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Wall Street marque une pause au sommet

| Boursier | 397 | 4 par 1 internautes

La Bourse américaine hésite mardi entre le rouge et le vert, au lendemain d'un triple record pour les indices Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq composite.

Wall Street marque une pause au sommet
Credits Reuters

La Bourse américaine hésite mardi entre le rouge et le vert, au lendemain d'un triple record pour les indices Dow Jones, S&P 500 et Nasdaq composite. Les investisseurs continuent de parier sur une reprise économique cette année grâce à la vaccination contre le Covid et au soutien de la Fed et du plan Biden en cours d'examen au Congrès. La saison des résultats d'entreprises se poursuit activement, avec notamment Twitter et Cisco Systems attendus après la clôture. Le pétrole signe sa septième hausse d'affilée, le Brent étant remonté depuis lundi au-dessus des 60$ le baril pour la première fois depuis janvier 2020.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones grappille 0,04% à 31.398 points, alors que l'indice large S&P 500 cède 0,08% à 3.912 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, progresse de 0,14% à 14.007 pts.

Ailleurs dans le monde, les marchés financiers ont terminé en ordre dispersé. En Europe, l'EuroStoxx 50 a cédé 0,12% et le CAC 40 a progressé de 0,1% à Paris. En Asie, le Nikkei a gagné 0,4% et le Shanghai composite a bondi de 2%, saluant les espoirs de reprise mondiale.

A Wall Street, cinq des 11 indices sectoriels du S&P 500 sont dans le vert mardi : les industrielles (+0,4%), les services de communication (+0,4%), les financières (+0,2%), l'immobilier (+0,2%) et la santé (+0,1%).

Valorisations élevées malgré les bonnes surprises sur les comptes du T4

Les investisseurs ont été jusqu'ici globalement rassurés par les résultats des entreprises au 4e trimestre 2020, ainsi que par leurs prévisions. Environ 60% des membres du S&P 500 ont déjà publié leurs comptes du trimestre achevée fin décembre, et parmi ces sociétés, la très grande majorité, environ 80%, a fait mieux que prévu par les analystes, tant en termes de bénéfices que de ventes.

Malgré ce constat positif du côté des comptes des sociétés, la valorisation atteinte par les marchés d'actions continue de susciter des craintes de bulle spéculative et de correction de la part de nombreux analystes. Le ratio cours sur bénéfice par action (PER) du S&P 500 s'élève à 22 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois, bien au-dessus de sa moyenne à 10 ans (environ 15 fois).

Le risque de correction est renforcé pour de nombreuses valeurs internet, technologiques ou biotechs, qui ont atteint des valorisations frôlant la bulle spéculative, selon des analystes. Or, les "technos" pèsent très lourd dans les indices boursiers, et leur chute risque d'entraîner l'ensemble du marché.

Vers une correction de 5-10%, opportunité d'achat ?

Pour Bank of America, la Bourse américaine est mûre pour subir une correction de 5% à 10% au cours du 1er trimestre, mais la banque prend soin de préciser qu'une telle correction serait selon elle une opportunité d'achat pour les investisseurs...

Dans une note à ses clients publiée mardi, Jared Woodard, stratégiste actions et ETF de BoA, dit ainsi attendre "une correction achetable de 5-10% due à la hausse des incertitudes (ndlr : sur la reprise et la vaccination, notamment), qui coïncide avec des prises de positions exubérantes, une offre d'actions abondante et des révisions de prévisions de résultats qui ne peuvent plus s'améliorer".

Outre les comptes des entreprises, le catalyseur des marchés reste à l'heure actuelle le plan de relance de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden, vu comme le moteur de la reflation attendue avec impatience par les investisseurs. Vendredi, le président américain a affirmé qu'il entendait "agir vite" pour faire adopter son plan de 1.900 Mds$, alors que les élus républicains traînent des pieds au Sénat. Les marchés tablent aussi sur un soutien prolongé de la Réserve fédérale, dont le patron Jerome Powell, doit s'exprimer mercredi publiquement.

Joe Biden s'est donné les moyens de se passer d'un accord bipartisan, en obtenant la semaine dernière un vote du Sénat (contrôlé par les Démocrates par 51 voix contre 50 ) l'autorisant à faire adopter le plan à une majorité simple et non des deux-tiers. Ainsi, même si le président affirme qu'il préférerait parvenir à un accord bipartisan sur son plan, il pourrait aussi passer outre si les discussions s'enlisaient.

Le marché de l'emploi au ralenti aux Etats-Unis

De son côté, la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a estimé dimanche sur 'CNN' que si le Congrès approuvait le plan Biden,les Etats-Unis devraient renouer avec le plein emploi l'année prochaine. En revanche, sans plan de sauvetage "le taux de chômage restera élevé pendant des années", a -t-elle prévenu.

Seul indicateur économique américain publié mardi, les ouvertures de postes pour le mois de décembre 2020 sont ressorties supérieures aux attentes, sur un rythme de 6,646 millions, contre 6,4 millions de consensus et 6,572 millions pour la lecture révisée du mois antérieur. Vendredi, les chiffres de l'emploi en janvier ont déçu, avec seulement 49.000 créations d'emploi et les chiffres des mois précédents ont été revus en nette baisse. En décembre, l'économie américaine a ainsi détruit non par 140.000 comme initialement estimé, mais 227.000 emplois...

Mercredi, les investisseurs suivront l'indice des prix à la consommation (14h30), l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta (16h) et les stocks de grossistes (16h), ainsi que le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains (16h30). Le déficit budgétaire de janvier sera aussi communiqué à 20 heures.

Le pétrole au plus haut depuis janvier 2020

Les cours du pétrole ont poursuivi leur "rally", mardi, au plus haut depuis 13 mois, en janvier 2020, toujours soutenus par les espoirs de reprise et par le volontarisme de l'Opep+ à maîtriser sa production, et maintenir un marché en excès de demande afin d'éponger les stocks mondiaux et soutenir les cours.

Le contrat à terme de mars sur le baril de pétrole brut WTI prend encore 0,45% à 58,23$ sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance avril avance de 0,74% à 61,01$. Les cours du pétrole ont enchaîné 7 séances de hausse et gagnent environ 18% (pour le Brent) et 19% (pour le WTI) depuis le début de l'année.

L'or a gagné 0,2% à 1.837,50$ l'once pour le contrat à terme d'échéance avril sur le Comex. Le métal jaune avait cédé 2% la semaine dernière, délaissé par des investisseurs à nouveau séduits par la prise de risque.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar rechute de 0,4% à 90,54 points face à un panier de devises, tandis que l'euro grimpe de 0,5% à 1,2107$ lundi. Sur les marchés obligataires, les taux souverains sont calmes mardi, le rendement du T-Bond a 10 ans évoluant à 1,16% (-1 point de base), et celui du Bund allemand à 10 ans terminant à -0,45% (stable).

VALEURS A SUIVRE

Twitter (+3,5%) s'affiche au plus haut de sept ans en bourse de New York, alors même que le réseau social média vient de perdre son plus gros contributeur, Donald Trump, banni suite aux tristes événements du Capitole à Washington, et qui désirerait se faire oublier un petit moment. En attendant, c'est Elon Musk qui fait 'le show' sur le réseau social en soutenant notamment le Bitcoin et les WallStreetBets... Les comptes du quatrième trimestre fiscal de Twitter seront surveillés, alors que le groupe a fait face à des dépenses accrues pour lutter contre la désinformation avant l'élection présidentielle américaine. Le consensus sur le trimestre se situe à 31 cents de bénéfice par action pour 1,19 milliard de dollars de recettes.

Cisco Systems (-0,6%), le colosse des équipements de réseaux, annonce aussi ce soir. Les spécialistes envisagent en moyenne un bénéfice par action de 76 cents sur le trimestre clos pour 11,92 milliards de dollars de facturations. Le trimestre suivant, celui d'avril, devrait être un peu plus dynamique avec un bpa de 81 cents et des revenus de 12,35 milliards de dollars, du moins si la crise sanitaire ne complique pas trop les choses.

Coty (-15%) dévisse à Wall Street. Le fournisseur américain de produits de beauté a publié pour son second trimestre fiscal, clos fin décembre, une perte nette creusée à 275 millions de dollars soit 36 cents par titre, contre 21 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 17 cents, contre 27 cents un an plus tôt et 7 cents de consensus FactSet. Les revenus se sont affaissés de 16% en glissement annuel à 1,415 milliard de dollars, alors que le consensus FactSet était de 1,43 milliard de dollars. Les ventes sont ressorties décevantes sur les zones Amériques et EMEA. Le groupe va anticiper la reprise et renforcer ses investissements commerciaux en vue de l'exercice 2022. L'objectif d'économies de coûts est dans le même temps relevé à 300 millions de dollars. Le titre a pris près de 80% en trois mois, ce qui occasionne ce jour des prises de profits logiques.

DuPont (-4%), le chimiste américain, a dépassé les attentes de marché en termes de ventes et de profits pour le quatrième trimestre, avec les marchés des semi-conducteurs et smartphones, ainsi que la reprise dans l'automobile. Le groupe table par ailleurs pour l'exercice sur un profit et des revenus meilleurs que prévu, la demande devant notamment être soutenue sur le segment smartphone avec la 5G. Pour l'exercice 2021, le bénéfice ajusté par action est ainsi espéré entre 3,3 et 3,45$, contre un consensus de 3,07$. Les revenus sont attendus entre 15,4 et 15,6 milliards de dollars, contre 15,1 milliards de consensus. Sur le trimestre clos fin décembre 2020, le groupe a dégagé un bénéfice ajusté de 698 millions de dollars soit 95 cents par titre, contre 645 millions un an plus tôt.

Centene (+3,7%) a publié une perte au quatrième trimestre, contre un bénéfice un an plus tôt. Néanmoins, le groupe a aussi dégagé un bpa ajusté de 46 cents, à comparer à un consensus de 45 cents et un bpa de 73 cents un an auparavant. Les revenus du groupe américain d'assurance santé ont totalisé 28,3 milliards de dollars, ratant de peu le consensus, contre 18,9 milliards sur la période correspondante de l'an dernier.

KKR (+2,8%). Le groupe de capital-investissement a annoncé une progression de 11% de son bénéfice distribuable au quatrième trimestre grâce à la croissance des frais de gestion et des transactions. Le groupe a levé un record de 44 milliards de dollars en 2020 et investi 12,5 milliards durant le quatrième trimestre.

Fox Corp (-5,4%) a fait état de revenus trimestriels supérieurs aux attentes grâce à une hausse des recettes publicitaires pendant la campagne présidentielle américaine et au retour à la télévision des retransmissions sportives en direct. Sur le second trimestre fiscal, le groupe a réalisé des revenus proches de 4,1 milliards de dollars, en amélioration de 8%, pour un bénéfice net de 230 millions de dollars et 37 cents par action.

Take-Two Interactive (-6,1%), l'éditeur américain de jeux vidéo connu pour 'Grand Theft Auto' et 'Red Dead Rédemption', a annoncé hier soir des comptes supérieurs aux attentes assortis de prévisions rehaussées. Sur le trimestre des fêtes, le groupe a réalisé des revenus de 861 millions de dollars, pour un bénéfice net dilué GAAP de 1,57$ par action, en croissance de 10%. Sur le troisième trimestre fiscal de l'an dernier, période comparable, les revenus étaient de 930 millions. Le bénéfice ajusté trimestriel par action s'est établi à 1,24$, contre 95 cents de consensus et 1,63$ un an avant. Le niveau de net bookings dépasse largement les attentes à 814 millions de dollars, contre 888 millions un an avant. Le groupe rehausse encore sa guidance pour l'exercice 2021. Sur le trimestre entamé, le bpa ajusté est attendu à environ 57 cents pour un net bookings de 627 millions.

Electronic Arts (+3%) s'offre pour sa part l'éditeur de jeux pour mobiles Glu Mobile pour 2,4 milliards de dollars. Le titre Glu est orienté en progression de plus de 30%.

Goodyear Tire & Rubber (+7,6%). Le fabricant américain de pneumatiques a publié pour son quatrième trimestre fiscal des profits nettement supérieurs aux attentes. Le bénéfice net trimestriel est ainsi ressorti positif de 63 millions de dollars et 27 cents par action, contre un déficit de 392 millions de dollars et 1,68$ par titre un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action s'est établi pour sa part à 44 cents, contre un consensus FactSet de 16 cents. Les revenus ont décliné de 2% en glissement annuel à 3,7 milliards de dollars, contre 3,6 milliards de consensus. Les volumes unitaires ont régressé de 6% à 3,7 millions. Le groupe, affecté par la crise, a terminé tout de même la période avec un niveau de liquidités de 5,4 milliards de dollars.

Apple (-0,3%). Les ventes de l'iPhone 12 mini aux Etats-Unis n'ont représenté que 5% de la demande pour les nouveaux smartphones d'Apple sur la première quinzaine de janvier 2021, d'après les indications de Counterpoint.

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