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Wall Street : modeste rebond, après les annonces des banques centrales

| Boursier | 776 | Aucun vote sur cette news

Dans le sillage des places boursières européennes, la Bourse de New York rebondit quelque peu ce jeudi, après de nouvelles annonces de la part de la BCE et de la Fed.

Wall Street : modeste rebond, après les annonces des banques centrales
Credits Reuters

Dans le sillage des places boursières européennes, la Bourse de New York rebondit quelque peu ce jeudi, après de nouvelles annonces de la part de la BCE, la Fed et la Banque d'Angleterre, tandis que l'administration Trump travaille à mettre au point un plan de soutien de 1.300 milliards de dollars à l'économie américaine pour faire face à la crise du coronavirus.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones regagne 1,47% à 20.192 points, repassant au dessus des 20.000 points. L'indice large S&P 500 reprend 1,4% à 2.431 pts et le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, rebondit de 3,4% à 7.230 pts. Le cours du pétrole WTI, qui avait sombré mercredi de plus de 24%, rebondit lui aussi (+20% pour un baril de WTI).

L'indice Vix de la volatilité, aussi appelé "l'indice de la peur", revient à 74,51 points (-2,5%) après avoir dépassé les 85 mercredi en séance, un niveau supérieur à ceux de la fin 2008, dans le sillage de la faillite de la banque Lehman Brothers, qui avait entraîné la crise financière mondiale.

Le Dow Jones reste à ses plus bas depuis la fin 2016, et a effacé tous ses gains acquis depuis l'élection de Donald Trump comme président américain en novembre 2016.

La BCE sort le bazooka, la Fed et la BoE agissent aussi

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la banque centrale européenne (BCE) a lancé un vaste plan de 750 milliards d'euros de rachat d'actifs afin de soutenir l'économie européenne, tandis que la Réserve fédérale américaine a annoncé un troisième programme d'urgence en deux jours, destiné cette fois à préserver les fonds de placement sur le marché monétaire d'éventuels mouvements de retraits massifs de la part d'investisseurs désireux de récupérer des liquidités. La Banque d'Angleterre vient pour sa part d'augmenter la taille de son programme de rachat d'actifs tout en réduisant son taux directeur à 0,1%.

Sur le plan budgétaire, la Maison Blanche a demandé au Congrès américain l'autorisation de débloquer 1.300 Mds$, dont 500 Mds$ en versements directs d'aide financière aux Américains, 50 Mds$ en prêts au secteur aéronautique, et 150 Mds$ aux autres secteurs "fortement perturbés" par l'épidémie. Le passage de cet énorme "package" s'annonce comme une tâche herculéenne pour le Congrès, mais il pourrait néanmoins être voté dans le courant de la semaine prochaine, selon des sources au Capitole.

Washington prêt à nationaliser des entreprises si nécessaire

Mercredi soir, le Sénat a approuvé le second volet d'une loi organisant la lutte contre la pandémie, tandis que le conseiller économique de Donald Trump, Larry Kudlow, a affirmé que le gouvernement envisageait de prendre des participations dans le capital d'entreprises en difficulté dans le cadre de son plan d'aide en préparation. Il a souligné que le sauvetage par l'Etat de General Motors pendant la crise de 2008-2009 s'était avéré une bonne affaire pour le gouvernement fédéral.

M. Kudlow a précisé que cette idée n'était qu'une hypothèse parmi d'autres et que la décision finale dépendrait de la manière dont le Congrès modifierait ou non le projet. Il a ajouté que Washington ferait "tout ce qui est nécessaire" pour soutenir l'économie US face aux conséquences du Covid-19, ajoutant que le plan envisagé d'environ 1.300 milliards de dollars, pourrait être encore augmenté si la crise s'avérait plus grave que prévu.

Malgré cette montée en puissance de la réponse politique et monétaire, les investisseurs restent très prudents, et sont conscients que la priorité à court terme est de nature sanitaire. Tant que le rythme de propagation de l'épidémie de coronavirus ne ralentit pas, et qu'aucun traitement efficace n'a été mis au point, la croissance ne pourra pas redémarrer.

Récession en vue, les demandeurs d'emploi en hausse

Ainsi, les économistes prévoient désormais forte contraction du PIB au 2e trimestre aux Etats-Unis, voire une récession si cette contraction s'étend sur 2 trimestres ou plus. Les indicateurs économiques publiés depuis quelques jours commencent à témoigner d'un coup d'arrêt à l'activité aux Etats-Unis. Jeudi, on a appris que le nombre d'inscriptions au chômage avait fortement augmenté la semaine dernière (+70.000, au nombre de 281.000) remontant au plus haut depuis septembre 2017. Le consensus était positionné à 220.000 demandeurs d'emploi

Sur le marché des changes, le dollar bondit encore jeudi, profitant d'un effet de valeur refuge. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, dollar canadien, yen et couronne suédoise) grimpe de 1,3% à 102,46 points, après avoir bondi de 2% en séance. L'euro dégringole de 2,2% à 1,0673$, après les annonces de la BCE.

Pétrole et marchés obligataires toujours volatils

Les obligations d'Etat sont reparties de l'avant aux Etats-Unis, faisant rechuter les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse de cours). Le rendement du T-Bond a 10 ans reperd jeudi 14 points de base à 1,06%. En Europe, les taux souverains se sont détendus après les annonces de la BCE, à l'exception du Bund à 10 ans allemand, dont le rendement est monté de 4 pdb à -0,20%, tout en restant proche de ses plus bas niveaux... Le rendement de l'OAT française à 10 ans (qui s'était tendu depuis lundi) est retombé de 12 pdb à 0,21% et celui du Gilt britannique a perdu 7 pdb à 0,72%.

Le cours du pétrole rebondit vivement jeudi après son plongeon de veille. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) flambe de 20% à 24,47$ pour le contrat à terme d'avril coté sur le Nymex, après s'être effondré la veille de plus de 24%, à 20,37$, au plus bas depuis début 2002, il y a plus de 18 ans ! Le Brent de mer du Nord reprend 13,8% à 28,33$ (après -10,4% mercredi).

Les cours du brut, qui reculent encore d'environ 60% par rapport au début 2020, subissent le double effet de l'effondrement de la demande de pétrole dû à la propagation du coronavirus, et de la fin de l'accord Opep+ qui permettait de soutenir les cours depuis 2016...

VALEURS A SUIVRE

* Le titre Guess s'envole, le titre étant multiplié par 2,3 (+130% !) à 9,08$ en séance. Le groupe de mode a publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes grâce à ses performances en Europe. La firme a enregistré au quatrième trimestre de son exercice décalé un profit net de 79,6 M$ soit un bpa de 1,18$ contre un bénéfice de 23,2 M$ ou 28 cents par titre un an plus tôt. Le bpa ajusté s'est établi à 1,22$ pour des revenus en hausse de 1% à 842 M$. "Nous avons terminé l'année avec de fortes liquidités et un bilan solide, ce qui nous place en bonne position pour naviguer à travers la crise actuelle du coronavirus", a déclaré le directeur général, Carlos Alberini.

* Uber Technologies décolle de 38% après une conférence téléphonique rassurante de la direction. Le directeur général, Dara Khosrowshahi, a signalé "un début de reprise" à Hong-Kong et a vanté les avantages en termes de coûts de la structure de la compagnie, affirmant que si l'activité de transport avait diminué de 80% au quatrième trimestre, elle aurait atteint le seuil de rentabilité en terme d'Ebitda.

* Tesla remonte de 17% alors que le constructeur de voitures électriques a perdu 60% de sa capitalisation boursière en moins d'un mois sur fond de fermeture d'usines et de chute de commandes avec la propagation de la pandémie de Covid-19.

* Accenture (+5,5%). Le fournisseur de services de conseil et d'externalisation a abaissé son objectif de chiffre d'affaires annuel à cause des incertitudes liées au coronavirus. Il anticipe désormais une croissance comprise entre 3 et 6% contre une précédente fourchette allant de 6 à 8%.

* Marriott International (+4,4%). Le groupe hôtelier a annoncé le retrait de ses perspectives financières pour 2020 face à l'augmentation des annulations dues à la propagation du coronavirus. La chaîne hôtelière a précisé que le taux d'occupation était tombé en dessous de 25% en Amérique du Nord et en Europe.

* Ford Motor (-2,4%). Après avoir annoncé la fermeture temporaire de ses usines en Amérique du Nord et en Europe à partir d'aujourd'hui, Ford Motor renonce à son dividende à ses objectifs 2020. Face à la pandémie de coronavirus, le constructeur de Détroit a décidé de suspendre le versement de dividende pour réserver sa trésorerie gonflée de 15,4 milliards de dollars supplémentaires grâce au tirage sur deux lignes de crédits. "Comme nous l'avons fait pendant la Grande Récession, Ford gère la crise du coronavirus de manière à protéger notre entreprise, notre personnel, nos clients et nos concessionnaires pendant cette période vitale", affirme Jim Hackett, PDG de Ford. "En tant que premier producteur de véhicules et premier employeur dans l'indsutrie automobile aux États-Unis, nous prévoyons de sortir de cette crise comme une entreprise plus forte qui peut être un moteur pour la reprise de l'économie à l'avenir". La firme fournira une nouvelle guidance lors de la publication de ses résultats trimestriels le 28 avril.

* Abbvie (+4%). Une pilule contenant un mélange de deux médicaments contre le VIH évoqué comme potentiel traitement contre la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, le COVID-19, s'est avérée inefficace, selon une étude publiée en ligne mercredi soir par le New England Journal of Medecine.

* Abbott Laboratories (-6%). L'agence américaine du médicament a donné son feu vert au groupe pour la commercialisation de son test de dépistage du coronavirus.

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