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Wall Street : pluie de milliards en perspective

| Boursier | 370 | Aucun vote sur cette news

Wall Street affiche peu d'évolution avant bourse ce mercredi, le DJIA restant inchangé, contre un gain de 0,2% sur le S&P 500 et une hausse plus...

Wall Street : pluie de milliards en perspective
Credits Reuters

Wall Street affiche peu d'évolution avant bourse ce mercredi, le DJIA restant inchangé, contre un gain de 0,2% sur le S&P 500 et une hausse plus prononcée de 0,7% sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI reste assez stable lui aussi à 60,4$ sur le Nymex. L'once d'or consolide à 1.688$. L'indice dollar cède 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin joue la prudence et cède 2% vers les 58.200$ sur Bitfinex. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans s'affiche désormais proche de 1,72%, alors que celui du '30 ans' ressort à 2,38%.

Le secteur privé américain a créé 517.000 postes au mois de mars 2021 selon ADP, supérieur à un consensus de place déjà haut perché à 500.000. En outre, les créations d'emplois dans le privé pour le mois de février ont été révisées en forte hausse, de 117.000 à 176.000. Ainsi, les créations de postes de février ressortent au plus haut de six mois selon l'enquête ADP. Rappelons que le rapport gouvernemental US sur la situation de l'emploi pour ce même mois de mars sera communiqué vendredi, le consensus étant de 625.000 créations d'emplois et 6% de taux de chômage.

L'indice PMI de Chicago du mois de mars sera communiqué à 15h45 (consensus 60,3). L'indicateur des promesses de ventes de logements de la National Association of Realtors pour le mois de février sera annoncé à 16 heures (consensus -3% en comparaison du mois antérieur). L'indice de confiance des investisseurs institutionnels mesuré par State Street sera aussi révélé dans l'après-midi. Raphael Bostic de la Fed interviendra ce jour.

Le président américain Joe Biden devrait détailler pour sa part ce jour un plan d'environ 2.000 milliards de dollars pour rénover les infrastructures et soutenir l'emploi aux Etats-Unis pendant huit ans, a appris l'agence Reuters de deux sources ayant connaissance de la question. Les rumeurs portaient jusqu'alors sur un package encore plus vaste allant de 3.000 à 4.000 milliards de dollars. Biden devrait effectuer ses annonces ce jour depuis Pittsburgh, en Pennsylvanie, où il est attendu et où il avait donné le coup d'envoi de sa campagne pour l'élection présidentielle de novembre.

Le Washington Post se montre un peu plus précis et croit savoir que Biden devrait dévoiler 2.250 milliards de dollars de dépenses en infrastructure ce mercredi, ce qui constituerait la première partie de son plan 'Build Back Better'. Selon Politico, Biden ne demanderait pas de taxe sur les fortunes pour aider à financer son vaste projet d'infrastructure. 650 milliards de dollars de dépenses pourraient être consacrées aux routes, ponts, ports et infrastructures comparables, 500 milliards de dollars aux soins des plus âgés et handicapés, 300 milliards de dollars à l'infrastructure immobilière, 300 milliards au secteur manufacturier... La seconde partie du plan pourrait être annoncée en avril et répondre à d'autres priorités démocrates.

Rappelons, concernant le volet sanitaire, que le président américain a formulé le voeu que 90% des Américains soient éligibles au vaccin contre le covid le 19 avril. Ce nouvel objectif montre la rapidité du déploiement des vaccins aux USA, du moins en comparaison de certains autres pays, européens notamment. L'administration Biden a récemment doublé son objectif en matière d'inoculations de vaccins à 200 millions de doses en cent jours contre 100 millions auparavant. Dans le même temps, Biden a alerté au sujet de la progression du nombre de cas et de l'utilité des masques et autres mesures de précaution. Depuis la Maison blanche en début de semaine, Biden a donc affiché son plan '90-90', voulant que 90% des Américains adultes soient éligibles à l'injection d'un vaccin contre le Covid-19 au 19 avril et que 90% des Américains vivent à 5 miles au plus d'un site de vaccination. L'administration Biden a ainsi plus que doublé le nombre de pharmacies participantes.

Le président américain a relayé par ailleurs les avertissements et appels à la prudence des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) concernant la récente poussée des infections, face aux décisions de certains États d'assouplir les mesures sanitaires, qui menaceraient la reprise de la nation américaine. "Avec les vaccins, il y a de l'espoir, ce qui est une très bonne chose, pour dire l'évidence. Mais les gens abandonnent les précautions, ce qui est une très mauvaise chose", a déclaré Biden. "Nous renonçons à des gains durement acquis et durement gagnés", a déploré le leader américain, selon lequel il est "temps d'en faire encore plus".

Face à la progression des variants plus contagieux, les USA poursuivent leur effort, mais certains États tels que l'Alabama, le Mississippi ou le Texas ont levé des restrictions à mesure que les vaccinations augmentaient. Une résurgence de l'épidémie n'est donc pas exclue, et Biden prévient que "le combat contre le Covid-19 est loin d'être gagné".

Les États-Unis ont atteint avec sept semaines d'avance leur objectif initial de 100 millions d'injections de vaccins contre le covid. L'objectif est depuis porté à 200 millions en 100 jours. Actuellement, le rythme est de 2,8 millions de doses quotidiennes administrées, avec la hausse de l'offre et l'élargissement de l'éligibilité. Selon Bloomberg, le pays a établi un record de 10 millions d'injections en trois jours le week-end dernier.

Trois quarts des vaccins reviennent aux États, alors que des canaux fédéraux sont par ailleurs utilisés, dont les pharmacies (40.000 disposeront prochainement des vaccins contre 17.000 actuellement). Les CDC demandent quant à eux aux Américains de continuer à porter des masques et à se conformer aux mesures sanitaires, alors qu'est constatée une reprise des cas, hospitalisations et décès. Selon le 'Vaccine Tracker' de Bloomberg, près de 575 millions de doses de vaccins ont été administrées dans le monde.

D'après l'Université Johns Hopkins ce mercredi, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre à plus de 128 millions, dont 30,4 millions aux USA, 12,6 millions au Brésil et 12,1 millions en Inde. Le virus a fait officiellement 2,80 millions de morts, dont près de 551.000 aux États-Unis, près de 318.000 au Brésil et environ 203.000 au Mexique.

La situation aux Etats-Unis est contrastée. Malgré la rapidité du déploiement des vaccins, l'administration Biden est confrontée à sa première poussée des infections. Les gouverneurs républicains et certains démocrates sont en outre réticents à freiner la réouverture de l'économie. La moitié du pays est confrontée à une augmentation des hospitalisations.

Dans l'actualité des entreprises, l'affaire Archegos, fonds adepte du levier dont la liquidation accélérée des positions pour cause d'appel de marge a secoué la semaine dernière la planète finance, fait toujours des remous. Les pertes se chiffrent en milliards de dollars pour les établissements financiers, mais Wall Street exclut pour l'heure toute hypothèse systémique. Les régulateurs de marché US et européens étudient d'éventuels comportements inappropriés des banques de Wall Street durant les ventes liées, croit savoir le Financial Times. Bloomberg estime que les banques pourraient enregitrer des pertes allant de 5 à 10 milliards de dollars dans l'affaire Archegos Capital.

Les valeurs

BlackBerry cédait 8% après bourse hier à Wall Street suite à sa publication trimestrielle. Le titre devrait être volatil ce mercredi. Il avait récemment connu une poussée de fièvre notable avec le mouvement des nouveaux traders sociaux des WallStreetBets. Pour son quatrième trimestre, le groupe canadien, ex-star des assistants personnels, a annoncé un bénéfice ajusté par action de 3 cents, en retrait de 67% en glissement annuel et en ligne avec le consensus. Le recul des revenus et la contraction de la marge brute expliquent notamment la forte baisse des résultats. Les revenus ajustés ont régressé de 26% à 215 millions de dollars, contre 246 millions de consensus.

John Chen, le directeur général du groupe, perçoit toutefois des signes tangibles que les efforts du groupe commencent à payer. Il évoque une forte progression séquentielle des facturations sur les activités software & services. "Les facturations totales sont de retour aux niveaux pré-pandémiques", affirme le dirigeant.

BioNTech a bondi de 8,9% mardi à Wall Street, à 104,44$ en clôture pour l'ADR coté sur le Nasdaq, après la publication des premiers bénéfices annuels de la biotech allemande depuis sa création en 2008. Le 4e trimestre 2020 a été porté par les ventes de son vaccin contre le coronavirus développé avec l'américain Pfizer. BioNTech a en outre fait savoir qu'il tablait, avec Pfizer, sur une capacité de production de vaccins portée à 2,5 milliards de doses d'ici à la fin 2021, contre un objectif précédent de 2,3 à 2,4 milliards de doses. Les deux partenaires ont jusqu'ici signé des contrats de commande pour 1,4 milliard de doses, dont 200 millions ont déjà été livrés au 23 mars.

Au 4e trimestre 2020, BioNtech a dégagé un profit net de 366,9 millions d'euros contre une perte de 58,2 ME pour la même période de 2020. Les revenus ont été multipliés par plus de 12, pour atteindre 345,5 ME contre 28 ME un an plus tôt. Sur l'ensemble de 2020, la biotech allemande a dégagé ses premiers bénéfices depuis sa création en 2008. Les bénéfices ont atteint 15,2 ME pour 482 ME de recettes, à comparer avec une perte de 179 ME et un chiffre d'affaires de 108 ME en 2019. Cette année, BioNtech mise sur une explosion de ses revenus liés au Covid pour atteindre environ 9,8 milliards d'euros.

Pfizer indique par ailleurs que l'efficacité du vaccin Pfizer / BioNTech contre le covid serait de 100% chez les enfants âgés de 12 à 15 ans. Un essai clinique impliquant 2.260 adolescents de 12 à 15 ans a donc démontré une efficacité de 100% et une forte réponse immunitaire, avec 18 cas de covid dans le groupe ayant reçu un placebo contre aucun dans le groupe s'étant vu administrer le vaccin. Le vaccin est également bien toléré dans cette population. Selon ces nouvelles données, un mois après la seconde injection, la concentration d'anticorps mesurée chez les 12-15 ans était comparable aux niveaux observés dans la tranche d'âge des 16-25 ans dans les essais cliniques menés chez l'adulte.

Chewy grimpait de 10% après bourse hier à Wall Street suite à la publication trimestrielle du groupe. Le groupe, qui vend en ligne des produits pour animaux domestiques, a profité d'une forte hausse de ses abonnements avec la pandémie. Les ventes ont dépassé les 2 milliards de dollars au quatrième trimestre, en très forte hausse de 51%, contre 1,96 milliard de consensus. La marge brute a grimpé de 190 points de base. La base client a progressé de 43%. Le groupe a délivré sa première année pleine d'Ebitda ajusté positif. En outre, Chewy a généré son premier trimestre de bénéfice net positif.

Lululemon, le groupe canadien coté à Wall Street, leader des vêtements de yoga, prévoit d'ouvrir 40 à 50 magasins cette année. Pour le quatrième trimestre, il a dégagé un bénéfice ajusté par action de 2,58$, contre 2,49$ de consensus et 2,28$ sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus trimestriels ont totalisé quant à eux 1,73 milliard de dollars sur la période close en janvier, dépassant de 4% le consensus. Ils étaient de 1,4 milliard un an avant.

PVH a raté le consensus au quatrième trimestre, évoquant les fermetures liées à la pandémie. La perte ajustée par action s'est établie à 38 cents, contre 35 cents de consensus et 1,88$ sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus ont été de 2,09 milliards de dollars, contre 2,12 milliards de consensus, en déclin de 20% en glissement annuel. Néanmoins, le groupe table sur un rebond de 22% à 24% des revenus cette année et vise un bpa ajusté de 6$.

Facebook, le réseau social de Menlo Park, a pris des mesures contre les messages haineux et la désinformation alors que débute en Inde le processus des élections régionales.

Mastercard et quatre autres firmes auraient enfreint la loi sur la concurrence par une entente illégale dans les cartes de paiement prépayées distribuées par les services publics aux personnes vulnérables, selon l'autorité britannique des systèmes de paiement. L'Américain, Allpay et PFS ont reconnu leurs responsabilités et sont susceptibles de payer des amendes de plus de 32 millions de livres.

Apple. UBS a rehaussé sa recommandation de 'neutre' à 'acheter' et son objectif de cours de 115 à 142 dollars sur le dossier du géant technologique californien de Cupertino. Le broker évoque une forte demande à long terme pour l'iPhone, produit qui à lui seul justifierait déjà une valorisation de 128 dollars par action. Les perspectives du groupe dans l'automobile ajouteraient 14 dollars par titre à l'évaluation.

Boeing. Alaska Air a annoncé une commande portant sur 23 Boeing 737 MAX 9 supplémentaires, qui s'ajoute à celle de 23 exemplaires annoncée en fin d'année dernière.

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