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Wall Street grimpe, merci Pékin !

| Boursier | 318 | Aucun vote sur cette news

Wall Street s'affirme en vive hausse ce jeudi, les derniers commentaires du ministère chinois au Commerce concernant les négociations commerciales...

Wall Street grimpe, merci Pékin !
Credits Reuters

Wall Street s'affirme en vive hausse ce jeudi, les derniers commentaires du ministère chinois au Commerce concernant les négociations commerciales avec les USA ayant visiblement rassuré. Le PIB américain du second trimestre n'a par ailleurs pas révélé de grande surprise. Dans ce contexte un peu plus favorable, le S&P500 reprend 0,96% à 2.916 pts, alors que le DJIA s'adjuge 0,89% à 26.267 pts. Le Nasdaq rebondit de 1,25% à 7.955 pts. Sur le marché des changes, l'indice dollar grappille 0,2% à 98,3. Côté matières premières, le baril de brut WTI s'adjuge 0,9% à 56,3$ sur le Nymex.

La croissance américaine est ressortie en ligne avec les attentes de marché, pour sa seconde estimation (sur trois) du deuxième trimestre 2019. La progression ressort donc à 2% en rythme annualisé, contre une estimation initiale de 2,1%. Les dépenses réelles de consommation sont quant à elles encore plus solides que prévu, leur expansion ressortant sur un rythme de +4,7% contre +4,3% de consensus. L'indice des prix rattaché au PIB a grimpé sur un rythme de +2,1%, contre +2,4% de consensus de marché. La baisse des exportations et la moindre reconstitution des stocks ont quelque peu masqué cette vive augmentation de la consommation, la plus forte en quatre ans et demi.

La balance du commerciale international de biens pour le mois de juillet 2019 vient également d'être dévoilée, et ressort déficitaire de -72,3 milliards de dollars contre -74,4 Mds$ de consensus.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux USA pour la semaine close au 24 août sont ressorties au nombre de 215.000, contre 213.000 de consensus et 211.000 pour la lecture révisée de la semaine précédente.

L'indice des promesses de ventes de logements aux États-Unis pour le mois de juillet 2019 est ressorti en retrait de 2,5% en comparaison du mois antérieur, selon la National Association of Realtors. Le consensus de place sur cette période était logé à -0,3% par rapport au mois de juin. L'indice de juillet ressort finalement à 105,6, contre 108,3 un mois plus tôt

Les marchés actions accélèrent, le ministère chinois du Commerce ayant précisé que Pékin et Washington discuteraient bien de l'éventualité d'une visite d'une délégation officielle chinoise aux USA dès le mois de septembre. Les négociations pourraient donc reprendre sous peu, du moins si les deux superpuissances parviennent à créer des conditions plus apaisées et propices aux pourparlers.

"Nous rejetons fermement l'escalade de la guerre commerciale, et sommes désireux de négocier et collaborer afin de résoudre ce problème avec une attitude calme", a ainsi lancé Gao Feng, porte-parole du ministère chinois au Commerce. Gao affirme en outre que les délégations des deux pays ont maintenu une communication effective...

Le soulagement est donc palpable ce jour, alors que le ministère chinois aux affaires étrangères avait quant à lui précisé avant-hier qu'il n'avait pas entendu parler d'un quelconque appel téléphonique récent entre les Etats-Unis et la Chine. Cette confidence contredisait Trump et son secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui avaient auparavant fait état de contacts entre les deux parties. Le ministère chinois, cité par Reuters, affirmait tout de même espérer que Washington puisse 'stopper ses actions mauvaises' pour créer les conditions de la reprise des négociations.

Donald Trump avait salué il y a quelques jours, à Biarritz, la volonté du président chinois Xi Jinping de parvenir à un accord commercial avec les Etats-Unis. Ainsi, le président américain affirmait que Pékin avait exprimé dimanche le souhait de reprendre les négociations. Le dirigeant américain avait précédemment surpris les marchés en demandant aux entreprises américaines de chercher tout simplement des solutions alternatives à la Chine, avant de faire état d'une hausse de 5% supplémentaires des taxes sur l'ensemble des importations provenant de Chine.

Le vice-Premier ministre chinois Liu He, négociateur en chef du pays pour les questions commerciales avec Washington, a affirmé pour sa part que Pékin souhaitait résoudre ce conflit par des négociations apaisées. "Grand respect pour le fait que le Président Xi & ses Représentants désirent 'une résolution dans le calme'. Je suis si impressionné qu'ils soient disposés à en parler & énoncer les faits avec autant de précision. C'est pourquoi il est un grand leader & représente un grand pays. Les discussions continuent!", a insisté Trump en début de semaine sur Twitter.

Vendredi, Trump avait pourtant durci le ton face à la Chine, suite à l'annonce par Pékin de tarifs douaniers portant sur 75 milliards de dollars de produits américains. "Notre Pays a perdu, stupidement, des Billions de Dollars avec la Chine durant de nombreuses années. Ils ont volé notre Propriété Intellectuelle à un rythme de Centaines de Milliards de Dollars par an, & ils veulent continuer. Je ne laisserai pas cela se produire! Nous n'avons pas besoin de la Chine et, franchement, nous serions bien mieux sans elle", avait alors lancé Trump, faisant chuter les marchés financiers.

Le locataire de la Maison blanche évoquait les larges sommes "accumulées et volées" par la Chine, "année après année, durant des décennies". "Nous ordonnons ainsi à nos grandes entreprises américaines de commencer immédiatement à chercher une alternative à la Chine, notamment en ramenant leurs compagnies à la MAISON et en fabriquant leurs produits aux USA", avait même lancé Trump, avant de répondre aux 'tarifs' chinois par de nouvelles taxes.

Afin de mettre un terme à cette relation commerciale jugée "injuste", Trump avait donc annoncé qu'à partir du 1er octobre, les 250 milliards de dollars de produits chinois actuellement taxés à 25% allaient l'être à 30%. De plus, les 300 milliards de dollars restants qui devaient être taxés le 1er septembre à 10% le seraient à 15%...

En Europe cette fois, Christine Lagarde future présidente de la BCE, a affirmé que la Banque centrale européenne devait se tenir prête à agir face à un contexte difficile. Lagarde juge que la Banque dispose encore de marges de manoeuvre pour réduire ses taux d'intérêt, même si cela pourrait relever du défi en matière de stabilité financière. "La BCE a une large gamme d'outils à sa disposition et elle doit être prête à agir", a expliqué la dirigeante dans une réponse à la commission des Affaires économiques du Parlement européen. "Même si je ne crois pas que la BCE ait atteint le point bas effectif en matière de taux directeurs, il est clair que les taux bas ont des implications pour le secteur bancaire et plus généralement pour la stabilité financière", a précisé Lagarde, reprise notamment par l'agence Reuters.

Les opérateurs ont pris connaissance ce jour de relatifs bons chiffres concernant la croissance française. L'Insee a revu à la hausse son estimation initiale pour le deuxième trimestre 2019, puisque le produit intérieur brut a finalement progressé au même rythme qu'au trimestre précédent, soit +0,3%. Les dépenses de consommation des ménages ralentissent légèrement (+0,2% après +0,3%), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) accélère (+0,9% après +0,5%). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB à hauteur de +0,4 point, après +0,3 point au trimestre précédent. Les importations fléchissent un peu (-0,2% après +1,1%) sous l'effet du repli des achats d'hydrocarbures, alors que les exportations restent stables (+0,0% après +0,1%). Au total, la contribution du solde extérieur à la croissance du PIB est légèrement positive : +0,1 point, après -0,3 point au trimestre précédent. À l'inverse, les variations de stocks ont une contribution négative (-0,2 point après +0,3 point), précise l'Insee. L'acquis de croissance pour 2019 est désormais de 1,1%.

Deuxième bonne nouvelle pour l'économie française, les dépenses de consommation des ménages ont rebondi de 0,4% en juillet après avoir reculé de 0,2% le mois précédent. Le consensus tablait sur une progression de 0,3%. Cette hausse s'explique notamment par la consommation en biens fabriqués (+0,6%), précise l'Insee.

L'inflation a quant à elle ralenti en Allemagne. Selon les données préliminaires de l'Office fédéral de la statistique, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4% en août après une hausse de 1,7% au mois précédent. En séquentiel, les prix affichent un repli de 0,2% contre une hausse de 0,5% en juillet et un consensus de -0,1%. Harmonisée aux normes européennes, l'inflation annuelle s'essouffle régalement, à 1% contre +1,1% en juillet et +1,2% de consensus.

Du côté des entreprises sur la cote américaine, Abercrombie & Fitch, Best Buy, Dollar General, Dollar Tree, Tech Data, Dell Technologies et Marvell Technology, publient leurs derniers résultats financiers trimestriels ce jeudi à Wall Street.

Les valeurs

Best Buy (-10%), le géant américain de la distribution de produits technologiques, s'effondre à Wall Street, suite à la publication de résultats mitigés et de prévisions sans relief. Évoquant les nouveaux tarifs douaniers attendus sur les importations chinoises de téléphones mobiles ou consoles, le groupe anticipe désormais une croissance annuelle à comparable inférieure au consensus des analystes. La progression à comparable est maintenant estimée entre 0,7 et 1,7%, alors que les spécialistes visaient un niveau plus proche de 2%.

Pour son second trimestre fiscal, le groupe a dégagé un bénéfice ajusté par action de 1,08$ à comparer à un consensus de 99 cents. Les revenus ont totalisé 9,54 milliards de dollars, contre 9,38 milliards un an plus tôt et 9,56 milliards de consensus. La croissance trimestrielle à comparable s'est élevée à +1,6% en glissement annuel sur cette période close début août 2019, alors que les analystes anticipaient en moyenne une performance de +2,1%.

Abercrombie & Fitch décroche de 15% à Wall Street, le détaillant américain en vêtements et accessoires ayant annoncé pour son second trimestre fiscal des revenus inférieurs aux attentes de marché. Les perspectives fournies ne rassurent pas plus. La perte nette trimestrielle est ressortie à 31 millions de dollars soit 46 cents par titre, contre 4 millions de dollars et 6 cents par action un an auparavant. Les profits ont été plombés par les charges de restructurations. Les ventes trimestrielles se sont établies à 841 millions de dollars, contre 842 millions un an avant et 852 millions de consensus. La perte par action était estimée à 53 cents. Les ventes à comparable sont restées stables, alors que le marché tablait sur une légère croissance.

Abercrombie prévoit, pour l'exercice, des ventes stables ou en progression jusqu'à 2% à magasins comparables. Les prévisions tiennent compte, précise bien le groupe, de l'impact des tarifs douaniers. Le consensus de croissance à comparable était de +1,5% sur l'année fiscale.

Dollar General gagne 9% à Wall Street. Le détaillant discount américain a dépassé les attentes de marché pour son second trimestre fiscal. Le groupe du Tennessee a réalisé un bénéfice net trimestriel de 427 millions de dollars et 1,65$ par action, sur ce trimestre clos début août 2019, contre un profit de 407 millions de dollars un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,74$, contre 1,57$ de consensus. Les ventes ont grimpé de 8% en glissement annuel pour s'établir à 7 milliards de dollars, contre 6,9 Mds$ de consensus. La croissance à comparable est ressortie à 4%, contre +2,5% de consensus. Le groupe table désormais sur une croissance des ventes annuelles de 8%, contre +7% de guidance antérieure. Le bénéfice ajusté annuel par action est attendu entre 6,45 et 6,60$, contre 6,47$ de consensus.

PVH (+6%), connu pour ses marques Calvin Klein ou Tommy Hilfiger, résiste dans le vert en pré-séance à Wall Street, alors que le groupe vient pourtant de réduire ses prévisions de revenus et de profits pour l'année, évoquant l'impact de la guerre commerciale sino-américaine ainsi que des manifestations à Hong Kong. Les revenus trimestriels du groupe ont augmenté de 1% à 2,36 milliards de dollars, contre 2,33 Mds$ de consensus, alors que le bénéfice net part du groupe a atteint 193 millions de dollars et 2,58$ par titre, contre 165 millions un an plus tôt. Le bénéfice trimestriel ajusté par action a représenté 2,10$, contre un consensus de 1,88$. Le groupe table maintenant sur un bpa ajusté annuel allant de 9,30 à 9,40$, contre une guidance antérieure de 10,20-10,30$.

Tesla (+2%), le groupe américain vedette de l'automobile électrique, lance une offre d'assurance en Californie. Ce service doit assurer aux clients des tarifs avantageux grâce aux dispositifs de sécurité qui équipent ses modèles, relate Reuters.

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