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Wall Street : Merck flambe, le Dow Jones surnage, mais le Nasdaq corrige

| Boursier | 819 | Aucun vote sur cette news

Wall Street rate encore son rebond ce vendredi, décidément plombé par les prises de bénéfices, après la purge de la veille (-1,59% sur le DJIA et...

Wall Street : Merck flambe, le Dow Jones surnage, mais le Nasdaq corrige
Credits Reuters

Wall Street rate encore son rebond ce vendredi, décidément plombé par les prises de bénéfices, après la purge de la veille (-1,59% sur le DJIA et -0,44% sur le Nasdaq). Le DJIA est quasiment inchangé à 33.839 pts, alors que le Nasdaq perd 0,57% à 14.366 pts. Le S&P 500 abandonne 0,24% à 4.297 pts. Le baril de brut WTI perd 0,5% à 74,6$. L'once d'or se stabilise. L'indice dollar fléchit de 0,2% face à un panier de devises. Le bitcoin rebondit de 9% sur 24 heures vers les 47.000$.

Les revenus personnels des ménages américains pour le mois d'août 2021 sont ressortis en augmentation de 0,2% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus FactSet. Les dépenses de consommation se sont appréciées quant à elles de 0,83% par rapport à juillet, soit une croissance légèrement supérieure aux prévisions, après un léger repli en données révisées pour le mois précédent. L'indice des prix 'core PCE' rattaché aux dépenses a grimpé un peu plus que prévu, en hausse de 0,3% par rapport au mois antérieur.

L'indice PMI manufacturier américain final du mois de septembre est ressorti à 60,7, contre 60,5 de consensus FactSet et 60,5 pour sa lecture préliminaire. Il traduit toujours une vive expansion de l'activité manufacturière nationale américaine.

L'ISM manufacturier de septembre s'est établi à 61,1, contre 59,5 de consensus FactSet, ce qui reflète également une forte expansion et même une accélération en comparaison du mois antérieur (59,9 en août).

L'indice final du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois de septembre est ressorti à 72,8, contre un consensus de marché de 71 et une lecture préliminaire de 71.

Les dépenses de construction aux États-Unis pour le mois d'août se sont établies stables en comparaison du mois antérieur, contre un consensus FactSet de +0,3% et un gain de 0,3% également un mois avant.

Les marchés américains ont fini le mois de septembre en berne hier, signant aussi un recul sur le 3e trimestre pour le Dow Jones et le Nasdaq. Les facteurs de risque se sont accumulés ces dernières semaines sur les marchés, engendrant une grande prudence. Le retour de l'inflation, les pénuries, l'envolée des prix de l'énergie, la hausse des taux, une Fed bientôt moins accommodante... font craindre que la reprise ne s'essouffle. Sans compter les querelles politiques aux Etats-Unis qui font courir le risque d'un défaut sur la dette et menacent les plans de relance de Biden, même si le 'shutdown' a été évité de justesse.

Hier, l'indice Dow Jones a cédé 1,59% à 33.843 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 1,2% à 4.307 pts, et que le Nasdaq, riche en valeurs technologiques et biotechs s'est finalement replié de 0,44% à 14.448 pts. Sur le mois de septembre, le DJIA a chuté de 4,3%, son pire mois depuis octobre 2020. Le Nasdaq a abandonné 5,3% et le S&P 500 a perdu 4,8% sur le mois écoulé.

Il y avait encore beaucoup de 'fedspeak' hier, avec une nouvelle apparition du président de la Fed Powell. Raphael Bostic (membre votant de la Fed), dirigeant de la Fed d'Atlanta, a déclaré qu'il prévoyait une hausse des taux en 2022, suivie de trois autres en 2023. Il a également déclaré qu'il s'attendait au plein emploi d'ici la fin de 2022. Les taux directeurs ne devraient pas selon lui atteindre le niveau neutre de 2,5% avant au moins 2024. Charles Evans (membre votant), patron de la Fed de Chicago, a déclaré que les six prochains mois allaient être cruciaux pour déterminer les perspectives d'inflation. Il n'y a pas eu beaucoup de nouveautés concernant le point de vue de la Fed sur l'évolution de sa politique. Le début du tapering est attendu en novembre (à moins que le rapport sur l'emploi de la semaine prochaine ne soit bien en deçà du consensus), alors que la hausse des taux devrait commencer à la fin de l'année 2022 ou en 2023. Cependant, les départs à la retraite d'Eric Rosengren (Fed de Boston) et de Robert Kaplan (Dallas), deux des membres les plus 'faucons', pourraient faire basculer le calendrier de la Fed sur la trajectoire des taux vers le haut de la fourchette projetée...

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a plombé l'ambiance cette semaine, en laissant entendre lors d'une audition devant une commission de la Chambre des représentants, que les facteurs qui engendrent la poussée actuelle d'inflation pourraient perdurer jusqu'à l'été 2022. Les marchés redoutent un scénario d'inflation durable qui amènerait la Fed a relever ses taux d'intérêts directeurs plus vite que prévu. "Il est impossible de dire quand les pressions inflationnistes se réduiront, a reconnu le banquier central. Mais je dirais que nous devrions voir une amélioration dans les prochains mois, et tout au long du premier semestre de l'année prochaine", a-t-il répondu à un élu, qui lui demandait quand l'inflation reviendrait à un rythme 2% par an, l'objectif que s'est fixé la Fed. En août, l'inflation s'est élevée à 5,3% sur un an aux Etats-Unis, et à 4% en excluant l'énergie et l'alimentation.

Les marchés n'ont pas été rassurés jeudi par le vote par le Sénat puis la Chambre des représentants d'une loi budgétaire permettant de prolonger le financement de l'Etat fédéral jusqu'au 3 décembre, évitant ainsi le "shutdown" des services fédéraux non essentiels, qui aurait pesé sur la croissance. Le texte a été promulgué dans la soirée par le président Joe Biden. Sans ce vote, le "shutdown" serait intervenu hier à minuit, au moment où prenait fin l'exercice fiscal des États-Unis. Notons cependant qu'un vote séparé sur le package d'infrastructures bipartite de 1.000 milliards de dollars, qui devait aussi avoir lieu hier, a été reporté.

Malgré cette avancée, le bras de fer politique se poursuit de plus belle sur le sujet brûlant du relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, qui a été atteint courant août. Sans un relèvement, ou une suspension, de ce plafond par le Congrès, les Etats-Unis risquent de faire défaut sur leur dette dans les prochaines semaines. Une situation inédite et que les experts jugent inimaginable, tout en déplorant les postures des responsables politiques qui jouent avec le feu, au risque de provoquer un accident... Le Congrès n'a ainsi toujours pas résolu le problème critique du relèvement du plafond de la dette, alors qu'un défaut menace après la mi-octobre. Le chemin vers la résolution reste semé d'embuches, les républicains refusant de soutenir une augmentation de la limite d'endettement et les démocrates insistant sur le fait qu'ils n'aborderont pas le problème par la réconciliation.

Les inquiétudes quant à ce qui pourrait arriver si le plafond de la dette était dépassé ont augmenté ces derniers temps avec l'avertissement de Standard & Poor's concernant des conséquences "graves et extraordinaires" pour les marchés financiers. S&P a déclaré s'attendre à ce que le Congrès résolve finalement le problème. Cependant, si un défaut survenait, cela inciterait probablement l'agence à réduire sa note de crédit des États-Unis au niveau le plus bas de 'D'...

Les dirigeants démocrates de la Chambre ont reporté hier soir un vote prévu sur le projet de loi bipartite sur les infrastructures. Le vote a été retiré après que les progressistes ont menacé de faire couler le projet de loi. Ces derniers continuent de chercher un levier pour faire avancer le projet de loi de relance de 3.500 milliards de dollars. Cependant, les sénateurs modérés Joe Manchin et Kyrsten Sinema continuent de refuser d'apporter leurs soutiens au programme de dépenses sociales, au montant global jugé déraisonnable. Alors que les chefs du parti entendent convaincre Manchin et Sinema d'accepter un montant plus proche de 2.100 milliards de dollars, Manchin a quitté jeudi soir une réunion avec le staff de la Maison Blanche en maintenant sa demande d'un niveau de 1.500 milliards de dollars. On ne sait pas quand ou s'il y aura un vote avec les démocrates progressistes, qui veulent que le Sénat adopte d'abord le paquet de dépenses sociales. La Chambre devrait se réunir ce jour alors que les négociations se poursuivent.

Cette semaine, la secrétaire au Trésor Janet Yellen, qui était auditionnée par la chambre des représentants, a répété qu'un défaut entraînerait une "catastrophe" pour l'économie et les marchés financiers et a appelé le Congrès à agir rapidement.

Ailleurs dans le monde ce matin, au Japon, le taux de chômage est ressorti encore plus faible que prévu à 2,8%, alors que l'indice manufacturier a présenté une légère expansion.

La consommation en Allemagne est ressortie assez décevante pour le mois d'août. Concernant les PMI manufacturiers finaux européens, l'indice espagnol est 'en ligne' à 58,1, alors que l'indice italien bat le consensus à 59,7. L'indice français est assez proche des attentes à 55, comme l'indice allemand, qui s'établit à 58,4. Le tout donne un indice européen manufacturier final du mois de septembre très proche du consensus à 58,6, mais qui confirme un net ralentissement de l'expansion. L'indice PMI final manufacturier britannique a atteint 57,1, supérieur aux attentes.

La hausse des prix a encore accéléré en septembre dans la zone euro. Le taux d'inflation annuel est estimé à 3,4%, contre 3,0% en août selon l'estimation préliminaire d'Eurostat. Le consensus était positionné à 3,3%. Dans le détail, l'énergie devrait connaître le taux annuel le plus élevé en septembre (17,4%, comparé à 15,4% en août), suivie des biens industriels hors énergie (2,1%, comparé à 2,6% en août), de l'alimentation, alcool & tabac (2,1%, comparé à 2,0% en août) et des services (1,7%, comparé à 1,1% en août). En séquentiel, les prix à la consommation afficheraient une hausse de 0,5% après +0,4% en août. L'inflation annuelle 'core' ressortirait à 1,9% contre 1,6% le mois précédent, du jamais vu depuis 2008.

Les valeurs

Merck flambe de 9% à Wall Street vers les 82$, à l'assaut de ses sommets historiques. Un traitement expérimental par voie orale du Covid-19, le molnupiravir, réduirait en effet d'environ 50% le risque d'hospitalisation ou de décès chez les patients exposés au risque d'une forme grave de la maladie, à en croire les résultats provisoires d'un essai clinique publiés ce jour.

Merck a ainsi déclaré vendredi que sa pilule expérimentale réduisait de moitié hospitalisations et décès chez les personnes récemment infectées. Le laboratoire du New Jersey entend demander bientôt aux autorités sanitaires aux États-Unis et dans le monde d'autoriser l'utilisation du traitement. Il s'agirait alors de la première pilule à traiter le covid, les thérapies actuellement validées aux USA demandant une intraveineuse ou une injection.

Merck et son partenaire Ridgeback Biotherapeutics ont donc indiqué que les premiers résultats d'étude montraient une baisse de moitié du risque d'hospitalisation ou de décès en comparaison du placebo pour les patients ayant des formes légères à modérées du covid. L'analyse intermédiaire montre que 7,3% des patients qui ont reçu du molnupiravir ont été hospitalisés jusqu'au jour 29, comparativement à 14,1% des patients traités par placebo (hospitalisés ou décédés). Il n'y a eu aucun décès dans le groupe du médicament sur cette période, contre huit décès dans le groupe placebo, selon Merck.

Zoom Video Communications (+2%) grimpe à Wall Street, profitant... de l'échec de l'acquisition de Five9, dont les actionnaires ont rejeté hier le projet de rachat. Zoom entendait s'offrir l'opérateur de centres d'appel pour un montant initial de 14,7 milliards de dollars. Le spécialiste des réunions en ligne, grand bénéficiaire des confinements successifs, avait annoncé le 19 juillet son projet de fusion avec Five9 dans le cadre d'un deal en actions. Les actionnaires de Five9 n'ont toutefois pas validé la transaction. La firme Institutional Shareholder Services avait recommandé le mois dernier que les actionnaires votent contre le deal Zoom, du fait en particulier de la volatilité de son titre, qui avait décroché de près de 30% depuis l'annonce initiale de l'opération.

Five9 (-1%), lancé en 2001, automatise les services de centre d'appels avec des chatbots de site Web ou des assistants virtuels.

Walt Disney (+2%) a résolu son conflit avec l'actrice Scarlett Johansson au sujet du film 'Black Widow'. Alan Bergman, le président des contenus des studios Disney, s'est félicité de cet accord mutuel. Il a ajouté que la compagnie entendait travailler avec l'actrice sur un certain nombre de projets à venir. Elle doit en particulier produire un film basé sur une attraction des parcs Disney ('Tower of Terror'), et dont elle jouerait le rôle principal.

Selon 'Deadline', qui cite des sources au sein de l'industrie, le géant des médias et du divertissement et l'actrice américaine se seraient accordés pour... plus de 40 millions de dollars pour régler le différend Black Widow. Les termes de l'accord n'ont toutefois pas été divulgués.

Le conflit provenait de la sortie simultanée du film en streaming payant sur Disney+ et dans les salles. Johansson, 36 ans, avait poursuivi Disney en juillet, accusant le groupe d'avoir enfreint ainsi leur contrat, estimant que la sortie parallèle en streaming avait réduit sa rémunération, basée en partie sur le succès au box office, mais dans le cadre d'une sortie exclusive au cinéma.

Coty (+3%). Le titre du groupe de parfums et cosmétiques pourrait réagir, sur l'annonce de la cession de 9% environ du capital de la marque Wella à KKR & Co contre des actions Coty détenus par ce dernier, pour un montant estimé de 426 millions de dollars.

Netflix (-1%). Le fournisseur sud-coréen d'accès à haut débit SK Broadband poursuit le géant américain de la vidéo en streaming et lui demande d'assumer une partie des frais liés à la hausse du trafic provoquée par le succès de ses contenus, dont ''Squid Game'. Devant le succès incroyable de cette série TV coréenne, le titre Netflix venait d'atteindre de nouveaux sommets historiques. La série Squid Game devrait prochainement devenir la série originale la plus regardée de l'histoire de la plateforme de streaming.

Electronic Arts (-1%). Le directeur financier du groupe de jeux vidéo, Blake Jorgensen, quittera ses fonctions l'été prochain, a annoncé EA, qui commercialise par ailleurs ce vendredi son jeu 'FIFA 22', premier d'une série de lancements importants. EA va bientôt débuter la recherche du successeur de Jorgensen, qui dirigeait les finances du groupe depuis plus d'une décennie. Le 'Daf' sortant s'est engagé à assurer également la période de transition.

ExxonMobil (+1%), le colosse pétrolier américain, a indiqué hier soir que les cours élevés du brut et du gaz naturel allaient doper sa rentabilité sur le troisième trimestre fiscal 2021, avec un impact positif potentiel allant jusqu'à 1,5 milliard de dollars en comparaison du deuxième trimestre. Les prix du gaz naturel aux USA ont plus que doublé cette année, alors que ceux du pétrole ressortent en augmentation de 52%.

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