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Wall Street hésite, sans réelle tendance

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Wall Street hésite désormais avant bourse ce mercredi, au lendemain d'une séance de correction (-0,46% sur le DJIA et -1,69% pour les technologiques...

Wall Street hésite, sans réelle tendance
Credits Reuters

Wall Street hésite désormais avant bourse ce mercredi, au lendemain d'une séance de correction (-0,46% sur le DJIA et -1,69% pour les technologiques du Nasdaq). Le Dow Jones se stabilise et le S&P 500 perd 0,3%, alors que le Nasdaq est attendu en retrait de 0,6%. Le baril de brut WTI se hisse sur les 60$, en hausse de 1% sur le Nymex. L'indice dollar gagne 0,2% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin demeure volatil et reprend près de 5% sur 24 heures sur Bitfinex à près de 51.500$. Les marchés sont donc incertains, après avoir été précédemment soutenus par les espoirs de relance économique et ceux liés au déploiement des vaccins contre le nouveau coronavirus, dont trois ont été approuvés désormais aux USA.

L'actualité économique est assez étoffée ce mercredi à Wall Street. Selon le dernier rapport d'ADP sur l'emploi privé américain, les créations de postes du mois de février sont ressorties au nombre de 117.000, contre 165.000 de consensus de place et 195.000 pour la lecture révisée (en hausse) du mois antérieur. La précédente lecture du mois de janvier était de 174.000... Rappelons que le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi sera pour sa part annoncé vendredi (consensus 140.000 créations de postes non-agricoles pour 6,3% de chômage).

L'indice PMI composite final américain du mois de février sera révélé ce jour à 15h45 (consensus 58,8 pour l'indice composite, 58,9 pour les services). L'ISM des services du même mois sera annoncé à 16 heures (consensus 58,7).

Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 26 février, sera publié à 16h30.

Patrick Harker, Raphael Bostic, Charles Evans et Robert Kaplan de la Fed, s'exprimeront dans la journée. En outre, le Livre Beige économique de la Fed, résumé des conditions régionales, sera connu à 20 heures.

Ailleurs dans le monde, on pouvait suivre ce matin les indices européens des services. Le recul modéré de l'activité du secteur privé de la zone euro observé en janvier s'est poursuivi le mois dernier, le rythme de la contraction ayant toutefois ralenti, comme le signale l'indice PMI composite IHS Markit de l'activité globale qui s'est redressé de 47,8 en janvier à 48,8, dépassant ainsi son estimation flash de 48,1.

Le recul global de l'activité masque toutefois l'existence d'une économie à deux vitesses, le secteur manufacturier, porté par un raffermissement de la demande intérieure et extérieure, ayant en effet enregistré la plus forte hausse de sa production depuis quatre mois. Le secteur des services a au contraire de nouveau affiché une contraction marquée de son activité, celle-ci ayant reculé à un rythme particulièrement soutenu dans les secteurs les plus touchés par les restrictions et les mesures de distanciation sociale. L'Indice final de l'activité de services ressort ainsi à 45,7 contre 45,4 en janvier, et une estimation flash à 44,7.

L'indice PMI espagnol des services est ressorti 'en ligne' à 43,1, alors que l'indicateur italien s'est établi à 48,8 en février, supérieur aux attentes. L'indicateur français se situe à 45,6 et l'indice allemand à 45,7. L'indice britannique des services a atteint 49,5... L'indice européen des prix à la production a augmenté de 1,4%, proche des attentes.

Alors que le dernier bilan de l'Université Johns Hopkins concernant le nouveau coronavirus fait ressortir près de 115 millions de cas confirmés dans le monde dont près de 29 millions aux USA, pays le plus touché qui recense environ 517.000 morts, Joe Biden promet de vacciner l'Amérique en quelques mois. Selon le président américain, les Etats-Unis disposeraient d'ici fin mai d'un nombre suffisant de vaccins pour l'ensemble de la population adulte. Merck, qui avait abandonné en janvier le développement de ses vaccins, s'est engagé à aider à la production de celui nouvellement approuvé de Johnson & Johnson, ce qui contribuera à cet objectif. Dans le même temps, le gouvernement fédéral s'active afin d'atteindre l'objectif affiché de livrer 100 millions de doses de vaccin. Biden souligne que son administration a invoqué le Defense Production Act pour adapter deux usines Merck à la production du vaccin de J&J. En outre, les usines produisant le vaccin vont augmenter leur production en fonctionnant 24 heures sur 24...

Biden espère que les USA soient en mesure de retrouver une vie normale dans un an, et même peut-être un peu plus tôt, selon l'attitude de la population... L'augmentation du nombre de vaccins disponibles de J&J va permettre d'accélérer les vaccinations, alors qu'une seule dose par personne suffit, contre deux doses pour les deux autres vaccins approuvés, ceux de Pfizer / BioNTech et de Moderna. Le contrat de J&J avec les USA évoquait la livraison de 12 millions de doses d'ici fin février, mais seules 4 millions étaient prêtes lors de l'autorisation du vaccin samedi. Le groupe pharmaceutique et médical américain prévoit de livrer 16 millions de doses additionnelles d'ici fin mars. Au total, le groupe entend parvenir à fournir 100 millions de doses d'ici la fin du premier semestre... Biden, à l'occasion d'un discours télévisé depuis la Maison blanche, a demandé aux Etats du pays de prioriser la vaccination des enseignants, qui doivent tous recevoir une dose d'ici la fin du mois.

De son côté, le commissaire européen à l'Industrie, Thierry Breton, exhorte les Etats membres de l'UE à procéder rapidement au déploiement des vaccins. Dans une interview publiée par le quotidien italien Corriere della Sera, il indique que l'Union européenne désire atteindre une capacité de production de vaccins anti-covid de deux à trois milliards de doses par an d'ici fin 2021. La Commission européenne, qui centralise les achats et la distribution, est attaquée au sujet du rythme de vaccination. Breton affirme pour sa part que la capacité de production des doses augmente semaine après semaine. Selon lui, alors que 43 millions de doses ont été fournies à l'UE, seules 30,2 millions ont été administrées. L'UE espère livrer 95 à 100 millions de doses à ses Etats d'ici la fin du mois...

Alors que les marchés boursiers s'inquiètent du vif rebond des taux d'intérêts en février, dans l'anticipation d'une poussée d'inflation dans les prochains mois, les responsables de la Réserve fédérale américaine continuent de se montrer rassurants. Mardi, l'une des gouverneurs de la Fed, Lael Brainard, a été la dernière en date à dire qu'elle s'attendait à ce que le regain d'inflation attendu aux Etats-Unis ne soit que temporaire. "Nous devrons être patients pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés", a indiqué Mme Brainard lors d'une conférence virtuelle organisée par le Council on Foreign Relations. "Nous nous sommes engagés à maintenir notre politique (...) jusqu'à ce que, non seulement, l'inflation ait atteint 2%, mais aussi qu'elle soit en voie de dépasser modérément les 2% pendant un moment".

"Une hausse temporaire de l'inflation semble plus probable qu'un changement durable" de tendance, a-t-elle ajouté. "Même lorsque la situation économique justifiera une hausse (des taux), les changements devront être graduels". Toutefois, Mme Brainard a indiqué que la Fed "surveille de près les développements sur les marchés, ajoutant que la tension sur les taux et la rapidité de la hausse avaient "attiré son attention" la semaine dernière. Si l'inflation devait être trop forte et trop durable, "je n'hésiterai pas à agir et je pense que nous avons les outils" pour y faire face, a assuré la gouverneure de la Fed, comme l'avait fait récemment le président de l'institution, Jerome Powell.

La semaine dernière, Powell s'était lui aussi efforcé de rassurer les marchés, affirmant que la banque centrale américaine n'avait aucune intention de resserrer sa politique monétaire avant longtemps, et estimant que l'économie américaine était loin d'avoir surmonté la crise sanitaire. Il s'est montré peu préoccupé par une flambée durable de l'inflation, laissant entendre que les prix pourraient connaître temporairement un passage au-dessus de l'objectif de 2% de la Fed sans déclencher de remontée des taux directeurs. Depuis ses déclarations, un calme relatif est revenu sur les marchés obligataires américains, même si les taux restent campés non loin de leurs récents pics, sur fond de craintes inflationnistes liées à la reprise et au plan de relance de 1.900 milliards de dollars de Joe Biden.

Le rendement du T-Bond à 10 ans, qui avait flambé jeudi dernier jusqu'à 1,54% en séance avant de refluer, évolue ce jour à 1,46% (contre 0,9% fin 2020). Le rendement du T-Bond à 30 ans s'inscrit à 2,25% contre 1,66% fin 2020. En février, les taux souverains américains à 10 et 30 ans ont connu leur plus forte poussée haussière depuis 2016.

Les valeurs

Merck va donc aider son concurrent Johnson & Johnson à produire son vaccin contre le Covid-19 pour accélérer sa distribution dans le pays. Dans le cadre de cet accord, Merck consacrera deux de ses sites aux États-Unis à la production du vaccin, ce qui pourrait doubler les capacités de fabrication par rapport à celles dont dispose actuellement J&J. Cet accord été conclu au moment où Janssen, filiale de Johnson & Johnson, a obtenu samedi le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) pour la commercialisation de son vaccin unidose contre le Covid-19.

Hewlett Packard Enterprise a publié hier soir des profits trimestriels supérieurs aux attentes de la place et rehaussé ses estimations financières annuelles. Le fournisseur de serveurs et d'équipements de réseaux, qui entend développer les services sur abonnement, a donc annoncé au titre du premier trimestre fiscal 2021, un bénéfice ajusté par action en croissance de 18% à 52 cents, à comparer à un consensus de 41 cents. Les revenus ont totalisé quant à eux 6,83 milliards de dollars, en retrait de 2% environ en glissement annuel.

Pour le deuxième trimestre fiscal, HPE envisage un bénéfice ajusté par action allant de 38 à 44 cents, contre un consensus de 38 cents. Le bénéfice ajusté annuel par action est attendu entre 1,70 et 1,88$, contre 1,69$ de consensus. La guidance antérieure allait de 1,60$ à 1,78$ par titre, alors que le consensus était de 1,67$. Le groupe se dit également confiant dans l'atteinte de son objectif de long terme de croissance des revenus allant de 1% à 3%.

Wendy's, la chaîne américaine de restauration rapide, a raté le consensus de place sur le trimestre clos. Pour le quatrième trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice net de 39 millions de dollars soit 17 cents par titre, contre 26 millions de dollars et 11 cents par action un an avant. Les revenus ont totalisé 474 millions de dollars, contre 427 millions sur la période correspondante de l'an dernier. Le consensus FactSet se situait à 18 cents de bénéfice par action pour 477 millions de revenus. La croissance à restaurants comparables sur la période a été de 4,7%, alors que le consensus était de 5,7%. Pour l'exercice entamé, Wendy's anticipe une croissance globale de l'activité allant de 6% à 8%, ce qui ressortirait en revanche supérieur aux attentes des analystes.

Nordstrom, chaîne américaine de magasins, a dévoilé des revenus trimestriels et des profits supérieurs aux attentes de marché pour la période close. Le groupe entend toutefois céder à pertes les stocks accumulés du fait de soucis de livraisons. Pour le trimestre, le bénéfice ajusté par action a représenté 21 cents, contre 13 cents de consensus et 1,42$ un an avant. Les revenus ont totalisé quant à eux 3,65 milliards de dollars, supérieurs de 1% au consensus, contre 4,54 Mds$ un an auparavant.

Dollar Tree, le détaillant discount américain, perd du terrain avant bourse à Wall Street ce mercredi après avoir pourtant publié une très forte croissance de ses résultats pour le quatrième trimestre. Sur le trimestre clos fin janvier 2021, le groupe a réalisé un bénéfice par action de 2,13$, plus que quadruplé en glissement annuel, pour des revenus consolidés en augmentation de 7,2% à 6,77 milliards de dollars. La croissance globale à comparable ressort à 4,9%, dont 8,1% pour Family Dollar et 2,4% pour l'enseigne éponyme. Le bénéfice net du quatrième trimestre a quadruplé à 503 millions de dollars. En outre, le conseil d'administration a autorisé une augmentation de l'autorisation de rachat d'actions de 2 milliards de dollars.

Lyft, le leader VTC californien, indique que la dernière semaine de février a été sa plus forte... depuis mars 2020 en termes de volumes. Le groupe prévoit maintenant une réduction de sa perte opérationnelle, compte tenu de cette reprise apparemment plus rapide que prévu. Selon une communication du groupe à la SEC, Lyft explique que la semaine close au 28 février a été une semaine record pour 2021 et la meilleure depuis mars de l'an dernier. Le volume moyen quotidien des courses en février a par ailleurs augmenté de 5,4% par rapport à janvier, en dehors de la semaine close le 21 février qui avait été perturbée par les tempêtes aux USA. Le volume des courses pour le premier trimestre est maintenant anticipé en repli de 1,2% en séquentiel, contre une guidance antérieure de -4%. La perte du premier trimestre est attendue à 131 M$, contre une guidance allant auparavant de 145 à 150 M$.

ExxonMobil, le géant pétrolier américain, veut réduire d'environ 7% ses effectifs à Singapour, où se situe son plus important complexe de raffinage de pétrole et de pétrochimie. Le groupe évoque un contexte de conditions de marché sans précédent liées à la pandémie.

Las Vegas Sands grimpe à Wall Street, alors que l'opérateur de casinos de Las Vegas a annoncé la cession de ses biens immobiliers et opérations locales au groupe de capital-investissement Apollo Global Management pour un montant voisin de 6,25 milliards de dollars. Le groupe entend ainsi se concentrer sur l'Asie et de nouveaux marchés en croissance.

Tesla remonte un peu à Wall Street, soutenu par une note plus positive de broker. Ainsi, UBS a rehaussé son objectif de cours sur le dossier du fabricant californien de véhicules électriques de 325 à 730$.

Stellantis a dévoilé ses premiers résultats depuis le rapprochement entre Groupe PSA et Fiat Chrysler. Chez PSA, la marge opérationnelle ajustée de la branche automobile atteint 7,1%, avec un niveau record de 9,4% au deuxième semestre. Le bénéfice opérationnel ajusté s'établit à 3,69 MdsE, en repli de 41,7%, pour des revenus de 60,73 MdsE (-18,7%). Le profit net ressort à 2,2 MdsE et le free cash-flow de la division automobile atteint 2,66 MdsE. Du côté de FCA, l'Ebit ajusté a atteint 3,7 MdsE, soit une marge de 4,3% (-190 pb), et le bénéfice net ajusté s'est établi à 1,9 MdsE (-57%). Le profit net est limité à 24 ME et le free cash-flow industriel ressort à 0,6 MdE.

Le constructeur anticipe cette année une marge opérationnelle ajustée comprise entre 5,5 et 7,5%, hors nouveau confinement important lié au coronavirus. Le consensus tablait jusqu'ici sur un Ebit ajusté de 10,4 milliards d'euros pour des revenus de 151,7 milliards d'euros.

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