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Wall Street : le Dow Jones et le Nasdaq résistent aux craintes de récession

| Boursier | 2309 | Aucun vote sur cette news

Les indices américain évoluent en ordre dispersé mercredi soir, au lendemain d'une forte baisse, dans un contexte toujours marqué par la crainte d'une récession.

Wall Street : le Dow Jones et le Nasdaq résistent aux craintes de récession
Credits Reuters

Les indices américains fluctuent entre le rouge et le vert mercredi soir, au lendemain d'une forte baisse, dans un contexte toujours marqué par la crainte d'une récession liée au resserrement monétaire des banques centrales pour lutter contre l'inflation, devenue leur priorité numéro un. Le président de la Fed, Jerome Powell, a répété mercredi qu'il était possible, mais "pas garanti", d'éviter une récession malgré des taux plus élevés. En attendant, le PIB des Etats-Unis s'est contracté plus que prévu au 1er trimestre.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones regagne 0,5% à 31.099 points, après un recul de 1,56% mardi, tandis que l'indice large S&P 500 grappille 0,08% à 3.824 pts (après -2% mardi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, avance de 0,04% à 11.185 pts après avoir dégringolé de 3% la veille.

La consommation des ménages américains inquiète

Selon le département au Commerce américain, l'économie US s'est contractée plus que prévu au 1er trimestre, le PIB reculant de 1,6% en rythme annuel en lecture finale, contre 1,5% de consensus et 1,5% dans l'estimation précédente. Cette révision est liée aux dépenses personnelles de consommation qui n'ont finalement progressé que de 1,8% en rythme annuel, contre 3,1% de consensus et 3,1% pour l'évaluation antérieure. En outre, l'inflation mesurée par l'indice des prix de base, dite "core PCE", a été révisée à la hausse à +5,2% en rythme annuel sur janvier-mars, contre 5,1% en 2e lecture.

Ces derniers jours, la publication des deux enquêtes mensuelles sur le moral des ménages américains, celui de l'université du Michigan et celui du Conference Board, ont montré une nette dégradation en juin de la confiance des Américains, qui subissent de plein fouet les hausses de prix, notamment des carburants. La consommation des ménages représentant les deux-tiers du PIB des Etats-Unis, tout accès de faiblesse ne fait que renforcer les craintes d'une récession.

Jerome Powell prudemment optimiste pour l'économie US

Ce mercredi, à l'occasion du forum annuel de la BCE, qui se tient jusqu'à jeudi à Sintra au Portugal, le président de la Fed Jerome Powell a estimé qu'il existe "des pistes pour ramener l'inflation à 2% tout en préservant un marché de l'emploi solide", tout en reconnaissant qu'il "n'est pas garanti que nous pouvons y arriver".

Selon le timonier de la Fed, les événements des derniers mois et la guerre en Ukraine ont rendu la tâche de la banque centrale plus difficile. Jerome Powell s'est cependant montré prudemment optimiste pour l'économie américaine, et a souligné que l'objectif de la Fed était de piloter l'économie vers une "croissance modérée".

M. Powell a admis qu'il y a un risque d'aller trop loin (dans le durcissement monétaire), mais il a jugé qu'il ne s'agissait pas du plus grand risque couru par l'économie. Le risque le plus important est celui de ne pas rétablir la stabilité des prix, a-t-il conclu, en maintenant son engagement à lutter contre l'envolée des prix, qui a atteint 8,6% en mai sur un an outre-Atlantique. Le banquier central américain, qui a longtemps estimé que l'inflation actuelle serait passagère, a aussi reconnu humblement que "nous comprenons mieux à quel point nous comprenons peu l'inflation"...

La BCE ira "aussi loin que nécessaire" pour lutter contre l'inflation

Loretta Mester, dirigeante de la Fed de Cleveland, s'est pour sa part prononcée en faveur d'une nouvelle hausse de taux de la Fed de 75 points de base à la réunion de juillet afin de contrer l'inflation, si les conditions économiques se maintiennent. Selon l'outil FedWatch du CME Group, la probabilité actuelle d'une hausse de 75 pb le 27 juillet est de plus de 86%, ce qui porterait le taux des fonds fédéraux entre 2,25 et 2,5%, contre 1,5-1,75% actuellement. La probabilité d'un durcissement plus modéré de 50 pb est de 13,3%.

De son côté, Christine Lagarde, la patronne de la BCE, qui s'exprimait aussi depuis Sintra, a estimé mercredi que les anticipations d'inflation sont beaucoup plus élevées qu'auparavant. Il est selon elle peu probable que l'on revienne à un environnement de faible inflation comme celui qui a précédé la pandémie de Covid-19. Les banques centrales devront ainsi s'adapter à ces anticipations d'inflation plus élevées.

La BCE a annoncé au début du mois qu'elle allait procéder à une hausse des taux de 25 points de base lors de la réunion du 21 juillet, n'excluant pas une hausse plus importante en septembre. Certains membres de la BCE préconisent même un tour de vis de 50 pb dès juillet. Christine Lagarde a assuré que la BCE ira "aussi loin que nécessaire" pour lutter contre l'inflation "excessivement élevée", et qui devrait le rester "pendant un certain temps encore" dans la zone euro.

Le pétrole marque le pas avant la réunion de l'Opep+

Les cours du pétrole sont volatils à la veille de la réunion de l'Opep+ sur ses quotas de production. Le baril de brut WTI cède en soirée 0,5% à 111,19$ mercredi sur le Nymex (contrat à terme d'août) tandis que le Brent de mer du Nord de même échéance recule de 0,86% à 116,97$.

Les cours fléchissent alors même que les stocks pétroliers américains ont baissé plus que prévu pour la semaine close au 24 juin. La baisse a atteint 2,8 millions de barils, alors que les analystes ne les voyaient diminuer que de 950.000 barils. En revanche, les stocks d'essence ont grimpé de 2,6 mb alors qu'une légère baisse de 100.000 barils étaient attendue, le signe peut-être que les automobilistes américains ont levé le pied face à l'envolée des prix des carburants.

Détente sur les taux, les obligations et le dollars recherchés comme valeurs-refuge

Sur les marchés obligataires, les investisseurs à la recherche de valeurs-refuge s'intéressent à nouveaux aux emprunts d'Etat, faisant reculer les rendements. Le taux du T-Bond à 10 ans recule de 7 points de base à 3,11% et celui du "2 ans" cède 5 pb à 3,06%. Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à 10 ans a plongé de 11 pb pour revenir à 1,51%. Il avait atteint il y a une semaine son plus haut depuis 8 ans et demi à plus de 1,76% avant de corriger.

Du côté des devises, le dollar profite lui aussi de la fuite vers les valeurs refuge. L'indice du dollar gagne mercredi soir 0,5% à 105,03 pts face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro perd 0,67% à 1,0448$. L'or a reculé de 0,2% à 1.817,50$ l'once, selon le contrat à terme d'août sur le Comex, retombant au plus bas depuis deux semaines. Le bitcoin s'affaiblit encore approchant les 20.000$, autour de 20.068$ en soirée (-0,9% en 24h).

VALEURS A SUIVRE

Pinterest (+0,1%). Ben Silbermann, 39 ans, cofondateur et directeur général du réseau social, quitte donc la direction et laisse la place à un vétéran de Google et PayPal, Bill Ready. Ce mouvement pourrait signaler un virage stratégique vers le e-commerce, notent certains spécialistes. Silbermann deviendra président exécutif et conservera un siège au conseil d'administration de la plateforme de San Francisco. Ready rejoindra aussi le board. Durant le règne de Silbermann, Pinterest a grandi pour devenir un mastodonte des réseaux sociaux à plus de 430 millions d'utilisateurs et aux revenus annuels de plus de 2,5 milliards de dollars. Ready, pour sa part, vient de passer deux ans à gérer le commerce et les paiements chez Google (Alphabet). Le nouveau dirigeant âgé de 42 ans a aussi passé des années chez PayPal.

McCormick (-1,3%), le groupe alimentaire américain connu pour ses épices, marchés sur lequel il affiche une position de leader, perd du terrain avant bourse à Wall Street suite à l'annonce d'un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes, d'un déclin inattendu des ventes et d'une réduction de sa guidance annuelle. Le groupe cite l'inflation élevée persistante et les challenges de la chaîne d'approvisionnement. Le bénéfice net sur le trimestre clos fin mai 2022 a reculé à 118,5 millions de dollars et 44 cents par titre, contre 183,7 millions un an plus tôt. Hors éléments, le bpa a été de 48 cents, contre 65 cents de consensus FactSet. Les ventes ont baissé de 1,3% à 1,54 milliard de dollars.

General Mills pointe en hausse de 6%, alors que le groupe agroalimentaire américain connu notamment pour ses marques Häagen-Dazs, Old El Paso ou Géant Vert, vient de publier ses résultats du quatrième trimestre fiscal et de l'exercice 2022. Sur l'année, les ventes ont totalisé 19 milliards de dollars et augmenté de 5%, avec une progression organique de 6%. Le profit opérationnel s'est apprécié de 11% à 3,5 milliards de dollars. A devises constantes, il a grimpé de 2% sur une base ajustée. Le bénéfice dilué par action a été de 4,42$, en hausse de 17% sur l'exercice, alors que le bpa ajusté s'est apprécié de 4% à 3,94$. Sur le dernier trimestre, les ventes ont augmenté de 8% à 4,9 milliards de dollars, avec une performance organique de 13%. Le bénéfice opérationnel a flambé de 85% à 1 milliard de dollars, alors que le profit opérationnel ajusté hors effets de change s'est amélioré de 21%. Le bpa ajusté a grimpé de 23% à 1,12$. Le consensus était de 1,01$ de bpa ajusté pour 4,8 milliards de dollars de facturations. Le groupe renforce de 6% son dividende. Pour l'exercice 2023, il anticipe une croissance organique de 4 à 5%, ainsi qu'un bpa dilué ajusté stable ou en hausse jusqu'à 3% à devises constantes.

Walt Disney (-0,3%), le géant américain du divertissement, a annoncé que les membres de son conseil d'administration avaient voté à l'unanimité en faveur de la prolongation du contrat de son directeur général, Bob Chapek, pour une durée de trois ans. "Bob est le bon leader au bon moment pour The Walt Disney Company, et le conseil d'administration a pleinement confiance en lui et en son équipe de direction", a ajouté Sue Arnold, la présidente du board. Mardi, le conseil d'administration de la société de médias et divertissement a donc voté à l'unanimité pour prolonger le contrat de Chapek jusqu'en 2025. "Disney a été durement touché par la pandémie, mais avec Bob à la barre, nos entreprises - des parcs au streaming - ont non seulement résisté à la tempête, mais sont sorties en position de force", a insisté Susan Arnold.

Paychex (-4,4%), le spécialiste américain de la gestion de paie, a publié pour le quatrième trimestre fiscal 2022 des revenus totaux de services de 1,13 milliard de dollars, en augmentation de 11% en glissement annuel, des revenus totaux en hausse de 11% à 1,14 milliard et un bénéfice opérationnel en croissance de 11% à 394 millions de dollars. Le bénéfice dilué par action a progressé de 12%, alors que le bpa dilué ajusté a grimpé de 13% à 81 cents. Le consensus était de 0,79$ de bpa ajusté pour 1,11 milliard de dollars de revenus. Sur l'exercice, les revenus ont augmenté de 14% à 4,55 milliards, alors que le bénéfice ajusté par action s'est apprécié de 24% à 3,77$. Sur l'exercice entamé, le bpa ajusté est anticipé en croissance de 9 à 10%, alors que les revenus totaux sont attendus en hausse de 7 à 8%.

Tesla (-2,5%), le géant américain de l'automobile électrique, a fermé son bureau californien de San Mateo et licencié environ 200 employés travaillant sur le système Autopilot d'assistance à la conduite, a indiqué à l'agence Reuters l'une des personnes congédiées... Rappelons que le patron du groupe, Elon Musk, avait récemment surpris par ses confidences à propos de l'activité. Il précisait que les nouvelles usines de Tesla en Allemagne et au Texas perdaient ainsi des milliards de dollars. Le CEO avait adressé ces commentaires au club Tesla Owners of Silicon Valley. Musk avait même déclaré que les usines de Berlin et d'Austin étaient actuellement "de gigantesques fours à fric". Cette interview avait été réalisée avant les commentaires de Musk à propos des nécessaires réductions d'effectifs. Début juin, l'homme d'affaires avait prévenu de son mauvais pressentiment à propos de l'économie et demandé un gel des embauches dans le monde.

Nio (-3,4%). Le concepteur chinois de véhicules électriques, coté sur la place américaine, fait l'objet d'attaques virulentes de Grizzly Research, vendeur à découvert qui estime que le groupe jouerait à "des jeux comptables pour gonfler ses revenus et sa marge nette afin d'atteindre les objectifs". Répondant au rapport, Nio a jugé ces accusations "sans fondement et contenant de nombreuses erreurs, d'insupportables spéculations et des conclusions trompeuses". Le fabricant de voitures électriques entend faire des annonces additionnelles "en temps voulu" et considère une ligne de conduite appropriée pour protéger les intérêts de ses actionnaires.

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