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Wall Street : la crainte des hausses de taux plombe la cote

| Boursier | 728 | 3 par 1 internautes

La Bourse de New York démarre la semaine en nette baisse, accentuant ses pertes de la semaine précédente, dans la crainte d'une hausse plus rapide que prévu des taux d'intérêts.

Wall Street : la crainte des hausses de taux plombe la cote

La Bourse de New York démarre la semaine en nette baisse, accentuant ses pertes de la semaine précédente, dans la crainte d'une hausse plus rapide que prévu des taux d'intérêts, un facteur négatif pour les marchés d'actions. La banque d'affaires Goldman Sachs prévoit désormais non moins de 4 tours de vis de la Fed en 2022 pour juguler l'inflation, qui pourrait atteindre 7% en décembre sur un an. Les taux souverains continuent de grimper, le "10 ans" américain s'affichant à 1,78% au plus haut depuis décembre 2019.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones perd 1,04% à 35.852 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 1,25% à 4.618 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, lâche 1,64% à 14.690 pts. La semaine dernière, les trois indices avaient perdu respectivement 0,3%, 1,9% et 4,5%. Le Nasdaq a désormais corrigé de 8,5% par rapport à son dernier record en clôture, le 19 novembre dernier, et approche de la correction technique (-10% sur les plus hauts).

Les valeurs technologiques poursuivent leur correction

Comme la semaine dernière, ce sont les valeurs de croissance, dont les technologiques qui subissent les plus fortes baisses, après leur ascension souvent jugée excessive des deux dernières années. Les valeurs de croissance sont valorisées par les analystes financiers selon la méthode de l'actualisation des flux de trésorerie à venir, qui dépend du niveau des taux d'intérêts. Ainsi, plus ceux-ci sont élevés, plus les valeurs de croissance paraissent chères aux yeux des investisseurs.

La totalité des onze indices sectoriels du S&P 500 sont en berne lundi, à commencer par celui des biens de consommation discrétionnaire (dont le luxe), qui abandonne 2,6%, suivi des technologiques (-2,4%) et des matériaux de base (-1,8%). Les secteurs les plus résistants sont la santé (-0,08%), les "utilities" (-0,5%) et les biens de consommation de base (-0,7%).

En Europe, les marchés ont fini en léger recul vendredi après la publication des chiffres de l'emploi US et de l'inflation en zone euro. L'indice EuroStoxx 50 a cédé1,54%, et à Paris, le CAC 40 a rendu 1,44%.

La semaine qui s'ouvre est celle du coup d'envoi des résultats d'entreprises du 4e trimestre, à commencer par les grandes valeurs bancaires. JP Morgan Chase, Citigroup et Wells Fargo seront au rendez-vous, suivis de Bank of America et Goldman Sachs le 18 janvier et Morgan Stanley le 19 janvier.

L'inflation attendue à 7% en décembre aux Etats-Unis

Les investisseurs auront surtout les yeux rivés sur les chiffres de l'inflation en décembre aux Etats-Unis, qui seront publiés mercredi. La hausse des prix à la consommation est attendue en nouvelle accélération à 7% sur un an, après 6,8% en novembre selon le consensus des économistes compilé par Reuters.

Vendredi, en Europe, les données préliminaires de l'institut Eurostat ont fait état d'une inflation de 5% en décembre dans la zone euro, contre 4,8% attendus par les marchés, et après 4,9% en novembre. L'économiste allemande Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a déclaré ce week-end que la BCE pourrait être amenée à réagir, si la hausse des prix de l'énergie persistait, s'inscrivant ainsi dans le sillage du discours de la Fed, qui a signalé la semaine dernière son intention d'agir rapidement et fermement contre le dérapage de l'inflation.

Les investisseurs suivront cette semaine de très près les auditions devant le Sénat américain du président de la Fed Jerome Powell et de la gouverneure Lael Brainard. Ces auditions se tiennent dans le cadre de la nomination par Joe Biden de Jerome Powell pour un 2e mandat de 4 ans à la tête de la Fed, et celle de Mme Brainard en tant que vice-présidente de la Fed. Le Sénat doit approuver ces nominations, ce qui ne devrait pas poser de problème politique pour Powell et Brainard, selon les observateurs. En attendant, Raphael Bostic, le patron de la Fed d'Atlanta, doit intervient ce lundi.

Vers 4 hausses de taux de la Fed cette année ?

Dans une note publiée lundi, la banque d'affaires Goldman Sachs dit s'attendre à quatre hausses de taux cette année de la part de la Fed, en mars, juin septembre et en décembre. La banque centrale américaine devrait aussi commencer à réduire son bilan à partir de juillet, voire plus tôt, estime GS, après la publication mercredi dernier des Minutes de la Fed plus "faucon" que précédemment.

Les prévisions de Goldman sont conformes aux anticipations de marché, qui prévoient une probabilité de près de 80% d'une première hausse des taux en mars et une probabilité proche de 50% d'une quatrième augmentation d'ici décembre, selon l'outil FedWatch du CME. Certains voient même une probabilité non négligeable de près de 23% d'une cinquième hausse en 2022.

Prises de bénéfices sur le pétrole, le dollar reste ferme

Les cours du pétrole cèdent du terrain lundi, après un gain de l'ordre de 5% la semaine dernière, soutenus notamment par les troubles sociaux au Kazakhstan, un gros pays producteur de l'Opep+. Le baril de brut léger américain WTI cède lundi soir 0,7% à 78,33$ (contrat à terme de février sur le Nymex), tandis que le Brent de Mer du nord fléchit de 1% à 80,90$ (contrat de mars).

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans s'est encore tendu pour atteindre 1,78% (+1 point de base), au plus haut depuis décembre 2019, contre 1,5% le 31 décembre dernier. En Europe, le taux du Bund allemand à 10 ans est monté à -0,04% (+1 pb) au plus haut depuis avril 2019.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar s'est raffermi lundi face à un panier de devises de référence, à 96 points (+0,28%), proche de son plus haut niveau depuis juillet 2020, tandis que l'euro cède 0,29% à 1,1326$.

L'or a gagné 0,1% à 1.799,30$ l'once sur le Comex (contrat de février) et le bitcoin a chuté brièvement sous 40.000$ en matinée, avant de se reprendre autour de 41.208$ lundi soir, en recul de 2,6% sur 24h, selon le site Coindesk.

Seule statistique du jour outre-Atlantique, les stocks préliminaires de grossistes aux États-Unis pour le mois de novembre 2021 se sont appréciés de 1,3% en comparaison du mois antérieur, contre 1,2% de consensus de marché et 2,3% sur le mois antérieur.

Omicron perturbe le fonctionnement de l'économie

Sur le front budgétaire, le Washington Post a rapporté que le turbulent sénateur démocrate Joe Manchin ne soutenait plus la contre-proposition de 1 800 milliard de dollars au 'Build Back Better' qu'il avait faite à la Maison Blanche à la fin de l'année dernière. Manchin estime désormais que les démocrates devraient complètement repenser leur approche. Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, garde toutefois espoir dans un accord avec Manchin, et ouvre par ailleurs la porte à l'aide Covid-19 dans les plans budgétaires.

Les gros titres à propos d'Omicron continuent de tourner autour d'une transmissibilité élevée et des pénuries de travailleurs connexes, ainsi que d'une certaine incertitude quant aux implications pour une immunité plus large. Selon le 'Wall Street Journal', plus de 5 millions de travailleurs américains pourraient être bloqués à l'isolement chez eux dans les prochains jours du fait du Covid-19. FedEx a pour sa part prévenu des perturbations de main-d'oeuvre du fait d'Omicron et des conditions météorologiques hivernales. Royal Caribbean suspend de son côté certaines opérations de croisière à cause du variant... Le taux élevé de transmissibilité d'Omicron pourrait quoi qu'il en soit renforcer l'immunité, jugent certains experts.

VALEURSA SUIVRE

Take-Two Interactive (-14%) a annoncé son intention d'acquérir Zynga (+44%), le créateur de FarmVille, pour 9,86$ l'action, une prime de 64% par rapport au cours de clôture de Zynga vendredi. Le montant du deal s'élève ainsi à 12,7 milliards de dollars. "Cette combinaison stratégique rassemble nos meilleures franchises pour consoles et PC, avec une plateforme d'édition mobile diversifiée et leader sur le marché qui a une riche histoire d'innovation et de créativité", a déclaré Strauss Zelnick, DG de Take-Two, dans un communiqué de presse.

Take-Two va acquérir toutes les actions Zynga pour une valeur totale de 9,861$ par action - 3,50$ en cash et 6,361$ en actions ordinaires Take-Two, ce qui implique une valeur d'entreprise de 12,7 milliards de dollars. La transaction établit Take-Two comme l'un des plus grands éditeurs de jeux mobiles, le segment à la croissance la plus rapide de l'industrie du divertissement interactif. Elle unifie par ailleurs des entreprises très complémentaires, notamment le portefeuille de jeux pour consoles et PC de Take-Two, le meilleur de sa catégorie, et les franchises mobiles de pointe de Zynga. Elle crée l'une des plus grandes sociétés de divertissement interactif cotées en bourse au monde, avec 6,1 milliards de dollars de net bookings pro forma sur douze mois pour la période close le 30 septembre 2021. La transaction devrait générer environ 100 millions de dollars de synergies annuelles de coûts au cours des deux premières années suivant la clôture.

Tilray (+15%) a annoncé ce lundi une augmentation de 20% de ses revenus au deuxième trimestre, le producteur canadien de cannabis ayant bénéficié d'une demande accrue de cannabis et de produits connexes. Les fermetures induites par la pandémie ont renforcé la demande en produits liés au cannabis de la part des clients confinés à domicile. Le plus grand producteur de cannabis au monde en termes de ventes a déclaré que son chiffre d'affaires avait atteint 155 millions de dollars sur le trimestre clos le 30 novembre, contre 129 millions de dollars un an plus tôt. Tilray a affiché un bénéfice net de 6 millions de dollars au cours du trimestre, contre une perte de 89 millions de dollars un an plus tôt.

Lululemon Athletica (-5,3%) a réduit ses prévisions de revenus pour le trimestre des fêtes ce lundi, évoquant des contraintes de capacité accrues, une disponibilité limitée du personnel et des heures de fonctionnement réduites en raison de la propagation du variant Omicron du coronavirus. Le fabricant canadien de vêtements de yoga, coté à Wall Street, a déclaré qu'il s'attendait désormais à ce que le chiffre d'affaires net du quatrième trimestre se situe dans le bas de la fourchette précédemment anticipée, allant de 2,13 milliards de dollars à 2,17 milliards de dollars.

Moderna (+7,7%), le laboratoire américain, indique ce lundi s'attendre désormais à enregistrer des ventes d'environ 18,5 milliards de dollars en 2022 grâce à des contrats pour son vaccin Covid-19, et environ 3,5 milliards de dollars d'achats supplémentaires potentiels, en tenant compte des candidats potentiels de rappel mis à jour pour les variants. Moderna dit par ailleurs mener des discussions actives en vue d'autres contrats cette année. Le groupe pharmaceutique développe aussi un vaccin de rappel, appelé ARNm-1273.529, qui cible le variant Omicron. Les essais cliniques devraient débuter sous peu. Les doses de rappel du vaccin actuel, l'ARNm-1273, augmentent quant à elles les niveaux d'anticorps neutralisants contre Omicron à des niveaux de dose de 50 microgrammes et de 100 microgrammes, soutient Moderna.

PayPal (-4%), le géant américain des services de paiement en ligne, poursuit l'étude du lancement de son propre stablecoin. Le groupe a confirmé ses plans à l'agence Bloomberg, suite à des éléments découverts dans son application pour iPhone. Un spécialiste note que de tels projets dans la cryptomonnaie pourraient se heurter à l'obstacle des régulateurs.

Apple (-0,9%) compte parmi les groupes étrangers cherchant à bouleverser l'industrie automobile via les véhicules électriques, indique le quotidien économique japonais Nikkei. Des personnes familières des discussions ont précisé au Nikkei que l'Américain avait approché l'équipementier automobile japonais Sanden il y a deux ans pour lui demander de l'aide sur des composants hautes performances pour véhicules électriques. L'article note que les véhicules électriques nécessitent deux fois moins de pièces que les voitures à essence, ce qui fait du logiciel un "ajout de valeur" nettement supérieur dans les véhicules électriques. Le Nikkei suggère que de par son intérêt à travailler avec Sanden, Apple montre qu'il pense que le secteur des véhicules électriques pourrait être fondamentalement remodelé de la même manière qu'il a transformé les smartphones en sous-traitant la production à Foxconn.

Tesla (-0,7%) est encore orienté en baisse à Wall Street, suite à un tweet de son CEO Elon Musk, annonçant une augmentation des prix de l'option d'assistance à la conduite autonome aux Etats-Unis, qui passera à 12.000 dollars dès le 17 janvier.

Boeing (-4%). Une cour d'appel américaine a relancé une action en justice intentée par un groupe d'actionnaires de Boeing dans le dossier des accidents meurtriers des 737 MAX en Indonésie et en Ethiopie en 2018 et 2019, en annulant la décision d'une juridiction inférieure.

Meta (-2,3%). L'ex-Facebook a annoncé le départ de son directeur de la communication, John Pinette, remplacé à titre intérimaire par Chris Norton, vice-président chargé de la communication à l'international.

Airbnb (-5,6%) souffre à Wall Street, alors que de source de marché, la firme de recherche Piper Sandler vient de dégrader le dossier de 'surpondérer' à 'neutre'.

Nike (-4,9%) corrige également sur la place américaine, victime d'une dégradation de HSBC, d''achat' à 'conserver', du fait des problèmes de chaîne d'approvisionnement et du ralentissement de la si cruciale demande chinoise. L'objectif de cours est ramené de 184 à 182$.

ViacomCBS (-1,1%) ne profite pas d'un avis favorable de la Deutsche Bank, qui vient de relever sa recommandation de 'conserver' à 'achat', évoquant la consolidation industrielle et les perspectives dans le streaming.

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