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Wall Street hésite, après la BCE et les 'stats' américaines

| Boursier | 488 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine se montre incertaine ce jeudi, au lendemain d'une séance de vive hausse...

Wall Street hésite, après la BCE et les 'stats' américaines
Credits Reuters

La cote américaine se montre incertaine ce jeudi, au lendemain d'une séance de vive hausse. Le S&P500 grappille 0,1% à 3.125 pts et le Nasdaq 0,15% à 9.697 pts, alors que le DJIA progresse de 0,26% à 26.339 pts. Sur le Nymex, le baril de brut WTI cède 1,5% à 36,7$. L'once d'or demeure assez stable sur les 1.710$. Les marchés temporisent après le rebond, et suite aux annonces de la Banque centrale européenne, qui renforce comme attendu son soutien.

La Banque centrale européenne laisse ses taux inchangés mais augmente son soutien à l'économie. L'Institution accroît ainsi l'enveloppe de son programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) de 600 milliards d'euros à 1.350 milliards d'euros.

En réponse à la révision à la baisse de l'inflation liée à la pandémie sur l'horizon de projection, l'expansion du PEPP assouplira encore l'orientation générale de la politique monétaire, en soutenant les conditions de financement dans l'économie réelle, en particulier pour les entreprises et les ménages. Les achats continueront à être effectués de manière flexible dans le temps, entre les catégories d'actifs et entre les juridictions. Cela permet au Conseil des gouverneurs de parer efficacement aux risques qui pèsent sur la transmission harmonieuse de la politique monétaire.

Comme anticipé par beaucoup d'observateurs, l'horizon des achats nets réalisés dans le cadre du PEPP est également prolongé puisque le programme durera au moins jusqu'à la fin du mois de juin 2021. En tout état de cause, le conseil des gouverneurs procédera à des achats nets d'actifs dans le cadre du PEPP jusqu'à ce qu'il estime que la phase de crise du coronavirus est terminée.

Également prévu par certains, les paiements du principal arrivant à échéance des titres achetés dans le cadre du PEPP seront réinvestis au moins jusqu'à la fin de l'année 2022. Dans tous les cas, la liquidation future du portefeuille du PEPP sera gérée de manière à éviter toute interférence avec l'orientation monétaire appropriée.

Quant aux achats nets réalisés dans le cadre du programme d'achat d'actifs (APP), ils se poursuivront à un rythme mensuel de 20 milliards d'euros, ainsi que les achats réalisés dans le cadre de l'enveloppe temporaire supplémentaire de 120 milliards d'euros jusqu'à la fin de l'année. Le Conseil des gouverneurs continue à s'attendre à ce que les achats effectués dans le cadre de l'APP durent aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l'effet accommodant des taux directeurs et prennent fin peu avant qu'il ne commence à relever les taux directeurs de la BCE.

Le Conseil entend également poursuivre les réinvestissements, en totalité, des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre de l'APP pendant une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d'intérêt directeurs de la BCE et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire.

Enfin, et sans surprise, la BCE a décidé que le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,50%. Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu'à ce qu'il ait constaté que les perspectives d'inflation convergent durablement vers un niveau suffisamment proche de, mais inférieur à 2% sur son horizon de projection, et que cette convergence se reflète de manière cohérente dans la dynamique d'inflation sous-jacente.

Le Conseil des gouverneurs reste prêt à ajuster tous ses instruments, le cas échéant, pour faire en sorte que l'inflation se rapproche de son objectif de manière durable, conformément à son engagement de symétrie.

Selon la dernière étude Challenger sur le sujet, les annonces de licenciements aux USA sur le mois de mai ont concerné 397.016 postes, contre 671.129 un mois plus tôt.

Les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage pour la semaine close au 30 mai, qui viennent quant à elles d'être dévoilées par le Département au Travail, ressortent au nombre de 1,877 million, contre 1,79 million de consensus et 2,126 millions pour la lecture révisée de la semaine précédente.

La productivité non-agricole révisée du premier trimestre aux USA est ressortie en retrait de 0,9%, contre -2,5% de consensus et -2,5% pour la lecture antérieure. Les coûts unitaires du travail ont grimpé sur un rythme de 5,1%, contre 4,8% de consensus.

La balance commerciale américaine du mois d'avril, qui vient aussi d'être publiée, est déficitaire de 49,4 milliards de dollars, contre un consensus de 42 milliards et un niveau révisé à 42,3 milliards pour le mois de mars.

Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus depuis le début de l'épidémie s'élève désormais à 6,54 millions dans le monde, dont 1,85 million aux USA, 584 milliers au Brésil, 440 milliers en Russie et 281 milliers au Royaume-Uni. Le nombre de morts dans le monde s'élève à plus de 386.000, dont plus de 107.000 aux Etats-Unis et près de 40.000 au Royaume-Uni.

La hausse s'est poursuivie mercredi à Wall Street, dans le sillage des marchés européens, les investisseurs continuant de parier sur une reprise économique rapide après les déconfinements. Aux Etats-Unis, les dernières statistiques de l'emploi et de l'activité dans les services pointent vers une amélioration en mai, après un mois d'avril catastrophique pour l'économie. Les marchés boursiers restent sourds aux troubles sociaux qui agitent les Etats-Unis, aux tensions commerciales sino-américaines, ainsi qu'au risque d'une reprise lente, voire d'une rechute en cas de seconde vague de coronavirus.

A la clôture, Dow Jones a bondi de 2,05% à 26.269 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 1,36% à 3.122 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a grimpé de 0,78% à 9.682 pts.

Après un spectaculaire rebond de plus de 35% depuis le 23 mars, les analystes s'interrogent sur la capacité de la Bourse américaine à poursuivre sur cette lancée. Les marchés d'actions ont en effet atteint une valorisation élevée au regard des anticipations de bénéfices des entreprises.

Ainsi, le multiple de capitalisation (PER ou rapport cours sur bénéfice par action) du S&P 500 s'est hissé à 21,5 fois les bénéfices attendus dans les 12 prochains mois, comparé à une moyenne à 5 ans de 16,8 fois et une moyenne à 10 ans de 15,1 fois. Le PER du S&P 500 est ainsi logé à son plus haut niveau depuis janvier 2002, il y a plus de 18 ans, selon le consensus établi par le cabinet FactSet.

Comme les jours précédents, la Bourse américaine est restée imperméable aux troubles sociaux qui secouent depuis plus d'une semaine de nombreuses villes du pays, en réaction à la mort à Minneapolis de George Floyd, un afro-Américain tué par un policier le 25 mai. La gestion de cette crise par Donald Trump est sujette à de nombreuses critiques, le président américain ayant menacé de recourir à l'armée si les gouverneurs ne parvenaient pas à rétablir l'ordre.

Mercredi, le ministre américain de la Défense Mark Esper s'est publiquement désolidarisé du président Trump en s'opposant au déploiement de l'armée. "Je ne suis pas favorable à décréter l'état d'insurrection", a déclaré M. Esper en référence au seul décret qui permettrait légalement au président de déployer des soldats d'active face à des citoyens américains, et non plus des réservistes de la Garde nationale.

Sur le plan judiciaire, la mort de George Floyd a été requalifiée en "meurtre au second degré" mercredi, ce qui pourrait contribuer à faire baisser la tension sociale. Les quatre policiers impliqués dans sa mort ont désormais tous été inculpés, alors qu'un seul d'entre eux était jusqu'ici accusé.

Sur le plan macro-économique, les derniers indicateurs ont été jugés encourageants aux Etats-Unis, mais aussi en Chine et en Europe. Aux Etats-Unis, l'économie a détruit moins d'emplois que prévu en mai dans le secteur privé, selon le dernier rapport du cabinet ADP. Le rapport complet et officiel sur l'emploi en mai aux Etats-Unis est attendu vendredi. Le consensus Refinitiv table sur la destruction de 8 millions d'emplois et sur un taux de chômage frôlant les 20%.

Les cours du pétrole ont terminé hier au plus haut depuis trois mois. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet a gagné 1,3% à 37,29$ sur le Nymex. Selon des sources citées par 'Reuters', la Russie et l'Arabie saoudite auraient conclu un accord préliminaire en vue de prolonger l'accord de l'Opep+ de maîtrise de la production pour un mois supplémentaire, jusqu'à la fin juillet. Moscou et Riyad font pression sur certains pays pour qu'ils se plient plus efficacement à cet accord, selon ces sources.Le suspense se poursuit cependant sur la tenue de la réunion de l'Opep+ prévue les 9 et 10 juin. Certaines sources évoquent une date plus proche, peut-être dès le 4 juin par visioconférence, tandis que d'autres voient à l'inverse un report de cette réunion.

Les valeurs

Zoominfo débute ce jour sur le Nasdaq. Les premières cotations du spécialiste des données de marketing seront suivies de près, après le succès de l'IPO de Warner Music hier.

Snap (stable) retire le compte de... Donald Trump de sa sélection de comptes Snapchat proposés aux utilisateurs, suite à des propos jugés déplacés. Cela ne devrait pas améliorer les relations du président américain - déjà fâché avec Twitter - avec les réseaux sociaux.

Carnival (+4%). Le géant de la croisière, annonce que Princess Cruises, filiale du groupe, prolonge la suspension partielle de ses croisières en Australie, au Canada et à Taïwan du fait de la pandémie.

Navistar (+8%). Le fabricant de poids lourds a annoncé une perte par action moins lourde que prévu et un chiffre d'affaires un peu meilleur que prévu au titre du deuxième trimestre.

Inovio (+1%), firme de biotechnologies, prévoit des essais cliniques de son candidat vaccin contre le COVID-19 en Corée du Sud.

Broadcom (stable) ainsi que Slack, publieront quant à eux leurs comptes trimestriels ce soir, après la clôture de Wall Street.

Tiffany (stable). LVMH n'a pas l'intention d'acheter sur le marché des actions du joaillier new-yorkais, a indiqué le géant français du luxe.

Amazon (stable), le géant du e-commerce, est ciblé par une plainte de trois salariés de l'un de ses entrepôts, qui l'accusent d'avoir favorisé la propagation du coronavirus. Le groupe de Jeff Bezos entame par ailleurs des négociations en vue de l'acquisition d'une participation de plus de 2 milliards de dollars dans l'opérateur télécom indien Bharti Airtel, indiquent des sources de Reuters.

JM Smucker (-2%) prévoit un recul de 1% à 2% de son chiffre d'affaires annuel du fait de la faiblesse des ventes dans les restaurants et les écoles.

Ford (+2%). Les alliances chinoises du groupe du Michigan ont affiché des revenus en vive hausse en mai, de 130% pour la coentreprise avec Changan et 32% pour Jiangling Motors.

American Airlines (+28% !) va fortement renforcer ses vols le mois prochain, le groupe envisageant des capacités correspondant à 55% de leur niveau de juillet 2019 pour les liaisons domestiques et à 20% pour les vols internationaux.

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