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Wall Street plombé par les 'technos' ; Powell maintient le cap

| Boursier | 354 | 5 par 1 internautes

La cote américaine reste sous pression ce mardi, le DJIA évoluant marginalement dans le rouge, abandonnant 0,27% à 31...

Wall Street plombé par les 'technos' ; Powell maintient le cap
Credits Reuters

La cote américaine reste sous pression ce mardi, le DJIA évoluant marginalement dans le rouge, abandonnant 0,27% à 31.436 pts, et le S&P 500 régressant de 0,48% à 3.858 pts. Le Nasdaq chute encore de 1,26% à 13.369 pts, mais il limite ses pertes après avoir frôlé les 13.000 pts en début de journée. Hier soir, les principaux indices américains avaient terminé en ordre dispersé, avec une légère progression de 0,1% pour le Dow, mais aussi une lourde correction de pratiquement 2,5% du Nasdaq. Sur le Nymex ce jour, le baril de brut WTI consolide de 0,8% à 61,3$. L'indice dollar avance de 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin retombe encore de 9% sur 24 heures à 48.400$ environ sur Bitfinex.

Peu sensible au risque d'inflation, le patron de la Fed Jerome Powell a confirmé ce jour la posture très souple de la banque centrale, qui communiquera clairement et très en amont avant tout changement dans le rythme des rachats obligataires. Ainsi, le leader de la Fed confirme qu'aucun 'tapering' (réduction des achats obligataires) n'est pour l'heure dans les tuyaux et que les objectifs de la banque en matière économique sont encore éloignés. Mieux encore, la Fed n'entend pas resserrer sa politique monétaire, même en cas d'amélioration significative du marché de l'emploi. "Nous ne resserrerons pas la politique monétaire uniquement en réponse à un marché du travail fort", a asséné Powell.

Le timonier de la Fed, qui était très attendu ce mardi à l'occasion de son audition au Sénat, à Washington, a donc réaffirmé l'engagement durable de la banque centrale à maintenir une politique monétaire ultra-accommodante, aussi longtemps que cela sera nécessaire. Il juge que l'inflation reste contenue et que les perspectives économiques sont quant à elles hautement incertaines, ce qui justifie un maintien de la posture très accommodante. Le chômage est quant à lui toujours élevé et l'amélioration du marché du travail aurait ralenti, selon Powell, qui s'exprime devant le Comité bancaire du Sénat.

Des interventions de Powell et Richard Clarida, le vice-président de la Fed, sont aussi attendues demain mercredi.

Sur le front économique aux USA ce jour, l'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board pour le mois de février s'est établi à 91,3, contre un consensus de 90 et un niveau révisé à 88,9 un mois avant.

L'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour le mois de février est ressorti en ligne avec les attentes, à 14, stable en comparaison du mois antérieur, indiquant toujours une expansion.

Les indicateurs américains des prix de l'immobilier pour décembre ont été communiqués. L'indice S&P Case-Shiller '20-City' des vingt principales zones métropolitaines pour décembre, ajusté et en comparaison du mois antérieur, a grimpé de 1,3% contre 1% de consensus. L'indice de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) est pour sa part ressorti à +1,1% contre +0,8% de consensus.

Sur le front sanitaire, Pfizer, le laboratoire américain associé à l'Allemand BioNTech, se dit en bonne voie pour livrer 120 millions de doses de son vaccin en deux injections contre le covid d'ici fin mars aux USA. John Young, directeur commercial du laboratoire américain, précise dans une déposition préparée pour son audition par le Congrès américain que Pfizer prévoit de livrer plus de 13 millions de doses par semaine de son vaccin aux États-Unis d'ici à la mi-mars, ce qui représente plus du double du volume livré début février. Pfizer est aussi prêt à fournir un total de 300 millions de doses aux États-Unis d'ici fin juillet. Le géant pharmaceutique entend augmenter sa production mondiale pour 2021 à au moins deux milliards de doses.

De son côté, le dirigeant de Moderna, Stephen Hoge, a indiqué que son groupe prévoyait de livrer 100 millions de doses de son vaccin en deux injections d'ici fin mars et 300 millions à fin juillet. Enfin, Johnson & Johnson croit pour sa part être en mesure de livrer au moins 20 millions de doses de son vaccin à dose unique aux États-Unis d'ici fin mars, après le feu vert de la FDA, et 100 millions d'ici mi-2021.

L'audition du jour au Congrès porte sur la disponibilité des vaccins contre le nouveau coronavirus. Les diverses annonces montrent que les USA pourraient recevoir au total 240 millions de doses d'ici fin mars et 700 millions au début de l'été.

Les États-Unis ont franchi hier lundi la barre des 500.000 décès liés au covid. Selon le dernier bilan de l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie ressort désormais à près de 112 millions, dont 28,2 millions aux USA, plus de 11 millions en Inde et 10,2 millions au Brésil. Le nombre de morts dans le monde depuis le début de la pandémie est de près de 2,5 millions, dont 500.585 aux États-Unis.

Le président américain Joe Biden a rendu hommage hier aux victimes et encouragé les Américains à se faire vacciner pour vaincre l'épidémie. Biden a précisé que davantage d'Américains étaient morts durant la pandémie que pendant la Première Guerre, la Seconde Guerre mondiale et la guerre du Vietnam combinées.

Hier, les marchés avaient consolidé sur des craintes liées surtout à un possible retour de l'inflation qui obligerait alors les banques centrales à agir de manière prématurée en resserrant leurs politiques monétaires. La progression récente et prononcée des prix des matières premières constitue ainsi un élément préoccupant.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, s'est exprimée hier lors d'une conférence organisée par le Parlement européen. La Banque centrale européenne surveille attentivement les rendements nominaux des emprunts d'Etat, selon Lagarde, alors que les responsables politiques sont de plus en plus vigilants face à la hausse des rendements obligataires. Les rendements obligataires européens et ceux des Treasuries progressent depuis le début de l'année du fait des espoirs de reprise économique. Jusqu'à présent, la BCE avait relativisé, estimant que les conditions de financement restaient favorables et que les rendements nominaux n'étaient pas nécessairement un repère. Cependant, les rendements réels, ou corrigés de l'inflation, ont aussi progressé ces derniers jours.

"La BCE suit de près l'évolution des rendements des obligations nominales à long terme", a insisté Lagarde, qui a aussi confirmé l'engagement de la BCE à préserver un financement favorable pendant la pandémie.

Les commentaires de Janet Yellen, secrétaire au Trésor de l'administration Biden, étaient aussi surveillés hier. L'ex-présidente de la Fed a estimé que les paiements actuels d'intérêt des USA en part du PIB se situaient actuellement aux niveaux de 2007. Selon elle, les Etats-Unis disposeraient de plus de marge d'action que d'ordinaire en matière fiscale, le coût de la dette étant beaucoup moins élevé qu'historiquement. Yellen encourage donc une action budgétaire forte de relance, avec notamment des distributions larges de 1.400$ plutôt qu'une action ciblée.

De manière plus surprenante, en pleine euphorie - malgré la consolidation du jour - sur les cryptomonnaies, Yellen a jugé qu'il faisait sens pour la Fed d'étudier une devise en dollar digital... En revanche, elle indique que le bitcoin serait "extrêmement inefficient" pour conduire des transactions et ne serait qu'"un actif hautement spéculatif" parfois utilisé à des fins illicites. Parmi les autres commentaires de la dirigeante du Trésor américain, cette dernière estime qu'une hausse de l'imposition des taxes sur les plus-values pourrait valoir la peine d'être considérée.

Les valeurs

Tesla (-1%) aurait-il fait une erreur monumentale en investissant une partie de sa trésorerie sur le bitcoin ? Le titre a perdu un cinquième de sa valeur à Wall Street sur ses sommets récents, après un parcours certes sans faille les mois précédents. Il décrochait hier soir de 8,55% et est encore orienté en baisse ce mardi. Apparemment, cette forte correction suit celle de la 'reine des cryptomonnaies', aucun autre événement adverse majeur n'étant à signaler du côté du leader californien de l'automobile électrique...

C'est aussi l'hypothèse formulée par Daniel Ives, analyste chez Wedbush, selon lequel Elon Musk et Tesla sont désormais étroitement liés à l'histoire du bitcoin. "Même si Tesla a réalisé virtuellement un profit d'un milliard pour son premier mois de détention de l'or digital, cela s'accompagne d'un risque accru, comme on l'a observé cette semaine"... Il est aussi possible que le titre Tesla pâtisse ce jour de l'introduction en bourse programmée du concurrent Lucid Motors.

Pfizer (-1%) entend donc livrer plus de 13 millions de doses par semaine de son vaccin contre le covid aux États-Unis d'ici à la mi-mars, plus du double du volume de début février.

Gilead Sciences (-1%). L'Agence européenne des médicaments (EMA) prévoit de donner un avis avant l'été concernant l'utilisation possible du traitement remdesivir développé par Gilead pour les patients atteints du covid n'ayant pas besoin d'assistance respiratoire.

Home Depot (-4%) n'est pas en mesure de prévoir l'évolution de la consommation des clients cette année. Le groupe de distribution de produits d'ameublement demeure donc prudent, alors qu'il vient pourtant de dévoiler par ailleurs de solides résultats trimestriels. Sur la période close, les revenus se sont améliorés de 25% à 32,3 milliards, contre 30,7 milliards de consensus. Le groupe a dégagé un bpa de 2,65$, contre 2,62$ de consensus. La croissance de l'activité à comparable est ressortie à 24,5%, nettement supérieure aux attentes du consensus.

Medtronic (+3%), le géant américain des technologies médicales, a publié des revenus trimestriels conformes aux attentes et un bénéfice supérieur au consensus. Pour le troisième trimestre fiscal, clos fin janvier, le bénéfice net est ressorti à 1,27 milliard de dollars soit 94 cents par titre, contre 1,92 milliard et 1,42$ par action un an plus tôt. Compte tenu de l'incertitude de court terme causée par la pandémie, la compagnie ne fournit pas de guidance formelle annuelle à ce stade.

Occidental Petroleum (-3%) a dévoilé une perte trimestrielle plus importante que prévu, la cession d'actifs ayant pesé sur les résultats. La perte ajustée du quatrième trimestre s'est creusée à 731 millions de dollars, contre 269 millions sur la période correspondante de l'an dernier. La perte nette a totalisé 1,3 milliard de dollars.

Macy's (-1%) a livré une guidance de revenus 2021 supérieure aux attentes. Les ventes du quatrième trimestre 2020 ont quant à elles décliné, mais elles dépassent les prévisions de marché. La chaîne de magasins a réalisé un bénéfice net trimestriel de 160 millions de dollars et 50 cents par action, contre 340 millions un an auparavant. Le bpa ajusté est ressorti à 80 cents, largement supérieur aux attentes.

Thomson Reuters (+7%) a annoncé des revenus en croissance pour le quatrième trimestre et présenté un plan à deux ans qui permettrait de réaliser en 2023 une croissance organique de 5% à 6% et une marge opérationnelle ajustée de 38% à 40%. Sur le trimestre clos, les revenus ont augmenté de 2% à 1,62 milliard de dollars, alors que le profit opérationnel a quadruplé à 956 millions de dollars. Le bpa ajusté s'est élevé à 54 cents.

Facebook (+1%), le réseau social de Menlo Park, va rétablir la diffusion des informations de presse en Australie, alors que le gouvernement local a proposé d'amender un projet de loi destiné à contraindre les géants du numérique à rémunérer les groupes de presse pour leurs contenus.

Wells Fargo (-1%), l'établissement bancaire américain, a annoncé la cession de son activité de gestion d'actifs disposant de 603 milliards de dollars d'encours, aux sociétés GTCR et Reverence Capital Partners pour 2,1 milliards de dollars.

Carnival (-3%), le géant de la croisière, perd du terrain ce jour à Wall Street sur l'annonce d'une augmentation de capital d'un peu plus d'un milliard.

AMC Entertainment (+6%) et Cinemark (+1%), les chaînes américaines de cinéma, grimpent en bourse alors que le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a déclaré que les salles de cinéma de la ville de New York pourraient rouvrir le 5 mars avec une jauge maximum de 25% de la capacité et une limite de 50 spectateurs par projection.

Estée Lauder (+3%), star des cosmétiques, a offert un milliard de dollars pour prendre le contrôle de DECIEM Beauty Group, maison-mère de la marque The Ordinary.

Boeing (-1%) / Raytheon. Le Bureau national américain de la sécurité des transports a indiqué que les dommages constatés sur une pale creuse du moteur Pratt & Whitney tombé en panne au cours du vol d'un Boeing 777-200 d'United Airlines à Denver semblaient compatibles avec une usure métallique.

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