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Wall Street pique du nez avec le Covid-19 et les élections US

| Boursier | 761 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York perd environ 3% mercredi soir, alors qu'une vague d'aversion au risque fait son retour sur les marchés financiers.

Wall Street pique du nez avec le Covid-19 et les élections US
Credits Reuters

La Bourse de New York perd environ 3% mercredi soir, alors qu'une vague d'aversion au risque fait son retour sur les marchés. La résurgence de l'épidémie de coronavirus, qui a forcé l'Allemagne et la France à se reconfiner partiellement, et les incertitudes sur l'issue de l'élection américaine du 3 novembre, poussent les investisseurs vers des valeurs refuge, à savoir le dollar et les obligations d'Etat. L'or ne profite pas du mouvement de fuite vers la sécurité, tandis que le pétrole dégringole de plus de 5%.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones abandonne 3,05% à 26.626 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 2,89% à à 3.292 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, flanche de 2,94% à 11.094 pts.

Sur le Nymex, le baril de brut WTI chute de 5,7% à 37,31$ et l'once d'or perd 1,6% à 1.881,40$. L'indice du dollar reprend 0,5% face à un panier de 6 devises de référence.

Plus tôt, en Europe, les marchés ont subi un coup de tabac, alors que la France s'apprête à annoncer un nouveau confinement national, et que l'Allemagne va fermer de nombreux commerces, dont les bars et restaurants pour plusieurs semaines, pour tenter de juguler la 2e vague de coronavirus. L'EuroStoxx 50 a perdu 3,5% après avoir lâché plus de 4% sur les deux séances précédentes, tandis que le CAC 40 a perdu 3,37% après -1,77% mardi et -1,9% lundi...

A Wall Street, l'ensemble des 11 indices sectoriels du S&P 500 sont en berne, dont les technologiques (-3,9%) et les services de communication (-3,7%). Les grandes technos pèsent sur la cote, dont Salesforce (+4,7%), Apple (-3%), Facebook (-5,1%) et Twitter (-5,6%). Microsoft perd 4,2% malgré la publication de résultats supérieurs aux attentes.

Forte hausse du nombre d'infections au Covid-19 aux Etats-Unis

Les marchés financiers ont été surpris de la rapidité de l'aggravation de la situation sanitaire, qui fait craindre une rechute de l'économie, qui a entamé une reprise dynamique depuis l'été dernier. Aux Etats-Unis, le nombre d'infections nouvelles a dépassé les 70.000 mardi après avoir touché un record de plus de 80.000 en fin de semaine dernière. Le nombre de nouveaux cas sur 7 jours glissants est désormais au plus haut depuis le début de la pandémie, signalant une accélération de l'épidémie, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins.

Depuis le début de la pandémie, plus de 44 millions de cas ont été recensés dans le monde, dont 8,8 millions aux Etats-Unis, près de 8 millions en Inde et 5,44 millions au Brésil. L'épidémie de Covid-19 a fait 1,17 million de morts dans le monde depuis son apparition, dont 226.728 aux USA, 157.946 au Brésil et 120.010 en Inde...

Aux Etats-Unis, le nombre de cas augmente fortement dans de nombreuses régions du Midwest et centre-Ouest, où les hôpitaux commencent à être sous tension. En Europe, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé mercredi un reconfinement partiel de la population. L'Allemagne va ainsi fermer ses restaurants, ses institutions culturelles et ses activités de loisir et de sports à partir de lundi prochain pour un mois, jusqu'au 30 novembre. En France, le président Emmanuel Macron devait lui aussi annoncer à 20h un nouveau confinement, sous une forme un peu différente du printemps, en maintenant une partie de l'activité économique.

Joe Biden reproche à Trump sa gestion de la crise sanitaire

Dans ce contexte sanitaire inquiétant, la campagne électorale continue de battre son plein aux Etats-Unis, où le président Donald Trump a encore prévu de nombreux meetings cette semaine. A six jours du scrutin, son adversaire démocrate Joe Biden reste en tête dans les sondages, et concentre ses attaques sur la gestion de la pandémie.

Donald Trump continue de minimiser cette crise après avoir lui-même vaincu la maladie début octobre. "Covid, Covid, Covid, chantent à l'unisson les médias de désinformation", a-t-il tweeté mercredi. "Ils ne vont parler de rien d'autre jusqu'au 4 novembre", lendemain du scrutin, s'est-il exclamé.

Mardi, Joe Biden avait tancé son adversaire en rappelant que "plus de 225.000 Américains sont morts de la Covid-19 (...) Des millions de personnes sont au chômage, au bord du gouffre. Et Donald Trump a abandonné", a-t-il ajouté, faisant allusion à une petite phrase du chef de cabinet de la Maison Blanche, Mark Meadows, qui avait affirmé le week-end dernier que le gouvernement se concentrait sur l'élaboration d'un vaccin plutôt que sur le contrôle de la pandémie.

Le nouveau plan de relance budgétaire s'éloigne...

Pendant ce temps, les discussions entre la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, au sujet d'un nouveau "package" budgétaire de soutien à la croissance aux Etats-Unis n'ont pas abouti. Même si un accord de dernière minute était trouvé, les chances de le faire adopter avant l'élection de mardi prochain sont désormais infimes.

Les marchés craignent que le plan soit alors reporté au début 2021, après la prise de fonction du nouveau président et celle des nouveaux représentants et sénateurs (toute la chambre et un tiers du Sénat seront renouvelés le 3 novembre). Le risque d'un report serait encore plus élevé si le résultat des urnes était très serré mardi prochain, et susceptible d'être contesté... Donald Trump a déjà signalé qu'il envisageait d'intenter des recours en cas de défaite.

Le pétrole replonge face aux incertitudes sanitaires

Les cours du pétrole dégringolent mercredi face à la crainte d'une demande réduite par la recrudescence du Covid-19, et alors que les stocks américains de brut ont rebondi la semaine dernière. Le contrat de décembre sur le baril de brut léger américain (WTI) plonge de 5,7% à 37,31$ sur le Nymex, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en décembre chute de 5,1% à 39,07$, retombant sous le seuil des 40$.

Aux Etats-Unis, pour la semaine close au 23 octobre, les stocks de brut hors réserve stratégique ont progressé de 4,3 millions de barils, alors que le consensus tablait sur une hausse moins importante, de 1,5 million de barils.

L'or a rechuté de 1,6% à 1.881,40$ pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Le métal jaune gagne encore environ 23% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques liées à la crise sanitaire. Mais lors des coups de tabacs boursiers, les investisseurs sont amenés à vendre afin de répondre à des appels de marge de leurs brokers sur les marchés d'actions. L'or souffre aussi du rebond du dollar, qui renchérit les achats de métal jaune pour les acheteurs internationaux.

Sur le marché des changes, le dollar fait figure de valeur-refuge. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) regagne mercredi 0,54% à 93,45 points, tandis que l'euro cède 0,39% à 1,1749$. L'euro est sous pression à la veille d'une réunion de la BCE, dont les marchés attendent de nouvelles mesures face à l'aggravation de la crise sanitaire.

Sur le marché obligataire américain, le rendement de l'obligation d'Etat (T-Bond) à 10 ans recule d'un point de base, revenant à 0,76%. Ce taux avait atteint vendredi un pic à 0,84%, au plus haut depuis juin, dans l'anticipation de l'adoption rapide d'un plan de soutien budgétaire, une hypothèse qui s'éloigne désormais.

VALEURS A SUIVRE

Cette semaine, 186 compagnies du S&P 500, soit plus d'un tiers du total de l'indice, publient leurs comptes du 3e trimestre, dont les grandes "technos". Quatre GAFAM, Alphabet, Apple, Facebook et Amazon, publieront tous jeudi soir.

Le "M" de Gafam, Microsoft (-4,2%) a ouvert le bal dès mardi soir, en annonçant des bénéfices et des ventes supérieurs au consensus des analystes pour le 1er trimestre de son exercice fiscal en cours. Le géant informatique américain, qui s'est concentré ces dernières années sur l'informatique dématérialisée, a publié un bénéfice net de 13,9 milliards de dollars pour son 1er trimestre fiscal, soit 1,82$ par action, contre 1,38$ par action un an plus tôt (+38% !), et largement supérieur aux attentes des analystes, qui étaient logées à 1,54$ par action. Les ventes ont elles aussi dépassé les prévisions, en progressant de 12,5% pour atteindre 37,2 Mds$ contre 33,06 Mds$ au 1er trimestre de 2019. Le consensus tablait sur 35,76 Mds$.

General Electric (+9%) a annoncé une perte trimestrielle réduite et un cash flow positif, alors que le géant industriel et financier américain réduit ses coûts dans les divisions énergie et aviation. Le groupe, qui avait annoncé des plans de réduction des dépenses de 2 milliards de dollars, a dévoilé pour son troisième trimestre une perte des opérations poursuivies de 1,2 milliard de dollars, contre 9,5 milliards un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 6 cents, contre -4 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 19,4 milliards de dollars, alors qu'ils étaient anticipés à 18,7 milliards. Les revenus du segment aviation ont dépassé les attentes à 4,9 milliards. GE anticipe pour le quatrième trimestre un free cash flow industriel d'au moins 2,5 milliards. Le FCF industriel 2021 est attendu positif.

UPS (-6,9%) a dépassé les attentes de profits sur le trimestre clos, avec la progression des livraisons à domicile dans un contexte de pandémie. Le volume quotidien moyen aux États-Unis, marché phare du groupe, a progressé de près de 14%. D'ailleurs, le mois dernier, le groupe a annoncé qu'il allait recruter... plus de 100.000 salariés pour la saison des fêtes. Sur le trimestre écoulé, le bénéfice net est ressorti à 2 milliards de dollars environ, 2,24$ par titre, contre 1,75 milliard un an avant. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 2,28$, contre 1,9$ de consensus. Les revenus ont atteint 21,2 milliards de dollars, contre 18,3 milliards un an plus tôt.

Fiat Chrysler Automobiles (-4%) a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice opérationnel positif, aidé en cela par une belle performance du marché américain. Le constructeur automobile a dévoilé sur la période close un Ebit ajusté de 2,28 milliards d'euros, dépassant nettement le consensus de place. Le bénéfice opérationnel a augmenté de 26% à 2,54 milliards d'euros en Amérique du Nord, ce qui représente un record, avec un taux de marge de 13,8%. L'Ebit ajusté est ressorti légèrement positif en Amérique latine. Les régions EMEA et APAC sont en revanche en pertes. Le groupe FCA, qui avait abandonné sa guidance du fait de la pandémie, table désormais sur un Ebit ajusté 2020 allant de 3 à 3,5 milliards d'euros, sous réserve de perturbations éventuelles liées à la crise sanitaire.

Blackstone (-4,1%), le géant de la gestion d'actifs, a annoncé pour son troisième trimestre un bénéfice distribuable en croissance de 9% à 772 millions de dollars, contre 710 millions un an avant. Le bénéfice distribuable par action est ressorti à 63 cents, alors que le consensus était de 57 cents. Le portefeuille de private equity s'est apprécié de 12% sur le trimestre, ce qui ressort supérieur à la performance du S&P500. Durant la période, Blackstone a mené à bien la cession pour 7 milliards de dollars de Cheniere Energy Partners à Brookfield Asset Management et Blackstone Infrastructure Partners. Le bénéfice net GAAP est ressorti à 795 millions de dollars. Les actifs sous gestion en fin de période totalisaient 584 milliards, contre 564 Mds$ un trimestre avant.

Boeing (-3%). Sur les trois mois clos fin septembre, le groupe a essuyé un déficit net de 466 millions de dollars, sa quatrième perte trimestrielle consécutive, ou un bpa de -79 cents, contre un profit de 1,17 Md$ ou 2,05$ par action un an plus tôt. La perte ajustée par action ressort à 1,39$ contre un consensus de 2,35$. Les revenus ont reculé de 29% à 14,14 Mds$, en ligne avec les attentes. Les recettes de la branche aviation commerciale ont fondu de 56% à 3,6 Mds$ en lien avec la chute de 55% des livraisons à 28 appareils. Boeing a encore brûlé 5 Mds$ de cash sur la période, et plus de 15 Mds$ sur les neuf premiers mois de l'exercice.

Le groupe a confirmé le maintien de ses cadences de production pour ses gros porteurs, revues en forte baisse en juillet, et il a redit viser une production de 31 monocouloirs par mois à l'horizon du début 2022. Malgré cette période très compliquée pour l'ensemble de l'industrie, le carnet de commandes de Boeing reste colossal, à 393 milliards de dollars, avec notamment plus de 4.300 avions commerciaux.

Mastercard (-6%) a annoncé pour le troisième trimestre un bénéfice net de 1,5 milliard de dollars et 1,51$ par action, contre 2,1 milliards de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 1,60$, contre 2,15$ un an plus tôt et 1,65$ de consensus. Les revenus ont décliné à 3,84 milliards de dollars, contre 4,12 milliards un an auparavant et 3,96 milliards de consensus de marché. Ajay Banga, patron du groupe, voit des signes encourageants en matière de dépense domestique, mais les dépenses de voyages demeurent sous pression.

Apple (-3%) renforcerait ses efforts en vue du développement de sa propre technologie de recherche sur Internet destinée aux iPhone, alors que les autorités s'interrogent sur l'accord liant le groupe à la pomme à Google. C'est ce qu'indique notamment le Financial Times. Actuellement, Google paye des milliards de dollars annuellement à Apple pour faire de son moteur de recherche l'outil par défaut sur les iPhone. Néanmoins, le Département américain de Justice a ouvert un dossier la semaine dernière sur les paiements effectués par Google à Apple pour rester le moteur de recherche privilégié. Le DoJ estime que Google débourse entre 8 et 12 milliards de dollars, payés à Apple pour rester son outil par défaut.

Alphabet (-5%). Par ailleurs, l'autorité italienne de concurrence a ouvert une enquête sur ce même Google pour abus présumé de position dominante sur l'affichage de la publicité en ligne en Italie...

General Dynamics (-0,3%). Le bénéfice par action du contractant américain de défense est ressorti à 2,9$ sur le trimestre clos, contre 2,85$ de consensus et 2,18$ un an avant. Les revenus trimestriels se sont établis à 9,43 milliards de dollars sur cette période close en septembre, proches des attentes, contre 9,76 milliards un an avant.

Anthem (-4,3%) a dévoilé des trimestriels supérieurs aux attentes de marché avec la réduction des dépenses. Le bénéfice par action est ressorti à 4,2$, contre 4,04$ de consensus. Les revenus ont totalisé 30,65 milliards de dollars, dépassant de 3% le consensus, contre 26,44 milliards un an plus tôt.

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