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Wall Street : grosse déception sur l'emploi...le Nasdaq bondit !

| Boursier | 2393 | 4 par 1 internautes

Très attendus, les chiffres mensuels de l'emploi américain en avril ont fortement déçu...

Wall Street : grosse déception sur l'emploi...le Nasdaq bondit !
Credits Reuters

Très attendus, les chiffres mensuels de l'emploi américain en avril ont fortement déçu. Paradoxalement, il s'agit plutôt d'une bonne nouvelle pour les marchés actions dans la mesure où cela devrait conforter la Fed dans sa politique très accommodante. Preuve en est, les futures sur les trois grands indices pointent toujours dans le vert, celui du Nasdaq accélérant particulièrement avec la forte baisse des taux obligataires.

Les chiffres mensuels du marché du travail aux Etats-Unis viennent donc de jeter un froid dans les salles de marché puisque seulement 266.000 emplois non-agricoles ont été créés le mois dernier contre un consensus de place logé à près d'un million ! Le taux de chômage a par ailleurs augmenté de 6% en mars à 6,1%, vient d'annoncer le département américain du Travail. Le consensus misait sur une baisse à 5,8%. Autre mauvaise nouvelle : le nombre de créations d'emplois en février et mars a été révisé en baisse de 78.000 en cumulé sur les deux mois.

Les créations de postes dans le privé se sont établies au nombre de 218.000 en avril, contre 933.000 de consensus et 708.000 pour la lecture révisée de février. 18.000 postes manufacturiers ont été détruits manufacturiers contre 54.000 créations attendues. Le taux de participation à la force de travail est ressorti à 61,7% contre 61,5% le mois précédent. Enfin, le salaire hebdomadaire moyen a augmenté de 0,7% après un recul de 0,1% en mars et contre une stabilité anticipée par le marché.

L'envolée des prix des matières premières continue par ailleurs à être surveillée de près alors que le cuivre a par exemple atteint un plus haut historique ce matin à plus de 10.200$ la tonne. Le métal rouge, considéré comme un très bon indicateur économique, a gagné plus de 30% depuis le premier janvier et a été multiplié par deux depuis son point bas de mars 2020. Plus globalement, l'indice 'Bloomberg Commodity Spot' a bondi à son plus haut niveau depuis 2011.

Les records alignés par Wall Street depuis plusieurs mois, la forte hausse des matières premières ainsi que l'euphorie autour des cryptos n'ont pas échappé à la Fed. Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, la Réserve fédérale affirme que l'appétit croissant pour le risque sur une variété de marchés d'actifs tend les valorisations et crée des vulnérabilités dans le système financier américain. "Les vulnérabilités associées à un appétit élevé pour le risque augmentent", a déclaré Lael Brainard, gouverneur de la Fed et responsable du comité de stabilité financière. "La combinaison de valorisations tendues avec des niveaux très élevés d'endettement des entreprises mérite d'être surveillée en raison du potentiel d'amplification des effets d'un événement de réévaluation des prix". Dans cet environnement, les prix peuvent être vulnérables à des "baisses significatives" si l'appétit pour le risque diminue... Si même la Fed le dit.

Sur le front macro, les opérateurs suivront également cet après-midi les stocks finaux de grossistes du mois de mars (16h). Plusieurs entreprises de 'second rang' présentent également leurs trimestriels. Shake Shack, Beyond Meat et Pelonton ont déçu, à l'inverse de Square.

Sur les marchés obligataires, les taux ont décroché après les mauvais chiffres de l'emploi américain. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans recule de 5,6 points de base à 1,512%, loin de ses plus haut vers 1,76% atteints en mars. Le taux US à 30 ans abandonne de son côté de 4,1 points de base à 2,201%.

Du côté des changes, l'indice du dollar cède 0,6% à 90,4 points face à un panier de devises de référence. A l'inverse, l'euro gagne 0,55% face au billet vert à 1,214$ dans les échanges interbancaires.

Les cours du brut redonnent un peu de terrain même s'ils restent proches de leur plus haut de la mi-mars. L'optimisme sur la croissance de la demande continue de côtoyer les inquiétudes concernant les nouvelles vagues de Covid-19 en Inde, au Japon et au Brésil. Le baril de brut léger américain WTI cède 0,5% à 64,4$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juin, tandis que le Brent rend 0,5% à 67,8$ (contrat de juillet).

Enfin, sur le marché des "cryptos", le bitcoin cède 0,5% sur 24h, autour de 57.440$ sur la plateforme Bitfinex, alors que l'Ether rend 0,2% à 3.488$, non loin de ses plus hauts historiques.

VALEURS A SUIVRE

* BioNTech. Les fabricants de vaccins contre le Covid-19 seront une nouvelles fois surveillés, après la proposition américaine d'une levée temporaire des protections de la propriété intellectuelle pour ces vaccins.

Square est attendu en nette hausse à Wall Street après avoir dévoilé des résultats trimestriels nettement supérieurs au consensus. La société de paiement, dirigée par le patron de Twitter Inc, Jack Dorsey, a enregistré un bénéfice net de 39,01 millions de dollars, soit 8 cents par action, pour le trimestre clos en mars, contre une perte de 105,9 millions de dollars, soit 24 cents par action, un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti à 41 cents contre 16 cents de consensus. Les revenus nets ont été multipliés par près de quatre à 5,06 milliards de dollars, contre 3,37 Mds$ de consensus. La firme a bénéficié à plein de la forte demande de bitcoins qui a entraîné une hausse des transactions en crypto-monnaies sur son service de paiement de pair à pair Cash App. Cash App a généré 3,51 milliards de dollars de revenus en bitcoins et 75 millions de dollars de bénéfices bruts en bitcoins au cours du premier trimestre, chacun ayant été multiplié par environ onze d'une année sur l'autre.

* Citigroup étudie la possibilité de fournir des services liés aux cryptomonnaies face à l'intérêt de ses clients, a rapporté vendredi le 'Financial Times'.

* Beyond Meat est sous-pression avant bourse à Wall Street. Le spécialiste des steaks aux protéines végétales a dévoilé une perte trimestrielle plus importante que prévu, en raison de la hausse des coûts de transport, du lancement de nouveaux produits et de la fermeture des restaurants. Sur le trimestre clos fin mars, le groupe californien a essuyé une perte ajustée par action de 42 cents contre 19 cents attendus par les analystes. Les revenus ont progressé de 11% à 108,2 M$, contre un consensus de 113,7 M$."À plus court terme, nous revenons prudemment à la pratique consistant à émettre des prévisions, en commençant par les revenus nets, car nous avons récemment commencé à observer un lent ralentissement au sein des services alimentaires, tant au niveau national que sur certains marchés internationaux", a déclaré le PDG Ethan Brown. Le groupe vise des ventes entre 135 et 150 M$ sur le trimestre en cours, contre un consensus de 142,8 M$.

* Peloton Interactive. La route est semée d'embûches pour le fabricant d'équipements sportifs à domicile... Au lendemain de l'annonce d'un important rappel de ses tapis de course après de nombreux accidents chez ses clients, l'ancien chouchou de Wall Street a publié jeudi soir des pertes inattendues pour le premier trimestre 2021. Sur la période, le groupe a fait doubler ses ventes sur un an, à 1,26 milliard de dollars contre 1,12 Md$ attendu par le consensus. En revanche, Peloton a affiché une perte nette de 8,6 millions de dollars, soit 3 cents par action, alors que les analystes s'attendaient à un bénéfice net par action de 20 cents. Un an plus tôt, au 1er trimestre 2020, Peloton avait affiché des ventes de 525 M$ pour une perte nette de 20 cents par action.
En entraînant la fermeture des salles de sport aux Etats-Unis, la crise du coronavirus a propulsé la demande pour les équipements sportifs à domicile de Peloton (vélos et tapis de course), associés à des abonnements à des entraînements en streaming. Face à cet engouement sans précédent, Peloton a vu ses ventes et ses bénéfices s'envoler depuis un an, au point qu'il a eu du mal à répondre à la demande exponentielle... Le groupe basé à New York a expliqué avoir fait face à une hausse de ses coûts, notamment de transport, alors qu'il s'est efforcé de réduire les délais de livraison, qui ont été allongés par les difficultés liées à la crise du coronavirus, au moment où les commandes ont bondi.

* Shake Shack abandonne près de 8% en pré-séance après avoir dévoilé des revenus un peu courts par rapport au consensus. Les recettes ont en effet progressé de 8,5% sur les trois mois clos fin mars à 155,3 millions de dollars (+5,7% en comparable), contre 161,6 M$ attendus. Le bénéfice net par action est ressorti à 4 cents là où les analystes tablaient une perte de 9 cents. Le management table sur des ventes comprises entre 174 et 180 M$ sur le trimestre en cours, au niveau du consensus dans le haut de fourchette. "Compte tenu de l'incertitude substantielle et de l'impact économique important résultant de la pandémie de Covid-19, la société ne fournit pas de prévisions complètes pour l'exercice se terminant le 31 décembre ", a précisé la chaîne de burgers. "Nous savons que le retour du trafic commercial, des événements et du tourisme dans des villes comme NYC, Chicago et LA sera la clé de notre rétablissement complet", a souligné le DG Randy Garutti.

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