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Wall Street : hésitations malgré les bonnes "stats"

| Boursier | 334 | Aucun vote sur cette news

Au lendemain d'un jour férié pour Memorial Day, Wall Street reste volatil mardi, toujours dans la crainte de l'inflation...

Wall Street : hésitations malgré les bonnes "stats"
Credits Reuters

Au lendemain d'un jour férié pour Memorial Day, Wall Street reste volatil mardi, les investisseurs continuant de s'inquiéter d'un dérapage de l'inflation, qui amènerait la Fed a resserrer sa politique monétaire plus tôt que prévu. La publication, mardi, d'une forte hausse de l'activité manufacturière en mai aux Etats-Unis s'est accompagnée de pénuries de matériaux qui annoncent des hausses de prix. Le constructeur automobile Tesla a ainsi annoncé mardi des hausses de prix liées à des problèmes de chaîne d'approvisionnement. En outre, le pétrole a bondi à un plus haut niveau depuis deux ans et demi, le brut WTI frôlant les 68$ le baril.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones grappille 0,12% à 34.569 points, tandis que l'indice large S&P 500 cède 0,07% à 4.201 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, fléchit de 0,06% à 13.740 pts.

Sur l'ensemble de mai, le Dow Jones a progressé de 1,9%, le S&P 500 a gagné 0,6%, mais le Nasdaq a reculé de 1,5% sur le mois, les investisseurs ayant poursuivi leur rotation vers les valeurs cycliques, dont les profits bondissent en période de la reprise économique.

Si les indices américains restent non loin de leurs niveaux records, ils ont du mal à trouver de nouveaux catalyseurs, dans la mesure où l'amélioration de la conjoncture s'accompagne de perturbations des chaînes d'approvisionnement qui entraînent une tension sur les prix.

Pénurie de pièces et main d'oeuvre dans l'industrie américaine

La Réserve fédérale s'est efforcée ces dernières semaines de convaincre les marchés que la flambée d'inflation serait temporaire, liée à la reprise un peu chaotique liée à la crise du coronavirus. La banque centrale a toutefois affirmé qu'elle agirait si le phénomène prenait des proportions inquiétantes et durables. La Fed a aussi commencé à préparer psychologiquement les marchés à l'ouverture d'un débat sur le "tapering", c'est à dire la baisse progressive du montant de ses achats d'actifs. Or, toute perspective de politique monétaire moins accommodante déplaît aux marchés, qui ont été dopés par l'abondance de liquidités et des taux proches de zéro...

Mardi, l'indice PMI/Markit manufacturier final américain du mois de mai est ressorti à 62,1, supérieur au consensus de marché (61,5) et à sa lecture préliminaire de 61,5. L'indicateur était de 60,5 en avril. Il ressort désormais au plus haut niveau depuis 2007, signalant la vigueur de la reprise.

De son côté, l'indice ISM manufacturier a atteint 61,2, contre un consensus de 60,9 et après 60,7 en avril. Dans de nombreux secteurs, les directeurs d'achat interrogés dans ces enquêtes ont fait état de pénuries de matériaux et de main d'oeuvre qui les empêchent de satisfaire les nouvelles commandes de voitures, d'ordinateurs, de meubles, d'appareils électroménagers et autres produits.

Par ailleurs, les dépenses de construction ont augmenté moins que prévu en avril aux Etats-Unis, de 0,2% contre 0,6% de consensus.

L'activité accélère dans la zone euro, les prix aussi

Dans la zone euro, l'indice PMI manufacturier final est ressorti à un niveau record en mai à 63,1% contre 62,9 en avril et 62,8 pour l'estimation flash. Les Pays-Bas et l'Autriche ont mené la croissance. L'indice a également atteint des niveaux records en Irlande et en Italie et des sommets de plusieurs années en Grèce, en France et en Espagne. L'Allemagne est le seul pays à avoir enregistré un ralentissement de la croissance. Au Royaume-Uni, le PMI manufacturier britannique final a atteint 65,6 en mai.

Comme aux Etats-Unis, l'inflation accélère dans la zone euro, où l'estimation flash de l'indice des prix à la consommation a augmenté de 2% en mai sur un an, après 1,6% en avril, retrouvant son plus haut depuis octobre 2018. Ajustés de l'alimentation et de l'énergie (qui a flambé de 13% sur un an!), les prix ont cependant progressé de 0,9%, en ligne avec le consensus. Le taux de chômage de la zone euro est ressorti un peu moins élevé que prévu à 8%.

L'activité manufacturière s'est aussi renforcée en Chine le mois dernier. L'indice PMI mesuré par les cabinets Caixin/Markit a ainsi grimpé à 52 en mai, contre 51,9 en avril, et pointe au plus haut depuis décembre 2020.

L'Opep+ confirme l'ouverture progressive des vannes

Les cours du pétrole progressent après la réunion de l'Opep+, qui a confirmé ce mardi la poursuite de la hausse de sa production sur les prochains mois, afin d'accompagner la reprise économique mondiale.
Le baril de brut léger américain WTI gagne 2,1% à 67,73$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juillet, tandis que le Brent prend 1,37% à 70,27$ (contrat d'août).

L'Opep+ a donc confirmé son calendrier mis au point le 1er avril dernier, à savoir une réduction de l'ampleur de ses baisses de production de 350.000 barils par jour en mai, de 350.000 bpj en juin et de 441.000 bpj en juillet. En outre, l'Arabie saoudite réduit graduellement ses coupes supplémentaires de 1 million de bpj mises en place unilatéralement depuis janvier, au rythme de 250.000 bpj en mai, 350.000 bpj en juin et 400.000 bpj en juillet.

Face à la crise du coronavirus, l'Opep+ avait réduit en 2020 ses pompages de près de sept millions de barils par jour (bpj) pour soutenir les cours du pétrole. Depuis un an, les cours du brut ont vivement rebondi, de plus de 80%, à la faveur de la discipline de production de l'Opep+ et de la reprise économique mondiale, malgré les risque liés à des résurgences localisées de la pandémie de Covid-19.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (stable), le leader californien de l'automobile électrique, augmente ses prix du fait des pressions dans la chaîne d'approvisionnement. Elon Musk, le patron du groupe, a donc annoncé sur Twitter cette décision de Tesla de majorer les prix de ses véhicules, "du fait de pressions majeures sur les prix dans la chaîne d'approvisionnement au niveau de l'industrie", en particulier des matières premières. Musk répondait à un utilisateur de Twitter déplorant ces hausses de prix des voitures. En mai, le groupe avait augmenté les prix des Model 3 et Y. En avril, lors de la présentation des résultats du groupe, Musk avait évoqué déjà les challenges de supply chain, concernant en particulier la pénurie de 'puces'. Il jugeait toutefois alors que Tesla était presque tiré d'affaire de ce point de vue.

ExxonMobil (+3,2%), Chevron (+2,6%) et les autres grandes valeurs pétrolières cotées à Wall Street profitent du nouveau bond des cours du brut après le verdict de l'Opep et de ses alliés, et alors que les dernières statistiques ont confirmé la vigueur de la reprise économique aux Etats-Unis, en Europe et en Chine.

Canopy Growth (-6%), le producteur canadien de cannabis à usage médical, a annoncé ses comptes pour le quatrième trimestre fiscal 2021, clos fin mars. En dollars canadiens, les revenus s'établissent à 148,4 million sur le trimestre, en croissance de 38% en glissement annuel, alors que la perte nette ressort copieuse à 616,7 millions de dollars. L'Ebitda ajusté est déficitaire de 94 millions de dollars et le free cash flow est négatif de 124,4 millions. Sur l'ensemble de l'exercice, les revenus totalisent 546,6 millions de dollars canadiens, en hausse de 37%, mais la perte nette s'affiche à 1,67 milliard de dollars et l'Ebitda ajusté est négatif de 340,3 millions. Maigre consolation, la marge brute passe positive de 7% sur le trimestre et de 12% sur l'année (14% et 17% sur une base ajustée).

Intel (-0,3%). Le management du géant américain des microprocesseurs a confié sa prudence au sujet de l'actuelle pénurie de 'puces'. Ainsi, Pat Gelsinger, directeur général de l'affaire, a jugé qu'il faudrait plusieurs années pour que le phénomène disparaisse.

Goodyear Tire (+2,7%). Selon des extraits de la procédure et des plaintes d'ouvriers, le concepteur américain de pneumatiques fait face à des accusations de non paiement de salaires, d'heures supplémentaires illégales et de menaces contre des travailleurs étrangers de son usine en Malaisie, croit savoir Reuters.

Goldman Sachs (+2,6%). Cette même agence Reuters indique que le géant de la banque d'affaires, Goldman Sachs, entendrait doubler ses investissements immobiliers au Japon à environ 1,9 milliard de dollars par an.

Cloudera (+24%), éditeur de logiciels de la Silicon Valley actif dans le big data, s'est accordé avec KKR et Clayton Dubilier & Rice en vue de son rachat pour un montant de 5,3 milliards de dollars.

AMC (+23%) et d'autres 'meme stocks' des traders sociaux américains profitent également d'un bel engouement. AMC, première chaîne américaine de cinémas, a levé 230 millions de dollars environ par une cession de titres à Mudrick Capital Management.

Uber Technologies (+0,4%). Le géant VTC explique que ses chauffeurs retournent graduellement à sa plateforme. La semaine du 17 mai a constitué de ce point de vue un record en termes de retours de conducteurs sur la route, depuis le début de l'année 2021.

Abbott (-8,1%) a abaissé ses objectifs financiers. Le laboratoire américain se montre donc prudent pour l'exercice 2021, du fait... d'une moindre demande anticipée en tests covid. La réduction du nombre de cas dans les pays développés et le déploiement accéléré des vaccins expliquent notamment les ajustements. Abbott avait généré l'an dernier des milliards de dollars de ventes avec ses tests Covid-19. Le groupe table désormais sur un bénéfice ajusté annuel des opérations continues allant de 4,3$ à 4,5$ pour 2021, alors qu'il envisageait en janvier un bpa de plus de 5$. Le bpa du second trimestre est attendu d'au moins 1$, mais le consensus était de 1,23$.

Chez les brokers, notons un conseil relevé à 'surperformance' de Cowen sur Boeing (+3,2%) du fait de la forte amélioration du trafic aérien, et un avis désormais acheteur de Citigroup sur l'ADR du Chinois Nio (+8,8%), concepteur de voitures électriques coté à Wall Street et dont la croissance accélère

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