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Wall Street indécis avant la Fed, les "techs" chutent

| Boursier | 461 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé mercredi, tandis que les rendements obligataires se tendent, à l'approche des annonces imminentes de la Fed.

Wall Street indécis avant la Fed, les "techs" chutent
Credits Reuters

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé mercredi, tandis que les rendements obligataires se tendent, à l'approche des annonces imminentes de la Fed, attendues à partir de 19h avec un communiqué de presse, suivi d'une conférence de presse de son président Jerome Powell une demi-heure plus tard. Les valeurs technologiques, les plus sensibles à la hausse des taux, perdent du terrain, alors qu'à l'inverse les valeurs industrielles et les financières progressent.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones avance de 0,15% à 32.875 points, tandis que l'indice large S&P 500 lâche 0,46% à 3.944 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, abandonne 1% à 13.334 pts.

Sur les marchés obligataires, les taux se sont tendus mercredi, le taux de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans bondissant de 4 points de base à 1,66%, au plus haut depuis janvier 2020. Ce taux n'était que de 0,9% fin décembre. Le rendement du T-Bond à 30 ans grimpe à 2,42% (+3 pdb), au plus haut depuis la fin 2019, contre 1,65% fin 2020. En Europe aussi, le taux du Bund allemand à 10 ans a bondi de 5 pb pour finir à -0,29%, contre -0,57% fin 2020.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) avance de 0,12% à 91,97 points, tandis que l'euro est stable à 1,1900$.

Suspense sur le calendrier de hausse des taux directeurs de la Fed

Ces tensions obligataires traduisent les anticipations de vive reprise économique aux Etats-Unis, voire de surchauffe, une situation qui pourrait mener à un dérapage inflationniste et amènerait la Fed à relever ses taux directeurs bien plus tôt que prévu, au grand dam de Wall Street...

La plupart des analystes n'attendent toutefois aucune modification de la politique monétaire dès ce mercredi, tant sur le plan des taux directeurs (proches de zéro) que du programme d'achats d'actifs (120 milliards de dollars par mois). Cependant, les investisseurs seront très attentifs aux nouvelles projections économiques de la Fed, notamment en matière de taux directeurs, ainsi qu'aux commentaires de Jerome Powell.

Jusqu'à présent, Powell et d'autres responsables de la Fed n'ont pas manifesté d'inquiétude, estimant que la hausse de l'inflation serait temporaire. Ils ont répété qu'ils toléreraient une hausse passagère des prix au-dessus de leur objectif de 2%, sans pour autant relever les taux directeurs.

De nombreux experts estiment cependant que si le scénario de reprise économique post-Covid se confirme, les taux directeurs de la Fed remonteront courant 2023, voire fin 2022, et non fin 2023 ou début 2024 comme le suggèrent les dernières projections de la Fed, faites en décembre.

Dans une note publiée mardi, Pictet Wealth Management estime ainsi que "l'institution devrait montrer une hausse de taux fin 2023 dans ses nouvelles prévisions, mais cela resterait un an plus tard que ce que le marché prévoit (environ décembre 2022)".

L'économie US marque le pas en février, le pétrole corrige

Sur le plan macro-économique, les marchés ont pris connaissance mercredi des mises en chantier de logements pour février, qui sont ressorties en forte baisse à 1,421 million d'unités, contre un consensus de 1,57 million et après 1,58 million en janvier. Les permis de construire ont aussi chuté à 1,682 million, contre 1,75 million de consensus et après 1,881 million en janvier.

Mardi, les derniers chiffres américains de la production industrielle et des ventes de détail avaient eux aussi déçu, traduisant une reprise économique fébrile et encore irrégulière aux Etats-Unis.

Les cours du pétrole poursuivent leur correction, s'orientant vers leur 4e séance de recul consécutive, après un "rally" de plus de 30% depuis le début de l'année. Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI cède 1,6% à 63,74$, tandis que le Brent d'échéance mai lâche 1,8% à 67,13$.

Comme l'anticipaient les experts, les stocks de pétrole ont une nouvelle fois augmenté, pour la 4e semaine d'affilée. Pour la semaine close le 12 mars, les stocks de brut ont bondi de 2,4 millions de barils à 500,8 mb, contre une hausse de seulement 0,4 mbj attendue par le consensus. Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie a jeté un froid en affirmant dans son dernier rapport mensuel que le marché pétrolier n'est pas à l'aube d'un nouveau supercycle, contrairement à ce qu'ont récemment indiqué plusieurs grands établissements de Wall Street.

Face au Covid, Joe Biden prévoit des grands travaux et... des hausses d'impôts

Par ailleurs, les marchés continuent de suivre de près l'évolution de la situation sanitaire, qui se dégrade à nouveau en Europe, au risque de freiner la reprise économique en cours, d'autant que la campagne de vaccination contre le Covid a du mal à accélérer sur fond de doutes sur le vaccin AstraZeneca. Aux Etats-Unis, où la campagne de vaccination se poursuit activement, les marchés suivent la prochaine étape prévue par le président Joe Biden , à savoir un vaste plan de rénovation des infrastructures et de développement des énergies nouvelles aux Etats-Unis.

Selon les rumeurs, le programme de grands chantiers pourrait dépasser les 2.000 milliards de dollars et pourrait être annoncé jeudi. Les Républicains ont d'ores et déjà prévenu qu'ils s'opposeraient à des hausses d'impôts si elles étaient inclues dans ce plan. Selon les rumeurs de presse, le projet pourrait contenir environ 1.000 Mds$ de hausses d'impôts, notamment sur les sociétés et les Américains les plus riches.

Enfin, les marchés suivront de près jeudi la première rencontre entre des responsables chinois et américains en Alaska. L'administration de Joe Biden entend afficher sa fermeté face à la Chine lors de cette première rencontre avec les chefs de la diplomatie chinoise.

Mercredi, dans une interview diffusée par ABC News, Joe Biden a provoqué des vagues en attaquant de front le président russe Vladimir Poutine, qu'il a notamment accusé d'ingérence dans la présidentielle américaine de 2020 au profit de Donald Trump, ajoutant qu'il devrait "en payer le prix".

VALEURS A SUIVRE

Lennar (+10%!), le promoteur immobilier américain, a dévoilé un premier trimestre fiscal supérieur aux attentes de marché. Sur le trimestre clos fin février, le groupe a bénéficié d'un fort marché immobilier domestique et des taux bas. Le bénéfice par action a plus que doublé à 3,2$, contre 1,71$ de consensus. Les revenus ont totalisé 5,33 milliards contre 5,1 milliards de consensus. Ils ressortent en croissance de 18%. Pour le second trimestre, le groupe table sur des livraisons unitaires allant de 14.200 à 14.400, avec un taux de marge de 25% malgré la hausse des coûts salariaux et de matières. Les livraisons annuelles sont anticipées entre 62.000 et 64.000.

Eastman Kodak (-7,5%) a annoncé pour l'année 2020 des revenus voisin d'un milliard de dollars, alors que la balance de trésorerie ressortait à 196 millions de dollars en fin de période. Sur l'exercice clos fin décembre, les revenus ont décliné de 213 millions. La perte nette GAAP est ressortie à 541 millions de dollars. L'Ebitda opérationnel a été négatif d'un million de dollars.

Cintas (-2,4%) a publié pour le troisième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 2,37$, contre un consensus de 2,21$ et un niveau de 2,16$ un an plus tôt. Le concepteur d'uniformes a affiché des revenus trimestriels de 1,78 milliard de dollars sur cette période close en février, contre 1,81 milliard un an avant, à la même période, et 1,76 milliard de consensus de marché.

Alphabet (-1,3%). La commission de Google Play imposée aux développeurs sera réduite pour le premier million de dollars de ventes des applications, rapporte le New York Times. Google suit un mouvement comparable d'Apple.

Apple (-2,2%). L'autorité française de concurrence a rejeté la demande d'acteurs de la publicité en ligne de suspendre une nouvelle fonctionnalité de l'iPhone permettant aux utilisateurs de bloquer la collecte de leurs données personnelles dans le cadre d'une campagne publicitaire ciblée.

Amazon (+0,2%), le géant du commerce en ligne, va étendre à toutes les compagnies américaines ses services dans le domaine des soins médicaux. Amazon Care monte donc en puissance, après un lancement il y a un an et demi. Il permettait jusqu'à présent aux salariés du groupe dans l'Etat de Washington d'échanger en permanence avec des médecins ou du personnel médical. Amazon Care sera d'abord étendu aux autres entreprises de l'Etat, avant d'être proposé dès l'été prochain à toutes les compagnies nationales.

Plug Power (-12,7%) dévisse à Wall Street, abandonnant un sixième de sa valeur, alors que le groupe a prévenu d'erreurs comptables le contraignant à revoir ses résultats. Les erreurs concernent les résultats 2018, 2019, ainsi que les trois premiers trimestres de 2020. Le groupe a reporté par conséquent la publication de son rapport annuel. Le spécialiste de la pile à combustible à hydrogène s'était envolé de plus de 1200% en bourse sur un an.

Coherent (+3%), qui fournit des solutions lasers, a annoncé que le concepteur de produits optiques Lumentum Holdings (-2,6%) avait rehaussé son offre d'acquisition à 6,9 milliards de dollars.

Uber (-5%). Les syndicats l'ont emporté ! Les chauffeurs Uber en Grande-Bretagne vont percevoir le salaire minimum dans le cadre d'un accord conclu après une décision de justice à l'encontre du géant VTC. Notons que le rival californien Lyft profite pour sa part ce jour d'un conseil de Wedbush, qui vient d'ajouter le dossier à sa liste des 'meilleures idées'.

Pfizer (-0,2%), le géant pharmaceutique américain, ne produira plus de produits biosimilaires en Chine et va céder un site dans une ville de l'est du pays à WuXi Biologics.

Johnson & Johnson (-0,14%). Ursula von der Leyen a confirmé qu'après des débuts difficiles, l'UE faisait des progrès vers son objectif de vaccination de 70% des adultes d'ici la fin de l'été. Selon elle, alors que Pfizer / BioNTech (-2,6%) et Moderna (-7,5%) livrent selon leurs contrats, les premiers vaccins Johnson & Johnson sont attendus en avril. Catalent va d'ailleurs renforcer la capacité de production du vaccin de J&J dans son usine italienne, face aux inquiétudes relatives à la capacité de J&J à atteindre les objectifs d'approvisionnement pour l'Union européenne. Catalent va ajouter une nouvelle ligne de production qui devrait être opérationnelle au quatrième trimestre.

Rappelons que la Commission européenne a accordé la semaine dernière son autorisation à l'utilisation du vaccin de J&J, qui s'est engagé à fournir 200 millions de doses à l'UE dès 2021. L'objectif est de 55 millions de doses au deuxième trimestre.

Baidu (+0,2%). Le 'Google chinois' pourrait lever 3,08 milliards de dollars dans le cadre de son introduction à Hong Kong en fixant le prix d'offre de vente à 32,45 dollars par action, ont rapporté à Reuters deux sources proches des discussions.

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