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Wall Street : nouvelle chute des valeurs technologiques, Tesla malmené

| Boursier | 1132 | 4 par 1 internautes

Wall Street, en pause hier lundi pour célébrer le 'Labor Day', reprend en forte baisse ce mardi suite aux nouvelles attaques de Trump contre la Chine...

Wall Street : nouvelle chute des valeurs technologiques, Tesla malmené
Credits Reuters

Wall Street, en pause hier lundi pour célébrer le 'Labor Day', reprend en forte baisse ce mardi suite aux nouvelles attaques de Trump contre la Chine. L'indice large S&P500 cède 1,84% à 3.364 pts et le DJIA perd 1,69% à 27.657 pts. Le Nasdaq décroche même de 2,36% à 11.046 pts, les investisseurs se délestant des grands noms technologiques de la cote aussi aveuglément qu'ils les avaient achetés quelques semaines auparavant. Le baril de brut WTI dévisse de 9% sur le Nymex à 36,3$, au plus bas de trois mois, alors que le Brent abandonne 6,2% à 39,4$. L'once d'or recule de 0,3% à 1.928$.

Sur le front économique sur la cote américaine, on pourra suivre à 21 heures, pour les puristes, les chiffres du crédit à la consommation du mois de juillet (consensus +13 milliards de dollars). Le rapport JOLTS sur les ouvertures de postes aux USA pour le mois de juillet sera communiqué demain mercredi à 16 heures (consensus 5,95 millions).

L'incertitude persistante autour du Brexit pèse par ailleurs sur les marchés, avec le regain de tension entre Londres et Bruxelles sur les relations post-Brexit et à l'aube d'une nouvelle session de négociations à Londres.

Dans l'actualité économique internationale ce jour, l'économie de la zone euro s'est contractée un peu moins que prévu au deuxième trimestre, selon les chiffres révisés d'Eurostat. Le PIB des 19 pays de la zone a chuté de 11,8% par rapport aux trois mois précédents et de 14,7% sur un an. L'estimation de juillet était de -12,1% d'un trimestre sur l'autre et -15% en rythme annuel. Pour l'ensemble de l'Union européenne, la baisse du PIB ressort à 11,4% par rapport au T1 et 13,9% en glissement annuel.

L'excédent commercial allemand a dépassé les attentes. Le déficit commercial français est ressorti 'en ligne'... Les ventes italiennes de détail ont décliné plus que prévu.

Le PIB final japonais communiqué également aujourd'hui est ressorti en retrait de 7,9% contre -8,1% de consensus de marché.

Le dernier bilan mondial de l'épidémie du nouveau coronavirus fait ressortir 27,37 millions de cas confirmés dans le monde, dont plus de 6,3 millions aux États-Unis, 4,28 millions en Inde et 4,15 millions au Brésil. Selon l'Université Johns Hopkins, la pandémie a fait 893.382 morts dans le monde depuis son émergence, dont 189.236 aux USA, 126.960 au Brésil et 72.775 en Inde. 67.781 décès sont recensés au Mexique.

Néanmoins, quelques signaux positifs sont décelés qui restent à confirmer, notamment au Brésil et en Inde, où le nombre de cas quotidiens semble avoir atteint un pic. L'Inde a fait état d'une hausse record du nombre de décès dus au virus sur 24 heures avec 1.133 morts, portant le bilan à 72.775 morts. Le ministère local de la Santé a recensé 75.809 nouveaux cas, niveau certes encore très élevé, mais qui marque un déclin en comparaison des journées précédentes. Le recul du nombre de cas quotidiens est encore plus prononcé au Brésil. Le pays a enregistré 10.273 nouveaux cas et 310 décès supplémentaires au cours des vingt-quatre dernières heures selon le ministère de la Santé.

Aux États-Unis, la joute entre Trump et Biden sur le sujet du coronavirus se poursuit. Le président américain a même qualifié hier Joe Biden de "stupide" et exigé des excuses de son adversaire démocrate, qui critique évidemment sa gestion de la crise sanitaire. Trump évoque, de la part de son opposant, une rhétorique anti-vaccin. Lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, Trump, qui reste devancé par Biden dans les sondages en vue de la présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis, s'est donc montré très virulent contre le candidat démocrate et sa colistière Kamala Harris. Harris a indiqué qu'elle ne ferait pas confiance à Trump si un vaccin contre le covid-19 était prêt avant le scrutin.

"Joe Biden et sa colistière très à gauche, la personne la plus à gauche au Congrès soit dit en passant - pas une personne compétente de mon point de vue, détruirait ce pays et cette économie - devraient immédiatement présenter des excuses pour la rhétorique anti-vaccin irresponsable qu'ils utilisent", a lancé Trump. "Cela discrédite la science", a même estimé le président américain...

Donald Trump, en pleine campagne électorale, n'a pas hésité lundi à faire la promotion de ce qu'il appelle un "découplage" entre les économies des Etats-Unis et de la Chine. "Quand on mentionne le mot 'découpler', c'est un mot intéressant", a dit le président américain lundi soir lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, en assurant que cela ne ferait pas perdre d'argent aux Etats-Unis. Il a aussi promis de relocaliser des emplois de la Chine vers les Etats-Unis, un thème qui figurait déjà au coeur de sa campagne de 2016...

"Nous perdons des milliards de dollars et si nous ne faisions pas d'affaires avec eux (ndlr: les Chinois), nous ne perdrions pas des milliards de dollars... Ça s'appelle le découplage, donc on va commencer à y penser", a-t-il ajouté. "Si Biden gagne, la Chine gagne car la Chine prendra possession de ce pays", a-t-il ajouté, attaquant Joe Biden, son adversaire démocrate pour la présidentielle du 3 novembre prochain.

"Nous allons faire de l'Amérique la superpuissance industrielle du monde et mettre fin à notre dépendance à la Chine une bonne fois pour toutes. Que ce soit par un découplage ou en instaurant des droits de douane massifs comme je l'ai déjà fait, nous allons mettre fin à notre dépendance à la Chine car on ne peut pas se fier à la Chine", a dit le président américain, qui accuse Pékin d'être responsable de la pandémie due au nouveau coronavirus.

"Nous allons rapatrier des emplois de la Chine vers les Etats-Unis et nous allons imposer des tarifs sur les entreprises qui désertent l'Amérique pour créer des emplois en Chine et dans d'autres pays", a-t-il poursuivi.

Après un bras de fer commercial de deux ans, marqué par un relèvement des droits de douane sur des centaines de milliards de dollars de marchandises de part et d'autre, les Etats-Unis et la Chine ont signé le 15 janvier 2020 un accord commercial 'de phase 1', qui prévoit notamment que Pékin accroisse de 200 milliards de dollars ses achats de produits américains sur les deux prochaines années. La crise du coronavirus a cependant contribué à tendre les relations entre les deux pays, même si officiellement, l'accord de janvier reste en vigueur. Mais à la fin juin, moins de la moitié (46%) des achats attendus à ce stade avaient été réalisés par Pékin, selon des données compilées par le Peterson Institute for International Economics (PIIE).

Au-delà de la rivalité commerciale, les deux pays s'affrontent sur le terrain des technologies : Washington, qui soupçonne les entreprises chinoises d'espionner pour le compte de Pékin, tente de forcer la vente aux USA de l'application TikTok, filiale du Chinois Bytedance.

Les Etats-Unis ont aussi banni Huawei, géant chinois des télécoms, de leurs réseaux télécoms et ils cherchent à convaincre leurs alliés d'écarter Huawei des réseaux 5G, la cinquième génération de l'internet mobile.

Les valeurs

Tesla dévisse encore de... 14%. La chute est à la hauteur du vertigineux rallye antérieur. Le groupe d'Elon Musk n'intègrera pas l'indice large S&P500, alors que les opérateurs spéculaient sur une telle inclusion.

Tesla a bouclé la vente de 5 milliards de dollars d'actions ordinaires en fin de semaine dernière. Standard & Poor's a néanmoins cassé l'ambiance en indiquant que le dossier n'allait pas rejoindre son indice phare pour l'instant... Depuis les récents pics boursiers historiques, Tesla a perdu un quart de sa valeur boursière, ce qui commence à piquer un peu.

Catalent (+1%) et Etsy (+5%) sont plus chanceux, et progressent avec l'annonce par S&P Dow Jones de leurs entrées dans le S&P500, attendues le 21 septembre. Teradyne (-1%) va également intégrer l'indice large de Wall Street. H&R Block, Coty et Kohl's sortent en revanche de l'indice.

General Motors (+8%). La Hongguang Mini EV, une mini-voiture électrique construite par la coentreprise chinoise du groupe américain, est devenue en août le véhicule électrique le plus vendu en Chine, dépassant même le Model 3 de Tesla. C'est du moins ce qui ressort des statistiques mensuelles de l'Association des constructeurs chinois de voitures individuelles.

Nikola (+39% !), constructeur automobile américain basé à Phoenix, flambe sur un partenariat avec GM concernant son 'super truck' électrique. General Motors gèrera ainsi l'ingénierie et la production du Nikola Badger. GM va obtenir 11% du capital de Nikola pour 2 milliards de dollars, ainsi que le droit de nommer un administrateur. Nikola anticipe, grâce à cet accord, des économies de plus de 4 milliards de dollars en batteries et groupes motopropulseurs sur dix ans. 1 milliard de dollars de coûts d'ingénierie et validation seraient économisés. Le Badger doit entrer en production fin 2022.

Apple (-3%), Amazon (-2%), Facebook (-2%), Microsoft (-3%) et Alphabet (-2%) ne sont pas épargnés. Apple lancerait pourtant mi-septembre la production d'iPhone compatibles avec les réseaux 5G, selon l'agence japonaise Nikkei. Le groupe de Cupertino aurait par ailleurs commencé à produire un nouveau produit appelé AirTags qui aiderait les utilisateurs à suivre les objets perdus avec leurs iPhone.

Mylan (-1%) a scellé le rachat des droits du laboratoire sud-africain Aspen Pharmacare sur ses activités d'anticoagulants en Europe pour 642 millions d'euros.

ExxonMobil (-4%), le colosse pétrolier texan, aurait besoin de 48 milliards de dollars d'ici la fin de l'année prochaine pour financer ses opérations, ses projets de développement, et tenir ses engagements en matière de rémunération des actionnaires, selon Reuters et des estimations de marché. Ainsi, Exxon pourrait couper dans les coûts de manière conséquente, ce qui pourrait remettre en question le dividende.

Beyond Meat (+6%), le producteur de substituts de viande à partir de plantes basé à Los Angeles, a signé un accord en vue de l'ouverture d'un site de production près de Shanghai.

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