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Wall Street grimpe, Trump veut un accord "rapide et propre" !

| Boursier | 584 | 4 par 1 internautes

La journée pourrait s'avérer cruciale pour les marchés actions, les opérateurs 'achetant' pour l'heure l'hypothèse d'un accord commercial (partiel au...

Wall Street grimpe, Trump veut un accord "rapide et propre" !
Credits Reuters

La journée pourrait s'avérer cruciale pour les marchés actions, les opérateurs 'achetant' pour l'heure l'hypothèse d'un accord commercial (partiel au moins) ou de progrès très significatifs dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Le Nasdaq grimpe de 1,73% désormais à 8.089 pts, alors que le DJIA prend 1,43% à 26.875 pts. Le S&P500 s'adjuge 1,48% à 2.981 pts. Cet enthousiasme quelque peu irrationnel pourrait toutefois retomber aussi vite, les échanges commerciaux entre les deux superpuissances durant déjà des mois sans que rien ne ressorte véritablement des pourparlers.

"De bonnes choses sont en train de se produire durant la Réunion de Discussion Commerciale avec la Chine. Des sentiments plus chaleureux que dans un passé récent", a tweeté Trump, qui rencontrera donc le vice-Premier ministre Liu He ce soir. "Tous voudraient voir quelque chose de significatif se produire!"

"L'une des grandes choses à propos de l'Accord avec la Chine réside dans le fait que, pour diverses raisons, nous n'avons pas à suivre le Processus d'Approbation du Congrès, très long et politiquement complexe. Lorsque l'accord sera pleinement négocié, je le signerai moi-même au nom de notre Pays. Rapide et Propre!"

Il est intéressant de noter ce jour, alors même que l'administration Trump tente de limiter les investissements des firmes américaines en Chine, une levée par le président chinois Xi Jinping des plafonds d'investissements étrangers au capital des firmes locales de services financiers. La mise en application est attendue l'année prochaine. Cette manière d'accueillir les capitaux américains en montrant son ouverture pourrait toutefois ne pas être du goût de Trump, dont la rencontre au sommet ce jour avec le vice-Premier ministre Liu He sera scrutée par les marchés.

Hier, Trump a assuré encore devant la presse que les fameuses discussions commerciales sino-américaines, qui ont repris à Washington, se déroulaient "vraiment bien". Ces commentaires faisaient suite à un tweet déjà optimiste du président américain, par lequel il avait agréablement surpris les opérateurs en annonçant sa rencontre avec Liu.

"Grand jour de négociations avec la Chine. Ils veulent conclure un accord, mais est-ce que j'en ai envie? Je rencontre le vice-Premier ministre (ndlr : chinois bien sûr, en l'occurrence Liu He) demain à la Maison blanche", avait tweeté le leader américain hier.

Les responsables américains et chinois échangent depuis hier à Washington, leur précédente réunion de haut niveau remontant au mois de juillet. Avant-hier, Trump a estimé qu'il y avait "de grandes chances" de sceller un accord. Un responsable chinois cité par Reuters a précisé néanmoins qu'un compromis ne serait "pas une tâche facile". Le ministère chinois des Affaires étrangères a demandé aux USA de cesser leurs pressions jugées déraisonnables sur les firmes chinoises. En outre, Pékin risque un relèvement à 30% des 'tarifs' américains sur environ 250 milliards de dollars de marchandises. Ces sanctions interviendraient le 15 octobre...

Malgré les tensions croissantes entre les deux grandes puissances économiques mondiales, la Chine serait désireuse de parvenir à un accord partiel, afin de stopper la dégradation de son économie. Un accord, même a minima, serait de nature à rassurer les marchés financiers s'il mettait fin à l'escalade des droits de douane entre les deux pays. En cas d'échec de cette nouvelle série de pourparlers, Washington a prévu de relever dès le 15 octobre les taxes sur l'importation de 250 milliards de dollars de marchandises chinoises, puis d'instaurer des droits de douane sur la totalité des biens chinois importés en décembre.

Si Washington renonçait à ces nouvelles taxes, Pékin serait prêt à des concessions, notamment sous la forme d'achats de produits agricoles américains. La Chine ne serait cependant pas disposée à avancer sur des dossiers plus fondamentaux, pourtant chers à Washington, à commencer par une réforme de la politique industrielle chinoise, ainsi que la question des subventions d'Etat. A ce stade, il n'est pas certain que l'administration Trump se satisfera d'un accord partiel. La semaine dernière le président lui-même avait affirmé qu'il voulait un accord complet, ou pas d'accord du tout. Certaines sources estimaient cependant que Pékin pourrait obtenir gain de cause, le président Trump ayant besoin d'un accord pour redorer son blason, alors qu'il fait face à une procédure en vue d'une éventuelle destitution.

Washington a néanmoins choisi d'accroître la pression sur la Chine, en plaçant sur sa liste noire 28 entités chinoises, dont 8 sociétés technologiques, invoquant la répression menée par le régime chinois contre les Ouïghours, un peuple musulman turcophone vivant dans la province du Xinjiang. En complément, les Etats-Unis ont annoncé mardi des "restrictions" dans l'octroi de visas américains à des responsables du gouvernement et du Parti communiste chinois accusés d'être "responsables" d'une "campagne de répression" au Xinjiang.

La Maison blanche serait en outre préparée à restreindre les investissements des fonds de pension américains dans des entreprises chinoises. Ce projet avait été dévoilé la semaine dernière par la presse, qui évoquait en outre une possible interdiction pour les sociétés chinoises d'être cotées sur les Bourses américaines. Ce dernier volet a toutefois été démenti par l'administration Trump.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, l'indice des prix à l'import du mois de septembre 2019 est ressorti en hausse de +0,2%, contre -0,1% de consensus. Celui des prix à l'export a régressé de 0,2%, alors que le consensus était stable. En glissement annuel, les prix à l'import et à l'export ont décliné de 1,6%...

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains pour le mois d'octobre 2019, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti pour sa part à 96 contre un consensus de 92. Il était de 93,2 sur le mois antérieur.

Les cours du pétrole pointent en nette hausse en cette fin de semaine, à nouveau soutenus par une situation toujours très tendue au Moyen-Orient. Le dernier épisode en date provient de la mer Rouge puisqu'un tanker iranien aurait pris feu à la suite d'une attaque probablement due à des roquettes. Selon l'agence de presse de la République islamique, les explosions se sont produites entre 5h et 5h20, heure locale. Deux des principaux réservoirs du navire ont été endommagés et du pétrole s'est répandu dans la mer. Cette attaque intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient. Après les frappes de drone sur une importante installation pétrolière saoudienne le mois dernier, l'offensive turque dans le nord de la Syrie laisse également craindre un embrasement dans la région.

En outre, près de 300 pétroliers à travers le monde ont été 'sortis' du marché, car les entreprises craignent de violer les sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela, faisant grimper les taux de fret à de nouveaux sommets. Selon des sources industrielles de Reuters et les données de Refinitiv Eikon, ce mouvement a entraîné le retrait du marché d'environ 3% de la flotte mondiale de tankers, entrainant un bond des taux de fret, en particulier en Asie. "Les taux de fret grimpent en flèche et les gens deviennent très nerveux face au coût du transport maritime", a déclaré à l'agence un négociant de brut en Asie.

Enfin, les espoirs d'accord entre Pékin et Washington sur le front commercial soutiennent également les cours de l'or noir.

Le 'light sweet crude' (WTI) gagne 1,4% à 54,3 dollars dans les échanges électroniques sur le Nymex, tandis que le baril de brut de la mer du Nord avance de 1,9% à 60,2$.

Le marché des changes s'est animé depuis jeudi, avec notamment un vif rebond de la livre sterling, qui s'est fortement reprise, après être tombée en début de semaine à son plus bas depuis 5 semaines. Le dollar de son côté recule, l'indice dollar abandonnant 0,3% ce jour à 98,4. Ce vendredi en séance, la livre sterling gagne 1,8% à 1,267$, après avoir déjà bondi de 2% hier jeudi.

Le sterling a accéléré son avance vendredi lorsque des sources diplomatiques de haut niveau citées par 'Reuters' ont indiqué que les '27' avaient donné vendredi leur feu vert au négociateur européen Michel Barnier pour qu'il entame des négociations intensives avec les représentants du Royaume-Uni pour sortir de l'impasse sur le Brexit.

La veille, le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar avaient déjà relancé les espoirs d'un accord, en affirmant dans un communiqué commun qu'ils entrevoyaient un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit avant la date-butoir du 31 octobre.

Les deux dirigeants "continuent de croire qu'un accord est dans l'intérêt de tous", selon cette déclaration commune publiée à l'issue d'une rencontre dans un manoir à Birkenhead (nord-ouest de l'Angleterre), près de Liverpool. Ils n'ont cependant pas précisé comment ils comptaient sortir les négociations de l'impasse à moins de trois semaines de la date prévue du divorce.

Vendredi matin à Bruxelles, les deux négociateurs sur le Brexit, Michel Barnier pour l'UE et Stephen Barclay pour les Britanniques, se sont rencontrés, et Michel Barnier a qualifié son entretien de "constructif" avec le ministre britannique. "Le Brexit, c'est comme gravir une montagne. Il faut de la vigilance, de la détermination et de la patience", a toutefois ajouté M. Barnier.

De son côté, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a évoqué vendredi dans un tweet des "signaux positifs", même s'il ne voit pas encore de "proposition applicable et réaliste" du côté britannique. Il a ajouté que "la moindre chance" de trouver un accord devait être "exploitée", à l'approche du sommet européen crucial prévu les 17 et 18 octobre.

Du côté des Etats-Unis, le dollar a pâti de l'annonce d'une inflation anémique en septembre aux Etats-Unis, ce qui augmente les chances d'une baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale dès sa prochaine réunion ds 29 et 30 octobre prochain.

L'indice des prix à la consommation est ainsi ressorti stable en septembre par rapport à août (soit +1,7% en glissement annuel). Hors alimentaire et énergie cette fois, le 'CPI' a augmenté de 0,1% par rapport au mois antérieur, contre +0,2% de consensus. Il s'affiche en croissance de 2,4% en glissement annuel. En août, le CPI était ressorti en croissance de 0,1% (+0,3% hors alimentation et énergie).

Selon le baromètre FedWatch du CME Group, les chances d'un abaissement des taux des fed funds d'un quart de point le 30 octobre s'établissent désormais à 66,8%. Cette probabilité a reculé tout récemment du fait des espoirs d'accord commercial. Le taux des fed funds serait alors ramené entre 1,50% et 1,75%. Les chances d'un statu quo monétaire le 30 octobre seraient de 33,2%.

Les valeurs

Ford (+2%), le géant automobile du Michigan, a déploré une chute de 30% de ses ventes chinoises sur le troisième trimestre, en glissement annuel.

GoPro (+7%) reprend du terrain avec son lancement commercial de la Hero8. Le titre avait décroché plus tôt ce mois suite à un avertissement sur le bénéfice du deuxième semestre. Le groupe évoquait alors un report des livraisons des nouvelles caméras Hero8 Black.

Le groupe avait revu sa guidance de revenus annuels entre 1,22 et 1,25 milliard de dollars. Le bénéfice ajusté par action est désormais anticipé entre 33 et 39 cents sur le second semestre.

Omnicom (+2%) grimpe à Wall Street ce jour, malgré les déboires de son grand rival Publicis, qui vient d'alerter une fois encore les marchés sur ses revenus, en marge de la publication d'une décroissance organique de l'activité.

Uber Technologies (+4%), le géant californien des VTC, a affirmé que le fisc britannique désirait catégoriser le groupe parmi les opérateurs de transports. Une telle décision soumettrait Uber à une TVA locale de 20%.

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