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Wall Street plombé par les banques et les 'stats'

| Boursier | 921 | Aucun vote sur cette news

Wall Street corrige ce jour, malgré le plan économique de 1...

Wall Street plombé par les banques et les 'stats'
Credits Reuters

Wall Street corrige ce jour, malgré le plan économique de 1.900 milliards de dollars présenté par le président élu Joe Biden et l'engagement de Jerome Powell, patron de la Fed, à poursuivre une politique monétaire très souple. Le Dow Jones abandonne 0,83% à 30.734 pts et le S&P 500 0,83% à 3.764 pts. Le Nasdaq rend 0,69% à 13.022 pts. La déception essentielle du jour provient des ventes de détail aux USA. Par ailleurs, les trimestriels bancaires n'ont pas vraiment convaincu, malgré une belle performance de JPMorgan.

Le baril de brut WTI perd 2,6% sur le Nymex à 52,2$. L'once d'or recule de 1% à 1.834$. L'indice dollar gagne 0,6% face à un panier de devises.

Biden a annoncé un projet de plan de relance chiffré à 1.900 milliards de dollars, face à la crise sanitaire qui frappe tout particulièrement les États-Unis. Les rumeurs de marché étaient très diverses sur le sujet, allant de 1.500 milliards jusqu'à 3.000 milliards de dollars. Biden a critiqué hier soir la gestion de la crise sanitaire par Trump. "Une crise de souffrance humaine profonde est à la vue de tous et il n'y a pas de temps à perdre", a lancé le président élu depuis Wilmington, Delaware, où il réside.

Le package proposé comprend 415 milliards de dollars pour le renforcement de la lutte et de la vaccination contre le covid, 1.000 milliards environ d'aides directes aux ménages et 440 milliards de dollars d'aides aux petites entreprises et aux municipalités les plus gravement touchées. Des 'chèques de stimulus' de 1.400 dollars seront versés aux Américains, contre 600 dollars versés au titre du dernier plan voté par le Congrès. L'allocation chômage sera augmentée à 400 dollars par semaine contre 300, et prolongée jusqu'en septembre. Les leaders démocrates du Congrès, où le parti a obtenu une courte majorité dans les deux chambres, ont fait savoir qu'ils allaient faire le maximum pour adopter rapidement le plan.

Trump a quant à lui été mis en accusation mercredi pour incitation à l'insurrection dans l'affaire de l'attaque du Capitole par ses partisans la semaine dernière. Il est possible que cela retarde quelque peu les travaux du Congrès au début du mandat Biden. "J'espère que les dirigeants du Sénat vont trouver le moyen de répondre à leurs obligations constitutionnelles sur la destitution tout en travaillant sur d'autres questions urgentes", a indiqué Biden. Le futur conseiller économique du président élu, Brian Deese, a déclaré à Reuters qu'une fois le plan adopté, Biden ferait pression sur le Congrès pour l'adoption de mesures de plus long terme liées aux soins de santé et aux infrastructures.

Par ailleurs, Biden a appelé le Congrès à relever à 15 dollars le salaire horaire minimum, et indiqué que son plan prévoyait des fonds pour un programme national de dépistage et de vaccination. "Les vaccins offrent tant d'espoir, mais leur déploiement aux Etats-Unis a été un échec lamentable jusqu'à présent", a asséné Biden. Ce dernier doit présenter ce jour un plan visant à vacciner, comme il l'avait déjà promis, 100 millions d'Américains lors de ses 100 premiers jours à la Maison blanche.

Selon l'Université Johns Hopkins ce vendredi, le nombre de cas confirmés du virus depuis le début de la pandémie ressort désormais à plus de 93 millions dans le monde, dont 23,3 millions aux USA, pays le plus affecté. Le nouveau coronavirus a fait maintenant près de 2 millions de morts dans le monde, dont près de 389.000 aux Etats-Unis. Par ailleurs, la remontée des contaminations en Chine et les nouveaux variants décelés notamment au Royaume-Uni et en Afrique du Sud préoccupent au plus haut point...

L'autre soutien des marchés provient de Jerome Powell. Le patron de la Fed a coupé court aux spéculations, en assurant que la banque centrale américaine préviendrait "très en avance" lorsqu'elle déciderait de réduire ses achats d'obligations d'Etat. Pour l'instant, l'économie est "loin de nos objectifs".

Face à la brusque tension sur les taux longs observée depuis le début de l'année outre-Atlantique, le président de la Fed Jerome Powell a assuré jeudi qu'il était bien trop tôt pour évoquer une baisse du soutien apporté aux marchés par la banque centrale américaine pour faire face à la crise du Covid-19.

Il a assuré que la banque centrale américaine préviendrait "très en avance" les marchés lorsqu'elle déciderait de réduire ses achats d'obligations d'Etat et de titres adossées à des prêts hypothécaires (MBS). Face à la crise du coronavirus, la Fed a lancé en mars 2020 un vaste programme d'achat portant sur 120 milliards de dollars par mois.

La question du "tapering" n'est actuellement pas d'actualité, a affirmé M. Powell, ajoutant que la Fed attendra d'avoir des "preuves claires" de progrès en matière d'emploi et d'objectifs d'inflation avant de réduire son soutien. "Actuellement, ce n'est pas le moment de parler de cela (...) L'économie est loin de nos objectifs", a indiqué le patron de la Fed lors d'une conférence organisée par l'Université de Princeton. Quand les "preuves claires" seront avérées "nous communiquerons très clairement au public et nous le ferons très en avance avant de considérer concrètement de commencer à réduire graduellement nos achats d'actifs" a-t-il affirmé.

Le premier banquier central ne s'est pas montré préoccupé par un regain d'inflation qui pourrait accompagner la reprise économique, mais cette hausse des prix ne devrait pas selon lui être durable. "Le marché de l'emploi est encore très faible et il est improbable que la hausse des salaires atteigne un niveau susceptible de créer et de maintenir une inflation élevée" aux Etats-Unis, a-t-il estimé. Conformément à la nouvelle stratégie de la Fed, décidée en septembre 2020, Jerome Powell a confirmé que l'institution n'agirait plus de façon préemptive et laisserait l'inflation de dépasser temporairement son objectif de 2% avant de considérer de relever ses taux directeurs. Le moment de les relever "n'est pas près d'arriver", a-t-il ajouté.

D'après le rapport du jour, les ventes de détail aux États-Unis pour le mois de décembre 2020 sont ressorties en retrait de 0,7% en comparaison du mois antérieur, contre -0,1% de consensus et -1,4% pour la lecture révisée (en baisse) du mois de novembre. Hors automobile, les ventes de détail de décembre ont même corrigé de 1,4%, alors que le consensus se situait à -0,1%, après une baisse de 1,3% un mois plus tôt. Enfin, hors automobile et essence, les ventes de détail ont chuté de 2,1% en décembre, par rapport au mois précédent, contre -0,3% de consensus et -1,3% un mois avant.

L'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York pour janvier, qui vient lui aussi d'être publié, est ressorti également inférieur aux attentes à 3,5, contre 6 de consensus. Il signale encore une légère expansion, mais rate donc le consensus.

L'indice des prix à la production aux USA pour le mois de décembre s'est établi en hausse de 0,3% par rapport au mois antérieur, contre +0,4% de consensus. Hors alimentaire et énergie, il s'apprécie de 0,1%, contre 0,2% de consensus.

D'après la Fed ce vendredi, la production industrielle américaine du mois de décembre est ressortie en augmentation de 1,6% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus logé à +0,5% et après un gain de 0,5% en novembre 2020. La production manufacturière est ressortie en hausse de 0,9%, contre 0,5% de consensus. Le taux d'utilisation des capacités de production s'est établi à 74,5%, contre 73,6% de consensus et 73,4% un mois plus tôt.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains pour le mois de janvier 2021 est ressorti à 79,2, contre un consensus de marché de 80 et une lecture finale de 80,7 pour le mois de décembre 2020.

Concernant le conflit sino-américain, l'administration Trump a profité de ses derniers jours au pouvoir pour étendre sa liste noire de compagnies chinoises en y incluant Xiaomi et Comac.

Les valeurs

JPMorgan Chase (-2%) a publié des comptes remarquables pour son quatrième trimestre. Ainsi, le géant bancaire américain a réalisé sur la période un bénéfice net de plus de 12 milliards de dollars, pour des revenus de 29,2 milliards de dollars et un bénéfice par action de 3,79$. Hors effet de la réserve de crédit, le profit trimestriel se monte à 9,9 milliards de dollars et 3,07$ par titre, 45 cents de mieux que le consensus. Les revenus étaient quant à eux attendus à 28,7 milliards de dollars sur la période.

Jamie Dimon, le patron de la banque, salue ces résultats "solides", concluant une année difficile. Le dirigeant se réjouit des revenus records générés par JPMorgan, grâce à son modèle diversifié. Le bénéfice du quatrième trimestre constitue un record, mais comprend 2,9 milliards de dollars de reprise de réserve, qui ne constituent pas un profit récurrent. Alors que cet ajustement reflète les développements positifs sur les vaccins et le stimulus économique, les réserves de crédit existantes de plus de 30 milliards de dollars reflètent encore l'incertitude significative de court terme.

Wells Fargo (-7%) a publié pour le compte de son quatrième trimestre fiscal 2020 un bénéfice ajusté par action de 64 cents, contre 60 cents de consensus. Les revenus trimestriels de la banque californienne ont totalisé 17,9 milliards de dollars, alors que le consensus se situait à 18,1 milliards. Les charges de restructurations ont impacté le trimestre à hauteur de 781 millions de dollars soit 14 cents par titre. Le conseil d'administration de la banque a par ailleurs approuvé une augmentation de l'autorisation d'achat d'actions de 500 millions de titres.

Citigroup (-5%) a annoncé pour son quatrième trimestre un bénéfice GAAP par action de 2,08$, pour des revenus de 16,5 milliards de dollars (-10%). Les revenus de banque de consommation ont régressé de 14%, ceux des clients institutionnels de 1% et ceux du trading fixed income de 19%. Le consensus était de 1,36$ de bpa pour 16,7 milliards de recettes sur le trimestre. Les pertes de crédit ont représenté 1,47 Md$, contre 1,92 Md$ sur le précédent trimestre.

PNC Financial (-2%) a publié pour l'exercice 2020 un bénéfice net de 7,55 milliards de dollars et 16,96$ par titre, contre 5,41 Mds$ un an avant. Sur le seul quatrième trimestre, le groupe a dégagé un bénéfice de 1,46 milliard de dollars, 3,26$ par titre, contre 1,53 milliard sur le précédent trimestre et 1,38 milliard pour le quatrième trimestre 2019. Le consensus de bpa trimestriel est amplement dépassé (de 72 cents). Les revenus T4 totalisent 4,2 milliards environ, également supérieurs aux attentes.

Goldman Sachs (-3%), le géant américain de la banque d'affaires, envisage des acquisitions pour renforcer sa banque de détail baptisée Marcus, selon trois sources de l'agence Reuters.

BlackRock (-2%) a cédé la majeure partie de sa participation au sein de China Telecom, une des compagnies chinoises dans lesquelles l'administration Trump a interdit d'investir.

Alphabet (stable). L'Australian Competition and Consumer Commission envisage une action légale contre la finalisation du rachat de Fitbit par Google pour 2 milliards de dollars. L'ACCC apprécie peu le fait que le moteur de recherche ait bouclé le rapprochement avant la finalisation de sa revue concurrentielle.

Walt Disney (-1%). Selon le Los Angeles Times, un dirigeant de Disney a confié aux journalistes que Disneyland envisageait de mettre un terme à son programme de pass annuels, qui serait remplacé par des offres de membres nouvelles et plus adaptées, selon les désirs des consommateurs. Disney entend ainsi rouvrir ses parcs de Californie avec une capacité réduite, seulement sur réservation, lorsque l'Etat le permettra.

General Electric (-3%), le colosse industriel et financier américain, a porté plainte contre une filiale de l'Allemand Siemens Energy, accusée d'avoir subtilisé des informations confidentielles afin de fausses les appels d'offres sur les turbines à gaz.

Amazon (-1%). Une action est engagée contre le géant américain du e-commerce, accusé de gonfler artificiellement les prix sur les livres électroniques, en s'accordant avec les cinq plus grands éditeurs américains.

Tesla (stable) a demandé à ses employés d'écouler tout le stock actuel de Model S et X, croit savoir le site spécialisé Electrek. Ainsi, le groupe californien liquiderait son stock ce mois en vue d'un "rafraichissement". Electrek affirme par ailleurs que la voiture à 25.000$ de Tesla destinée au marché de masse pourrait arriver "plus tôt qu'on ne le croit".

Exxon Mobil (-5%), colosse pétrolier texan, ferait l'objet d'une enquête de la SEC, autorité des marchés financiers aux Etats-Unis, suite à une plainte d'un salarié selon lequel la firme aurait surévalué l'un de ses plus importants actifs du Bassin permien au Texas. C'est du moins ce qu'indique le Wall street Journal.

Thermo Fisher Scientific (+2%), leader des instruments médicaux, a annoncé l'acquisition de la compagnie belge Henogen, spécialiste des vecteurs viraux, pour un montant de 725 millions d'euros.

Pfizer (-1%) réduira temporairement les livraisons vers l'Europe de son vaccin contre le covid, le temps de renforcer ses capacités de production. C'est ce qu'ont annoncé les autorités norvégiennes de santé.

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