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Wall Street grimpe, soutenu par l'actualité internationale

| Boursier | 279 | Aucun vote sur cette news

Soulagement palpable

Wall Street grimpe, soutenu par l'actualité internationale
Credits Reuters

La cote américaine tente de se redresser avant bourse ce mercredi, le S&P500 étant attendu sur un gain de +0,9% et le DJIA remontant de 0,9% également. Les places boursières soufflent quelque peu ce jour, avec l'apaisement relatif de la situation politique à l'international. Sur le marché des changes, l'indice dollar recule de 0,4% à 98,6, alors que l'euro se traite à 1,1014$ (+0,4%).

L'activité des services en Chine est ressortie solide en août, au plus haut en trois mois selon Caixin/Markit. Cet indice PMI des services est ressorti à 52,1 en août contre 51,6 un mois avant. L'indice composite, regroupant industrie et services, s'est établi à 51,6 contre 50,9 en juillet. Ces chiffres rassurent concernant l'impact de la guerre commerciale sur l'économie chinoise, alors que les indices manufacturiers américains publiés hier, contradictoires, n'avaient quant à eux pas vraiment convaincu.

D'après le Département américain au commerce ce mercredi, le déficit commercial des Etats-Unis pour le mois de juillet 2019 est ressorti à 54 milliards de dollars, contre 53,5 milliards de consensus et 55,5 milliards pour la lecture révisée du mois antérieur.

Les chiffres européens du jour sont plus mitigés. La croissance du secteur privé de la zone euro s'est poursuivie en août mais à un rythme modéré, malgré une légère accélération par rapport au mois dernier. L'indice PMI composite IHS Markit de l'activité globale dans la région s'est en effet redressé de 51,5 en juillet à 51,9 (51,8 en estimation initiale). Conformément à la tendance observée ces derniers mois, l'expansion de l'activité globale masque des écarts de performance historiquement marqués entre les deux secteurs étudiés. En effet, tandis que dans le secteur des services, la hausse de l'activité s'est légèrement accélérée et a affiché un rythme soutenu, le secteur manufacturier a enregistré une nouvelle contraction en août, la production reculant pour un septième mois consécutif, souligne IHS Markit...

L'indice titre IHS Markit de l'Activité Commerciale en France s'est redressé de 52,6 en juillet à 53,4, contre 53,3 attendu. L'indice composite de l'activité globale est ressorti de son côté à 52,9, contre 52,7 en estimation initiale, et indique une croissance relativement soutenue de l'activité du secteur privé français, la plus marquée depuis novembre dernier.

Comme anticipé, les ventes au détail, corrigées des variations saisonnières, ont diminué de 0,6% dans la zone euro en juillet après avoir augmenté de 1,2% le mois précédent. En glissement annuel, les ventes affichent une hausse de 2,2%. Une évolution conforme aux attentes du marché.

La livre sterling remonte de 0,8% contre dollar ce jour, suite au revers subi par le Premier ministre britannique Boris Johnson, malmené par les opposants au 'no deal'. Les députés hostiles à une sortie sans accord de l'UE ont ainsi fait adopter hier à la Chambre des Communes une motion afin d'éviter ce Brexit dur. Johnson va tenter pour sa part de faire adopter ce jour une motion ouvrant la voie à des élections anticipées mi-octobre, afin, diront ses opposants, de les empêcher de voter sur la proposition de loi empêchant le Brexit dur.

En Italie, la situation se stabilise avec l'approbation par les adhérents du Mouvement 5 étoiles du projet de coalition avec les démocrates.

Les signes d'apaisement venus de Hong Kong stimulent également les places boursières. L'indice Hang Seng de la bourse locale a vivement réagi à l'information provenant d'une source gouvernementale concernant le retrait du projet de loi d'extradition.

La cote américaine était retombée hier mardi, après un week-end prolongé. Le S&P500 avait rendu 0,7%, le DJIA 1,1% et le Nasdaq 1,1% également. Les derniers commentaires de Donald Trump sur Twitter au sujet des négociations commerciales étaient il est vrai limpides. "Nous nous en tirons très bien dans nos négociations avec la Chine. Bien que je sois sûr qu'ils aimeraient avoir affaire à une nouvelle administration afin de pouvoir continuer leur pratique consistant à 'arnaquer les États-Unis' (de 600 milliards de dollars par an), 16 mois ou PLUS, c'est vraiment une longue période d'hémorragie des emplois et des entreprises. Et ensuite, imaginez ce qu'il adviendra de la Chine lorsque je gagnerai. L'accord sera BEAUCOUP PLUS DUR! Entre-temps, la Chaîne d'Approvisionnement de la Chine s'effondrera et les entreprises, les emplois et l'argent disparaîtront!", affirmait Trump.

États-Unis et Chine ont mis en application leurs menaces durant le week-end en implémentant de nouveaux droits de douane sur leurs importations réciproques. Donald Trump a toutefois affirmé qu'une rencontre des délégations des deux superpuissances était bien au programme du mois de septembre. Le président américain assure vouloir réduire la dépendance des USA vis-à-vis de la Chine. La date de la rencontre n'est pas encore connue.

Pékin a mis en place ses taxes sur environ 75 milliards de dollars d'importations américaines, de 5% ou 10% selon les produits. Le pétrole brut américain compte parmi les produits ici taxés. Ces tarifs douaniers portent sur plus de 1.700 produits 'made in USA', sur un total d'environ 5.000 visés. Le reste des produits sera surtaxé le 15 décembre, comme la Chine l'avait déjà annoncé. Les Etats-Unis infligent quant à eux désormais 15% de droits à plus de 125 milliards de dollars de produits venus de Chine. Parmi ces produits, on retrouve notamment les montres connectées, ainsi que certains vêtements.

Trump a affirmé ne plus vouloir se laisser 'escroquer' davantage par la Chine. La presse chinoise officielle a réagi de manière assez vigoureuse. L'agence Chine Nouvelle estime par exemple que les USA doivent arrêter de se comporter comme des 'brutes de cour d'école' et se montrer au contraire responsables...

Selon CNBC, citant plusieurs sources, Trump aurait même considéré le mois dernier un doublement des taxes douanières infligées à la Chine, avant de revenir à la raison, soucieux de ne pas créer de perturbations trop importantes sur les marchés financiers et du point de vue économique. Steven Mnuchin et Robert Lighthizer, qui dirigent les négociations du côté américain, auraient oeuvré dans l'ombre afin de convaincre le président de ne pas se montrer trop radical...

Rappelons que la Chine a porté plainte contre les Etats-Unis devant l'OMC (Organisation mondiale du commerce) au sujet de ces tarifs douaniers jugés indus sur les importations. Le ministère chinois du Commerce a confirmé la plainte lundi. Pékin rappelle que les droits de douane américains frappent 300 milliards de dollars d'exportations chinoises. Washington, pour sa part, met en avant le fait que la Chine se rendrait coupable de vol de propriété intellectuelle...

Trump a aussi tweeté hier à propos de l'Union européenne et bien entendu de la Fed... "Pour tous les 'génies' ici, dont beaucoup ont été dans d'autres administrations et ont été 'pris au dépourvu' par la Chine, et qui veulent que je m'allie avec l'UE et d'autres pour lutter contre les pratiques commerciales de la Chine, rappelez-vous que l'UE et les autres nous ont traités TRÈS injustement sur le Commerce également. Cela changera!", ajoute le leader américain, qui rappelle que l'Allemagne et de nombreux autres pays bénéficient de taux d'intérêt négatifs, et sont ainsi "payés pour emprunter de l'argent". "Et notre Réserve Fédérale ne parvient pas à agir!", déplore une fois de plus Trump, face à ses concurrents aux "faibles monnaies".

La prudence devrait persister les jours prochains sur les marchés, à l'approche des réunions de la BCE et de la Fed, qui se tiendront les 12 et 18 septembre. Rappelons que l'hypothèse d'une baisse de 20 points de base des taux de la Banque centrale européenne est désormais envisagée comme la plus probable, ce qui traduirait un bel assouplissement. Il semblerait par ailleurs que les responsables de la Banque centrale européenne optent pour un package assez complet de mesures de soutien comprenant baisse des taux, détermination plus claire à maintenir des taux bas sur la durée, et compensation des effets des taux négatifs sur les banques. C'est du moins ce que croit savoir l'agence Reuters, qui cite cinq sources bien informées. Mieux encore, de nombreuses personnes au sein de l'institut d'émission seraient favorables à une reprise des rachats d'actifs. L'opposition de certains pays d'Europe du Nord constituerait toutefois un frein sur ce dernier point.

Concernant la Fed cette fois, l'outil FedWatch du CME Group donne une probabilité de 92,7% d'une baisse des taux d'un quart de point sur les fed funds, la fourchette devant ainsi être ramenée entre 1,75 et 2% (contre 2-2,25% actuellement). La probabilité d'une baisse d'un demi-point se situe à 7,3%. Elle a copieusement progressé suite aux derniers tweets de Trump. Rappelons que le locataire de la Maison blanche maintient la pression sur la Fed afin qu'elle se montre encore plus souple, et baisse ses taux d'un point entier tout en reprenant les assouplissements quantitatifs...

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les opérateurs suivront ce soir le Livre Beige de la Fed (20h). John Williams, Robert Kaplan, Michelle Bowman, James Bullard, Charles Evans et Neel Kashkari de la Fed, s'exprimeront par ailleurs durant la journée.

Sur l'agenda des publications trimestrielles ce jour à Wall Street, on retrouve notamment American Eagle Outfitters, Palo Alto Networks, Barnes & Noble, Michaels Companies, Navistar et Finisar.

American Eagle Outfitters chute à Wall Street, les opérateurs sanctionnant les prévisions jugées trop courtes de la chaîne américaine de vêtements basée à Pittsburgh. Le groupe a pourtant battu le consensus de profit pour le second trimestre fiscal, affichant un bénéfice net de 65 millions de dollars soit 38 cents par titre, contre 60 millions de dollars et 34 cents par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s'est établi à 39 cents, contre 32 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 1,04 milliard de dollars, contre 965 millions de dollars un an plus tôt et 1,01 milliard de consensus. Les ventes à comparable se sont appréciées de 2%.

Le groupe table pour son troisième trimestre sur une croissance de 1-5% à comparable, contre 3,8% de consensus. Le bpa est attendu entre 47 et 49 cents, alors que les analystes visaient 52 cents.

Navistar grimpe sur la cote américaine. Le groupe a annoncé pour le trimestre clos fin juillet 2019 un bénéfice net de 156 millions de dollars soit 1,56$ par action, contre 170 millions de dollars un an auparavant. Le consensus était de 1,18$. Les revenus se sont appréciés de 17% à 3,04 milliards de dollars, contre 2,9 Mds$ de consensus de marché. Le fabricant de camions anticipe pour l'exercice 2019 des revenus de 11,25-11,75 Mds$, pour une marge brute de 17,75-18%.

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