En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 557.67 PTS
-0.33 %
5 515.50
-0.07 %
SBF 120 PTS
4 397.99
-0.42 %
DAX PTS
12 282.60
-0.25 %
Dowjones PTS
26 501.48
-0.36 %
7 837.79
+0.69 %
1.114
-0.14 %

Wall Street plombé par les attaques de Trump contre l'UE

| Boursier | 280 | 3 par 1 internautes

Wall Street corrige désormais plus nettement ce mardi, le S&P500 abandonnant 0,48% à 2...

Wall Street plombé par les attaques de Trump contre l'UE
Credits Reuters

Wall Street corrige désormais plus nettement ce mardi, le S&P500 abandonnant 0,48% à 2.882 pts et le Nasdaq 0,37% à 7.924 pts. Le DJIA fléchit pour sa part de 0,73% à 26.148 pts, alors que la guerre commerciale semble changer de front. Les marchés misent résolument depuis des semaines voire des mois sur un accord commercial global entre Washington et Pékin, qui mettrait un terme à la surenchère des prélèvements douaniers. Donald Trump vient cependant d'ouvrir un nouveau front, contre Bruxelles cette fois.

Trump s'en prend à Airbus et à l'UE

L'USTR, bureau du représentant américain au Commerce, a menacé de taxer une liste de produits européens représentant un volume d'activité de 11 milliards de dollars. Dans le viseur de Washington, notamment, les avions et les hélicoptères, régulièrement l'objet de différends entre les Etats-Unis et l'Union européenne devant l'OMC.

"L'Organisation mondiale du commerce trouve que les subventions de l'Union européenne à Airbus ont négativement impacté les États-Unis, qui appliqueront désormais des Taxes à 11 Milliards de dollars de produits de l'UE! L'UE a tiré profit des États-Unis sur le plan commercial depuis de nombreuses années. Cela s'arrêtera bientôt!", a lancé Trump sur Twitter.

"Notre objectif ultime est de trouver un accord avec l'UE pour mettre fin à toutes les subventions accordées aux avions commerciaux, qui sont contraires aux règles de l'OMC. Lorsque l'UE mettra un terme à ces subventions nocives, les droits de douane américains imposés pourront être levés", a commenté Robert Lighthizer, représentant au Commerce des Etats-Unis.

"La Commission (européenne) entame des préparatifs afin de faire en sorte que l'Union européenne puisse agir rapidement à la suite de la décision de l'arbitre (de l'Organisation mondiale du commerce) en matière de droits à des représailles dans le dossier", a indiqué un porte-parole de la Commission, qui resterait prête toutefois à la discussion.

États-Unis et Chine touchent au but, mais...

Par ailleurs, l'administration Trump n'est pas encore totalement satisfaite de l'avancée des discussions en vue d'un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, même si des progrès notables auraient été réalisés. "Nous progressons sur un certain nombre de sujets, mais il y a encore des choses sur lesquelles nous ne sommes pas satisfaits", a déclaré Clete Willems, haut responsable de la Maison Blanche pour le commerce, à l'agence Reuters, sans préciser quels dossiers susciteraient encore un blocage. "Nous ne nous précipitons pas, nous voulons faire les choses bien et nous avons besoin de préciser les détails", a ajouté ce responsable. Trump avait expliqué il y a quelques jours qu'un accord était envisageable d'ici quatre semaines.

Les négociateurs des deux superpuissances avaient conclu la semaine dernière une nouvelle phase de de discussions à Washington, évoquant des sujets brûlants tels que la propriété intellectuelle, les transferts forcés de technologies, le piratage, les barrières tarifaires et non-tarifaires, l'agriculture, les services (...).

Chiffres décevants de l'emploi aux États-Unis

Les ouvertures de postes aux Etats-Unis pour le mois de février 2019 sont ressorties au nombre de 7,087 millions d'unités, selon le rapport 'JOLTS' du Département au travail publié ce mardi, contre un consensus de place de 7,565 millions et une lecture révisée en hausse à 7,625 millions pour le mois antérieur.

Les cours du pétrole consolident sur des sommets de cinq mois

Les cours du pétrole soufflent un peu ce mardi après avoir touché hier leurs meilleurs niveaux en cinq mois sur fond de reprise des combats en Libye - qui font craindre pour l'approvisionnement en brut. Le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI a gagné hier soir plus de 2% à 64,4$ le baril sur le Nymex, et se tasse de 0,8% ce jour à 63,9$.

Les cours du pétrole évoluent au plus haut depuis 5 mois, après avoir subi une forte chute fin 2018. Le WTI a gagné 42% depuis le début de l'année, dopé par ailleurs par les sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela, ainsi que par l'encadrement de la production de l'Opep et de ses alliés et l'espoir que les mesures de soutien de la croissance en Chine porteront leurs fruits en 2019.

Goldman Sachs a rehaussé pour sa part ses prévisions sur les cours du brut cette année afin de prendre en compte la baisse de la production des pays de l'Opep et de leurs alliés ainsi que les sanctions américaines. GS a relevé sa prévision de cours moyen du WTI à 59,50$ le baril contre 55,50$.

Draghi et la BCE toujours souples ?

L'euro pourrait connaître de nouvelles fluctuations demain mercredi, jour de réunion de politique monétaire de la BCE. Aucun changement n'est attendu concernant les taux directeurs, mais les propos de son président Mario Draghi seront particulièrement scrutés, alors que la croissance a ralenti plus que prévu début 2019 dans la Zone euro.

L'indice dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises de référence (euro, yen, dollar canadien, livre sterling, couronne suédoise et franc suisse), fléchit actuellement de 0,1% à 96,9. La devise américaine évolue non loin de ses plus hauts niveaux en deux ans, malgré le virage de la Fed vers une pause prolongée de ses taux directeurs, jusqu'à la fin 2019, et malgré les pressions de la Maison Blanche sur la Fed pour qu'elle abaisse désormais ses taux d'un demi-point.

Concernant le Brexit enfin, Theresa May rencontre ce jour la Chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, avant de s'entretenir avec Emmanuel Macron à Paris pour plaider en faveur d'un nouveau report. La Première ministre britannique poursuit également ses efforts pour faire accepter son accord de sortie à l'opposition travailliste.

En attendant, la date du Brexit reste fixée au 12 avril, avec le risque qu'il intervienne sans accord, compte-tenu des divisions au sein de la classe politique britannique. Pour l'instant, le calme relatif qui règne sur les marchés montre que les investisseurs ne croient pas en un 'hard Brexit' chaotique...

Une extension d'un an de la date du Brexit serait 'trop longue' aux yeux de la France, a précisé ce jour à Reuters une source à la présidence française, à la veille d'un
Conseil européen extraordinaire à Bruxelles. La source de l'agence a souligné qu'aucune négociation sur les relations futures entre l'Union européenne et le Royaume-Uni ne pourrait avoir lieu tant que le pays ne serait pas sorti de l'UE. Ce cas serait pertinent si les dirigeants européens décidaient demain de reporter à nouveau la date du Brexit.

La vague des comptes trimestriels se profile

La publication des résultats des sociétés américaines pour le 1er trimestre pourrait tempérer l'optimisme des marchés dans les semaines à venir. En effet, pour la première fois depuis le 2ème trimestre 2016, les bénéfices du S&P 500 pourraient ressortir en recul par rapport au même trimestre de l'année précédente, selon les analystes financiers. Le coup d'envoi des comptes du T1 sera donné cette semaine par Delta Air Lines (demain mercredi) et les banques JP Morgan Chase et Wells Fargo, vendredi.

Wynn Resorts (-4%), géant américain des casinos basé à Las Vegas, entend acquérir l'Australien Crown Resorts pour 10 milliards de dollars australiens. Crown a confirmé cette proposition de Wynn en cash et actions, à un prix de 14,75 dollars par titre. Le deal présenterait une prime de 26% environ sur les cours de clôture de lundi.

Levi Strauss (+1%), qui vient de réussir son retour à Wall Street après une trentaine d'années d'absence, publiera après bourse ce soir ses derniers résultats financiers trimestriels. Le groupe est présent dans plus d'une centaine de pays et commercialise ses produits dans plus de 50.000 points de vente sous les marques Levi's, Denizen et Dockers...

Boeing (-1%). La Civil Aviation Administration chinoise a accepté l'invitation de la Federal Aviation Administration (FAA) américaine de rejoindre un panel de revue du Boeing 737 MAX, a affirmé un responsable du régulateur chinois de l'aviation cité par Reuters. Ainsi, le régulateur chinois enverra ses experts pour prendre part au panel, la FAA entendant former une équipe internationale pour étudier la sécurité de l'appareil de Boeing, cloué au sol après deux crashs mortels intervenus depuis octobre.

Walt Disney (+1%) gagne du terrain à Wall Street. De source de marché, la firme Cowen & Co vient de relever sa recommandation sur le dossier de 'performance en ligne' à 'surperformance', tout en ajustant son objectif de cours de 102 à 131$.

Facebook (+2%) profite pour sa part d'un conseil favorable de la firme Morgan Stanley, qui vient de revoir son objectif de cours de 190 à 195$. Le broker juge en particulier que l'activité d'Instagram, propriété du réseau social de Menlo Park, pourrait contribuer à hauteur de quatre milliards de dollars à la croissance des revenus publicitaire en Amérique du Nord d'ici 2021.

American Airlines (-3%) fléchit sur la cote américaine ce jour. La compagnie aérienne de Fort Worth a réduit son anticipation de revenu unitaire par passager pour le premier trimestre, du fait notamment de l'immobilisation des Boeing 737 MAX et de la fermeture gouvernementale partielle ('shutdown') intervenue durant le mois de janvier.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 25/04/2019

Croissance organique de 8,5% au 1er trimestre

Publié le 25/04/2019

A données comparables, le chiffre d'affaires de Saint-Gobain sur le T1 s'inscrit en hausse de +5,7%, tiré à la fois par les prix et par les volumes,...

Publié le 25/04/2019

Capgemini a réalisé au 1er trimestre 2019 un chiffre d’affaires en hausse de 9,2 %, à 3,441 milliards d’euros. La croissance à taux de change constants s’élève à 6,7 %. L’impact des…

Publié le 25/04/2019

Croissance organique de 5% au 1er trimestre

Publié le 25/04/2019

Technicolor fait part de son activité du premier trimestre 2019...