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Wall Street grimpe, après le splendide exercice de style de Powell

| Boursier | 912 | 3.25 par 4 internautes

Wall Street s'affirme en vive hausse désormais, après l'intervention de Jerome Powell, point d'orgue du symposium de Jackson Hole, réunion, virtuelle...

Wall Street grimpe, après le splendide exercice de style de Powell
Credits Reuters

Wall Street s'affirme en vive hausse désormais, après l'intervention de Jerome Powell, point d'orgue du symposium de Jackson Hole, réunion, virtuelle cette année, des grands argentiers mondiaux. Le dirigeant de la Fed a donc su manier la nuance avec une subtilité certaine, laissant chacun interpréter son discours à sa manière. Le DJIA gagne 0,7% désormais à 35.459 pts, alors que le S&P 500 prend 0,79% à 4.505 pts. Le Nasdaq progresse de 1,04% à 15.100 pts. Le baril de brut WTI rebondit de 2% sur le Nymex à 68,7$, alors que le Brent de la mer du Nord pointe à 71,4$. L'once d'or avance de 0,8% vers les 1.810$. L'indice dollar fléchit de 0,4% face à un panier de devises.

Powell a affirmé qu'il pourrait être approprié de procéder au 'tapering', réduction des achats d'actifs obligataires mensuels de la Fed actuellement logés à 120 milliards de dollars, et ce dès cette année. Il ne s'agit absolument pas d'une surprise, puisque les Minutes de la dernière réunion de la Fed avaient déjà permis d'évaluer qu'un début d'allègement était probable avant la fin de l'année. D'ailleurs, dans son intervention du jour, Powell ne fait rien d'autre que de se référer à ce sujet aux échanges ayant eu lieu lors de la récente réunion monétaire de juillet. Ainsi, "si l'économie évolue globalement comme anticipé", il serait approprié de commencer à réduire dès cette année le rythme des achats d'actifs.

Dans son discours du jour à Jackson Hole, Powell relève que 17 mois ont passé depuis le début de la pandémie et son plein impact sur l'économie. Ce choc a mené à un déclin immédiat et sans précédent de larges pans de l'économie, fermés pour contenir la propagation du virus. Un fort soutien monétaire a alimenté une reprise "vigoureuse mais irrégulière". Cette reprise a constitué une certaine anomalie. Par exemple, les revenus personnels agrégés ont augmenté plutôt que chuté. Les ménages ont quant à eux massivement reporté leurs dépenses des services vers les biens manufacturés. La forte demande en biens et la force et la rapidité de la réouverture ont provoqué des pénuries et des goulots d'étranglement. Le résultat a été une inflation élevée sur les biens durables. Les conditions du marché du travail, constate Powell, s'améliorent mais restent "turbulentes". En outre, la pandémie continue de menacer la santé, mais aussi l'activité économique.

Dans ses commentaires du jour, Powell se concentre donc sur les efforts de la Fed pour promouvoir un emploi maximal et la stabilité des prix au milieu de ces bouleversements. Pour le patron de la banque centrale américaine, "les perspectives du marché du travail se sont considérablement améliorées durant les mois récents". Les gains d'emplois ont été soutenus durant l'année, avec une moyenne de 832.000 sur les trois derniers mois, dont près de 800.000 dans les services. Le rythme total des embauches est le plus élevé jamais observé d'après les données enregistrées. Les niveaux des ouvertures de postes et des départs sont sur des records, et les employeurs rapportent qu'ils ne peuvent assez rapidement pourvoir les postes pour faire face au retour de la demande. Ces conditions favorables devraient, selon Powell, permettre à l'économie de couvrir le manque considérable subsistant pour atteindre le plein emploi. Le taux de chômage a déjà décliné à 5,4%, mais reste "bien trop élevé", et le taux rapporté sous-évalue par ailleurs la réalité du marché. Le chômage de long terme demeure en outre élevé, et la reprise sur le plan du taux de participation à la force de travail n'a pas suivi celle du reste du marché. Avec des vaccinations croissantes, la réouverture des écoles et la fin des aides au chômage, des facteurs qui pouvaient retenir encore les chercheurs d'emplois se dissipent. Alors que le variant Delta présente un risque de court terme, les perspectives restent bonnes selon Powell, en vue de nouveaux progrès vers un emploi maximal.

Concernant l'inflation, l'opinion de Powell n'a pas non plus évolué. Sur les 12 mois se terminant en juillet, les mesures d'inflation totale et 'core' se sont établies à 4,2% et 3,6%, bien supérieures à l'objectif de 2% de la Fed sur le long terme. Néanmoins, le timonier de la Fed juge que les pressions inflationnistes ne sont pas généralisées, au contraire, puisqu'elles concernent un groupe de biens et services relativement réduit. La Fed surveille directement les prix de biens et services les plus affectés par la pandémie et la réouverture, et juge que la hausse des prix se modère sur ces "éléments à plus haute inflation". La hausse des salaires, quant à elle, constitue "un heureux développement" et est "essentielle pour soutenir la progression du niveau de vie". Les anticipations d'inflation à plus long terme, quant à elles, resteraient généralement bien "ancrées". "Notre cadre de politique monétaire souligne qu'il est important d'ancrer les anticipations à long terme à 2% pour maximiser l'emploi et la stabilité des prix". La Fed surveille également un certain nombre d'indicateurs concernant les anticipations d'inflation à long terme. Ces mesures à ce jour sont "à des niveaux globalement cohérents avec notre objectif de 2%".

"Les anticipations d'inflation à long terme ont beaucoup moins évolué que l'inflation réelle ou les anticipations à court terme, ce qui suggère que les ménages, les entreprises et les acteurs du marché pensent également que les chiffres actuellement élevés de l'inflation sont susceptibles de s'avérer transitoires et que, dans tous les cas, la Fed ramènera l'inflation proche de son objectif de 2% au fil du temps", résume Powell, qui disserte également au sujet de "la prévalence des forces désinflationnistes mondiales au cours du dernier quart de siècle".

"Pour résumer, les perspectives de base sont celles de progrès continus vers un emploi maximal, l'inflation revenant à des niveaux compatibles avec notre objectif d'une inflation moyenne de 2% au fil du temps", synthétise Powell.

En matière d'implications monétaires, les leçons de l'histoire ont appris qu'il ne fallait pas chercher à compenser des facteurs qui seraient probablement transitoires en matière d'inflation. Mais l'histoire apprend aussi, revire Powell, que "les banques centrales ne peuvent pas prendre pour acquis que l'inflation due à des facteurs temporaires se dissipe". "Si une inflation plus élevée et soutenue devenait une préoccupation sérieuse, le Federal Open Market Committee (FOMC) réagirait certainement et utiliserait nos outils pour s'assurer que l'inflation atteint des niveaux compatibles avec notre objectif", ajoute donc Powell, se laissant toutes possibilités ouvertes.

"Le timing et le rythme de la réduction à venir des achats d'actifs ne seront pas destinés à véhiculer un signal direct concernant le moment de la remontée des taux d'intérêt, pour lequel nous avons articulé un plan différent et nettement plus strict. Nous avons déclaré que nous continuerions de maintenir la fourchette cible du taux des fonds fédéraux à son niveau actuel jusqu'à ce que l'économie atteigne des conditions compatibles avec un emploi maximal et que l'inflation ait atteint 2% et soit en passe de dépasser modérément 2% pendant un certain temps. Nous avons beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre le plein emploi, et le temps nous dira si nous avons atteint 2% d'inflation sur une base durable", nuance encore le leader de la Fed, repoussant donc à plus tard toute perspective de remontée des taux.

Les marchés misent actuellement sur une annonce officielle du 'tapering' en septembre ou novembre lors de l'une des réunions monétaires (21-22 septembre et 2-3 novembre), en vue d'un commencement en toute fin de quatrième trimestre.

Notons également que Bloomberg cite des personnes familières de la question, selon lesquelles les conseillers de Biden considèreraient de recommander au président un second mandat de Jerome Powell à la tête de la Fed. La gouverneure Brainard pourrait, dans une telle hypothèse, prendre le poste de vice-présidente, ou bien celui de vice-présidente à la supervision. Le mandat actuel de Powell expire en février. Celui du vice-président Clarida prend fin en janvier. La décision de Biden n'est pas attendue avant l'automne. Janet Yellen, Secrétaire au Trésor actuelle, compte aussi parmi les soutiens de Powell...

Les revenus personnels des ménages américains pour le mois de juillet se sont appréciés de 1,1% en comparaison du mois antérieur selon le rapport du jour, contre un consensus de 0,2% seulement. Les dépenses personnelles de consommation sont en revanche ressorties inférieures aux attentes, en augmentation de 0,3% par rapport au mois précédent. L'indice de prix core PCE a augmenté de 0,4%, un peu plus qu'attendu, en comparaison du mois antérieur (+3,6% en glissement annuel).

La balance américaine du commerce international de biens est ressortie déficitaire de 86,4 milliards de dollars au mois de juillet, contre environ 91 milliards de consensus et 92,1 milliards de dollars pour la lecture révisée du mois antérieur.

L'indice final du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois d'août est ressorti à 70,3, contre un consensus d'environ 71 et un niveau de 70,2 pour l'évaluation préliminaire.

Concernant la pandémie, le taux de croissance des infections US au coronavirus ralentit, particulièrement dans les Etats les plus frappés. Les compagnies décident de plus en plus d'imposer des sanctions pénalisant les employés refusant le vaccin... Une importante étude britannique montre que le risque de caillots sanguins chez les patients Covid-19 est bien plus élevé que chez les vaccinés...

Les valeurs

HP Inc (-3%) a dépassé les attentes en termes de rentabilité au troisième trimestre fiscal, affichant sur la période un bénéfice ajusté par action de 1$, contre un consensus de marché de 84 cents et un niveau de 49 cents un an plus tôt. Le fabricant américain d'imprimantes a affiché des revenus trimestriels de 15,3 milliards de dollars sur cette période close en juillet, ce qui ressort légèrement inférieur aux attentes. Un an avant, les recettes étaient de 14,3 milliards. Le groupe envisageait auparavant un bpa ajusté trimestriel allant de 81 à 85 cents. HP a enfin annoncé hier soir qu'il allait mettre en place une obligation vaccinale pour le retour au bureau de ses employés.

Dell Technologies (-4%) a annoncé hier soir, pour son trimestre clos, un bénéfice ajusté par action de 2,24$, à comparer à un consensus de 2,05$ et un niveau de 1,92$ un an avant. Les revenus sur le second trimestre ont totalisé 26,13 milliards de dollars, dépassant de 3% les attentes de marché, contre 22,7 milliards de dollars un an avant. Le groupe a notamment profité de fortes ventes de PC d'entreprise. Les revenus ont ainsi grimpé de 15%, alors que le bénéfice ajusté s'est amélioré de 17%.

VMware (-9%), le géant des solutions de virtualisation, a annoncé hier soir pour son deuxième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 1,75$, à comparer à un consensus de 1,62$ et un niveau de 1,81$ un an avant. Les revenus de la firme ont totalisé 3,14 milliards de dollars, légèrement supérieurs au consensus, contre 2,88 milliards un an plus tôt. Les revenus d'abonnements, SaaS et de licences ont été de 1,51 milliard, en croissance de 12% en glissement annuel, alors que la progression totale de l'activité a donc été de 9%.

Gap (+2%) grimpe, au lendemain de la publication des comptes trimestriels. Le groupe a bénéficié d'une belle reprise de la demande au deuxième trimestre fiscal, à tel point qu'il est parvenu à dépasser les 4 milliards de dollars de facturations, avec surtout les marques Old Navy et Athleta. Gap a par ailleurs révisé en hausse sa guidance annuelle. Sur le trimestre clos, le groupe a dégagé un bénéfice net de 258 millions de dollars et 67 cents par titre, contre une perte de 62 millions de dollars soit 17 cents par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action a été de 70 cents. Les revenus se sont envolés de 29% à 4,2 milliards. Il s'agit de ce point de vue du second trimestre le plus élevé en plus d'une décennie. Les ventes ont même augmenté de 5% en comparaison de 2019. Le consensus FactSet était de 46 cents de bpa ajusté et 4,1 milliards de ventes.

Marvell Technology (-3%) régresse en bourse, malgré des profits trimestriels supérieurs aux attentes. Matt Murphy, CEO du groupe, explique que les clients sont prêts à accepter les hausses de prix et sont plus inquiets pour le niveau de l'offre. Pour son second trimestre fiscal, Marvell a réalisé un bénéfice ajusté par action de 34 cents, contre un consensus de marché de 31 cents et un niveau de 21 cents sur la période comparable de l'an dernier. Les revenus sur ce trimestre clos en juillet ont totalisé 1,08 milliard de dollars, dépassant de 1% le consensus, contre 727 millions de dollars un an plus tôt.

Peloton Interactive, le leader américain des produits de fitness, grande star du confinement avec ses vélos d'appartement et tapis de course, dévisse de 9% à Wall Street suite à son avertissement. Le groupe a prévenu que sa rentabilité allait souffrir de la baisse des tarifs et de la hausse des coûts. Le groupe a déploré au quatrième trimestre fiscal une perte de 312 millions de dollars. Le prix de son vélo 'star' va être amplement réduit, de 1.895 à 1.495$. Pour ne rien arranger, le ministère américain de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure ont assigné la compagnie et demandent des informations liées aux blessures associées à ses appareils d'exercice. L'entreprise avait décidé en mai de rappeler des tapis roulants, après plusieurs rapports de blessures et accidents.

Apple (stable), le groupe californien de Cupertino, sous la pression des autorités de concurrence, a accepté certaines concessions concernant son App Store. Ainsi, le groupe à la pomme propose de laisser les éditeurs d'applications mobiles présents sur son magasin online faire mention d'offres aux utilisateurs hors des applis iOS, par exemple par des courriels renvoyant sur leurs sites Internet. Ces moyens de paiement différents, hors de l'App Store, permettraient concrètement de contourner la commission payée au groupe - commission critiquée par de nombreuses entreprises telles que l'éditeur du jeu Fortnite (Epic Games), qui estime qu'Apple abuse de sa position dominante.

Nvidia (+2%) va demander au début du mois prochain l'accord de la Commission européenne pour son projet de rachat du concepteur britannique de semi-conducteur Arm pour 54 milliards de dollars. Cela devrait conduire, selon les sources de Reuters, à l'ouverture d'une enquête approfondie. Le Financial Times a indiqué plus tôt ce jour que l'investigation de la Commission européenne devrait débuter au début du mois de septembre. L'autorité britannique de concurrence a pour sa part jugé la semaine dernière que le rachat pourrait nuire à la concurrence.

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