En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 837.25 PTS
-0.59 %
5 830.5
-0.69 %
SBF 120 PTS
4 598.60
-0.53 %
DAX PTS
13 105.61
-0.46 %
Dow Jones PTS
27 940.33
-0.27 %
8 387.40
-0.12 %
1.106
+0.02 %

Wall Street grimpe, stimulé par les rumeurs commerciales

| Boursier | 371 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine progresse avant bourse ce mercredi, le DJIA reprenant 0,4%, le Nasdaq 0,5% et le S&P500 0,3%La hausse reprend le dessus ce...

Wall Street grimpe, stimulé par les rumeurs commerciales
Credits Reuters

La cote américaine progresse avant bourse ce mercredi, le DJIA reprenant 0,4%, le Nasdaq 0,5% et le S&P500 0,3%. Les rumeurs relatives aux négociations sino-américaines relancent donc les marchés, après deux journées éprouvantes. L'annonce de maigres chiffres de l'emploi privé américain pour le mois de novembre n'infléchit pas la tendance au rebond technique ce jour. L'indice dollar recule de 0,2% à 97,6.

Du côté des matières premières, le baril de brut WTI bondit de 1,6% à 57$ et le Brent de la mer du Nord grimpe de 1,9% à près de 62$. Il faut dire que l'OPEP et ses alliés (dont la Russie) vont débattre d'une réduction supplémentaire de la production. Les nations de l'OPEP se réunissent demain jeudi à Vienne, alors que l'OPEP+ doit échanger le lendemain dans la capitale autrichienne... L'IPO de Saudi Aramco devrait d'ailleurs devenir la plus importante de l'histoire. Plusieurs sources ont indiqué à Bloomberg que le prix devrait être fixé à 32 riyals par action, soit le haut de la fourchette fournie au marché (30 à 32 riyals).

Selon l'agence Bloomberg, qui cite des personnes familières des discussions, les États-Unis et la Chine se rapprocheraient d'un compromis sur le montant des tarifs douaniers devant être levés dans le cadre d'un accord partiel 'de phase 1'. Ainsi, les échanges progresseraient malgré les tensions confirmées concernant Hong Kong et le Xinjiang. Ces rumeurs favorables contrastent par ailleurs avec les commentaires récents de Donald Trump et de Wilbur Ross, qui envisageaient l'hypothèse d'un accord... après l'élection américaine de 2020 ! Il serait donc possible que les propos de Trump ne relèvent tout simplement que d'une stratégie agressive de négociation à l'approche de la mise en oeuvre des nouveaux tarifs douaniers attendus le 15 décembre - portant sur plus de 150 milliards de dollars de marchandises additionnelles importées de Chine.

D'ailleurs, interrogé par les journalistes ce mercredi à Londres, Trump a affirmé que les négociations commerciales avec la Chine se déroulaient très bien. "Les discussions se passent très bien et nous verrons ce qu'il adviendra", a ainsi lancé le président américain.

La Chambre US des représentants a approuvé hier à une large majorité une législation contraignant l'administration Trump à répondre fermement à la répression chinoise contre la minorité musulmane de la province du Xinjiang. Ce projet de loi 'des Ouïghours' a provoqué évidemment une vive réaction de Pékin. Ainsi, le ministère chinois aux Affaires étrangères a évoqué une attaque malveillante contre la Chine et une grave ingérence dans ses affaires internes. Le projet de loi adopté par la Chambre correspond à une version plus rigoureuse encore de la législation approuvée il y a trois mois par le Sénat. Le texte implique que Trump condamne les atteintes aux droits de la minorité musulmane et demande la fermeture des camps de 'rééducation' du Xinjiang, détaille Reuters. Ce texte appelle également à des sanctions contre certains hauts fonctionnaires chinois et notamment Chen Quanguo, secrétaire du Parti communiste pour le Xinjiang. Le Sénat américain doit statuer sur ce texte avant une promulgation par le Président. Ce vote de la Chambre intervient quelques jours seulement après une loi soutenant les manifestants pro-démocratie hongkongais.

En visite au Royaume-Uni pour le sommet de l'OTAN à Londres, Trump avait hier encore poursuivi ses attaques sur le commerce et divers autres sujets. En toute modestie, le président américain avait estimé que la conclusion d'un accord avec la Chine dépendait surtout de lui. Il n'y aurait selon Trump aucun ultimatum en vue d'un éventuel accord commercial avec Pékin. De plus, le leader américain estimait hier qu'il serait peut-être... préférable d'attendre l'élection américaine de novembre 2020 avant de sceller un accord avec la Chine ! "Je n'ai pas de date butoir, non. Par certains aspects, j'estime qu'il est mieux d'attendre jusqu'à l'issue de l'élection", avait déclaré le président américain à Londres. "D'une certaine manière, j'aime l'idée d'attendre l'élection avant un accord avec la Chine. Mais ils veulent un accord maintenant et nous verrons s'il est bon ou pas. Il faut qu'il soit bon".

Avant-hier, une déclaration de Wilbur Ross sur la 'Fox' avait enfoncé un peu plus des marchés déjà déprimés, le secrétaire américain au Commerce ayant affirmé que Trump allait augmenter les tarifs douaniers sur les produits chinois si Washington et Pékin ne parvenaient pas à conclure un accord commercial : "Eh bien, vous avez une date limite logique qui est le 15 décembre... Si rien ne se passe d'ici là, le président a dit clairement qu'il relèverait les tarifs". Hier mardi, sur CNBC cette fois, Ross s'était encore distingué, faisant son petit effet. Il confirmait que les tarifs douaniers programmés le 15 décembre sur un peu plus de 150 milliards de dollars de produits additionnels importés de Chine entreraient en vigueur si rien n'évoluait. Ross indiquait par ailleurs qu'aucune réunion majeure n'était programmée concernant les négociations commerciales avec la Chine. Il jugeait, confirmant les derniers commentaires de Trump, qu'une signature de l'accord commercial après l'élection américaine de 2020 retirerait un levier à la Chine...

L'administration américaine avait menacé par ailleurs avant-hier de surtaxer des produits français représentant un montant global de 2,4 milliards de dollars, dont le champagne, les produits cosmétiques, les sacs à main et le fromage. Il s'agit d'une réplique à la fameuse taxe Gafa instaurée en juillet par la France et frappant les géants du numérique. Le Bureau du Représentant américain au Commerce (USTR) a jugé que cette taxe n'était pas conforme aux principes de politique fiscale internationale et faisait peser un fardeau injuste sur les firmes américaines. L'USTR a dressé sa liste de produits français, menacés de surtaxes allant jusqu'à... 100%. Cette liste de l'USTR inclut des produits épargnés par les 'tarifs' de 25% instaurés en octobre par les Etats-Unis dans l'affaire de potentielles subventions de l'UE à Airbus. Une consultation publique est prévue jusqu'au 14 janvier concernant la liste des marchandises françaises visées par les possibles taxes et les mesures éventuelles de rétorsion contre la France. La date de mise en application des potentielles surtaxes n'est pas connue. La taxe 'Gafa' s'applique aux entreprises réalisant un CA sur le numérique de 750 millions d'euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d'euros en France.

L'USTR, bras de la branche exécutive du gouvernement américain, avait lancé durant l'été une enquête visant à évaluer l'équité de pratiques commerciales à l'égard des firmes US. Le représentant américain au Commerce a par ailleurs indiqué qu'il envisageait de mener des investigations similaires sur des 'taxes numériques' prévues par la Turquie, l'Autriche ou l'Italie. "L'USTR s'attache à lutter contre le protectionnisme croissant des Etats membres de l'UE", a lancé Robert Lighthizer. Ces nouveaux droits de douane américains sur les importations françaises ont été jugés "inacceptables" par le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. "C'est inacceptable, ce n'est pas à la hauteur d'un allié et ce n'est pas le comportement qu'on attend des Etats-Unis d'Amérique vis-à-vis de l'un de ses principaux alliés", s'est offusqué le ministre sur Radio Classique. Bruno Le Maire a expliqué que l'UE était prête à riposter... Le ministre français a ajouté que "nous n'attendons qu'une seule chose, c'est la position américaine sur la taxation internationale du numérique telle qu'elle a été proposée à l'OCDE". "Nous comptons sur la solidarité européenne sur la question de la taxe sur le numérique".

La Commission européenne a pour sa part indiqué que l'UE resterait unie sur la question des sanctions américaines contre la France. La Commission entend trouver une solution durable concernant la taxation des services numériques.

L'USTR a précisé que le jugement de l'OMC confortait sa position sur les aides européennes au développement d'Airbus, qui continueraient de peser sur le secteur américain. Les autorités américaines se réservent le droit de rehausser les taxes sur certains produits importés de l'UE ou d'allonger la liste des produits taxés...

Trump avait aussi menacé avant-hier Brésil et Argentine, tout en taclant au passage la Banque centrale américaine pour son manque supposé de coopération. "Le Brésil et l'Argentine ont présidé à une dévaluation massive de leurs monnaies, ce qui n'est pas bon pour nos agriculteurs. Par conséquent, dès maintenant, je vais restaurer les Tarifs sur tout l'Acier et l'Aluminium de ces pays livré aux USA. La Réserve Fédérale devrait pareillement agir afin que des pays, qui sont nombreux, ne profitent plus de notre dollar fort en dévaluant encore plus leurs monnaies. Cela complique fortement les justes exportations de marchandises de nos industriels & agriculteurs. Abaissez les Taux & Assouplissez - Fed !", avait tweeté Trump. "La Fed devrait abaisser les taux (il n'y a pratiquement aucune inflation) et assouplir, rendant les USA compétitifs par rapport aux autres nations, et l'industrie manufacturière FLAMBERAIT ! Le dollar est très fort en comparaison d'autres monnaies".

Selon l'outil FedWatch du CME Group, la probabilité que la Fed laisse les taux inchangés entre 1,50 et 1,75% à l'issue de la réunion des 10 et 11 décembre se situe à 96,3%, contre 3,7% de chances... d'un relèvement des taux d'un quart de point entre 1,75 et 2%. Bref, après trois assouplissements monétaires d'un quart de point cette année, plus personne ne s'attend à un nouveau geste de générosité de la Banque centrale américaine. Il faudrait, selon FedWatch, attendre le milieu d'année prochaine, pour espérer une nouvelle baisse des taux - qui n'est d'ailleurs pas l'hypothèse la plus probable.

D'après le rapport d'ADP publié ce mercredi, les créations de postes dans le privé pour le mois de novembre 2019 sont ressorties au nombre de 67.000, contre 156.000 de consensus de place et 121.000 pour le mois antérieur. Les petites entreprises ont généré 11.000 postes en novembre, contre 29.000 pour les entreprises de taille moyenne et 27.000 pour les grandes. Le secteur de la production de biens a détruit 18.000 postes, alors que celui des services a créé 85.000 emplois en novembre.

L'indice Markit PMI des services américains du mois de novembre 2019 sera communiqué à 15h45 (consensus 51,6 pour les services, 51,9 pour l'indicateur composite). L'ISM des services sera dévoilé à 16 heures (consensus 54,5). Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques pour la semaine close au 29 novembre sera communiqué à 16h30.

Les valeurs

Alphabet. Sundar Pichai, CEO de Google, prend la direction de la maison-mère du moteur de recherche, Alphabet. Ainsi, les fondateurs du groupe, Larry Page et Sergey Brin, confirment leur prise de recul vis-à-vis des opérations quotidiennes, tout en affirmant leur "attachement profond" à Google et Alphabet pour le long terme. Page et Brin ont donc décidé d'abandonner leurs rôles respectifs de CEO et président d'Alphabet, mais entendent rester impliqués en tant que cofondateurs, actionnaires et membres du conseil d'administration. Pichai, directeur général de Google, devient immédiatement CEO d'Alphabet, restant par ailleurs à la tête de Google. Pichai demeure également administrateur d'Alphabet.

John Hennessy, président du conseil d'administration d'Alphabet, salue bien évidemment le travail de Page et Brin et se réjouit de leur implication au sein du conseil. Pichai entend quant à lui "continuer de construire sur cette solide fondation"... "Même si cela a été un immense privilège d'être profondément impliqués dans la gestion quotidienne de l'entreprise si longtemps, nous pensons que le temps est venu d'assumer le rôle de fiers parents", affirment Page et Brin. "Alphabet étant désormais bien installé, et Google et 'Other Bets' opérant de manière efficace en tant qu'entreprises indépendantes, c'est le moment de simplifier notre structure managériale", estiment les deux hommes. Google, fondé il y a 21 ans comme moteur de recherche, est devenu Alphabet en 2015, cette société faîtière regroupant l'ensemble des activités et projets ('autres paris'), y compris dans la santé ou la voiture autonome.

Salesforce.com s'affiche incertain avant bourse à Wall Street ce mercredi, au lendemain de la publication des comptes trimestriels. Les revenus totaux du troisième trimestre fiscal clos fin octobre 2019 ont augmenté pourtant de 33% en glissement annuel pour ressortir à 4,51 milliards de dollars, alors que le consensus de place se situait à 4,45 milliards de dollars. La firme a essuyé une perte trimestrielle de 109 millions de dollars soit 12 cents par titre, contre un bénéfice net de 105 millions de dollars et 13 cents par action un an auparavant. En revanche, le bénéfice ajusté par action a atteint 75 cents, contre 66 cents de consensus de marché. Pour le quatrième trimestre, le groupe table sur un bpa ajusté de 54-55 cents à comparer à un consensus de 62 cents.

Marvell Technology, le fabricant de semi-conducteurs basé dans les Bermudes et coté à Wall Street, a annoncé hier soir pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 17 cents, pour des revenus totalisant 662 millions de dollars. Sur ce trimestre clos début novembre 2019, les analystes anticipaient en moyenne un bpa de 17 cents et des ventes de 664 millions de dollars. Les bénéfices du groupe ont pratiquement baissé de moitié en glissement annuel, alors que l'activité a reculé de 22%. Marvell table désormais, pour son quatrième trimestre fiscal, sur un bénéfice ajusté par titre de 17 cents et des revenus de 750 millions de dollars (milieu de fourchette de la guidance). Le consensus était de 21 cents de bpa ajusté et 695 millions de revenus, contre 25 cents de bpa et 745 millions de recettes un an avant.

Amazon a annoncé que le Cyber Monday était encore une fois la journée d'achat "la plus importante de l'histoire de la société, d'après le nombre d'articles commandés dans le monde entier". Les clients du monde entier ont fait des achats à des niveaux records sur une large sélection, avec des centaines de millions de produits commandés dans le monde rien qu'entre Thanksgiving et Cyber Monday. Ils ont acheté des millions d'appareils Amazon Devices de plus qu'à la même période l'an dernier. Les articles best-sellers étaient Echo Dot et Fire TV Stick 4K avec télécommande vocale Alexa. "Nous concentrons nos efforts pour rendre cette saison des fêtes plus pratique que jamais pour nos clients, en particulier étant donné la brièveté de cette saison d'achats pour les fêtes", a déclaré Jeff Wilke, PDG de la clientèle mondiale chez Amazon.

Campbell Soup a affiché des ventes en déclin organique de 1% sur le trimestre clos et abaissé ses anticipations annuelles de croissance des revenus.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 09/12/2019

Ce laboratoire accompagnera les prochaines étapes de développement du firibastat

Publié le 09/12/2019

Alors que l’exercice 2019 devrait conclure, avec un an d’avance, les objectifs du plan Next100, Visiativ présentera ses nouvelles ambitions et son plan stratégique Catalyst 2023, le 8 janvier…

Publié le 09/12/2019

A la veille de sa journée Investisseurs, Valeo a présenté ses objectifs financiers à horizon 2022. Ainsi, sur la période 2020-2022, l’équipementier automobile vise une croissance organique de…

Publié le 09/12/2019

Tikehau Capital a annoncé l’arrivée de Grégoire Lucas en tant que Directeur des Relations Extérieures. Sous la responsabilité d’Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, co-fondateurs du groupe…

Publié le 09/12/2019

Le Conseil d'administration de Société Générale, sur proposition du Comité des nominations et du gouvernement d'entreprise, lors de sa réunion du 5 novembre 2019, a arrêté les propositions de…