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Wall Street grimpe, envisageant une possible baisse des taux de la Fed !

| Boursier | 340 | Aucun vote sur cette news

Après son léger sursaut de la veille, Wall Street reste bien orienté

Wall Street grimpe, envisageant une possible baisse des taux de la Fed !
Credits Reuters

Après son léger sursaut de la veille (+0,36% sur le DJIA et +0,34% sur le Nasdaq), la cote américaine demeure bien orientée pour l'heure, avant bourse ce vendredi. Le Nasdaq progresse de 0,5% avant bourse ce jour et le S&P500 0,4%. Sur le marché des changes, l'indice dollar se traite à 97,1 (-0,1%). Du côté du pétrole, le baril de brut WTI pour mai prend 1,9% à 60,4$.

Les derniers commentaires du vice-président de la Fed soutiennent les marchés. Les espoirs commerciaux persistent quant à eux, même si les négociations commerciales sino-américaines durent plus longtemps que prévu.

Grande souplesse de la Fed

Selon l'outil FedWatch du CME Group, une baisse des taux d'un quart de point serait désormais plausible d'ici la dernière réunion monétaire de l'année ! Ainsi, cet outil fait ressortir une probabilité de plus de 41% que les taux baissent d'un quart de point, entre 2 et 2,5%, d'ici au 11 décembre (date de la dernière réunion monétaire 2019). La probabilité de deux baisses des taux d'ici au 11 décembre serait même significative, à plus de 21% ! La 'proba' d'un statu quo monétaire d'ici la fin de l'année s'affiche pour sa part à un peu plus de 31%.

Question de contexte

Hier, plusieurs membres de la Fed, dont son vice-président Richard Clarida, se sont montrés rassurants, affirmant que la Fed se tenait prête à agir en cas de besoin. Clarida a même indiqué que la Banque pourrait sortir du cadre traditionnel de sa politique monétaire si l'économie subissait des difficultés inattendues. En d'autres termes, un nouveau programme de rachat d'actifs de type 'QE' n'est pas exclu.

"Si nous avons un choc défavorable pour l'économie (..) la première réponse serait d'employer les outils monétaires habituels", a dit M. Clarida lors d'une conférence. "Si cela ne suffit pas, il y a d'autres instruments dans la boîte à outils qui ont déjà été employés et il est certain qu'on les emploierait à nouveau si nécessaire", a-t-il ajouté. Il a en outre estimé que la Fed ne peut ignorer l'exposition des Etats-Unis aux risques venus de l'étranger.

Progrès commerciaux

Concernant les négociations commerciales, des sources de l'administration Trump citées par Reuters ont fait état de progrès dans 'tous les domaines' lors des négociations qui ont repris hier à Pékin au niveau ministériel, mais avec des points de friction qui subsistent. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a qualifié de fructueux un dîner de travail organisé hier avant une nouvelle journée de pourparlers.

Les marchés surveillent de près cette reprise des négociations, avec le retour à Pékin de la délégation américaine menée par le représentant au commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. Le vice-président chinois Liu He, est de son côté attendu à Washington la semaine prochaine pour tenter de boucler l'"excellent accord" que Donald Trump appelle de ses voeux, mais qui tarde à se concrétiser...

Le conseiller économique de Trump, Larry Kudlow, avait quelque peu refroidi les espoirs d'un accord rapide, en affirmant hier que l'administration Trump était prête à négocier pendant "des semaines, voire des mois si nécessaire". Courant février, les marchés espéraient un accord pour la fin mars, puis pour avril, mais cette échéance pourrait désormais s'éloigner encore.

Londres dans l'impasse

Concernant le Brexit cette fois, Theresa May a donc informé avant-hier les parlementaires de son Parti conservateur qu'elle démissionnerait si l'accord de retrait négocié avec l'UE était finalement ratifié par la Chambre des communes. La situation reste confuse au Royaume-Uni. Un nouveau vote (le troisième depuis janvier) aura lieu ce vendredi au parlement sur l'accord de Brexit, qui a été rejeté deux fois auparavant. Les deux premières tentatives, le 15 janvier puis le 12 mars, ont échoué.

Sur le front économique aux USA ce jour, les revenus et dépenses des ménages pour le mois de février sont ressortis inférieurs aux attentes de marché. Les revenus personnels ont augmenté de 0,2% en comparaison du mois antérieur contre +0,3% de consensus. Les dépenses personnelles ont progressé de 0,1%, contre +0,3% de consensus de place. L'indice des prix PCE ajusté s'est apprécié de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus.

L'indice PMI de Chicago du mois de mars sera communiqué à 14h45 (consensus 60,3). Les ventes de logements neufs du mois de février aux Etats-Unis seront annoncées à 15h (consensus 615.000 unités). L'indice final du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois de mars sera enfin dévoilé à 15h (consensus 97,8).

Les dernières données de conjoncture en Europe sont contradictoires. Les ventes au détail en Allemagne ont progressé de 0,9% en février alors que les économistes tablaient sur un repli de 1%. En revanche, la consommation en France a reculé de 0,4%, contre +0,2% de consensus.

Les valeurs

Lyft, rival californien d'Uber dans les services de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs, qui avait déjà rehaussé avant-hier la fourchette indicative de son introduction à Wall Street entre 70 et 72$ (contre une fourchette antérieure de 62-68$), a finalement 'pricé' son offre en haut de fourchette à 72$ pièce, pour une valorisation atteignant la modique somme de 24,3 milliards de dollars. Lyft a ainsi annoncé avoir levé 2,34 milliards de dollars à l'occasion de cette introduction, cédant un total de 32,5 millions de titres.

Le groupe était valorisé 15 milliards de dollars lors de son dernier tour de table remontant à l'an dernier. Il avait lancé mi-mars sa tournée de présentation. L'introduction avait été très rapidement sursouscrite.

Le groupe VTC réalise donc la plus grosse opération d'introduction en bourse dans le domaine 'technologique' à Wall Street depuis Alibaba en 2014. Les premières cotations auront lieu ce vendredi sur le Nasdaq. Le succès de cette opération est également de bon augure pour Uber Technologies, qui doit également débouler le mois prochain sur la cote américaine. La valorisation d'Uber devrait quant à elle dépasser amplement les 100 milliards de dollars.

DowDuPont fléchit avant bourse à Wall Street. Le colosse américain de la chimie a pourtant abaissé ses estimations de revenus pour le premier trimestre, du fait notamment d'inondations dans le Midwest ayant affecté son activité agrochimique ce mois. Le groupe, né de la fusion de Dow Chemical et DuPont il y a deux ans, table pour le trimestre en cours sur des revenus en décroissance de 6 à 9%, contre une guidance antérieure d'environ -5% fournie lors des publications de la fin du mois de janvier. L'Ebitda trimestriel est anticipé en recul d'un peu moins de 20%, contre un peu plus de 10% auparavant estimé.

Apple. Comme de nombreux analystes financiers depuis le début de la semaine, Warren Buffett ne semble pas totalement convaincu, à ce stade, du succès à venir des services annoncés en grande pompe lundi dernier par Apple. L'oracle d'Omaha, président et fondateur de Berkshire Hathaway, s'est déclaré hier incapable de prédire la réussite de la nouvelle gamme de services proposés par la firme à la pomme, dont un service de vidéo en streaming baptisé Apple TV+. Il a revanche affirmé qu'il était certain que le grand public sortirait vainqueur de la course dans laquelle se sont lancés les fournisseurs de contenus pour tenter de le fidéliser. Berkshire possède une participation d'environ 5,3% au capital d'Apple.

BlackBerry, la star canadienne déchue du marché des assistants personnels, a annoncé pour son quatrième trimestre un bénéfice positif, profitant d'une forte croissance de plus de 70% de ses revenus de licences et de propriété intellectuelle. Ces revenus ont totalisé 99 millions de dollars sur le trimestre clos fin février 2019, contre 58 M$ un an avant. Le bénéfice net est pour sa part ressorti à 51 millions de dollars soit 8 cents par action, contre une perte de 10 millions de dollars soit 6 cents par titre un an avant, à la même époque. Les revenus totaux se sont établis quant à eux à 255 millions de dollars, contre 233 millions un an auparavant.

CarMax grimpe avant bourse à Wall Street. Le groupe a publié des résultats supérieurs aux attentes de marché pour le trimestre clos. Le détaillant américain en véhicules d'occasion a réalisé au quatrième trimestre fiscal, clos fin février, un bénéfice net de 193 millions de dollars soit 1,13$ par action, contre 122 M$ un an avant. Le consensus de bpa était de 1,04$. Les revenus trimestriels ont totalisé 4,32 milliards de dollars, contre 4,08 Mds$ un an plus tôt et 4,37 Mds$ de consensus. La croissance à comparable est ressortie 'en ligne' à environ 3%.

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