Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 782.65 PTS
-0.82 %
5 841.00
+0.21 %
SBF 120 PTS
4 567.73
-0.85 %
DAX PTS
13 920.69
-0.97 %
Dow Jones PTS
31 496.30
+1.85 %
12 668.51
+1.64 %
1.191
-0.52 %

Wall Street progresse en attendant l'investiture de Joe Biden

| Boursier | 810 | Aucun vote sur cette news

Après un week-end de trois jours, la Bourse de New York progresse mardi, à la veille de l'investiture de Joe Biden comme 46e président des Etats-Unis.

Wall Street progresse en attendant l'investiture de Joe Biden
Credits Reuters

Après un week-end de trois jours, la Bourse de New York progresse mardi, à la veille de l'investiture de Joe Biden comme 46e président des Etats-Unis. Les investisseurs saluent la perspective d'un nouveau plan de soutien budgétaire de 1.900 milliards de dollars, proposé par Biden et défendu ce mardi par Janet Yellen, qui a estimé qu'il fallait "frapper fort" face à la pandémie de coronavirus. La nouvelle secrétaire au Trésor était auditionnée ce mardi par le Sénat, qui soit entériner sa nomination. Par ailleurs, les résultats trimestriels des banques Goldman Sachs (-1,5%) et Bank of America (-0,17%) ont dépassé les attentes des marchés.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones gagne 0,49% à 30.966 points, tandis que l'indice large S&P 500 monte de 0,89% à 3.801 pts, et que l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, bondit de 1,48% à 13.191 pts, très proche de son dernier record (13.201 pts le 8 janvier).

La semaine dernière, les indices avaient reculé, de 0,9% pour le DJIA, et de 1,5% pour les deux autres références. Lundi, les marchés américains étaient fermés pour célébrer Martin Luther King Day.

Janet Yellen défend le plan Biden et veut "frapper fort"

Lors de son audition au Sénat, Janet Yellen a donc défendu le programme économique de Joe Biden, à commencer par le plan de relance de 1.900 milliards de dollars, qui sera suivi d'un plan d'investissement dans les infrastructure et l'économie verte.

"Ni le président élu, ni moi ne proposons ce plan d'aide sans prendre en compte le fardeau de la dette de ce pays. Mais à ce moment précis, avec des taux d'intérêt à des plus bas historiques, la chose la plus intelligente que nous puissions faire est de frapper fort", a affirmé Janet Yellen, ex-patronne de la Réserve fédérale, qui s'apprête à devenir la première femme secrétaire au Trésor.

"Je pense que les bénéfices l'emporteront largement sur les coûts, en particulier si nous nous soucions d'aider les gens qui sont dans la difficulté depuis très longtemps", a dit Mme Yellen qui s'est par ailleurs engagée à revenir à une position de non-intervention sur le niveau du dollar, contrairement à l'administration Trump, qui avait rompu avec la tradition en commentant régulièrement le niveau du billet vert.

Le Congrès appelé à voter rapidement le "package" Biden

Les investisseurs espèrent que le Congrès adoptera rapidement et sans trop de changements le plan de soutien budgétaire de Joe Biden. Au sein du Sénat notamment, qui est divisé à 50/50 sièges entre Démocrates et Républicains, des voix pourraient s'élever contre un dérapage des déficits publics et plusieurs sénateurs des deux camps pourraient être tentés de réduire certains volets du plan.

Le projet comprend actuellement 415 Mds$ pour renforcer lutter contre le Covid et distribuer le vaccin, ainsi près de 1.000 Mds$ d'aides directes aux ménages et 440 Mds$ d'aides aux PME et aux municipalités les plus gravement touchées. La majorité des ménages américains recevront des chèques de 1.400 dollars et les allocations chômage seraient relevées de 400$ par semaine, contre 300$ actuellement, et prolongées jusqu'en septembre.

Janet Yellen réaffirme la neutralité de l'Etat sur le niveau du dollar

Très attendue sur le thème des devises, Mme Yellen a réaffirmé son engagement à laisser les marchés déterminer la valeur du dollar. "Je crois dans des taux de change déterminés par les marchés. Les Etats-Unis ne chercheront pas à affaiblir leur devise pour obtenir des gains de productivité", a-t-elle ajouté. Elle a aussi affirmé fermement qu'elle s'opposerait à toute tentative par des pays étrangers de manipuler leurs propres taux de change.

Le billet vert, en repli dès mardi matin, a peu réagi après les propos de Mme Yellen. L'indice du dollar (qui reflète son évolution face à 6 devises de référence) reculait mardi soir de 0,28% à 90,53 points face à ce panier de devises, tandis que l'euro gagnait 0,4% à 1,2123$.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans remonte de 2 points de base à 1,10%, après avoir atteint il y a une semaine un plus haut depuis mars 2020 à 1,18% dans l'anticipation d'une reprise de l'inflation à la faveur de la reprise économique post-Covid-19. Les taux se sont cependant détendus en fin de semaine dernière après des propos du président de la Fed, Jerome Powell, assurant que la banque centrale américaine était encore très loin de prévoir de restreindre son soutien aux marchés.

Le pétrole grimpe dans l'espoir d'une reprise en 2021

Le pétrole, qui avait marqué le pas la semaine dernière, repart à la hausse mardi, soutenu par de bons indicateurs de croissance en Chine et par l'espoir que les plans de relance et la vaccination sauront éclaircir l'horizon courant 2021 aux Etats-Unis et en Europe. Le brut léger américain WTI gagne mardi 1% à 52,89$ le baril (contrat à terme de février sur le Nymex), tandis que le Brent de la Mer du Nord d'échéance mars grimpe de 1,9% à 55,83$.

Les investisseurs ont ignoré le dernier rapport de l'agence internationale de l'énergie (AIE) qui a réduit ses prévisions de demande de pétrole brut pour 2021... Les marchés estiment que cette baisse se fera essentiellement sentir au 1er trimestre, mais espèrent une amélioration au 2e trimestre puis au 2e semestre à mesure que les campagnes de vaccination prendront de l'ampleur.

L'or regagne mardi 0,6% à 1.841,00$ pour le contrat à terme de février sur le Comex, profitant notamment du repli du dollar.

Vers un retour de la croissance des profits ?

Malgré l'actualité politique chargée et les aléas liés à la crise sanitaire, l'attention des investisseurs devraient se porter davantage ces prochains temps vers les résultats des entreprises au 4e trimestre, qui ont jusqu'ici réservé des bonnes surprises, notamment pour les banques. Ainsi, après Citigroup, JP Morgan Chase, et Wells Fargo la semaine dernière, Goldman Sachs et Bank of America ont publié mardi des comptes supérieurs aux attentes.

Le rythme des publications s'accélère cette semaine à Wall Street, avec notamment Netflix (ce mardi après la clôture), puis Morgan Stanley, Bank of New York Mellon, U.S. Bancorp, Procter & Gamble, United Airlines Holdings et UnitedHealth Group (mercredi). Baker Hughes, CSX, Intel et IBM sont attendus jeudi, suivis vendredi de Carnival et Schlumberger.

Le consensus du cabinet FactSet table actuellement sur un recul de 6,8% des bénéfices du S&P 500 au 4e trimestre par rapport au T4 2019, mais l'analyste en chef de FactSet John Butters, a souligné dans une note que les analystes sous-estiment systématiquement les bonnes surprises en matière de bénéfices. Il estime qu'au final, il n'est pas exclu que les bénéfices des 500 plus grandes valeurs américaines renouent avec la croissance au 4e trimestre 2020, après 3 trimestres de baisse sous le poids de la crise du coronavirus.

Des valorisation qui rendent le marché vulnérable à une correction

La hausse récente des indices boursiers à des niveaux records montre cependant que ces anticipations optimistes ont peut-être déjà été intégrées dans les cours des actions, notamment pour les "technos" dont les valorisations frôlent la bulle spéculative selon des analystes. Les premières réactions des marchés montrent que les investisseurs pourraient être tentés de "vendre la nouvelle" après avoir "acheté la rumeur", selon le célèbre adage boursier.

Ainsi, le directeur de la stratégie de Goldman Sachs, Peter Oppenheimer, estime que les marchés d'actions sont mûrs pour une correction. Les cours de actions "sont de plus en plus exposés à des surprises négatives à court terme en ce qui concerne la croissance des bénéfices", a-t-il affirmé à 'Bloomberg TV'. "Alors qu'un marché baissier soutenu ne semble pas probable, une correction à court terme semble beaucoup plus plausible", a-t-il ajouté.

VALEURS A SUIVRE

Goldman Sachs (-1,5%) recule, malgré la publication d'une performance remarquable au 4e trimestre. Ainsi, le bénéfice trimestriel par action de la banque d'affaires est ressorti à 12,08$ contre un consensus de 7,47$. Les revenus ont totalisé quant à eux 11,74 Mds$, contre un peu moins de 10 Mds$ de consensus de marché. Les revenus de trading ont dépassé les attentes à 4,27 Mds$, en croissance de 23% en glissement annuel. Le bénéfice net applicable aux actionnaires ordinaires est ressorti à 4,36 Mds$ contre 1,72 Md$ un an plus tôt.

Bank of America (-0,17%) a autorisé le rachat de 2,9 milliards de dollars de ses propres titres ordinaires d'ici fin mars. La banque de Charlotte annonce par ailleurs un dividende régulier de 18 cents. La banque publie aussi ce mardi ses comptes du quatrième trimestre fiscal. Les revenus trimestriels totalisent 20,1 milliards de dollars contre un consensus de 20,5 milliards. Les revenus de trading hors-DVA se situent à 3,06 milliards, également inférieurs aux attentes. Le bénéfice par action atteint en revanche 59 cents, contre un consensus de 54 cents. Ainsi, la banque bat de 5 cents le consensus de profit, mais rate celui de revenus, alors que l'activité a décroché de plus de 10% en glissement annuel.

State Street (+0,7%) a publié pour son quatrième trimestre fiscal un bénéfice non-GAAP (ajusté) par action de 1,69$, contre 1,55$ de consensus de place. Le bénéfice GAAP par titre est ressorti à 1,39$. Les revenus de la firme financière ont totalisé 2,92 milliards de dollars pour le trimestre écoulé, en déclin de 4,3% en glissement annuel, contre 2,8 milliards de consensus.

Halliburton (-0,2%) publie pour son quatrième trimestre des pertes limitées et des revenus supérieurs aux attentes. Le groupe a dégagé un bénéfice ajusté par action de 18 cents, contre 15 cents de consensus. Les revenus se sont élevés à 3,24 milliards de dollars, contre un consensus de 3,21 milliards. Ils augmentent de 9% séquentiellement. La perte nette se situe à 27 cents par titre pour le trimestre, après dépréciations et 'autres charges'. Le déficit net est ainsi de 235 millions, contre 17 millions sur le trimestre antérieur. Le profit ajusté est ressorti à 160 millions de dollars, contre 100 millions sur le trimestre précédent.

MGM Resorts (+2,7%). L'opérateur de casinos de Las Vegas explique ne pas avoir l'intention de soumettre une proposition révisée ni de déposer une offre ferme d'achat sur Entain. Le propriétaire des marques Bwin, Coral ou encore Ladbrokes avait rejeté une offre de 8,1 milliards de livres de la part du géant américain, estimant que la proposition de ce dernier sous-évalue la société et ses perspectives alors que MGM proposait 0,6 action pour chaque titre Entain détenu, soit une prime de 22% sur le cours de clôture du 31 décembre d'Entain.

Boeing (+2,9%). Le 737 MAX devrait pouvoir redécoller dans le ciel européen dès la semaine prochaine. L'Agence européenne de la sécurité aérienne devrait en effet autoriser l'appareil à opérer dans les prochains jours. Patrick Ky, directeur exécutif de l'Agence européenne de la sécurité aérienne, a déclaré que la directive finale sur la navigabilité exposera les changements nécessaires à l'avion et inclura des exigences supplémentaires en matière de formation des pilotes. En outre, le Canada doit lever lui aussi l'interdiction de vol visant le 737 MAX.

Twitter (+1,8%). La Turquie interdit la publicité sur le réseau social média californien à partir de ce jour, ainsi que sur Periscope et Pinterest, en l'absence de nomination d'un représentant local, prévue par une nouvelle loi locale sur la réglementation des médias.

Lumentum (-11%), spécialiste des composants optiques et fournisseur d'Apple, a dévoilé un accord pour le rachat du concepteur de lasers Coherent, dans le cadre d'une opération d'un montant de 5,7 milliards de dollars.

Apple (+0,76%) reste aussi sous surveillance. Selon Esquire, qui cite ses sources, les 'Apple Glasses' du groupe à la pomme pourraient bien sortir cette année. Apple a déposé le 12 janvier un brevet pour "un appareil authentifié qui est porté par un utilisateur en tant qu'appareil monté sur la tête". Esquire suppose que la demande concerne les lunettes intelligentes de l'entreprise de Cupertino...

Citrix Systems (+3%) entend racheter la plateforme de services aux entreprises en ligne Wrike au fonds Vista Equity Partners, pour un montant de 2,25 milliards de dollars.

Tesla Motors (+1,8%). Jefferies soutient à son tour la valeur du leader de l'automobile électrique à Wall Street. Le broker a rehaussé ses anticipations de résultats sur le dossier et dopé son objectif de cours de 650 à 775$.

Walt Disney (+0,48%). Disneyland Paris a reporté sa réouverture, prévue auparavant le 13 février, et espère pouvoir rouvrir ses portes le 2 avril.

Cisco Systems (-0,5%) a obtenu gain de cause, suite à son offre améliorée. Ainsi, les autorités chinoises de concurrence ont validé l'acquisition d'Acacia Communications pour 4,5 milliards de dollars.

Facebook (+3,5%) / Alphabet (+3,9%). Les autorités américaines ont demandé à l'Australie de retirer le projet de loi contraignant Facebook et Google à rémunérer les groupes de presse locaux pour leurs contenus.

Stellantis, le groupe né de la fusion de PSA et de Fiat Chrysler, bondit de 11,4% à Wall Street pour sa première séance new-yorkaise. Le dossier est également coté à Paris et Milan.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 05/03/2021

Les Etats-Unis et l’Union Européenne se sont mis d’accord afin de suspendre pendant quatre mois les surtaxes imposées dans le cadre du conflit de longue haleine opposant Airbus et Boeing sur…

Publié le 05/03/2021

Les Etats-Unis et l’Union Européenne se sont mis d’accord afin de suspendre pendant quatre mois les surtaxes imposées dans le cadre du conflit de longue haleine opposant Airbus et Boeing sur…

Publié le 05/03/2021

Pernod Ricard annonce la signature d'un accord en vue de l'acquisition d'une participation majoritaire dans La Hechicera, marque de rhum colombien...

Publié le 05/03/2021

Pernod Ricard a annoncé la signature d’un accord en vue de l’acquisition d’une participation majoritaire dans La Hechicera, marque de rhum colombien ultra-premium lancée en 2012. " La…

Publié le 05/03/2021

Airbus a fait le point vendredi soir sur son activité commerciale du mois de février 2021. Ainsi, le groupe aéronautique a livré 32 avions commerciaux le mois dernier à 20 clients. En parallèle,…

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne