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Wall Street : marche arrière toute !

| Boursier | 261 | Aucun vote sur cette news

Le Dow Jones reperd 1,45% à 25.023 pts, le Nasdaq plonge de 1,73% à 2.746 pts, et le S&P500 recule de 1,58% à 2.688 pts...

Wall Street : marche arrière toute !

Wall Street rechute ce jeudi soir à trois heures de la clôture, plombé par le brutal retour des craintes liées à la santé de l'économie mondiale, alors que la Commission européenne et la Banque d'Angleterre ont revu à la baisse leurs prévisions... Du côté des sociétés, les investisseurs doivent digérer une nouvelle avalanche de publications trimestrielles, avec notamment Twitter dont le titre plonge d'environ 10%. La fusion bancaire géante entre BB&T et SunTrust ne parvient pas quant à elle à soutenir les indices... Le Dow Jones reperd 1,45% à 25.023 pts, le Nasdaq plonge de 1,73% à 2.746 pts, et le S&P500 recule de 1,58% à 2.688 pts.

La Commission européenne abaisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, comme pour l'ensemble de l'Union européenne, pour les deux années à venir. L'exécutif communautaire évoque des facteurs extérieurs tels que les tensions commerciales et le ralentissement économique dans les marchés émergents, notamment en Chine, la possibilité d'un Brexit désordonné et des incertitudes en matière de politique budgétaire. La CE a ainsi revu en baisse son estimation de croissance pour la zone euro en 2018 à 1,9% contre 2,1% en novembre et s'attend à 1,3% de progression du PIB en 2019, au lieu de 1,9%. Pour 2020, la CE prévoit une croissance de 1,6% dans la zone euro contre 1,7% auparavant. La CE a également révisé en baisse ses prévisions d'inflation de 1,8% à 1,4% pour cette année et de 1,6% à 1,5% pour 2020, contre 1,7% (révisé de 1,8%) en 2018.

La Banque d'Angleterre a également revu nettement à la baisse ses prévisions de croissance. La BoE, qui a comme prévu, décidé de maintenir ses taux inchangés, estime que l'économie britannique pourrait connaître son taux de croissance le plus bas depuis 10 ans en 2019, en raison des incertitudes et conséquences liées au Brexit et du ralentissement de l'économie mondiale... La banque a ainsi réduit ses estimations de croissance pour la Grande-Bretagne cette année à 1,2%, contre 1,7% auparavant évalué au mois de novembre. Notons que la Banque d'Angleterre a comme pressenti conservé son taux directeur à 0,75%, décision prise à l'unanimité par le comité.

A l'occasion d'un événement hier soir organisé pour les enseignants à Washington, le président de la Fed Jerome Powell a réaffirmé sa confiance dans l'économie américaine, jugée "en bon état". Le leader de la Fed s'est par ailleurs félicité du bas niveau du chômage américain, durant sa brève intervention de la veille. "A ce stade, le chômage est bas, les prix sont proches des 2% d'inflation, donc nous sommes dans une bonne situation".

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker reçoit ce jeudi à Bruxelles la Première ministre britannique. Theresa May veut en effet obtenir des modifications juridiquement contraignantes concernant la clause de sauvegarde ("backstop") sur la frontière irlandaise. Cette clause destinée à éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord est à l'origine des blocages au Parlement britannique sur l'accord de Brexit... Le négociateur en chef de l'Union européenne, Michel Barnier, a déclaré lundi que l'UE était prête à rechercher des solutions alternatives au "backstop" lors de la phase de transition qui doit suivre le retrait du Royaume-Uni du bloc européen, prévu le 29 mars.

Dans l'actualité économique aux Etats-Unis ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 2 février sont ressorties au nombre de 234.000, contre un consensus de 223.000 et un niveau de 253.000 une semaine avant. Les inscriptions reculent certes nettement, mais elles demeurent donc supérieures aux attentes.

Sur le front du commerce, le secrétaire au Trésor US, Steven Mnuchin, a confirmé mercredi que lui-même et d'autres responsables américains iraient à Pékin la semaine prochaine pour des négociations commerciales, avec pour objectif de conclure un accord entre les deux pays avant la date butoir du 2 mars après laquelle Washington menace d'augmenter les droits de douane sur de nombreux produits chinois.

VALEURS A SUIVRE

BB&T et SunTrust viennent d'annoncer ce jeudi un projet de fusion de 66 milliards de dollars qui donnerait naissance à l'une des toutes premières banques américaines. Le rapprochement s'opèrerait par échange d'actions, les actionnaires actuels de BB&T détenant au final 57% des parts du nouvel ensemble, contre 43% pour ceux de SunTrust. La réaction à Wall Street est pour l'heure assez positive, BB&T grimpant de 2%, contre une progression de 8% de SunTrust Banks en début de séance... Actuellement, SunTrust pèse un peu plus de 28 milliards de dollars et BB&T 38 milliards à Wall Street. Ce mariage prend la forme d'une acquisition de la firme d'Atlanta SunTrust par BB&T pour 28 milliards de dollars en actions. L'entité combinée afficherait environ 442 milliards de dollars d'actifs, 301 milliards de dollars de prêts et 324 milliards de dollars de dépôts. L'établissement entrerait dans le 'top six' des grandes banques américaines, après ce 'deal' valorisé 66 milliards. Les actionnaires de SunTrust recevraient 1,295 action BB&T pour chaque titre détenu. Les deux groupes en attendent des économies de coûts d'environ 1,6 milliard de dollars d'ici 2022.

GoPro (stable) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 32 M$ (0,22$ par action), contre une perte de 56 M$ (0,41$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,30$, contre une perte par action de 0,30$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 377 M$, contre 335 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,26$, pour des revenus de 374 M$. Le groupe anticipe croissance et rentabilité en 2019.

Zynga (+4%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits sont de 559 K$, contre 10,2 M$ un an avant. Le bénéfice par action est ainsi proche de 0, contre 0,01$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 248,7 M$, contre 233,3 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel nul, pour des revenus de 244 M$. Les réservations progressent de 19% en glissement annuel, à 267 M$, contre 260 M$ de consensus. Sur le premier trimestre, le groupe vise des revenus de 240 M$ pour une perte nette de 59 M$.

Match Group (+9%) a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. Les profits s'élèvent à 116 M$ (0,39$ par action), contre une perte de 9 M$ (0,03$ par action) un an plus tôt. Le bpa ajusté ressort à 0,43$. Les revenus s'élèvent à 457 M$, contre 379 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,39$, pour des revenus de 448 M$.

Metlife (-5%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. Le résultat net s'affiche à 2,01 Mds$ (2,04$ par action), contre 2,27 Mds$ (2,14$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,35$, contre 0,64$ un an plus tôt. Les revenus sont de 15,66 Mds$, contre 15,84 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,27$, pour des revenus de 15,9 Mds$.

Marvell Technology (-4%) a annoncé viser désormais des revenus du quatrième trimestre entre 735 et 745 M$, contre une précédente fourchette de 790/830 M$. Le consensus de place est logé à 810 M$. Le groupe évoque une baisse de la demande pour certains produits en raison notamment d'un environnement macroéconomique incertain. Cette faiblesse de la demande constatée au quatrième trimestre devrait, selon Marvell, se poursuivre sur le premier trimestre du nouvel exercice. Les résultats trimestriels seront publiés le 7 mars prochain.

Prudential Financial (-3%) a publié ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 842 M$ (1,99$ par action), contre 3,77 Mds$ (8,61$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 2,44$, contre 2,69$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,78$.

Twitter (-10%). Le groupe a présenté aujourd'hui ses résultats du premier trimestre. Les revenus sont de 908,8 M$, contre 731,6 M$ un an avant. Les bénéfices s'élèvent à 255,3 M$ (0,33$ par action), contre 91,1 M$ (0,12$ par action) un an plus tôt. En non-GAAP, le bpa ressort à 0,31$, contre 0,19$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,25$, pour des revenus de 869 M$. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens ("Average monetizable daily active users") se monte à 126 millions, contre 115 millions un an avant et 124 millions sur le T3 2018. Le nombre d'utilisateurs actifs mensuels est quant à lui de 321 millions, contre 330 millions il y a un an et 326 millions au trimestre précédent. Twitter précise qu'il ne fournira plus le nombre d'utilisateurs actifs mensuels après le premier trimestre 2019. Sur 2018, le groupe affiche des revenus de 3,04 Mds$, contre 2,44 Mds$ en 2017. Les bénéfices annuels ressortent de leur côté à 1,21 Md$, contre une perte de 108 M$ un an plus tôt.Sur le premier trimestre, le groupe vise des revenus entre 715 et 775 M$ (contre 765 M$ de consensus), pour un résultat opérationnel entre 5 et 35 M$.

Tapestry (-18%) a présenté ses résultats du second trimestre fiscal. Les profits s'élèvent à 254,8 M$ (0,88$ par action), contre 63,2 M$ (0,22$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,07$. Les ventes montent de près de 1% à 1,80 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,11$, pour des ventes de 1,9 Md$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 2,55 et 2,60$, contre 2,78$ de consensus.

Yum! Brands (-1%) a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 334 M$ (1,04$ par action), contre 436 M$ (1,26$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,40$, contre 0,96$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 1,56 Md$, contre 1,58 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,96$, pour des revenus de 1,59 Md$. Les ventes à comparable sont en croissance de 3% (+3% pour KFC, stables pour Pizza Hut, et +6% pour Taco Bell).

Cardinal Health (+7%) a présenté ses résultats du second trimestre fiscal. Le résultat net ressort à 280 M$ (0,93$ par action), contre 1,1 Md$ (3,33$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa s'affiche à 1,29$, en baisse de 15%. Les revenus s'élèvent à 37,7 Mds$, contre 35,2 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,09$, pour des revenus de 36 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa plus ambitieux, compris entre 4,97 et 5,17$.

Marathon Petroleum (-5%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les profits s'affichent à 951 M$ (1,35$ par action), contre 2,02 Mds$ (4,09$ par action) un an avant. Les revenus montent de 52% à 32,54 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,81$, pour des revenus de 34 Mds$.

T-Mobile US (+1%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 640 M$ (0,75$ par action), contre 2,71 Mds$ (3,11$ par action) un an avant. Les revenus montent de 6% à 11,45 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,69$, pour des revenus de 11,4 Mds$.

Fiat Chrysler (-12%). Le constructeur américano-italien a dévoilé des résultats 2018 en progression, mais la prévision d'un bénéfice opérationnel 2019 inférieur aux attentes a provoqué un plongeon du titre. Le numéro sept mondial du secteur a dit anticiper pour cette année un résultat opérationnel de plus de 6,7 milliards d'euros, hors l'équipementier Magneti Marelli dont la cession annoncée en octobre devrait être finalisée au deuxième trimestre, contre un consensus d'environ 7,3 MdsE. Le free cash-flow industriel est par ailleurs anticipé à 1,5 MdE contre 4,4 MdsE en 2018.

Tyson Foods (-4%) a annoncé ses comptes du premier trimestre fiscal. Les profits sont de 552 M$ (1,50$ par action), contre 1,63 Md$ (4,40$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,58$. Les revenus s'affichent à 10,19 Mds$, contre 10,23 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Le consensus était de 1,56$ de bpa pour 10,3 Mds$ de revenus. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus d'environ 43 Mds$, pour un bpa logé entre 5,75 et 6,10$.

Kellogg (-6%) a présenté ses comptes du quatrième trimestre. Le groupe affiche une perte de 84 M$ (0,24$ par action), contre un bénéfice de 417 M$ (1,20$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,91$, contre 0,93$ sur la même période de l'exercice précédent. Les ventes montent de 4,2% à 3,32 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,88$, pour des ventes de 3,3 Mds$.

Philip Morris International (+1%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le bénéfice par action ressort à 1,23$, contre 0,44$ un an avant. En base ajustée, le bpa s'affiche à 1,25$, contre 1,32$ un an plus tôt. Les revenus baissent de 9,6% à 7,5 Mds$. Les analyses anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,17$, pour des revenus de 7,4 Mds$.

Intercontinental Exchange (-3%), maison-mère du NYSE, a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus progressent à 1,68 Md$, contre 1,44 Md$ un an plus tôt. Les profits s'affichent à 611 M$, contre 1,23 Md$. Le bénéfice par action ressort à 1,07$, contre 2,09$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 0,94$, en croissance de 25%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,92$, pour des revenus de 1,3 Md$. Le groupe vise des revenus 2019 allant de 2,19 à 2,24 Mds$,

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