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Wall Street : la baisse s'accélère, le Covid-19 devient une "pandémie"

| Boursier | 1925 | 3 par 1 internautes

Les pertes se sont accrues mercredi soir à la Bourse de New York, après la décision de l'OMS de qualifier officiellement le coronavirus de pandémie.

Wall Street : la baisse s'accélère, le Covid-19 devient une "pandémie"
Credits Reuters

Les pertes se sont accrues mercredi soir à la Bourse de New York, après la décision de l'OMS de qualifier officiellement le coronavirus de pandémie, qui touche désormais l'ensemble des pays de la planète. Le Covid-19 a désormais affecté plus de 121.500 personnes dans le monde et tué au moins 4.370 patients, dont plus de 1.200 hors de Chine (et 29 aux Etats-Unis). Les marchés s'inquiètent désormais des risques de récession mondiale, tandis que les gouvernements et les banques centrales adoptent des mesures de soutien, sans donner pour autant un sentiment de coordination qui rassurerait davantage les investisseurs.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones chute des 5,18% à 23.722 points (après +4,8% mardi et -7,8% lundi), tandis que l'indice large S&P 500 lâche 4,68% à 2.747 pts (+4,94% mardi et -7,60% lundi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, recule de 4,45% à 7.972 pts (+4,95% mardi et -7,3% lundi). Les indices américains frôlent à nouveau un marché baissier ("bear market") caractérisé par une baisse de 20% par rapport à leurs derniers pics.

Plus tôt dans la journée, l'indice Shanghai Composite a cédé 1,3% et le Nikkei a lâché 2,2%, tandis qu'en Europe, les indices ont tenté un rebond avant de terminer dans le rouge : -0,15% pour l'indice Eurostoxx 50 et à Paris, le CAC 40 a encore perdu 0,57%, portant sa chute à plus de 10% depuis le début de la semaine.

L'OMS s'inquiète de l'inaction de la communauté internationale face à la pandémie

L'Organisation mondiale de la santé a donc requalifié mercredi soir le Covid-19, passant d'une épidémie à une "pandémie", dans la mesure où elle se propage désormais dans le monde entier. L'OMS a en outre tiré la sonnette d'alarme, s'inquiétant des "niveaux alarmants de propagation" de la maladie mais aussi de l'"inaction" de la communauté internationale.

"Dans les jours et les semaines à venir, nous nous attendons à voir le nombre de cas, le nombre de décès et le nombre de pays touchés augmenter", a averti le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse à Genève.

Face la menace sanitaire, les autorités politiques et monétaires s'activent pour soutenir leurs économies face à la désorganisation de l'activité et la chute de la demande. La crise se double d'un krach pétrolier qui risque d'affecter les pays producteurs, le pétrole ayant plongé de plus de 35% en une semaine, après l'éclatement de l'accord entre l'Opep et la Russie. Mercredi, les cours du baril de brut léger américain (WTI) et du Brent de mer du Nord sont repartis en baisse d'environ 3% : l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont annoncé mercredi de nouvelles hausse de production pour avril, ce qui équivaut à inonder un marché déjà gorgé d'or noir...

Le plan de soutien se fait attendre aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les investisseurs sont restés sur leur faim mardi soir, alors qu'ils attendaient un plan de soutien de la part du président Donald Trump, qui avait promis la veille de mesures "très spectaculaires". Finalement, le président américain a énuméré une série de mesures sans présenter de plan précis. Il souhaite notamment réduire, voire supprimer les charges salariales, et apporter une aide ciblée aux secteurs les plus affectés par l'épidémie.

Dans une déclaration à la presse, mardi soir, Donald Trump a appelé au calme face au Covid-19. "Cela va s'en aller. Restez calme. Cela va s'en aller", a-t-il dit, après sa rencontre au Capitole avec des parlementaires républicains. "Nous voulons protéger notre secteur maritime, notre secteur des croisières, les navires de croisière. Nous voulons protéger notre secteur aérien", a-t-il ajouté sans entrer dans les détails.

En fin de semaine dernière, le Congrès américain et Donald Trump avaient débloqué une aide d'urgence de 8,3 milliards de dollars pour le traitement et la prévention du coronavirus.

La BoE baisse des taux, la BCE très attendue jeudi

En Europe, les annonces se multiplient depuis 24h. Alors que la BCE est très attendue à l'issue de sa réunion de jeudi, sa présidente Christine Lagarde a assuré que l'institution étudie tous les outils à sa disposition, particulièrement ceux permettant de fournir des financements très bon marché. Mme Lagarde a aussi prévenu les dirigeants de l'UE durant une téléconférence que sans réponse concertée, l'Europe pourrait faire face à un scénario comparable à celui de la crise de 2008...

Sans attendre sa prochaine réunion, la Banque d'Angleterre a réduit mercredi ses taux directeurs d'un demi-point pour les ramener à 0,25%, et a mis en place des programmes de soutien aux PME et aux banques commerciales. Le gouvernement britannique a annoncé un plan de soutien de 30 milliards de livres (34,3 MdsE), tandis que le gouvernement italien a annoncé un plan d'aide de 25 MdsE pour lutter contre l'épidémie. L'Italie est le pays européen le plus touché, le nombre de malades ayant dépassé mercredi 10.000 personnes et e nombre de morts dépassant les 630.

L'Union européenne va de son côté mettre en place d'un fonds d'investissement doté au total de 25 milliards d'euros, et s'apprête à assouplir les règles financières imposées à ses membres afin d'affronter cette période de crise.

L'Allemagne prête à renoncer à la règle du zéro déficit

A l'issue d'un sommet européen extraordinaire, tenu mardi soir par vidéoconférence en raison de l'épidémie, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a assuré qu'elle allait utiliser "tous les instruments à disposition" pour soutenir les économies affectées par l'épidémie de nouveau coronavirus.

Mercredi, la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite prête, pour la première fois, à abandonner la sacro-sainte règle du zéro déficit budgétaire en Allemagne, souvent critiquée à l'étranger, pour faire face aux conséquences économiques de l'épidémie. La dirigeante allemande a en outre émis un pronostic alarmiste, estimant que "60 à 70%" de la population allemande pourrait à terme être infectée par le coronavirus, si aucun traitement ni vaccin ne sont découverts dans les prochains mois.

En France, le président Emmanuel Macron doit faire une allocution télévisée jeudi soir à 20h. Il s'agira de sa première allocution depuis le début de la crise sanitaire.

Dans ce contexte anxiogène, les investisseurs n'ont pas réagi aux publications macro-économiques du jour aux USA ce jour, qui n'ont d'ailleurs pas encore été affectés par la crise du Covid-19. L'indice des prix à la consommation du mois de février est ainsi ressorti en ligne avec le consensus à +0,1% en comparaison du mois antérieur et +0,2% hors alimentaire et énergie. En glissement annuel, le CPI progresse de 2,3% (+2,4% hors éléments volatils).

Par ailleurs, les stocks pétroliers ont progressé de 7,7 millions de barils la semaine dernière aux Etats-Unis, alors que les stocks d'essence ont décliné de 5 millions de barils. Les stocks de distillés ont régressé de 6,4 millions de barils.

VALEURS A SUIVRE

Nike (-6% !) souffre à Wall Street, suite aux prévisions très prudentes de ses rivaux allemands Puma et Adidas. Adidas estime que le coronavirus entraînera au 1er trimestre un manque à gagnet de 1 milliard de dollars sur ses ventes en Chine. Le groupe prévoit pour le premier trimestre des ventes chinoises en retrait d'1 Md$ et un profit opérationnel en déclin de 400-500 M$. Son compatriote Puma a pour sa part alerté sur les bénéfices, abandonnant sa guidance 2020 fournie le 19 février.

Boeing (-14%) plonge, le groupe ayant affiché depuis le début de l'année plus d'annulations que de commandes, surtout de la part des clients du 737 MAX. Les marchés s'inquiètent désormais tout particulièrement de la santé financière de l'avionneur. Sur janvier et février, les annulations dépassent les commandes nouvelles de 25 appareils. Selon l'agence Bloomberg, Boeing aurait décidé d'utiliser en une seule fois la facilité de crédit de 13,8 milliards de dollars qu'il avait obtenu récemment de ses banques pour faire face à la crise du B-737 Max.

PepsiCo (-3,3%), le géant des soft drinks, s'offre le vendeur de boissons énergétiques Rockstar Energy Beverage pour un montant de 3,85 milliards de dollars. Ainsi, Rockstar viendra s'ajouter au portefeuille de boissons énergétiques de PepsiCo comprenant Mountain Dew's Kickstart, GameFuel et AMP.

Regeneron (-1,9%) et Sanofi (+1,6%) entendent tester l'un de leurs médicaments contre la polyarthrite rhumatoïde en tant que possible traitement du coronavirus Covid-19, croit savoir le bien renseigné Wall Street Journal. Les deux laboratoires désirent rapidement lancer des tests cliniques afin d'étudier l'action potentielle de Kevzara sur le coronavirus.

Hilton Worldwide Holdings (-7%) vient d'abandonner sa guidance financière trimestrielle et annuelle, face à l'épidémie imprévisible de coronavirus. Le titre du groupe hôtelier américain corrige avant bourse.

Uber (-10%) a prévenu ses chauffeurs et livreurs que le groupe pourrait suspendre temporairement les comptes des personnes éventuellement testées positives au coronavirus ou ayant été exposées.

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