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Wall Street : les marchés fluctuent dans l'attente de la Fed

| Boursier | 541 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé mercredi avant les annonces de la Fed, qui ne devrait pas modifier sa politique monétaire.

Wall Street : les marchés fluctuent dans l'attente de la Fed
Credits Reuters

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé mercredi avant les annonces de la Fed, qui ne devrait pas modifier sa politique monétaire, mais pourrait signaler ses intentions pour 2020. Les marchés espèrent toujours un report de l'entrée en vigueur des nouvelles taxes d'importation américaines contre des produits chinois, prévue dimanche 15 décembre. Le cours du pétrole repart en baisse, après une hausse inattendue des stocks de pétrole aux Etats-Unis la semaine dernière.

A deux heures de la clôture (et juste avant la décision de la Fed), l'indice Dow Jones recule de 0,14% à 27.841 points, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 0,04% à 3.133 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, gagne 0,16% à 8.630 pts. Le DJIA est plombé par le reculs de Boeing (-0,4%), dont le B-737 Max ne sera pas autorisé à revoler avant 2020, et de Home Depot (-1,8%), qui a émis in avertissement sur ses ventes en 2020.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises, est stable à 97,40 (-0,01%), de même que l'euro, qui cote 1,1092$. L'indice du dollar a reculé de 0,8% depuis le début du mois, face à la crainte d'un report de l'accord commercial de "Phase 1" entre les Etats-Unis et la Chine. Sur les marchés obligataires américains, les taux se détendent avant la Fed : le rendement du T-Bond à 10 ans cède 3 points de base à 1,81%.

Les taux de la Fed en mode pause, jusqu'à quand ?

Les investisseurs tablent donc sur un statu quo de la Fed sur ses taux, mais seront très attentifs aux propos de son président, Jerome Powell, lors de la conférence de presse qui suivra la décision. L'outil FedWatch du CME Group, qui reflète l'évolution des contrats à terme sur les "fed funds", estime à 97,8% la probabilité d'un statu quo sur ce taux directeur, actuellement fixé à 1,5%-1,75%.

Après avoir abaissé ce taux trois fois depuis le mois de juillet pour faire face au ralentissement conjoncturel, la Fed a signalé ces dernières semaines son intention de marquer une pause, estimant que l'économie américaine restait sur la voie d'une croissance modérée malgré les risques, liés notamment aux tensions commerciales entre Washington et Pékin.

Selon une enquête de 'Bloomberg' auprès de 31 économistes, publiée le 5 décembre, la banque centrale américaine est susceptible de laisser ses taux à leur niveau actuel pendant toute l'année 2020, et ne se laissera pas influencer par Donald Trump, qui réclame à cor et à cri de nouvelles baisses, voire des taux négatifs. L'hypothèse médiane des économistes est d'un statu quo en 2020, mais aussi en 2021, sauf en cas de récession.

Ce risque de récession a toutefois diminué, estiment les économistes, malgré les tensions commerciales qui restent leur principale inquiétude. La probabilité de voir la Fed ramener ses taux à zéro pour faire face à une récession est tout de même estimée à 20%, mais elle est en baisse par rapport à l'étude d'octobre (30%).

Suspense sur la question du report des taxes du 15 décembre contre la Chine

Le principal sujet de préoccupation des marchés reste le dossier commercial, à l'approche de la date-butoir du 15 décembre, à partir de laquelle les Etats-Unis menacent d'imposer une surtaxe de 10% sur environ 160 milliards de dollars de biens chinois importés supplémentaires. Selon des informations publiées mardi sur le site internet du 'Wall Street Journal', l'administration Trump serait disposée à reporter une nouvelle fois la date de mise en oeuvre de ces taxes (déjà repoussée en août dernier), afin de laisser une chance aux négociations commerciales de se conclure positivement.

Cette nouvelle rassurante à toutefois été rapidement balayée par des déclarations prudentes de proches de Donald Trump. Peter Navarro, le conseiller de la Maison-Blanche sur le commerce, a ainsi déclaré mardi qu'il n'avait aucune information sur le fait de savoir si le président américain avait pris une décision, dans un sens ou dans l'autre, concernant un éventuel report des taxes. Le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, a lui aussi quelque peu douché les espoirs, en déclarant mardi que les taxes du 15 décembre étaient toujours "sur la table".

Les marchés aimeraient donc enfin pouvoir compter sur la conclusion d'un accord, au moins partiel, qui permettrait d'enterrer la hache de guerre entre les deux puissances économiques mondiales. Selon l'agence Bloomberg, Donald Trump devrait rencontrer jeudi l'équipe en charge des négociations. Dans l'état actuel des choses, les points de blocages seraient toujours les mêmes, Washington exigeant des engagements chinois, notamment sur le montant des achats de produits agricoles américains, tandis que Pékin exige en préalable un report des nouveaux droits de douane.

Hausse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis

Le pétrole est reparti en baisse mercredi, après l'annonce d'une hausse surprise des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) cède 1,05% à 58,62$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier), tandis que le Brent de la mer du Nord fléchit de 1,3% à 63,50$ pour le contrat à terme de février. L'or noir n'a pas bénéficié du succès de la première cotation en Bourse du géant pétrolier saoudien Saudi Aramco, qui a grimpé de 10% pour son premier jour de cotation à la Bourse de Riyad.

Les stocks pétroliers US, pour la semaine close au 6 décembre, ont augmenté de 0,8 million de barils à 447,9 mb (hors réserve stratégique), contre un repli de 2,7 mb attendu par le consensus. Les stocks d'essence ont bondi de 5,4 mb et ceux de produits distillés ont cru de 4,1 mb.

Depuis vendredi, les cours du brut avaient progressé grâce aux espoirs d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, et après l'annonce vendredi par l'Opep+ d'une réduction supplémentaire de sa production de 500.000 barils par jour jusqu'en mars 2020.

VALEURS A SUIVRE

Boeing (-0,4%) a perdu jusqu'à 2,5% en séance, avant de réduire ses pertes. Steve Dickson, le dirigeant de l'agence fédérale américaine de l'aviation, la FAA, a indiqué sur la chaîne 'CNBC' que la levée de l'interdiction de vol du Boeing 737 MAX n'allait pas intervenir avant l'an prochain. " Il y a un nombre de procédures, d'étapes importantes qui doivent être franchies et si vous faites le calcul, chacune de ces étapes va prendre du temps", a déclaré Steve Dickson, ajoutant que "cela va s'étendre en 2020".

Jusqu'à présent, Boeing espérait que l'agence accorderait avant la fin décembre sa certification à son Boeing 737 MAX. L'appareil a subi de nombreuses modifications après les deux crashs qui avaient fait 346 morts, entraînant son interdiction de vol en mars dernier.

Home Depot (-1,8%), le leader américain de la distribution de produits d'ameublement, a déçu les marchés en dévoilant ses prévisions de croissance des ventes pour 2020. Le groupe s'attend à une croissance entre 3,5 et 4%, alors que le consensus tablait sur une progression de 4,3% de consensus. La marge opérationnelle est attendue voisine de 14%, contre une guidance antérieure allant de 14,4 à 15%.

Amazon (+0,1%), privé d'un méga-contrat avec le Pentagone, baptisé "JEDI", accuse le président américain Donald Trump d'avoir fait pression pour l'écarter au profit de son rival Microsoft. Le "JEDI" (Joint Enterprise Defense Infrastructure) est un méga-contrat de 10 milliards de dollars sur 10 ans, qui porte sur la modernisation de toute l'infrastructure informatique de l'armée américaine, en s'appuyant sur le "cloud computing" (informatique dématérialisée), dont Amazon est le pionnier et le leader mondial. Sa division "cloud", Amazon Web Service (AWS) détient un tiers des parts de marché mondial, contre 14,5% pour Microsoft et 5,6% pour Google.

Par ailleurs, l'autorité britannique de concurrence a estimé que l'investissement d'Amazon dans le groupe de livraison de repas Deliveroo soulevait des problèmes graves de concurrence et pourrait nécessiter une enquête approfondie.

GameStop (-18%) dévisse encore à Wall Street, le distributeur américain de jeux vidéo ayant annoncé une perte pour son troisième trimestre, ainsi qu'un avertissement sur les résultats. Le groupe est victime d'un contexte de grand attentisme, alors que les 'gamers' patientent avant le lancement des consoles de nouvelle génération.

Tesla (+1,7%), le groupe californien vedette de l'automobile électrique, entend augmenter les prix de son Model 3 importé de Chine en janvier. C'est du moins ce qu'affirme l'agence Reuters, qui cite des sources proches du dossier.

American Eagle Outfitters (-6,8%) chute à Wall Street. Le groupe table en effet sur des résultats et une évolution des ventes à comparables inférieurs aux attentes, sur fond de plus faible demande et de promotions. Le groupe s'attend à dégager un bénéfice allant de 34 à 36 cents par action sur le quatrième trimestre, contre 46 cents de consensus.

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