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Wall Street grimpe avec Powell, qui surveille le coronavirus

| Boursier | 327 | Aucun vote sur cette news

Rien ne semble vouloir enrayer la hausse irrépressible des indices à Wall Street...

Wall Street grimpe avec Powell, qui surveille le coronavirus
Credits Reuters

Rien ne semble vouloir enrayer la hausse irrépressible des indices à Wall Street. Le S&P500 s'adjuge encore 0,59% ce mardi à 3.372 pts, alors que le DJIA prend 0,42% à 29.400 pts. Le Nasdaq bondit de 0,80% à 9.705 pts. L'indice dollar se stabilise à 98,8. Le baril de brut WTI se redresse de 1,8% à 50,5$ sur le Nymex. Plus tôt ce jour, l'indice composite SSE chinois a terminé en hausse de 0,39% à 2.901,7 pts, malgré la propagation du nouveau coronavirus, qui a fait désormais plus de 1.000 morts et dont le nombre de cas confirmés dépasse les 42.600. Une nouvelle étude fait ressortir un taux estimé de mortalité de 1,3%, en tenant compte des cas légers et sévères. Dans le même temps, l'activité reprend progressivement en Chine, Ford procédant par exemple à la réouverture de ses usines locales.

Aux Etats-Unis, les investisseurs seront très attentifs cette semaine aux propos du président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, qui sera auditionné ce mardi et demain mercredi devant le Congrès américain... Powell explique ce jour que la politique monétaire actuelle restera probablement appropriée tant que les données économiques seront compatibles avec les prévisions de la Fed. La Banque Centrale américaine réagirait par ailleurs si l'évolution de la situation la conduisait à une réévaluation conséquente de ses prévisions. La Fed surveille de près le coronavirus, indique son patron, alors que les conséquences du virus en Chine pourraient avoir des répercussions sur l'économie mondiale. Pour l'heure, le timonier de la Fed ajoute que l'économie américaine semble résiliente face aux vents contraires au niveau mondial.

Certaines des forces ayant pesé l'an dernier sur la croissance américaine se sont apaisées, mais des risques subsistent selon Powell, affectant les perspectives. Le leader de la Fed cite donc en particulier l'épidémie de coronavirus. "Nous surveillons étroitement l'émergence du coronavirus, qui pourrait provoquer des perturbations en Chine se propageant au reste de l'économie mondiale", a estimé Powell, dans son témoignage préparé pour le Comité des services financiers de la Chambre des représentants. Le rapport de la Fed sur la politique monétaire a constaté d'ailleurs la fragilité des secteurs financiers et corporate en Chine, vulnérables aux chocs.

D'après le Département américain au Travail ce mardi, les ouvertures de postes aux États-Unis pour le mois de décembre 2019 sont ressorties au nombre de 6,423 millions, contre un consensus de 6,77 millions et un niveau révisé - en baisse - à 6,787 millions pour le mois de novembre.

La semaine sera aussi animée par la publication de données macro-économiques importantes outre-Atlantique, dont les prix à la consommation (jeudi) et les ventes au détail (vendredi) aux Etats-Unis.

Le Nasdaq et le S&P500 ont fini hier sur de nouveaux sommets, les investisseurs espérant une stabilisation du coronavirus en Chine, même si le nombre de malades continue d'augmenter. Les entreprises chinoises ont commencé lundi à reprendre progressivement leur activité, après deux semaines de fermeture complète. En outre, la banque centrale chinoise a une nouvelle fois injecté massivement des liquidités, en vue de soutenir les entreprises impliquées dans la lutte contre le virus. A la clôture hier, l'indice Dow Jones a progressé de 0,60% à 29.276 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,73% à 3.352 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a gagné 1,13% à 9.628 pts. La semaine dernière, les 3 indices américains avaient affiché de solides gains, de 3% pour le Dow Jones, 3,1% pour le S&P 500 et 4% pour le Nasdaq, effaçant la baisse causée en janvier par la crainte du virus 2019-nCoV.

Certains analystes jugent que les marchés boursiers sont trop complaisants face à un risque qui reste élevé pour l'économie mondiale. Les marchés obligataires (où les taux ont dégringolé depuis la mi-janvier) et pétroliers (où les cours ont plongé de plus de 20% depuis les pics de début janvier) ont en revanche été bien plus réactifs face à la menace du nouveaux virus chinois. Les devises émergentes ont aussi été pénalisées depuis deux semaines, favorisant le dollar, le franc suisse et le yen.

Le bilan de l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV est monté à 42.638 malades selon la National Health Commission chinoise, avec 2.478 cas supplémentaires dénombrés hier contre 3.062 la veille. La Chine a fait état de 108 décès supplémentaires portant le total des victimes à 1.016. Le Diamond Princess, bloqué avec ses 3.700 passagers à Yokohama au Japon, compte maintenant 135 cas confirmés... Une étude fait ressortir un taux de mortalité de 1,3%. Par ailleurs, seul un habitant de Wuhan sur 19 aurait été testé, et le nombre actuel de cas pourrait donc être bien plus élevé qu'officiellement estimé.

Le virus a déjà fait plus de morts que le SRAS, qui avait tué près de 800 personnes en 2002-2003. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de contaminations relevées quotidiennement en Chine se stabilise, mais il est trop tôt pour conclure que l'épidémie a dépassé son pic. Le directeur général de l'OMS a en outre prévenu que l'expansion du nouveau coronavirus hors de Chine pourrait s'accroître avec la transmission de la maladie par des personnes n'ayant jamais voyagé dans ce pays.

L'épidémie constituerait par ailleurs une "très grave menace pour le reste du monde", a affirmé ce jour le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé. Il a lancé un appel au partage des échantillons du virus et à une accélération de la recherche de traitements et de vaccins. "Avec 99% des cas recensés en Chine, cela reste essentiellement une urgence pour ce pays mais qui représente une très grave menace pour le monde", a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

En Chine, la banque centrale a procédé lundi à une nouvelle injection massive de liquidités afin de soutenir l'économie. Elle a prêté à des taux exceptionnellement bas l'équivalent de 43 milliards de dollars à des entreprises impliquées dans la prévention et le contrôle de l'épidémie de coronavirus. Liu Guoqiang, vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine, a expliqué dimanche lors d'une téléconférence que les les banques devraient utiliser ces prêts pour soutenir des activités directement liées à la lutte contre l'épidémie par les entreprises présélectionnées par les autorités.

Par ailleurs, la Chine renforcera son soutien financier et offrira des incitations fiscales aux entreprises engagées dans la lutte contre l'épidémie, a indiqué Liu Kun, ministre des Finances, lors de la même téléconférence.

Les entreprises chinoises ont commencé lundi à rouvrir, mais la reprise de l'activité s'annonce partielle et progressive. Certaines entreprises, comme Toyota, ont ainsi décidé de reporter la réouverture à la semaine prochaine, voire au-delà. Foxconn, l'un des principaux sous-traitants d'Apple, a rouvert lundi deux de ses sites, à Shenzhen (sud-est) et à Zhengzhou (centre-est), mais l'activité n'a repris que très partiellement...

Au Royaume-Uni, la croissance a été nulle au quatrième trimestre 2019, vient d'annoncer l'office national de la statistique. En glissement annuel, le PIB affiche une hausse de 1,1%. Sur le seul mois de décembre, la croissance a atteint 0,3%, évitant ainsi au Royaume-Uni de tomber en récession. Le Brexit étant acté, le marché table sur une reprise de l'économie en début d'année avec une croissance estimée à environ 0,3% au premier trimestre.

Les valeurs

Sprint (+72% !) s'enflamme littéralement à Wall Street ce mardi. Il faut dire que sa fusion majeure avec T-Mobile - pour 26 milliards de dollars en actions au moment de l'annonce - a obtenu le feu vert d'un juge fédéral. Le juge a approuvé ainsi la fusion des deux opérateurs télécoms mobiles américains. Les deux compagnies s'étaient pour mémoire accordées sur ce projet de rapprochement en avril 2018, mais les autorités s'inquiétaient alors des conséquences d'un tel mariage en matière de concurrence et de prix. T-Mobile, également porté par la nouvelle, gagne 12% à Wall Street ce jour.

Goodyear Tire & Rubber (-10%) décroche à Wall Street, suite à la publication de comptes 2019 inférieurs aux attentes de marché. Pour le quatrième trimestre, le groupe basé à Akron a déploré une perte nette de 392 millions de dollars soit 1,68$ par titre, contre un bénéfice de 110 millions de dollars soit 47 cents par action un an plus tôt. Hors éléments, le bénéfice trimestriel par action a représenté 19 cents, bien moins que les 52 cents de consensus FactSet. Les revenus du quatrième trimestre ont corrigé de 4% à 3,7 milliards de dollars, contre 3,9 milliards de consensus. Richard Kramer, directeur général du fabricant de pneumatiques, évoque des conditions globales difficiles et des tendances déprimées de demande sur de nombreux marchés internationaux. L'épidémie de coronavirus constitue un autre facteur de risque pour la compagnie. Le site de Goodyear-Pulandia a fermé neuf jours durant et vient juste de rouvrir partiellement.

Hasbro (+1%) a publié des profits supérieurs aux attentes de marché, soutenus par les ventes liées aux produits 'Star Wars' et 'Frozen 2'. Ainsi, le géant américain du jouet a dévoilé pour son quatrième trimestre un bénéfice net de 267 millions de dollars soit 2,01$ par titre, contre 9 millions de dollars à peine un an auparavant. Hors éléments, le bénéfice ajusté par action a représenté quant à lui 1,24$, alors que le consensus FactSet n'était que de 90 cents. Les revenus trimestriels du groupe se sont appréciés de 3% en glissement annuel pour atteindre 1,43 milliard de dollars, proches des attentes d'analystes.

Omnicom (+1%), le géant publicitaire américain, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal 2019 un bénéfice dilué net par action en croissance de 7% à 1,89$. Le bénéfice net part du groupe est ressorti à 415 millions de dollars, en augmentation de 4%. Les revenus trimestriels mondiaux se sont appréciés de 1,3% à 4,14 milliards de dollars, avec une croissance organique tout de même significative de 3,5% en glissement annuel. Le bénéfice opérationnel trimestriel a grimpé de 3,1% à 646 millions de dollars, tandis que la marge opérationnelle a atteint 15,6%, contre 15,3% un an avant, à la même époque. Le consensus sur le trimestre clos se situait à 1,85$ de bénéfice par action pour 4,07 milliards de dollars de revenus.

Under Armour (-18%) dévisse à Wall Street, l'équipementier sportif américain ayant indiqué anticiper une baisse de son chiffre d'affaires du fait de l'épidémie de coronavirus en Chine, qui plombe en effet ses ventes sur ce marché. Pour le quatrième trimestre, le groupe a publié des ventes en hausse de 4% à 1,44 Md$. Le coronavirus devrait avoir au premier trimestre de l'exercice entamé un impact de 50-60 M$ sur les revenus. Les revenus annuels sont anticipés en retrait, précise le groupe, alors que les analystes tablaient plutôt sur une croissance de plus de 4% en 2020.

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