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Wall Street : l'heure de la pause... ou celle du flash crash ?

| Boursier | 841 | Aucun vote sur cette news

Wall Street est orienté en retrait ce mardi, le S&P 500 abandonnant 0,23% à 4...

Wall Street : l'heure de la pause... ou celle du flash crash ?
Credits Reuters

Wall Street est orienté en retrait ce mardi, le S&P 500 abandonnant 0,23% à 4.010 pts, le Dow Jones 0,06% à 33.609 pts et le Nasdaq 0,26% à 11.336 pts. La tendance semble donc être à la consolidation, après deux jours de rallye des valeurs technologiques et à l'approche d'une nouvelle série de trimestriels. Sur le Nymex, le baril de brut WTI cède 1,2% à 80,6$. L'once d'or avance de 0,2% à 1.932$. L'indice dollar se stabilise face à un panier de devises.

Les marchés ont joué ces derniers jours l'hypothèse d'une poursuite de l'apaisement de l'inflation et donc d'un durcissement monétaire moins rapide de la Fed. La prochaine réunion monétaire de la banque centrale américaine aura lieu le 31 janvier et le 1er février. Dans cette perspective, il n'y aura pas cette semaine de nouvelles interventions de responsables régionaux de la Fed. L'outil FedWatch du CME Group donne actuellement une probabilité de plus de 99% d'une hausse de taux d'un quart de point le 1er février, ce qui porterait le taux des 'fed funds' entre 4,5 et 4,75%. Une augmentation des taux d'un quart de point supplémentaire est attendue le 22 mars (probabilité de 85% d'une fourchette de 4,75 à 5% selon FedWatch). Il pourrait s'agir alors du 'pic des taux', du moins selon l'hypothèse actuelle des marchés, et bien que plusieurs responsables de la Fed se soient exprimés en faveur d'un pic supérieur à 5%.

Des variations extrêmes ont été observées à l'ouverture à Wall Street ce jour sur plusieurs dizaines de valeurs, avec des écarts de 20 à 30% parfois ! Il ne s'agit pas de petites capitalisations, puisque de telles variations délirantes ont été observées sur des dossiers tels que McDonald's, Uber, Mastercard, Morgan Stanley, Walmart, Palantir, Shopify, Wells Fargo (...). Les transactions extrêmes de ce mardi ont eu lieu sur des titres cotés sur le NYSE et ont été visibles sur pratiquement toutes les plateformes de négociation, y compris celles supervisées par CBOE Global Markets et les sites privés relevant du système de déclaration des transactions Finra, indique Bloomberg. Parmi les actions de sociétés majeures, citons Walmart et McDonald's, qui ont connu des baisses à deux chiffres avant d'être suspendues. Ces titres cotent désormais normalement et l'anomalie, qui serait technique, semble résolue.

L'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour le mois de janvier est ressorti négatif à -11, contre -5 de consensus et +1 un mois auparavant. Rappelons qu'une lecture négative signale une contraction de l'activité.

L'indice PMI composite américain préliminaire du mois de janvier 2023 est ressorti à 46,6, contre 45,8 de consensus FactSet. Il dépasse donc les attentes, mais reste sous la barre des 50, indiquant une contraction assez nette de l'activité. L'indice manufacturier s'est établi à 46,8, contre 46,5 de consensus. L'indicateur préliminaire des services s'est élevé à 46,6 contre 45,5 de consensus.

Ailleurs dans le monde, l'indice Markit / JMMA PMI manufacturier japonais de janvier s'est établi à 48,9. L'indice GfK allemand de confiance des consommateurs du mois de février est ressorti négatif à -33,9, encore plus rouge que prévu. L'indice français du climat des affaires a raté le consensus à 102,1, contre 102,4 attendu. Du côté des indicateurs PMI préliminaires, les indices français résistent, avec un indicateur manufacturier de 50,8 et un indice des services de 49,2. En Allemagne, l'indice manufacturier a reculé à 47, mais celui des services ressort en légère expansion à 50,4. Concernant la zone euro, l'indicateur manufacturier s'affiche à 48,8 et celui des services à 50,7, ce qui donne un indice composite de 50,2, supérieur au consensus (49,9). Au Royaume-Uni, l'indicateur manufacturier s'établit à 46,7 et celui des services à 48.

Demain mercredi, les opérateurs suivront l'indice de confiance des investisseurs de State Street, ainsi que le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains. Jeudi, le PIB américain du quatrième trimestre, les commandes de biens durables, la balance commerciale, les inscriptions au chômage et les ventes de logements neufs seront notamment à suivre. Vendredi, les investisseurs suivront les revenus et dépenses des ménages (ainsi que l'indice des prix 'core PCE' suivi par la Fed), l'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan et les promesses de ventes de logements.

Du côté des publications trimestrielles, Microsoft, Johnson & Johnson, Danaher, Verizon, Texas Instruments, Raytheon, Union Pacific, Lockheed Martin, General Electric, Intuitive Surgical, 3M, Paccar, The Travelers Co, Capital One Financial, Halliburton ou D.R. Horton, révèleront leurs derniers chiffres ce mardi.

Demain, les opérateurs surveilleront en particulier le derniers comptes de Tesla, ASML, Abbott Laboratories, AT&T, IBM, Boeing, ADP, ServiceNow, US Bancorp, CSX, General Dynamics, Freeport-McMoran, Lam Research, Hess, Kimberly-Clark, Las Vegas Sands, Nasdaq Inc, Steel Dynamics, Seagate, Teradyne (...).

Les valeurs

Alphabet (-1%). Le Département américain de Justice pourrait poursuivre Google (Alphabet) pour sa domination sur le marché de la publicité numérique, indique Bloomberg. Des personnes proches du dossier citées par l'agence précisent que le ministère américain de la Justice devrait ainsi porter l'affaire devant un tribunal fédéral d'ici la fin de la semaine, et peut-être même dès aujourd'hui. Il s'agirait alors de la deuxième plainte antitrust fédérale déposée contre Google, invoquant des violations de la loi antitrust dans la façon dont le géant de la technologie acquiert ou maintient sa domination. Cette fois, le procès devrait viser l'activité publicitaire de Google, qui est responsable d'environ 80% de ses revenus.

Intel (-1%) a annoncé la démission de son président Omar Ishrak et la nomination de Frank Yeary pour le remplacer. Yeary a servi en tant qu'administrateur d'Intel depuis 2009. Il succède donc à Ishrak en tant que président du conseil d'administration. Ishrak a joué "un rôle déterminant dans mon retour dans l'entreprise en tant que DG et a favorisé une dynamique de travail à fort impact au sein du conseil d'administration et de l'équipe de direction", a déclaré le CEO Pat Gelsinger, revenu chez Intel en 2021 en tant que DG pour conduire le changement au sein de l'entreprise, qui restructure ses activités pour rattraper la concurrence. Le fabricant de puces américain a intensifié depuis ses investissements pour créer des usines aux États-Unis et en Europe.

General Electric (-2%) vient de publier pour son quatrième trimestre fiscal des revenus et un free cash flow supérieurs aux attentes de marché. Néanmoins, GE livre également une guidance de bénéfices sans grand relief. Le groupe prévoit un bénéfice ajusté pour 2023 inférieur aux attentes, du fait des difficultés persistantes dans son activité d'énergie renouvelable, déficitaire. GE table sur une perte d'exploitation comprise entre 200 et 600 millions de dollars pour son activité énergétique GE Vernova en 2023. General Electric, qui a achevé la scission de son unité de soins de santé au début du mois, a déclaré qu'il s'attendait à un bénéfice global ajusté par action de 1,60 à 2$ pour l'année complète, contre un consensus FactSet de 2,37$. L'activité aérospatiale devrait continuer à augmenter ses résultats en raison de la forte demande de moteurs et de services après-vente.

Johnson & Johnson (-1%) a publié pour son quatrième trimestre fiscal des ventes en déclin de 4,4% à 23,7 milliards de dollars, baisse s'expliquant essentiellement par les effets de change adverses et la réduction des ventes de vaccin covid. La croissance opérationnelle hors vaccin covid aurait été de 4,6%. Le bénéfice ajusté par action a été de 2,35$, en augmentation de 10,3% en glissement annuel. Le consensus était de 2,23$ de bénéfice trimestriel ajusté par action pour 23,94 milliards de dollars de revenus. Sur l'ensemble de l'exercice clos, les revenus totaux ont augmenté de 1,3% à 94,9 milliards de dollars, avec une croissance opérationnelle de 6,1%, tandis que le bpa ajusté a augmenté de 3,6% à 10,15$. J&J table pour 2023 sur une croissance opérationnelle hors vaccin covid de 4% environ, pour un bénéfice ajusté par action de 10,50$ en augmentation de 3,5%.

Danaher (-3%), le conglomérat américain, innovateur scientifique et technologique à l'échelle mondiale, a publié pour son quatrième trimestre fiscal clos fin décembre, un bénéfice net de 2,2 milliards de dollars et 2,99$ par action, en augmentation de 25% en glissement annuel. Le bénéfice ajusté par action a représenté quant à lui 2,87$, en hausse de 6,5%. Les revenus ont augmenté de 2,5% à 8,4 milliards de dollars. Le consensus était de 2,51$ de bpa ajusté. Pour le premier trimestre 2023, Danaher prévoit que la croissance des revenus des activités de base non-GAAP sera à un chiffre, autour de 5%. Pour l'ensemble de l'année 2023, la société prévoit que les revenus des activités de base non-GAAP seront en hausse à un chiffre, de 6-9%.

Verizon (+1%), l'opérateur télécom américain, a publié pour son quatrième trimestre fiscal 2022 un bénéfice ajusté par action en ligne avec les attentes à 1,19$, à comparer à un niveau de 1,33$ un an avant. Les revenus opérationnels ont totalisé quant à eux 35,3 milliards de dollars, en progression de 3,5% en glissement annuel. Le bénéfice net a atteint 6,7 milliards de dollars, en vive expansion de 41%, alors que l'Ebitda ajusté trimestriel s'est affiché stable à 11,7 milliards. Le consensus était de 1,19$ de bpa ajusté pour 35,14 milliards de dollars de revenus. Les revenus totaux des services wireless ont progressé de 5,9% à 18,8 milliards de dollars.

Raytheon Technologies (+1%), le contractant américain de défense, a déclaré avoir réalisé un bénéfice net de 1,42 milliard de dollars, ou 96 cents par action, au quatrième trimestre, soit plus du double des 686 millions de dollars, ou 46 cents par action, enregistrés au cours de la période correspondante de l'année précédente. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 1,27$, contre un consensus FactSet de 1,24$. Les ventes ont atteint 18,09 milliards de dollars contre 17,04 milliards de dollars il y a un an, en dessous du consensus FactSet qui était de 18,2 milliards de dollars. Sur l'exercice, les ventes ont totalisé 67,1 milliards de dollars, pour un bpa ajusté de 4,78$ et un free cash flow de 4,9 milliards de dollars.

Lockheed Martin (stable) a annoncé des bénéfices et des ventes supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre, citant une fin d'année plus forte que prévu. Le bénéfice net est tombé à 1,91 milliard de dollars, ou 7,40 dollars par action, contre 2,05 milliards de dollars, ou 7,47 dollars par action, il y a un an. Hors éléments non récurrents, tels que les indemnités de départ et les pertes de placement, le bénéfice ajusté par action est passé de 7,22 à 7,79$, battant le consensus FactSet (7,41$). Les ventes ont augmenté de 7,1% pour atteindre 18,99 milliards de dollars, au-dessus du consensus FactSet (18,28 milliards). Tous les segments d'activité - aéronautique, missiles et contrôle de tir, systèmes rotatifs et de mission et espace - ont vu leurs revenus dépasser les attentes. Le flux de trésorerie disponible de 1,2 milliard de dollars ressort en ligne avec les attentes.

3M (-6%), le géant manufacturier américain, a manqué les attentes de bénéfices pour le dernier trimestre et a annoncé des perspectives pessimistes pour l'ensemble de l'année à venir. Sur une base ajustée, 3M a gagné 2,28 dollars par action, contre 2,45 dollars par action un an auparavant, tandis que le consensus FactSet était de 2,36 dollars. La société prévoit de supprimer 2.500 postes manufacturiers dans le monde, ce que le directeur général Mike Roman a qualifié de "décision nécessaire pour s'aligner sur les volumes de production ajustés".

Halliburton (-3%), géant des services pétroliers, a dépassé les attentes de bénéfices du quatrième trimestre et a égalé le consensus de revenus. Le groupe augmente son dividende de 33%. Le bénéfice net est ressorti à 656 millions de dollars, ou 72 cents par action, contre 824 millions de dollars, ou 92 cents par action, il y a un an. Le consensus FactSet pour le bénéfice par action était de 67 cents. Les revenus ont bondi de 30% à 5,58 milliards de dollars. Par ailleurs, la société renforce son dividende trimestriel à 16 cents par action contre 12 cents auparavant, le nouveau dividende étant payable le 29 mars aux actionnaires inscrits au 1er mars.

Newell Brands (-1%), acteur américain des produits de consommation connu notamment pour sa marque Rubbermaid, a annoncé un plan de restructuration visant à réduire les coûts de 220 à 250 millions de dollars par an. Ainsi, le groupe va supprimer 13% de ses effectifs de bureau, les coupes débutant au premier trimestre et devant être finalisées cette année. La restructuration pourrait coûter jusqu'à 130 millions de dollars. A fin décembre 2021, le groupe employait 32.000 personnes dans le monde.

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