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Wall Street : le rebond fait long feu face au risque de pandémie

| Boursier | 520 | Aucun vote sur cette news

Après avoir rebondi de plus de 1% en séance, la Bourse de New York est retombée dans le rouge mercredi soir.

Wall Street : le rebond fait long feu face au risque de pandémie
Credits Reuters

Après avoir rebondi de plus de 1% en séance, la Bourse de New York est retombée dans le rouge mercredi soir, s'apprêtant à signer une 5e séance de baisse consécutive. Aux Etats-Unis, un responsable de la FDA a estimé mercredi que le monde était désormais "au bord d'une pandémie" de coronavirus Covid-19. La veille, les Centres de contrôle et prévention des maladies (CDC) ont demandé aux entreprises et aux citoyens américains de se préparer à voir leurs vies "gravement perturbées" par le coronavirus.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones cède 0,43% à 26.973 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 0,26% à 3.120 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, se maintient dans le vert (+0,12%) à 8.978 pts. Les trois principaux indices américains ont abandonné entre 7% et 8% depuis une semaine, les marchés prenant conscience des risques posés par l'épidémie de Covid-19 sur la croissance mondiale.

Plus tôt dans la journée, l'indice chinois Shanghai composite a cédé 0,8%, tandis que le Hang Seng a reculé de 0,7% à Hong Kong, le Nikkei a cédé 0,79% au Japon, et en Corée du Sud, le Kospi a perdu 1,28%. Les marchés européens se sont stabilisés : +0,14% pour l'EuroStoxx 50 et +0,09% pour le CAC 40.

Le coronavirus proche de se transformer en pandémie

Mercredi, la FDA (Food and Drug Administration), l'administration américaine de l'alimentation et des médicaments, a fait à son tour des commentaires peu rassurants sur l'épidémie de coronavirus, un responsable de la FDA estimant que "nous sommes au seuil d'une pandémie". "L'inquiétude est significative, étant donné que le virus est désormais présent sur les six continents", a indiqué le responsable de l'évaluation biologique et de la recherche de la FDA.

La veille, une responsable des CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) avait déjà mis en garde les Américains, estimant que le coronavirus pourrait causer des "perturbations graves" dans le vie quotidienne si la maladie prenait de l'ampleur.

Nancy Messonnier, directrice du CDC National Center for Immunization and Respiratory Diseases a exhorté les entreprises et les familles américaines à commencer à se préparer à l'éventualité d'une épidémie de grande envergure. Les entreprises devraient déterminer si elles peuvent offrir des options de télétravail à leurs employés, tandis que les hôpitaux pourraient avoir besoin d'étendre les services de télémédecine, a-t-elle déclaré.

Pour la première fois, le nombre de nouveaux cas de coronavirus à l'étranger a dépassé mardi celui de ceux qui ont été diagnostiqués le même jour en Chine, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ainsi, 411 nouveaux cas ont été observés mardi en Chine et 427 dans les autres pays.

Pour l'instant, l'OMS ne qualifie pas encore l'épidémie de pandémie, car elle n'observe pas de propagation "durable" et "intensive" dans les communautés, ni un nombre "grave" de décès dans une grande proportion. "Nous n'hésiterons pas" à parler de pandémie si la situation la reflète, a ajouté mercredi le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Les taux longs américains sur des planchers historiques

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) regagne mercredi 0,16% à 99,13 points, tandis que l'euro avance de 0,06% à 1,0885$. Les investisseurs commencent à parier sur une baisse des taux de la Fed en mars ou en avril pour faire face à l'épidémie de coronavirus.

A la recherche de sécurité, les investisseurs ont encore acheté des obligations, faisant reculer les taux d'intérêts, qui évoluent en sens inverse des cours. Le rendement du T-Bond à 10 ans a encore chuté de 4 points de base, à 1,31%, tombant à son plus bas historique. Le taux du T-Bond à 30 ans est stable mercredi à 1,80%, lui aussi à son plus bas historique.

"Trop tôt" pour savoir s'il faut baisser les taux, selon la Fed

Les investisseurs évaluaient mercredi soir à 27,7% la probabilité que la Fed baisse ses taux d'un quart de point dès sa réunion de mars, contre 11,1% il y a une semaine et 3,8% il y a un mois, indique le baromètre FedWatch de CME Group. Et pour la réunion d'avril, les marchés tablent à 63,3% sur une baisse de taux, d'un quart (pour 49,7%) voire d'un demi-point (pour 13,6%).

Mardi, le vice-président de la Fed, Richard Clarida, a estimé qu'il était "trop tôt pour faire des spéculations sur l'ampleur et la durée des effets" du coronavirus sur l'économie américaine. Il est aussi trop tôt pour "savoir si ces effets entraîneront une modification matérielle des perspectives de la Fed", en d'autres termes si la Fed sera amenée à baisser ses taux directeurs, a-t-il ajouté.

Le numéro deux de la Fed, qui s'exprimait devant la National Association for Business Economics, a estimé que le Covid-19 aurait un impact visible sur la croissance chinoise au moins sur le 1er trimestre, et que cet effet pourrait se propager au reste du monde.

Alors que seuls 14 cas de Covid-19 sont actuellement signalés aux Etats-Unis, les autorités sanitaires américaines se préparent désormais à une propagation du coronavirus outre-Atlantique, en raison de la multiplication des foyers hors de Chine, notamment en Italie, en Corée du Sud et en Iran.

Le pétrole dégringole, l'or subit des prises de bénéfices

Sur le plan macro-économique aux Etats-Unis, les ventes de logements neufs, publié mercredi, sont ressorties solides en janvier, à 764.000, contre un consensus de place de 710.000 seulement et un niveau révisé (en hausse) à 708.000 en décembre. Par ailleurs, malgré la menace du coronavirus, l'indice de confiance des investisseurs institutionnels mesuré par State Street est ressorti à 77,9 en février après 75,4 en janvier.

Les stocks pétroliers des Etats-Unis ont augmenté moins que prévu, de 0,5 million de barils pour la semaine achevée le 21 février, contre un consensus de +2,3 millions de barils. Les stocks d'essence ont reculé en revanche de 2,7 millions de barils, alors que les stocks de distillés ont décliné de 2,1 millions de barils par rapport à la précédente semaine.

Les cours du pétrole ont continué de dégringoler mercredi face aux craintes liées au Covid-19. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a encore lâché 2,87% à 48,47$ (contrat à terme de mars coté sur le Nymex) tandis que le Brent de mer du Nord a chuté de 3,17% à 53,21$ (contrat à terme d'avril). Le WTI perd désormais environ 23% depuis son plus haut annuel de début janvier à plus de 63$.

L'or est proche de l'équilibre mercredi, à 1.649$ l'once (contrat à terme d'avril coté sur le Comex), après avoir cédé près de 2% mardi sur des prises de bénéfices. Le métal jaune avait atteint 1.676,90$ l'once lundi, au plus haut niveau depuis 7 ans, en janvier 2013. Il a gagné environ 8% depuis le début de l'année.

VALEURS A SUIVRE

Walt Disney (-4,3%). Robert Iger va quitter son poste de directeur général avec effet immédiat, a annoncé mardi soir le géant américain des loisirs et des médias. M. Iger, après 15 ans à la tête du groupe, sera remplacé par Bob Chapek, qui présidait jusqu'ici la division Parcs à thème, expériences et produits du groupe, et avait auparavant dirigé les parcs Disney. En fonctions depuis 2005, Bob Iger restera cependant président du conseil d'administration de Walt Disney et se chargera des activités créatrices jusqu'à l'expiration de son mandat, le 31 décembre 2021, a précisé le groupe dans un communiqué.

"Avec le lancement réussi d'activités en lien direct avec les consommateurs de Disney (le service de vidéo en steaming Disney+ : ndlr) et l'intégration de la Twenty-First Century Fox bien engagée, je pense que c'est le moment optimal pour une transition vers un nouveau CEO", a commenté Bob Iger dans un communiqué. Bob Chapek, qui travaille pour Disney depuis 27 ans, devient le septième PDG de l'entreprise en près de 100 ans d'existence. Il aura notamment à gérer la crise du coronavirus, qui a obligé Disney à fermer sine die ses parcs à thème de Shanghai depuis le 25 janvier et Hong Kong depuis le 26 janvier dernier.

Lors de la publication des comptes du 4e trimestre, Christine McCarthy, la directrice financière de Disney, avait précisé à ce sujet que si les deux parcs restaient inaccessibles pendant 2 mois, cela pourrait entraîner une perte opérationnelle de 280 millions de dollars pour le groupe, dont 135 M$ à Shanghai et 145 M$ à Hong Kong. Le conseil d'administration de Walt Disney étudiait depuis plusieurs années la succession de Bob Iger. Ses membres se sont prononcés à l'unanimité pour cette solution en interne.

Salesforce.com (-2,3%). Le groupe software californien, acteur majeur du marché du cloud, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des résultats contrastés. Par ailleurs, le groupe a fait état du départ surprise de son co-directeur général, Keith Block, qui laisse donc les manettes au cofondateur et co-CEO Marc Benioff. Pour le trimestre clos, Salesforce a fait part d'une perte nette de 248 millions de dollars, contre un profit net de 362 millions de dollars un an auparavant. Les revenus de la firme se sont en revanche appréciés de 35% en glissement annuel pour atteindre 4,85 milliards de dollars. Le bpa ajusté a atteint 66 cents. Le consensus était logé à 56 cents de bpa ajusté pour 4,76 milliards de facturations.

Pour le trimestre entamé, le groupe envisage un bpa de 70-71 cents et des revenus de 4,88-4,89 Mds$. Les revenus de l'exercice sont anticipés entre 21 et 21,1 Mds$, pour un bénéfice par titre allant de 3,16 à 3,18$. Enfin, Salesforce a acquis la start-up Vlocity pour 1,33 Md$ en cash.

Lowe's (-4,6%), challenger de Home Depot (-0,9%) aux Etats-Unis sur le marché de la distribution de produits d'ameublement, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal, clos fin janvier 2020, un bénéfice de 509 millions de dollars soit 66 cents par titre, pour des revenus totalisant 16,03 milliards de dollars à comparer aux 15,65 milliards de l'an dernier. La croissance à comparable a atteint 2,5% en glissement annuel. Hors éléments, le groupe aurait dégagé un bénéfice par action de 94 cents, alors que le consensus de place se situait à 91 cents. Le consensus de revenus était logé à 16,15 milliards de dollars. La croissance à comparable est un peu moins vigoureuse que prévu, alors que le consensus était de 3,5%. Le groupe table désormais, pour l'exercice 2021, sur un bénéfice ajusté par action allant de 6,45 à 6,65$ et une croissance à comparable allant de 3 à 3,5%.

Weibo (-3,5%). Le site chinois de microblogging au service comparable à celui de Twitter a annoncé des résultats trimestriels en déclin et alerté sur ses revenus du premier trimestre, qui devraient chuter de 15% à 20% du fait de l'épidémie de coronavirus. La maison-mère Sina (stable) a dévoilé, lui, des résultats du quatrième trimestre supérieurs aux attentes, avec un bpa ajusté de 1,17$ et des revenus en croissance de 4% à 591 millions de dollars - contre 69 cents et 563 M$ de consensus.

J.M. Smucker (+3,6%) a dépassé les attentes pour son troisième trimestre fiscal. Le groupe alimentaire américain a dégagé ainsi un bénéfice trimestriel ajusté de 2,35$ par titre, contre un consensus de marché de 2,22$ et un bpa de 2,26$ un an auparavant. Les revenus du groupe ont totalisé 1,97 milliard de dollars sur la période close en janvier 2020, en ligne avec les attentes de Wall Street. Les activités liées au café ont soutenu les résultats.

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