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Wall Street : modeste rebond grâce à une pause sur les taux d'intérêts

| Boursier | 386 | 3 par 1 internautes

Après avoir vécu mardi sa pire séance depuis environ 4 mois, la Bourse de New York tente de se reprendre mercredi, profitant d'un répit dans l'envolée des taux d'intérêts.

Wall Street : modeste rebond grâce à une pause sur les taux d'intérêts
Credits Reuters

Après avoir vécu mardi sa pire séance depuis environ 4 mois, la Bourse de New York tente de se reprendre mercredi, profitant d'un répit dans l'envolée des taux d'intérêts, qui se sont nettement tendus depuis que la Fed a confirmé, il y a une semaine, son intention de commencer bientôt à réduire son soutien monétaire aux marchés. Les investisseurs suivent aussi de près les joutes politiques qui se poursuivent à Washington, qui menacent de déboucher sur une crise budgétaire et la fermeture des services fédéraux non essentiels à partir de jeudi soir.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones reprend 0,57% à 34.495 points, après une perte de 1,6% mardi, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 0,47% à 4.372 pts (après -2,04% mardi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, regagne 0,16% à 14.570 pts, après une chute de 2,8% la veille.

La totalité des 11 indices sectoriels du S&P 500 rebondissent, avec en tête des "utilities" (+1,5%) et les produits de consommation de base (+1,1%), témoignant d'une posture défensive des investisseurs. Les valeurs technologiques (+0,6%) et les services de communication (+0,4%) se reprennent après leur plongeon d'environ 3% mardi.

Le gaz, le pétrole et les taux font une pause dans leur ascension

Les cours du pétrole et du gaz corrigent ce mercredi, et les taux d'intérêts se stabilisent, mais le dollar continue de grimper (+0,6%), retrouvant son plus haut niveau depuis environ un an face à un panier de devises de référence.

Le baril de pétrole américain WTI cède 0,4% à 74,99$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex tandis que le baril de Brent de la Mer du Nord recule de 0,5% à 78,68$ (contrat de novembre), après avoir dépassé les 80$ mardi matin, au plus haut depuis environ 3 ans. Les prises de bénéfices ont été déclenchées mercredi par l'annonce d'une hausse surprise de 4,6 millions de barils des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis la semaine dernière, après 8 semaines de baisse ininterrompue.

Les cours du gaz naturel, qui avaient flambé de plus de 13% en deux séances, refluent de 7,2% à 5,45$ par million de BTU (British Thermal Unit) pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex. Le gaz reste proche de ses plus hauts depuis la fin 2008, soutenu par une forte demande et des stocks mondiaux insuffisants.

L'or a souffert de la vigueur du dollar, reculant de 0,87% pour revenir à 1.722,40$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le bitcoin reste affaibli mercredi soir, perdant environ 1% sur 24h, autour de 41.478$ sur le site Coindesk, au plus bas depuis début août.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans est retombé à 1,49% en matinée, mais regagnait du terrain mercredi soir à 1,54% (stable par rapport à mardi), contre 1,3% avant les annonces de la Fed du 22 septembre. Les taux US à 30 ans se stabilisent aussi à 2,09% après un passage à 2,04% en matinée. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans a reculé d'un point de base à -0,21%. Côté devises, l'indice du dollar gagnait encore 0,65% mercredi soir à 94,38 points face à un panier de devises, tandis que l'euro perdait 0,68% à 1,1602$.

Powell et Lagarde inquiets de la durée des "goulets d'étranglement"

Les tensions obligataires ont refait surface après une nouvelle intervention de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine. Lors d'un débat organisé par la BCE, il a jugé "frustrant" que les goulets d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement ne se résorbent pas à ce stade de la reprise économique, et il a ajouté s'attendre à ce que cette situation se prolonge en 2022.

Quant à Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, elle a estimé que ces tensions constituaient l'un des principaux risques pour les perspectives économiques de la zone euro. "Combien de temps faudra-t-il pour que ces goulets d'étranglement soient résorbés (...), c'est l'un des points d'interrogation", a-t-elle dit, avant d'évoquer les risques liés à la hausse des prix de l'énergie et ceux de nouvelles vagues de la pandémie de COVID-19.

Craintes sur la croissance, notamment en Chine

Les investisseurs commencent à craindre que les perturbations des marchés énergétiques, et les pénuries annoncées de nombreux produits pour la saison des fêtes de fin d'année, n'entraînent une situation inquiétante de ralentissement conjoncturel accompagné néanmoins d'une forte inflation. Les signes d'essoufflement de la croissance se multiplient notamment en Chine, où les déboires du géant immobilier Evergrande pourraient plomber ce secteur, qui "pèse" non moins de 30% du PIB du pays.

En outre, la Chine fait actuellement face à d'importantes pénuries d'électricité, qui pourraient plomber sa croissance. Ces pénuries s'expliquent par la forte demande, la régulation accrue et l'application des normes environnementales plus strictes, qui ont forcé des centrales à charbon à fermer, entraînant une forte demande de gaz naturel pour compenser cette production.

Aux Etats-Unis, l'indice des promesses de ventes de logements de la National Association of Realtors américaine, publié mercredi, est ressorti en vive hausse à 119,5 en août, contre un consensus FactSet de 111,7. Cela traduit une progression de 8,1% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1%.

Par ailleurs, l'indice de confiance des investisseurs institutionnels mesuré par State Street pour le mois de septembre est ressorti en nette baisse, à 105,9, contre un niveau révisé à 109,9 pour le mois antérieur. La précédente lecture du mois d'août était de 110,1 avant cette révision.

Compte-à-rebours pour éviter un "shutdown" jeudi soir

Sur le front politique, aux Etats-Unis, le bras de fer se poursuit autour de la question du relèvement du plafond de la dette, à l'approche de la fin de l'exercice fiscal des Etats-Unis, ce jeudi 30 septembre à minuit. Si le Congrès ne vote pas de texte avant ce "deadline", les Etats-Unis pourraient connaître un nouvel épisode de "shutddown" , la fermeture des services non essentiels de l'Etat fédéral...

Au-delà du "shutdown", la secrétaire au Trésor Janet Yellen a prévenu mardi lors d'une audition devant le Sénat que l'Etat fédéral aura épuisé le 18 octobre prochain toutes les mesures exceptionnelles pour financer le budget fédéral, ce qui pourrait entraîner un défaut des Etats-Unis sur sa dette. Cet événement sans précédent entraînerait des "calamités" pour l'économie et les marchés financiers, a-t-elle prévenu, en appelant le Congrès à voter rapidement un relèvement ou une suspension du plafond de la dette fédérale afin de permettre le financement des services de l'Etat.

Ce mercredi, le président Joe Biden a annulé un déplacement prévu à Chicago pour se concentrer sur les questions budgétaires afin d'éviter un "shutdown". Les élus démocrates tentent de faire adopter une mesure budgétaire autonome pour éviter un "shutdown". Ils s'attendent désormais également à devoir faire cavalier seul pour augmenter le plafond de la dette, en révisant une résolution budgétaire déjà adoptée, bien qu'il s'agisse d'un processus complexe et long.

En ce qui concerne le projet de loi de réconciliation axé sur les priorités démocrates, le site 'The Hill' a noté un mouvement potentiel de la part des progressistes. Un compromis serait possible autour d'un montant de 2.500 milliards de dollars, de nombreuses incertitudes subsistant toutefois. Par ailleurs, 'Axios' a expliqué comment les démocrates de la Chambre avaient commencé à se rassembler autour d'un accord pour adopter le paquet d'infrastructures physiques bipartite de 1.200 milliards de dollars déjà approuvé par le Sénat.

VALEURS A SUIVRE

Micron (-2%) a publié mardi soir des comptes supérieurs aux attentes pour son 4e trimestre fiscal, achevé fin août, mais a déçu les marchés par ses prévisions plus conservatrices que prévu, qui laissent à penser que Micron fait à son tour face à la pénurie de matériaux qui sévit dans le secteur des semi-conducteurs. Le bénéfice net trimestriel a atteint 2,72 milliards de dollars (2,39$ par action) pour des ventes de 8,27 Mds$, en hausse de 36%. Après ajustements, le bénéfice par action s'élève à 2,42$, plus que doublé par rapport à 2020 (1,08$) et largement supérieur aux 2,33$ attendus par les analystes. Quant aux ventes, elles étaient attendues à 8,23 Mds$.

Les prévisions de Micron, un des principaux producteurs mondiaux de puces-mémoire, ont en revanche laissé les analystes sur leur faim. Le bpa ajusté est attendu entre 2 et 2,20$ par action, pour des ventes anticipées entre 7,45 et 7,85 Mds$, là où le consensus tablait sur un bpa de 2,53$ et un revenu de 8,54 Mds$. Micron a profité pleinement des fortes hausses de prix des puces mémoire pendant la crise du coronavirus, mais les analystes s'attendent à ce que le rythme de croissance ralentisse, notamment pour les mémoires vives (DRAM), à mesure que les ventes de PC et de serveurs marquent le pas après le "boom" lié à la crise sanitaire, qui a déclenché une course aux équipements destinés au télétravail.

La direction du groupe se montre cependant optimiste pour l'exercice 2022, et s'attend à un rebond après un premier trimestre marqué par une demande moins forte. Le directeur général Sanjay Mehrotra a expliqué lors d'une conférence téléphonique que les comptes du 1er trimestre fiscal (septembre-novembre) devraient être en "recul modeste" par rapport aux niveaux très élevés du 4e trimestre, tant pour les mémoires vives DRAM que pour les NAND (mémoires flash).

Le dirigeant a ajouté que "certains clients fabricants de PC ont ajusté leurs achats de mémoires et composants de stockage en raison de la pénurie qui affecte d'autres composants dont ils ont besoin pour construire leurs machines". Il s'est dit confiant qu'un rebond interviendra "au second semestre de l'exercice (soit à partir de mars 2022 : ndlr). Nous prévoyons des revenus record assortis d'une solide rentabilité pour l'ensemble de l'exercice fiscal 2022", a-t-il précisé.

Moderna (-0,25%). La FDA (Food & Drug Administration) américaine serait encline à accepter une demi-dose de rappel du vaccin contre le Covid-19 du laboratoire américain, croit savoir Bloomberg, citant des personnes proches de la question. L'agence rapporte donc que l'autorité américaine de santé pourrait bien autoriser cette demi-dose 'booster' proposée par Moderna, plutôt qu'une troisième dose complète. Bloomberg explique que le timing éventuel de l'annonce n'est pas encore évident.

Netflix (+3,8%), le géant américain du streaming vidéo, s'offre le développeur et éditeur indépendant californien de jeux vidéo Night School Studio, dans le cadre de sa diversification sur ce nouveau marché. Les termes financiers de l'opération ne sont pas connus. Netflix indique que comme les séries et films, les jeux de Night School Studio seront inclus dans l'abonnement classique du groupe, sans publicités ni achats au sein de l'application.

Apple (+1,4%). Le nouvel iPhone 13 serait confronté à des délais de livraison plus longs que prévu du fait de la vague de covid au Vietnam, où sont fabriqués certains de ses composants, croit savoir Nikkei Asia.

Boeing (+4%). Le vol d'essai en Chine d'un 737 MAX le mois dernier a été réussi et le constructeur espère que l'immobilisation du modèle en vigueur depuis deux ans sera levée avant la fin de l'année, a indiqué le dirigeant des activités chinoises de Boeing. Le titre profite par ailleurs d'un avis de Bernstein, qui vient de relever son conseil à 'surperformance'.

Jabil (-7,6%), le sous-traitant américain de production électronique, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des revenus de 7,4 milliards de dollars, un bénéfice opérationnel ajusté de 314 millions de dollars et un bénéfice ajusté par action de 1,44$. Le consensus était de 1,38$ de bpa ajusté pour 7,67 milliards de revenus. Sur l'exercice, les revenus ont totalisé 29,3 milliards, pour un bénéfice opérationnel ajusté de 1,2 milliard et un bpa ajusté de 5,61$. Le management estime que le 'momentum' de l'activité devrait se poursuivre sur l'exercice 2022 juste entamé.

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