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Wall Street : Nasdaq et Dow Jones sous pression, alors que l'inflation menace

| Boursier | 375 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine fléchit ce mercredi, plombée essentiellement par les craintes de plus en plus vives concernant une potentielle inflation durable,...

Wall Street : Nasdaq et Dow Jones sous pression, alors que l'inflation menace
Credits Reuters

La cote américaine fléchit ce mercredi, plombée essentiellement par les craintes de plus en plus vives concernant une potentielle inflation durable, qui contraindrait les banques centrales à durcir rapidement leurs politiques. Le DJIA est orienté en retrait de 0,89% à 34.004 pts, alors que le S&P 500 perd 0,60% à 4.319 pts. Le Nasdaq abandonne 0,22% à 14.406 pts. Le baril de brut WTI cède 1,7% à 77,6$. L'once d'or se stabilise à 1 763$. L'indice dollar gagne 0,3% face à un panier de devises. Le bitcoin bondit de 9% sur 24 heures, sur les 54 000$ !

Le rapport d'ADP sur l'emploi privé américain du mois de septembre a fait ressortir des créations de postes au nombre de 568 000, bien plus nombreuses que prévu. Le consensus FactSet était 462 500 créations de postes, tandis que le consensus Bloomberg était de 430 000. Les créations de postes dans le privé en août ont été révisées à 340 000, contre 374 000 précédemment. En septembre, les grandes entreprises ont généré 390 000 emplois, les moyennes 115 000 et les petites 63 000... Il s'agit donc d'un bon rapport supplémentaire sur l'emploi, ce qui devrait conforter la Fed dans sa volonté de procéder rapidement au 'tapering', réduction des achats d'actifs mensuels actuellement logés à 120 milliards de dollars.

Le rapport du Département américain à l'Énergie sur les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 1er octobre, a fait ressortir une augmentation de 2,3 millions de barils des stocks de brut hors réserve stratégique, en comparaison de la semaine antérieure, ainsi qu'une hausse de 3,3 millions de barils des stocks d'essence et qu'un repli de 0,4 million de barils des stocks de produits distillés.

L'impasse sur le plafond de la dette semble encore loin d'être résolue. The Hill note que les démocrates du Sénat ont organisé mardi un déjeuner à huis clos au cours duquel ils ont discuté de la création d'une exemption à l'obstruction systématique pour le plafond de la dette. Bien que Biden ait déclaré qu'une exclusion est une solution possible, il n'est pas évident qu'il y ait suffisamment de soutien au sein du caucus pour une telle décision. Les démocrates ont soumis un autre projet de loi au vote mercredi pour suspendre le plafond de la dette jusqu'en décembre 2022, mais il devrait être bloqué par les républicains du Sénat, le chef de la minorité McConnell ne montrant aucun signe de repli. Les démocrates peuvent utiliser la réconciliation pour faire passer une augmentation du plafond de la dette au Sénat, mais cela a été considéré comme un échec lors du déjeuner à huis clos. Le temps presse pour résoudre le problème, la Secrétaire au Trésor, Janet Yellen, ayant prévenu que les "mesures extraordinaires" allaient être épuisées d'ici le 18 octobre.

Le chef de la minorité sénatoriale Mitch McConnell avait précédemment adressé une lettre au président Biden réitérant que les démocrates allaient devoir faire cavalier seul et relever le plafond de la dette 'par la réconciliation'. Biden a déclaré plus tard qu'il ne pouvait pas promettre au peuple américain que les États-Unis ne dépasseraient pas le plafond de la dette plus tard ce mois-ci. Ceci est conforme à la position du chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, qui a exclu le recours à la réconciliation pour relever le plafond de la dette. Schumer a déclaré plus tôt que le Congrès devait résoudre le problème imminent du plafond de la dette d'ici la fin de cette semaine, soulignant que Washington ne pouvait s'offrir le luxe d'attendre le 18 octobre. Yellen a averti la semaine dernière que l'Etat fédéral pourrait se trouver à court de financement dès le 18 octobre, appelant le Congrès à relever ou à suspendre le plafond de la dette autorisée, aujourd'hui fixé autour de 28 000 milliards de dollars.

Schumer a fixé à ce jour un vote pour une suspension du plafond de la dette. Le leader de la majorité au Sénat a donc organisé ce vote où il aura besoin de 60 voix pour briser une obstruction et progresser vers une suspension potentielle du plafond de la dette jusqu'en décembre 2022. Cela nécessiterait que 10 républicains rompent les rangs au Sénat, ce qui est... extrêmement improbable. "Avant la fin de cette semaine, le Sénat doit remettre un projet de loi sur le bureau du président pour faire face à la crise aiguë du plafond de la dette", a déclaré Schumer lundi. "Même un quasi-accident peut avoir des conséquences dramatiques. Chaque jour où nous retardons l'action, nous augmentons les chances de causer des dommages irréversibles à notre système financier mondial, à notre reprise économique et à la confiance dans la capacité de notre pays à payer ses dettes", a ajouté Schumer.

Les républicains ont signalé à plusieurs reprises qu'ils n'avaient pas l'intention d'autoriser un vote majoritaire sur l'augmentation de la dette ou d'aider les démocrates à obtenir les 60 voix nécessaires pour briser une obstruction. Le chef de la minorité sénatoriale, Mitch McConnell, a réitéré lundi qu'il appartenait aux démocrates de relever le plafond de la dette.

La Chambre des représentants avait adopté en septembre un projet de loi suspendant le plafond de la dette jusqu'à la fin de l'année 2022... Alors que Biden souhaite une initiative bipartisane, l'opposition républicaine pourrait ultimement contraindre les démocrates à utiliser la procédure de réconciliation, permettant une adoption de loi au Sénat à une majorité simple (51 voix), contre une exigence classique de 60 voix. Les démocrates ont différentes options pour prolonger le plafond de la dette si la tentative de Schumer échoue, y compris cette réconciliation, un nouveau projet de loi, la recherche de lacunes légales et l'offre de concessions aux républicains, énumère Bloomberg.

Pendant ce temps, les démocrates semblent enfin parvenir à réduire quelque peu leurs désaccords internes sur le programme de dépenses sociales avec une fourchette globale de 2 200 à 2 500 milliards de dollars en cours de discussion, dit le Washington Post. Alors que la voie vers de nouvelles mesures de relance budgétaire reste compliquée, l'écart entre modérés et progressistes sur le projet de loi de réconciliation semble diminuer. Selon CNN, le sénateur démocrate Joe Manchin a déclaré qu'il n'exclurait pas un projet de loi de réconciliation de 1 900 à 2 200 milliards, conformément à une fourchette mentionnée par le président Biden ces derniers jours. Cependant, Manchin a réitéré mardi soir sa préférence pour un niveau de 1 500 milliards, selon le Washington Post. Les progressistes se rapprochent également de la fourchette de Biden, la représentante Pramila Jayapal évoquant un montant allant de 2 500 à 2 900 milliards - plus proche de l'extrémité supérieure. Un accord sur le projet de loi de réconciliation est nécessaire pour que les progressistes soutiennent le package d'infrastructure bipartite d'environ 1 000 milliards.

Une réunion sino-américaine de haut niveau est prévue ce jour. Reuters cite une déclaration de la Maison Blanche selon laquelle le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan s'entretiendra aujourd'hui avec le haut diplomate chinois Yang Jiechi en Suisse, confirmant l'engagement des deux pays à renforcer la communication dans un contexte de rivalité stratégique grandissante. Ces informations confirment une fuite du SCMP, dans laquelle des sources ont décrit la réunion comme une étape vers la relance des lignes de communication, et ont suggéré qu'un point à l'ordre du jour était la possibilité d'un sommet entre Xi Jinping et Joe Biden.

D'autres sources de presse indiquent quant à elles que Xi ne participera pas au G20 de Rome, ce qui avait déjà été signalé depuis un certain temps.

Avant-hier, l'USTR Katherine Tai signalait des plans pour des conversations "franches" avec ses homologues chinois concernant l'accord commercial de la phase 1, et semblait pessimiste quant à l'évolution de la situation. Tai a déclaré qu'elle chercherait à rencontrer le vice-premier ministre chinois Liu He dans les prochains jours pour revoir l'accord de phase 1. La représentante des Etats-Unis pour les questions commerciales internationales, Tai, a indiqué qu'elle allait soulever des préoccupations sur les pratiques commerciales centrées sur l'Etat et non compétitives de la Chine. Elle informera Pékin de ses inquiétudes durant les pourparlers sur l'accord commercial. Tai précise que Washington explorera le développement de nouveaux outils pour défendre les intérêts économiques américains face à la Chine.

Sur le front géopolitique cette fois, Biden s'est entretenu avec Xi Jinping au sujet de Taïwan et les deux dirigeants sont convenus de respecter l'accord de Taïwan. "J'ai discuté avec Xi de Taïwan. Nous sommes d'accord (...) nous respecterons l'accord de Taïwan", a précisé hier soir Biden. "Nous avons affirmé clairement que je ne pense pas qu'il devrait faire autre chose que de respecter l'accord". Le ministère des Affaires étrangères de Taïwan a demandé des éclaircissements aux Etats-Unis après ces propos de Biden. Il a obtenu l'assurance que la politique américaine à l'égard de Taïwan n'avait pas changé et que Washington continuerait d'aider Taipei à disposer de moyens pour se défendre. Les tensions militaires entre Taïwan et la Chine ont atteint "un pic inédit en plus de quatre décennies", a déclaré ce mercredi le ministre taïwanais de la Défense. En quatre jours, 148 appareils de l'armée chinoise ont traversé l'espace aérien taïwanais. Les USA avaient exhorté dimanche la Chine à cesser ses manoeuvres.

Les valeurs

Amazon (+1%) se montre désormais ambitieux dans les jeux vidéo. Le CEO du groupe, Andy Jassy, a indiqué lors d'une conférence technologique que les jeux vidéo pourraient bien devenir sur le long terme la plus importante catégorie du groupe dans le divertissement. Jassy s'est félicité par ailleurs du succès du jeu de rôle en ligne 'New World' développé par Amazon Game Studios et sorti le mois dernier. Il évoque un très bon lancement du jeu, qui afficherait déjà plusieurs millions de joueurs actifs quotidiens. Le patron d'Amazon reconnaît le parcours difficile du groupe sur le segment, alors qu'il tente pendant plusieurs années de faire une incursion dans les jeux vidéo. Jassy affirme qu'il en faut quelques-uns avant de trouver un succès, mais que l'entreprise n'a pas perdu sa détermination, alors que certains se demandent pourquoi Amazon sait tout bâtir sauf des jeux.

Merck (-1%), laboratoire américain éclipsé par Pfizer durant la crise sanitaire, pourrait prendre sa revanche. Le groupe vient de sceller un accord pour l'acquisition d'Acceleron Pharma, groupe biopharmaceutique du Massachusetts, dans le cadre d'une opération de 11,5 milliards de dollars, 180$ par titre en cash. Merck va ainsi renforcer son portefeuille de thérapies dans les maladies rares, avec en particulier le candidat-médicament sotatercept. En outre, Merck discute désormais avec de nombreux pays de la vente de sa pilule Covid-19 expérimentale. En fin de semaine dernière, le titre Merck avait grimpé en direction de ses sommets historiques. Le laboratoire avait en effet communiqué des nouvelles positives concernant un traitement expérimental contre le coronavirus, développé avec la biotech Ridgeback Biotherapeutics. Ce traitement par voie orale, le molnupiravir, réduirait d'environ 50% le risque d'hospitalisation ou de décès chez les patients exposés au risque d'une forme grave de la maladie, à en croire les résultats provisoires d'un essai clinique de Phase 3 publiés vendredi.

L'Australie va s'offrir 300.000 unités du traitement expérimental de Merck contre le covid, a d'ailleurs annoncé hier le Premier ministre Scott Morrison, alors que l'Etat de Victoria a recensé le plus grand nombre quotidien de contaminations depuis le début de la pandémie. Le molnupiravir, susceptible de devenir le premier traitement antiviral par voie orale contre le covid, pourrait réduire de moitié les risques de décès ou maladie grave chez les personnes à risque. Il pourrait être disponible en Australie d'ici le début de l'année prochaine si le régulateur national des médicaments approuve le traitement, a indiqué Scott Morrison. Merck devrait produire dix millions d'unités d'ici la fin de l'année.

D'après le Financial Times, Merck pourrait en outre procéder à de nouvelles acquisitions. Le CEO du groupe, Rob Davis, a confié au FT qu'il continuait à étudier des cibles permettant à Merck de développer son portefeuille. "Je suis convaincu que nous avons la puissance de feu, la capacité, la concentration et l'urgence de le faire. C'est la première étape d'un voyage pour continuer à développer notre pipeline afin que nous ayons la capacité de croître de manière durable au cours de la prochaine décennie (...) Nous ne serons pas limités par le bilan".

Nvidia (+1%) propose des concessions à l'Union européenne pour parvenir à obtenir le feu vert concernant l'acquisition du concepteur de puces britannique Arm pour 54 milliards de dollars. C'est du moins ce qu'indique un document de la Commission européenne consulté par l'agence Reuters. La Commission a fixé une date limite au 27 octobre pour rendre son verdict.

Les régulateurs ont des doutes sur la promesse de Nvidia de permettre à ses concurrents un accès équitable et continu aux conceptions d'Arm une fois l'accord conclu. La Commission doit demander l'avis des concurrents et des clients de Nvidia avant de décider si elle accepte les concessions, en demande davantage ou préfère ouvrir une enquête approfondie d'une durée de quatre mois. Nvidia affirme qu'il maintiendra Arm en tant que fournisseur de technologie "neutre", tentant de rassurer certains clients, en particulier Qualcomm, Samsung et Apple. Les clients d'Arm, dont Broadcom, MediaTek et Marvell, sont quant à eux favorables au deal. Arm est pour l'heure détenu par le Japonais SoftBank.

Constellation Brands (stable), groupe américain actif dans la production et la distribution de boissons alcoolisées, a annoncé pour son deuxième trimestre fiscal de l'exercice 2022 des résultats inférieurs aux attentes. Le groupe aux marques Corona et Modelo a révélé pour ce trimestre clos en août un bénéfice ajusté par action en recul de 14% à 2,38$, pour des revenus en retrait de 5% à 2,37 milliards de dollars. Le consensus était de 2,77$ de bénéfice ajusté par action pour 2,3 milliards de dollars de revenus. Le groupe table sur une progression des volumes de bière au second semestre. Pour l'exercice, Constellation table sur un bénéfice ajusté par action allant de 10,15 à 10,45$, une révision en hausse de la guidance, alors que les ventes de bière sont espérées en croissance de 9 à 11%. Ainsi, les anticipations de ventes sont aussi revues en hausse, malgré le faible deuxième trimestre.

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