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Wall Street progresse, espérant des baisses de taux de la Fed

| Boursier | 442 | Aucun vote sur cette news

L'annonce d'un net ralentissement du marché de l'emploi en mai aux Etats-Unis a soutenu vendredi les spéculations de baisses de taux de la Fed.

Wall Street progresse, espérant des baisses de taux de la Fed
Credits Reuters

La Bourse de New York progressait nettement vendredi soir, anticipant plus que jamais des gestes de soutien de la part de la banque centrale américaine. Les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis, publiés ce jour, ont en effet montré un net ralentissement, avec seulement 75.000 créations de postes contre environ 180.000 attendus. Sur le front commercial, Donald Trump s'est montré confiant sur un accord avec le Mexique, qui tente d'éviter la mise en place de taxes dès lundi sur ses exportations vers les Etats-Unis. Le dollar et les taux souverains chutaient dans la perspective de baisses de taux de la Fed, tandis que le pétrole rebondissait, les pays de l'Opep+ semblant déterminées à prolonger leur accord de réduction de la production.

Trois heures avant la clôture, l'indice Dow Jones gagnait 1,13% à 26.012 pts, tandis que le S&P 500 progressait de 1,19% à 2.877 pts, et que le Nasdaq Composite avançait de 1,75% à 7.748 pts.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, cédait 0,55% à 96,51 points, sur fond d'attentes de baisses des taux de la Fed. A l'inverse, l'euro poursuivait sa progression, gagnant 0,54% à 1,1335$.

Les chiffres de l'emploi ont aussi fait chuter les taux d'intérêts aux Etats-Unis. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a ainsi perdu 3 points de base à 2,08%, retombant au plus bas depuis novembre 2016.

La Fed a plus de marge de manoeuvre que la BCE sur ses taux

Malgré le message globalement accommodant de la BCE jeudi sur sa future politique monétaire, la dynamique de la baisse des taux se situe davantage du côté de la Réserve fédérale, qui a relevé depuis la fin 2015 son principal taux directeur de 0,00%-0,25% à 2,25%-2,50%, tandis que le taux de refinancement de la BCE est resté au plancher, à 0,00%, et que son taux de dépôt est négatif à -0,4%.

Jeudi, la BCE a annoncé qu'elle ne relèverait pas ses taux avant la fin du premier semestre 2020 au plus tôt, alors qu'elle envisageait de le faire début 2020 jusqu'à présent. Elle aussi détaillé un nouveau programme de prêts à long terme aux banques de la zone euro. L'ensemble des mesures était anticipé par les marchés, qui ont en revanche été surpris d'une révision à la hausse (et non à la baisse) des prévisions de PIB et d'inflation pour la zone euro...

Pour le président de la BCE Mario Draghi, qui est sur le départ (son mandat expire le 1er octobre), malgré le ralentissement conjoncturel, les conditions ne sont pas actuellement réunies pour de nouvelles baisses de taux ou un nouveau "QE".

L'économie US commence à ressentir les effets de la guerre commerciale

Vendredi, les investisseurs ont été quelque peu sonnés par l'annonce de seulement 75.000 créations de postes non-agricoles en mai aux Etats-Unis, contre un consensus de place de 180.000. Le taux de chômage est resté stable à 3,6%, contre 3,7% de consensus. Les salaires horaires ont progressé de 0,2% sur un mois (au même rythme qu'en avril) et s'adjugent une progression assez solide de 3,1% sur les 12 derniers mois.

Mercredi, l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé avait déjà sonné l'alarme en faisant état de 27.000 emplois créés dans le privé, contre un consensus de place de 175.000. Les chiffres hebdomadaires, publiés jeudi, avaient ensuite constaté plus d'inscriptions au chômage que prévu (218.000 contre 215.000 de consensus) la semaine dernière.

Même s'il s'agit de contre-performances isolées pour le moment,ces chiffres pourraient signaler que la guerre commerciale déclarée par Donald Trump à la Chine, mais aussi au Mexique et à l'Europe, commence à peser sur l'économie américaine...

Deux à trois baisses de taux attendues de la Fed d'ici à décembre

Les investisseurs tablent donc plus que jamais sur des baisses de taux de la Fed, qui pourraient même intervenir dès sa prochaine réunion de juin, selon certains... Mardi, Jerome Powell, le président de la Fed, avait ouvert la voie à un assouplissement, en expliquant que l'institution "surveillait de près" les développements liés à la guerre commerciale et leurs implications économiques. Il avait ajouté que la Fed agirait de manière "appropriée" en cas de besoin, pour soutenir la croissance, ce que les marchés ont interprété comme une promesse de baisses de taux.

Vendredi soir, selon l'outil FedWatch du CME Group, les chances d'un geste de la Fed dès le 19 juin n'étaient que de 22,5%. En revanche, d'ici à la fin de l'année, la probabilité est proche de 100% (98,8%) de voir les taux plus bas que leur niveau actuel de 2,25%-2,50%. Il y plus de 69% de chances d'assister à deux, voire trois assouplissements d'un quart de point, selon cet outil, basé sur les contrats à terme sur les "fed funds".

Négociations en bonne voie le Mexique, dialogue renoué avec Pékin ?

Sur le front commercial, la hausse des marchés a été entretenue par l'espoir d'un accord permettant au Mexique d'éviter la mise en place dès lundi prochain, de tarifs douaniers punitifs américains. Donald Trump a affirmé vendredi qu'il y avait de "bonnes chances" qu'un accord soit trouvé, et que celui-ci inclurait un engagement de Mexico à acheter des produits agricoles américains "en très grandes quantités".

Le ministre des Affaires étrangères mexicain, Marcelo Ebrard, avait de son côté évoqué jeudi des progrès dans les discussions avec les Etats-Unis au sujet de l'immigration clandestine, à l'issue d'une réunion au département d'Etat américain à Washington. Mexico a ainsi proposé de déployer 6.000 membres de sa garde nationale sur la frontière avec les Etats-Unis afin de lutter contre l'immigration clandestine, comme le réclame Donald Trump.

Concernant cette fois la Chine, le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Yi Gang, a indiqué vendredi que son pays disposait d'"énormes" capacités monétaires et budgétaires pour soutenir l'économie en cas d'aggravation de la guerre commerciale avec Washington. Il s'est cependant montré ouvert, avant sa rencontre prévue pendant le week-end avec le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin. Cette rencontre donnera probablement lieu à une "discussion productive, comme toujours", a estimé M. Yi.

L'entretien se déroulera dans le cadre du G20 Finances qui se tient de vendredi à dimanche au Japon, avant le sommet des chefs d'Etat du G20, prévu les 28 et 29 juin à Osaka. Compte-tenu de l'impasse dans les négociations, on ne sait toujours pas si la rencontre promise entre Donald Trump et Xi Jinping aura bien lieu à cette occasion.

L'Opep+ prolongerait son accord de maîtrise de la production

Du côté des matières premières, le pétrole a accéléré son rebond de la veille après des déclarations d'un haut responsable saoudien. Ce dernier a affirmé être "sûr" que l'OPEP+ prolongera son accord de baisse de la production au second semestre, après avoir eu des entretiens avec la Russie. L'accord prévoit de réduire la production cumulée de l'alliance de 1,2 million de barils par jour, soit plus de 1% de la production mondiale.

Vendredi, le contrat à terme de juillet sur le brut léger américain WTI a repris 1,69% à 53,48$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance août a rebondi de 1,74% à 62,74$ à Londres. Avant leur récent rebond, les cours du WTI étaient tombés mercredi dans un marché baissier avec une chute supérieure de 20% par rapport à leurs plus hauts niveaux.

VALEURS A SUIVRE

Guess (-7,6%) a limité ses pertes sur le trimestre clos, mais ses revenus sont ressortis un peu courts. Pour le premier trimestre fiscal, le groupe de mode a annoncé des revenus en augmentation de 3% à 537 M$ (+8% à devises constantes). La perte nette est ressortie à 21 M$ soit 27 cents par titre, contre 18 M$ un an avant. La perte ajustée par action s'est élevée à 25 cents, contre -26 cents de consensus.

Barnes & Noble (+11%), dont le cours s'était envolé hier soir de 30% sur la cote américaine suite aux rumeurs relayées par le Wall Street Journal, a confirmé son rachat par le fonds spéculatif Elliott Management dans le cadre d'une opération de 683 millions de dollars dette comprise. Le titre grimpe encore ce jour, s'alignant sur l'offre d'Elliott qui propose de reprendre le libraire pour 6,50$ par titre en cash.

Alphabet (+2%) a prévenu que le maintien sur liste noire aux USA du Chinois Huawei pouvait en fait compromettre la sécurité nationale en incitant le groupe asiatique à développer une version d'Android vulnérable au piratage. C'est du moins ce qu'affirme le Financial Times. Facebook (+3%), pour sa part, ne permet plus au Chinois de préinstaller son service sur ses smartphones, a affirmé à Reuters le réseau social de Menlo Park. Cependant, les utilisateurs déjà équipés d'un téléphone Huawei pourront toujours utiliser les applications du réseau social.

Beyond Meat (+38% !) flambe encore à Wall Street. Le groupe, connu pour ses burgers végétariens, table sur des revenus plus que doublés en 2019 à 210 M$ (+140%), après un triplement sur le seul premier trimestre. Rappelons que le titre a quant à lui... quintuplé depuis son introduction en bourse du mois dernier. Le dossier capitalise maintenant plus de 7 milliards de dollars. Le directeur général Ethan Brown estime les prévisions encore "très conservatrices".

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