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Wall Street : le Dow Jones plonge sous les 30.000, alors que le Nasdaq s'effondre vers les 10.000 pts

| Boursier | 2705 | Aucun vote sur cette news

Wall Street décroche plus nettement encore ce jeudi, après son bref sursaut observé hier suite aux annonces sans surprise de la Fed...

Wall Street : le Dow Jones plonge sous les 30.000, alors que le Nasdaq s'effondre vers les 10.000 pts
Credits Reuters

Wall Street décroche plus nettement encore ce jeudi, après son bref sursaut observé hier suite aux annonces sans surprise de la Fed. Le Dow Jones plonge de 2,43% désormais à 29.924 pts, tandis que le S&P 500 décroche de 3,11% à 3.672 pts. Le Nasdaq s'effondre de 3,91% à 10.665 pts. Sur le Nymex, le baril de brut WTI grappille 0,3% à 115,7$. L'once d'or gagne 0,6% à 1.831$. L'indice dollar cède 0,7% face à un panier de devises. Le Bitcoin reprend un peu d'étoffe autour des 21.000$, suite à la récente purge.

D'après le rapport du jour aux Etats-Unis, les mises en chantier du mois de mai 2022 sont ressorties sur un rythme de 1,549 million d'unités, contre 1,72 million de consensus de place et 1,81 million un mois avant. Les permis de construire ont été au nombre de 1,695 million, contre 1,8 million de consensus et 1,82 million en avril.

L'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois de juin est ressorti négatif à -3,3, contre +5 de consensus FactSet.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 11 juin ont été de 229.000, contre 218.000 de consensus et 232.000 pour la lecture révisée de la semaine antérieure.

La Réserve fédérale américaine a relevé hier mercredi son principal taux directeur de trois quarts de point (75 points de base) pour le porter entre 1,50% et 1,75%, le premier geste d'une telle ampleur depuis 28 ans, en 1994 ! La banque centrale américaine a signalé son intention de continuer à relever ce taux des "fed funds" jusqu'à 3,4% fin 2022, puis vers 3,8% fin 2023, afin de juguler une inflation qu'elle a longtemps sous-estimée.

Dans son communiqué, le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) s'est dit "fermement déterminé à ramener l'inflation à son objectif de 2%", et demeure "très attentif aux risques inflationnistes". Le président de la Fed, Jerome Powell, a ainsi indiqué lors de sa conférence de presse qu'il n'excluait pas une nouvelle hausse de 75 points de base lors de la prochaine réunion des 26 et 27 juillet. "Du point de vue où nous nous trouvons aujourd'hui, il semble probable de procéder à une hausse de 50 pb ou de 75 pb lors de notre prochaine réunion", a-t-il dit, précisant que l'ampleur de la hausse dépendra des indicateurs conjoncturels. Il a cependant précisé que des hausses de 75 pb ne deviendraient pas "habituelles".

Dans leurs nouvelles projections économiques publiées ce mercredi, les membres du FOMC ont nettement relevé leur prévision médiane pour le taux des "fed funds", à 3,4% pour la fin de l'année, contre 1,9% prévu lors des dernières projections faites en mars. Le FOMC voit ensuite les taux monter encore pour atteindre 3,8% fin 2023 (contre 2,8% prévu en mars) avant de revenir à 3,4% en 2024 (2,8% prévu en mars).

La Fed s'attend à ce que l'inflation dite "PCE" atteigne 5,2% cette année (contre 4,3% prévu en mars), tandis que l'indice core PCE (hors énergie et alimentation), la mesure préférée de la banque centrale, devrait croître de 4,3% contre 4,1% prévu en mars dernier. A noter que l'indice core PCE est ressorti à 4,9% en mai, ce qui signifie que les responsables de la Fed tablent sur un ralentissement d'ici à la fin de l'année, sous l'effet de resserrement monétaire entrepris par la banque centrale depuis mars dernier (+0,25 point en mars, +0,5 pt en mai et +0,75 pt ce mercredi).

La poursuite du resserrement monétaire, associé à la réduction du bilan de la Fed, devrait ensuite permettre de faire ralentir l'inflation pour revenir fin 2023 à 2,6% (2,7% pour le core PCE), des projections peu modifiées par rapport à mars. En 2024, la hausse des prix devrait revenir à 2,2% (2,3% pour le core PCE), approchant l'objectif de long terme de 2% de la Fed.

La Fed prévoit désormais pour 2022 une hausse du PIB des Etats-Unis de seulement 1,7% cette année contre 2,8% attendu en mars, et après un vif rebond post-covid de 5,7% en 2021. La croissance devrait encore être de 1,7% en 2023 (contre 2,2% attendu en mars) puis de 1,9% en 2024 (2% attendu en mars). Pour autant, Jerome Powell a affirmé mercredi qu'il n'observait pas de ralentissement généralisé de l'économie américaine, et a assuré que la Fed "n'essayait pas de pousser l'économie en récession". "Nous essayons de ramener l'inflation à 2%, (et conserver) un marché du travail solide", a-t-il expliqué. "C'est ce que nous essayons de faire", a-t-il insisté.

Dans son communiqué, la Fed a relevé que "l'activité économique générale semble s'être reprise après avoir ralenti au premier trimestre. Les gains en emplois ont été solides ces derniers mois et le taux de chômage est resté bas. L'inflation reste élevée, reflétant les déséquilibres entre l'offre et la demande liés à la pandémie, ainsi que les prix élevés de l'énergie et les pressions plus larges sur les prix", a commenté la banque centrale.

Selon les nouvelles projections de la Fed, le marché de l'emploi américain devrait rester solide, malgré une légère hausse du taux de chômage attendu à 3,7% en 2022, à 3,9% en 2023 et à 4,1% en 2024, contre respectivement 3,5%, 3,5% et 3,6% attendu en mars.

Pas de surprise du côté de la Banque d'Angleterre ce jeudi. La BoE a rehaussé, à la mi-journée, d'un quart de point son taux directeur, sa cinquième augmentation depuis décembre, même si certains observateurs tablaient sur un resserrement de 50 pb. Le Comité de politique monétaire, composé de neuf membres, a voté 6 contre 3 pour augmenter le taux de prêt de référence de 25 points de base à 1,25%, son plus haut niveau depuis janvier 2009.

Première des grandes Banques centrales mondiales à s'engager dans un cycle de hausse de taux en décembre dernier, la BoE a promis d'agir "avec force" si nécessaire face aux risques liés à l'inflation, qu'elle s'attend à voir dépasser 11% dans quelques mois : "l'ampleur, le rythme et le calendrier d'éventuelles nouvelles hausses du taux directeur reflèteront l'évaluation par le Comité des perspectives économiques et des pressions inflationnistes".

La hausse des prix à la consommation au Royaume-Uni a atteint 9% en avril, son plus haut niveau depuis 40 ans, et la BoE a relevé jeudi ses prévisions en disant tabler désormais sur pic légèrement au-dessus de 11% en octobre, lorsque les tarifs de l'énergie augmenteront une nouvelle fois.

"Même si le risque de récession est inconfortablement élevé, nous pensons que la banque centrale franchira le pas, augmentant les taux de 50 points de base en août. Nous prévoyons ensuite que les décideurs politiques reviendront à un mouvement de 25 points de base en septembre et novembre, portant le taux directeur à 2,25% d'ici la fin de l'année", affirme Dan Hanson chez 'Bloomberg Economics'.

Le marché anticipe pour sa part un resserrement monétaire plus conséquent d'ici la fin de l'année, fixant un taux directeur de 3% d'ici décembre. Cela nécessiterait probablement trois hausses de taux d'un demi-point et une autre d'un quart de point lors des quatre réunions restantes en 2022, un rythme qui serait sans précédent.

Les valeurs

Jabil (-8%), le sous-traitant américain de production électronique, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal clos fin mai 2022 des résultats supérieurs aux attentes, relevant dans la foulée ses prévisions financières. Sur le trimestre clos, le bénéfice net a représenté 218 millions de dollars et 1,52$ par titre, contre 169 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a atteint 1,72$, contre 1,62$ de consensus. Les revenus se sont appréciés quant à eux de 15% à 8,33 milliards de dollars, contre un consensus FactSet de 8,22 milliards. "Alors que nous regardons vers l'avenir, nous constatons une demande solide dans des domaines clés de notre activité", a déclaré le CEO du groupe, Mark Mondello. "Compte tenu de cet élan continu, nous prévoyons maintenant que les revenus de l'exercice 2022 avoisineront les 32,8 milliards de dollars et que le BPA ajusté sera de 7,45$", a ajouté Mondello.

Kroger (-2%), le groupe américain de grande distribution, a publié des résultats supérieurs aux attentes de marché et relevé ses estimations, ce qui n'empêche pas le cours de décliner fortement avant bourse à Wall Street. Pour le premier trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice net de 664 millions de dollars et 90 cents par titre, contre 140 millions de dollars un an avant. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,45$, contre un consensus FactSet de 1,29$. Les revenus ont atteint 44,6 milliards de dollars, contre 41,3 milliards un an plus tôt et 44,2 milliards de consensus. Les ventes à comparable se sont appréciées de 4,1% hors essence, en ligne avec les attentes de marché. Le groupe, relevant ses prévisions, table sur une croissance des ventes 'identiques' hors carburant de 2,5 à 3,5%, pour un bpa ajusté de l'ordre de 3,85 à 3,95$. Le consensus FactSet était d'une croissance à comparable de 3,2% et de 3,84$ de bpa ajusté.

Revlon (-20%) a comme redouté déposé hier mercredi une demande de mise en faillite en vertu du chapitre 11 de la loi américaine. Le groupe de cosmétiques et parfums contrôlé par MacAndrews & Forbes, firme du milliardaire Ronald Perelman, a répertorié des actifs et des passifs entre 1 et 10 milliards de dollars, selon un dossier déposé auprès du tribunal américain des faillites du district sud de New York. Le dépôt de bilan intervient quelques jours après que le Wall Street Journal a rapporté que Revlon avait entamé des pourparlers avec des prêteurs avant les échéances imminentes de la dette pour éviter la faillite.

Twitter (-1%). Elon Musk s'adresse ce jeudi à l'ensemble des salariés du réseau social média Twitter pour la première fois depuis la présentation de son projet initial de rachat de 44 milliards de dollars. Business Insider, citant un message électronique du directeur général de Twitter, Parag Agrawal, avait déjà fait état de cette réunion. Agrawal, dans son message, indique que les membres du personnel peuvent soumettre par avance leurs questions à l'homme d'affaires. La directrice marketing du réseau social, Leslie Berland, jouera le rôle de modératrice durant l'événement...

Musk devrait ainsi confirmer son intention de prendre le contrôle de Twitter lors de cette réunion générale. Une personne proche du dossier a déclaré au Wall Street Journal que le milliardaire devrait également clarifier les commentaires récents sur le travail à distance et aborder les aspects de sa stratégie pour Twitter lors de la réunion.

Tesla (-6%) remonte pendant ce temps ses prix afin de faire face à la hausse des coûts, indiquent de nombreuses sources. Le concepteur de véhicules électriques a rehaussé ses prix sur tous les modèles aux Etats-Unis, face aux problèmes d'approvisionnement.

Meta (-6%). L'Autorité de la concurrence a annoncé ce jeudi que Meta, ex-Facebook, avait pris des engagements afin de mettre un terme à des pratiques susceptibles de soulever des préoccupations sur le marché de la publicité en France. Ainsi, l'Autorité de concurrence accepte ces engagements du groupe de Mark Zuckerberg visant à modifier ses pratiques. Bloomberg note que cela permet à Meta d'éviter de lourdes amendes après avoir proposé de répondre aux préoccupations antitrust françaises sur son marché de la publicité en ligne.

Meta, Google (Alphabet), Twitter et Microsoft ont accepté ce jeudi de durcir leur politique contre les "fake news", sous la pression de l'Union européenne qui menace de sanctions en cas de non respect de la version révisée de son code de bonnes pratiques en matière de désinformation introduit en 2018. Une trentaine de signataires se sont engagés à respecter cette réglementation, a déclaré la Commission européenne.

McDonald's (-1%), le géant américain de la restauration rapide, approuverait, selon ses avocats, la proposition du parquet en France lui imposant de verser une amende de 1,245 milliard d'euros. L'amende permettrait au groupe d'éviter des poursuites pénales pour fraude fiscale sur la période de 2009 à 2020 en France.

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