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Wall Street hésite face au virus chinois et aux résultats

| Boursier | 414 | Aucun vote sur cette news

Wall Street peine à trouver une direction, jeudi, les investisseurs digérant une salve de résultats d'entreprises en demi-teinte, et commençant à s'inquiéter des effets du coronavirus sur l'économie chinoise.

Wall Street hésite face au virus chinois et aux résultats
Credits Reuters

Wall Street peine à trouver une direction, jeudi, les investisseurs digérant une salve de résultats d'entreprises en demi-teinte, et commençant à s'inquiéter des effets du coronavirus sur l'économie mondiale. Les autorités de Pékin ont mis en quarantaine Wuhan et une ville voisine, et ont annulé les cérémonies du Nouvel An à Pékin pour tenter d'enrayer la propagation du virus. Par ailleurs, les résultats d'entreprise US publiées ce jeudi ont quelque peu déçu, notamment l'assureur Travelers (-5,2%), ainsi que Procter & Gamble (-0,9%) et le groupe de médias Comcast (-3,5%).

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones recule de 0,24% à 29.115 points, tandis que l'indice large S&P 500 cède 0,07% à 3.319 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, est repassé dans le vert, en hausse de 0,04% à 9.387 pts.

Les indices, qui pointaient tous trois en baisse en début de journée, ont inversé la tendance lorsque l'OMS a indiqué qu'il était "trop tôt" pour déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale" au sujet du virus qui sévit en Chine. Cette décision a été prise en raison du "nombre de cas limités à l'étranger et des efforts faits par la Chine", a indiqué le professeur Didier Houssin président du comité d'urgence de l'OMS lors d'une conférence de presse à Genève

Plus tôt dans la journée, l'indice européen EuroStoxx 50 a fini en baisse de 0,87%, le CAC 40 a cédé 0,65%, tandis qu'en Asie, les indices ont davantage souffert de la crainte du coronavirus chinois : -2,75% pour le Shanghai Composite chinois, -1,5% pour le Hang Seng à Hong Kong, -0,98% pour le Nikkei et -0,93% pour l'indice sud-coréen Kospi.

Le dollar, le pétrole et l'or grimpent, les taux d'intérêts chutent

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) reprend de la hauteur à 97,73 points (+0,2%), tandis que l'euro perd 0,36% à 1,1048$ après le statu quo de la BCE sur ses taux et des déclarations jugées très accommodantes de sa présidente Christine Lagarde.

Les obligations restent recherchées en tant que valeurs-refuge, faisant reculer les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement du T-Bond à 10 ans recule de 5 points de base à 1,72%. En Europe, le rendement du Bund à 10 ans a lui aussi cédé 5 pdb à -0,31%.

Les cours du pétrole continue de plonger, alors que le marché mondial reste en situation d'offre excédentaire, au dans la crainte de possibles répercussions négatives de l'épidémie de coronavirus en Chine. Le baril de brut léger américain (WTI) perd 2,87% à 55,11$ sur le Nymex (contrat à terme de mars), tandis que le Brent de la mer du Nord abandonne 2,55% à 61,60$ (contrat à terme de mars).

Les cours n'ont pas profité de l'annonce d'un repli des stocks pétroliers hebdomadaires aux Etats-Unis, qui ont reculé de 0,4 million de barils. Les stocks d'essence ont en revanche augmenté plus que prévu (61,7 mb), alors que les stocks de produits distillés ont reculé de 1,2 mb.

L'or retrouve son statut de refuge après plusieurs séances de baisse, progressant de 0,5% à 1.565,10$ l'once, pour le contrat à terme de février coté sur le Comex. Le métal jaune a été affecté ces derniers jours par les craintes que le coronavirus chinois ne pèse sur les traditionnels achats d'or des Chinois à l'approche du Nouvel an lunaire, qui commence ce samedi.

Pékin prend des mesures radicales pour contrer le coronavirus

La Chine a tenté de rassurer en annonçant jeudi des mesures fortes pour éviter la propagation du coronavirus, proche de celui Sras en 2003. Ce virus provoque des maladies pulmonaires et a fait ces derniers jours 17 morts et plus de 600 malades.

La ville de Wuhan, où le virus est apparu, a été placée en quarantaine jeudi, coupant du monde les quelque 11 millions d'habitants. Des mesures similaires ont été prises à Huanggang (7 millions d'habitants) à environ 70 km de là. Les transports en commun (bus, trains, avions...) sont interrompus, et les habitants sont priés de ne pas quitter ces villes, sauf cas de force majeure.

En outre, dans la capitale Pékin, les festivités prévues pour le Nouvel an lunaire ont été annulées, et la Cité interdite a fermé ses portes aux visiteurs. A l'étranger, les aéroports américains, britanniques et de certains pays d'Asie et du Moyen-Orient ont par ailleurs renforcé leur vigilance.

En France, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué qu"'aucun cas douteux n'a été identifié en France et a précisé que "tous les aéroports sur le sol français ont des affiches qui donnent la conduite à tenir". Par ailleurs, "le centre national de référence des coronavirus à l'institut Pasteur, et d'ici demain, un centre à Lyon, seront en mesure de faire un test-diagnostic rapide, en quelques heures", a-t-elle ajouté.

L'économie américaine toujours en progression modérée

Sur le plan macro-économique, les statistiques du jour aux Etats-Unis n'ont pas apporté de grandes surprises. Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 18 janvier 2020 sont ressorties moins nombreuses que prévu, à 211.000, contre 214.000 de consensus et 204.000 une semaine auparavant.

L'indice des indicateurs avancés a reculé de 0,3% en décembre sur un mois, selon le Conference Board, alors que le consensus était logé à -0,2% sur la période. La lecture révisée du mois de novembre 2019 est quant à elle ressortie à +0,1%, alors que la précédente estimation était celle d'une stabilité.

Par ailleurs, l'indice manufacturier de la Fed de Kansas City est ressorti négatif à -1 en janvier, signalant une légère contraction de l'activité.

VALEURS A SUIVRE

Comcast (-3,5%), le groupe américain de médias de Philadelphie, premier câblo-opérateur local, a dévoilé des profits supérieurs attentes de marché pour son quatrième trimestre. Le groupe a réalisé sur la période un bénéfice de 3,16 milliards de dollars, 68 cents par action, contre 2,51 milliards de dollars et 55 cents par titre un an avant. Le bénéfice ajusté trimestriel s'est élevé à 79 cents, contre 72 cents un an plus tôt et 77 cents de consensus chez les analystes de la place. Les revenus ont totalisé 28,4 milliards de dollars pour le trimestre clos, contre 27,8 milliards un an auparavant et 28,2 milliards de consensus. Les revenus du câble ont grimpé de 2,6% en glissement annuel à 14,8 milliards de dollars.

Travelers (-5,2%) pèse sur le Dow Jones. L'assureur recule après la publication de trimestriels décevants. Le bénéfice net est ressorti à 873 millions de dollars soit 3,35$ par titre, contre 621 millions de dollars un an avant. Hors éléments, le bénéfice ajusté trimestriel est ressorti à 3,35$ par titre contre 3,29$ de consensus. Il était de 2,13$ un an plus tôt, à la même époque. Les revenus se sont appréciés quant à eux de 3% à 8,06 milliards de dollars, contre 8,03 milliards de consensus. Les primes nettes ont augmenté de 6% à 7,08 milliards de dollars, assez proches des attentes du consensus

Procter & Gamble (-0,9%). Le géant américain des produits de consommation a publié des ventes trimestrielles inférieures aux attentes de marché, affecté notamment par la force du dollar. Les revenus trimestriels ont augmenté de 4,6% à 18,24 milliards de dollars, alors que le consensus était de 18,4 milliards. Le bénéfice net part du groupe s'est établi à 3,72 milliards de dollars soit 1,41$ par action, sur ce trimestre clos fin décembre 2019 - second trimestre fiscal 2020 -, contre 3,19 milliards de dollars et 1,22$ par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action a augmenté de 14% à 1,42$, contre 1,37$ de consensus de marché. Procter & Gamble se montre tout de même confiant pour l'exercice, tablant désormais sur une croissance globale de 4-5%, contre 3-5% précédemment. Le bénéfice ajusté par action 2020 est maintenant anticipé en croissance de 8-11%, contre 5-10% auparavant.

Kimberly-Clark (-0,5%) a annoncé pour sa part des profits supérieurs aux attentes pour le trimestre clos, relevant au passage son dividende 2020. Le groupe aux marques Kleenex et Huggies a affiché un bénéfice net de 547 millions de dollars et 1,59$ par titre, contre 411 millions et 1,18$ par action un an avant. Le bpa ajusté a représenté 1,71$ contre 1,70$ de consensus. Les ventes sont ressorties à 4,58 Mds$, contre 4,57 Mds$ l'an dernier, à la même époque, et 4,54 Mds$ de consensus. Pour 2020, Kimberly anticipe une croissance de 1%, pour un bpa ajusté de 7,10-7,35$.

Tesla (-0,8%) fait les gros titres depuis hier à Wall Street alors que le constructeur de voitures électriques a franchi pour la première fois le seuil des 100 milliards de dollars de capitalisation boursière. Sur le front des analystes, UBS a repris la couverture du dossier avec un conseil 'vendre' malgré un objectif relevé de 160 à 410 dollars. La banque helvète explique que Tesla a le potentiel pour devenir le constructeur le plus rentable. Elle pense néanmoins que le titre est surévalué après avoir plus que doublé au cours des trois derniers mois, alors que les risques d'exécution et la demande américaine suite à la suppression progressive des crédits d'impôts pour les véhicules électriques semblent être ignorés par le marché. Exane BNP Paribas a de son côté dégradé la valeur à 'neutre' tout en rehaussant sa cible de 400 à 555 dollars.

Texas Instruments (+0,2%) a publié des résultats sans grand relief. Au 4ème trimestre 2019, le bénéfice net du groupe basés à Dallas, au Texas, s'est élevé à 1,07 milliard de dollars (1,12$ par action) en baisse de 14% par rapport au 1,24 Md$ un an plus tôt (1,27$ par action). Les ventes ont atteint 3,35 milliards de dollars, en recul de 10% par rapport à la même période de 2018 (3,72 Mds$). Les analystes s'attendaient à un bpa de 1,03$ pour des ventes de 3,25 Mds$. Le fabricant de composants électroniques a donc battu les attentes du marché, mais ces dernières avaient été plusieurs fois révisées en baisse ces derniers mois, et les analystes espéraient une bonne surprise, qui ne s'est pas vraiment matérialisée. Pour le 1er trimestre en cours, TI attend un bpa de 0,96$ à 1,14$, un peu supérieur au consensus. Les ventes devraient se situer dans une fourchette de 3,12 Mds$ à 3,38 Mds$, contre 3,22 Mds$ de consensus.

American Airlines (+2,7%) vient de dévoiler des résultats trimestriels en demi-teinte, la guidance pour l'exercice 2020 étant notamment jugée décevante par les opérateurs. Sur les trois mois clos fin décembre, le transporteur a enregistré un bénéfice net de 414 M$ contre 325 M$ un an plus tôt pour des revenus de 11,31 Mds$, en hausse de 3,4% sur un an. Le bpa ajusté ressort à 1,15$, contre 97 cents un an plus tôt, et 1,14$ de consensus. La marge opérationnelle ajustée s'établit à 6% contre 5,8% un an auparavant. La recette unitaire s'est améliorée de 0,9 point sur la période. American Airlines n'anticipe pas un retour du 737 MAX avant, au moins, le 3 juin prochain. L'immobilisation de l'appareil a contraint la première compagnie américaine à annuler environ 10.000 vols au quatrième trimestre. Pour l'exercice 2020, le groupe table sur un bpa ajusté compris entre 4 et 6$, contre un consensus de 5,06$ et sur une marge avant impôt, hors éléments exceptionnels, "approximativement stable d'une année sur l'autre", par rapport aux 6,3% de 2019.

Southwest Airlines (+3,2%), principal client du 737 MAX, a vu ses résultats reculer au quatrième trimestre 2019. La compagnie à bas coûts a dégagé sur la période un bénéfice net de 514 millions de dollars, ou 0,98$ par action, contre 654 M$ ou un bpa de 1,17$ un an auparavant. Le bpa ajusté ressort à 1,16$ contre un consensus de 1,09$. Les revenus ont progressé de 0,4% à 5,7 Mds$. La réduction du bénéfice d'exploitation découlant de l'immobilisation du MAX est désormais estimée à 838 M$ pour 2019 alors que le transporteur devrait à nouveau retarder le retour de l'appareil au sein de sa flotte, actuellement prévu le 6 juin. En 2019, les capacités ont diminué de 1,6% par rapport à l'année précédente, alors que le plan initial de la compagnie était une augmentation de près de 5%. Compte tenu de la poursuite de l'immobilisation au sol du best-seller de Boeing, Southwest s'attend à une baisse de ses capacités comprise entre 1,5% et 2,5% au cours du T1.

VF Corp (-8,7%), le groupe américain connu notamment pour ses marques Timberland et Vans, a publié pour son troisième trimestre fiscal des revenus inférieurs aux attentes. Le bénéfice net trimestriel s'est établi à 465 millions de dollars et 1,16$ par titre, contre 464 millions de dollars et 1,16$ par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,23$, alors que le consensus de marché se situait à 1,21$. Les revenus se sont établis à 3,38 milliards de dollars, contre 3,23 milliards un an avant et 3,43 milliards de dollars de consensus. Rappelons que le groupe a scindé en mai ses activités jeans comprenant Wrangler, Lee et Rock & Republic, ainsi que VF Outlet, dans une nouvelle compagnie, Kontoor Brands. Pour l'exercice 2020, VF Corp. table sur des revenus des opérations poursuivies d'environ 11,75 Mds$ et un bpa ajusté de 3,30$.

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