loin d'avoir disparu, et qu'elle est même en nette progression dans de nombreux Etats américains. Le nombre de cas a dépassé depuis mercredi les 2 millions aux Etats-Unis, et le nombre de morts dépasse 113.000 jeudi soir.

Pour la seule journée de mercredi, 27.000 nouveaux cas ont été avérés et plus de 1.000 personnes sont décédées du Covid-19, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 continue d'augmenter dans 21 des 50 Etats américains, dont la Californie, le Texas et la Floride.

Les valeurs

Tesla (-2%) souffre de notes de brokers prudentes ce jour, après son rallye récent. Ainsi, Goldman Sachs a dégradé le dossier du concepteur de véhicules électriques à 'neutre', tandis qu'il s'affiche acheteur sur General Motors. Morgan Stanley passe pour sa part à une opinion vendeuse ('sous-pondérer') sur la valeur du groupe d'Elon Musk. La valorisation actuelle de Tesla n'intègrerait ainsi pas certains risques pesant sur le groupe, comme l'aspect concurrentiel ou les tensions sino-américaines...

PVH (-8%), propriétaire des marques Tommy Hilfiger et Calvin Klein, a affiché des revenus trimestriels en forte baisse de 43%, inférieurs aux attentes dans un contexte sanitaire et économique exceptionnel. Le groupe indique par ailleurs s'attendre à une baisse encore plus prononcée au deuxième trimestre. Sur le trimestre clos, la compagnie a déploré une perte de 1,1 Md$ et 15,37$ par titre, ainsi qu'une perte ajustée par action de 3,03$. Les revenus ont chuté à 1,34 Md$, contre 2,36 Mds$ sur la période correspondante de l'an dernier.

Twitter (+1%) a supprimé plus de 170.000 comptes liés à une opération soutenue par Pékin et diffusant des messages favorables au gouvernement chinois, en particulier concernant l'épidémie de coronavirus.

Netflix (stable) mène des discussions avec Viacom18, entreprise commune entre ViacomCBS et la filiale médias de l'Indien Reliance Industries, en vue d'un partenariat pluriannuel qui permettrait au leader de la vidéo en ligne de développer son offre commerciale locale.

Adobe (+3%) n'a pas démérité sur le trimestre clos. Le groupe software américain a annoncé hier soir, après la clôture de Wall Street, un bénéfice supérieur aux attentes avec le recours général au télétravail, qui a soutenu la demande pour ses produits. Le bénéfice net du second trimestre a atteint 1,1 Md$ et 2,27$ par titre, contre 633 M$ un an avant. Le bpa ajusté a représenté 2,45$, contre 1,83$ un an plus tôt et 2,32$ de consensus FactSet. Les revenus ont progressé à 3,13 Mds$, contre 2,74 Mds$ un an auparavant et 3,16 Mds$ de consensus.

Zoom Video (+2%). Des élus du Congrès US ont demandé au spécialiste de la visioconférence de clarifier ses pratiques de collecte de données et sa relation avec le gouvernement chinois, après que Zoom a suspendu le comptes d'activistes à la demande de Pékin, précise l'agence Reuters ce jour.

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