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Wall Street grimpe après la BCE, en attendant Powell et la Fed

| Boursier | 277 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine est attendue en progression légère

Wall Street grimpe après la BCE, en attendant Powell et la Fed
Credits Reuters

La cote américaine est attendue pour l'heure en progression avant bourse ce mercredi, Nasdaq et S&P500 s'accordant 0,1% environ, après le communiqué de la BCE et en attendant les 'Minutes' de la Fed. Jerome Powell, président de la Banque centrale américaine, doit par ailleurs s'exprimer aujourd'hui à Leesburg, Virginie, à l'occasion d'un événement annuel du caucus démocrate de la Chambre des représentants.

Sur le marché des changes, l'indice dollar se stabilise à 97. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI reste haut perché sur les 64$ sur le Nymex.

Incertitudes commerciales

Wall Street avait corrigé hier mardi, le S&P500 abandonnant 0,61%, le Nasdaq 0,56% et le DJIA 0,72% en clôture, suite aux attaques de Trump contre l'UE et Airbus, et malgré la perspective apparemment proche d'un accord commercial global entre Washington et Pékin qui mettrait un terme à la surenchère des prélèvements douaniers. "L'Organisation mondiale du commerce trouve que les subventions de l'Union européenne à Airbus ont négativement impacté les États-Unis, qui appliqueront désormais des Taxes à 11 Milliards de dollars de produits de l'UE! L'UE a tiré profit des États-Unis sur le plan commercial depuis de nombreuses années. Cela s'arrêtera bientôt!", a lancé un Trump belliqueux hier sur Twitter.

"Notre objectif ultime est de trouver un accord avec l'UE pour mettre fin à toutes les subventions accordées aux avions commerciaux, qui sont contraires aux règles de l'OMC. Lorsque l'UE mettra un terme à ces subventions nocives, les droits de douane américains imposés pourront être levés", a commenté Robert Lighthizer, représentant au Commerce des Etats-Unis.

Par ailleurs, l'administration Trump n'est pas encore totalement satisfaite de l'avancée des discussions en vue d'un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis, même si des progrès notables auraient été réalisés. "Nous progressons sur un certain nombre de sujets, mais il y a encore des choses sur lesquelles nous ne sommes pas satisfaits", a déclaré Clete Willems, haut responsable de la Maison Blanche pour le commerce, à l'agence Reuters, sans préciser quels dossiers susciteraient encore un blocage. "Nous ne nous précipitons pas, nous voulons faire les choses bien et nous avons besoin de préciser les détails".

Inflation contenue

D'après le rapport gouvernemental du jour aux USA, l'indice des prix à la consommation pour le mois de mars 2019 est ressorti en croissance de 0,4% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de place de +0,3%. Le 'CPI' a augmenté de 1,9% par rapport au mois de mars 2018. Hors alimentaire et énergie cette fois, l'indice des prix à la consommation a affiché une progression de 0,1%, contre +0,2% de consensus de place. Il grimpe de 2% en glissement annuel.

L'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois d'avril sera annoncé à 16h (il était de +1,9% en mars). Le rapport hebdomadaire gouvernemental relatif aux stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close au 5 avril sera révélé à 16h30 (consensus +2,6 millions de barils sur les stocks de brut). Enfin, les Minutes de la dernière réunion du FOMC, ainsi que la balance budgétaire du mois de mars (consensus -179 Mds$), seront communiqués ce soir à 20h.

Statu quo de la BCE

La Banque centrale européenne vient, comme attendu, de laisser ses taux directeurs inchangés au terme de sa réunion de politique monétaire du 10 avril. Le principal taux directeur, le taux de refinancement reste à 0,00%. Il s'agit du taux auquel les banques peuvent emprunter de l'argent à la BCE lors des appels d'offres hebdomadaires de la banque centrale. La décision de le faire descendre au plancher avait été prise pour irriguer l'économie et ainsi favoriser la reprise au sortir de la crise des subprimes. Ce taux est à 0 depuis mars 2016. Le taux de facilité marginal est lui maintenu à 0,25%. C'est le coût d'emprunt des banques pour obtenir des liquidités à 24h00. Enfin, le taux de dépôt est toujours négatif, -0,4%, pour empêcher les établissements de stocker leurs réserves excédentaires et maximiser la circulation des liquidités dans l'économie.

Le Conseil des gouverneurs s'attend à ce que les taux directeurs de la BCE restent à leurs niveaux actuels au moins jusqu'à la fin de l'année 2019 et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l'inflation vers des niveaux inférieurs, mais proches de 2% à moyen terme. Le Conseil entend également procéder au réinvestissement intégral des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre du programme d'achats d'actifs (APP) pendant une période prolongée après la date à laquelle il commencera à rehausser ses taux directeurs et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire.

Notons que le FMI a révisé une nouvelle fois à la baisse hier ses prévisions pour la croissance mondiale. L'Institution basée à Washington n'attend plus qu'une progression du PIB mondial de 3,3% cette année, 0,2 point de moins que sa prévision de janvier et 0,4 de moins que celle d'octobre. Ce taux serait le plus faible depuis 2009. La croissance est en revanche toujours anticipée à 3,6% en 2020. Après une forte croissance en 2017 et au début de l'année 2018, l'activité économique mondiale a considérablement ralenti au second semestre de l'année dernière, sous l'effet d'un ensemble de facteurs touchant les principales économies, explique le FMI.

Conseil européen surveillé sur le Brexit

Concernant le Brexit enfin, les députés britanniques ont approuvé hier le projet de report du Brexit de la Première ministre Theresa May jusqu'au 30 juin. May défendra ce projet ce mercredi lors d'un Conseil européen exceptionnel, alors que la date est encore fixée en principe au 12 avril.

Une extension d'un an de la date du Brexit serait 'trop longue' aux yeux de la France, a précisé hier à Reuters une source à la présidence française. Pourtant, cette date pourrait être reportée au 30 mars 2020, selon un responsable de l'Union européenne cette fois, cité par cette même agence. Le président du conseil européen, Donald Tusk, est partisan d'un long report, évoquant effectivement une durée potentielle d'un an. La France ne devrait pas s'opposer à un report de plusieurs mois, à condition toutefois qu'il s'accompagne de l'engagement britannique de ne pas s'impliquer pleinement dans les futures décisions majeures concernant l'UE. C'est du moins ce qu'indique une autre source de Reuters.

Début de la vague des trimestriels à Wall Street

La publication des résultats des sociétés américaines pour le 1er trimestre pourrait tempérer l'optimisme des marchés dans les semaines à venir. En effet, pour la première fois depuis le 2ème trimestre 2016, les bénéfices du S&P 500 pourraient ressortir en recul par rapport au même trimestre de l'année précédente, selon les analystes financiers. Le coup d'envoi des comptes du T1 est donné cette semaine par Delta Air (ce mercredi) et les banques (JPMorgan et Wells Fargo vendredi).

Bed Bath & Beyond publie pour sa part ses comptes après bourse à Wall Street ce jour. Fastenal ou Rite Aid annoncent demain jeudi. Vendredi sera donc la journée des valeurs 'financières', avec First Republic, JPMorgan, PNC Financial et Wells Fargo.

Delta Air Lines. Le transporteur américain a enregistré au premier trimestre un bpa ajusté de 96 cents, contre 90 cents de consensus, et une guidance de 90 à 95 cents. Les revenus ajustés ont progressé de 7,5% à 10,4 Mds$, en ligne avec les attentes des analystes. Delta anticipe, au deuxième trimestre, un bpa compris entre 2,05 et 2,35$ pour une croissance des revenus allant de 6 à 8%. Grâce à la dynamique de ses activités et au renouvellement de son contrat avec American Express, le groupe se dit encore plus confiant dans l'atteinte de ses objectifs annuels, à savoir une croissance du chiffre d'affaires, une expansion des marges et une hausse à deux chiffres des bénéfices.

Uber Technologies entend lever près de 10 milliards de dollars à l'occasion de son introduction en bourse à Wall Street dont le prospectus devrait être rendu public demain, indique Reuters. Il s'agirait de l'une des plus importantes IPO de tous les temps. Néanmoins, suite à l'échec relatif de l'entrée en bourse du 'petit' rival Lyft il y a quelques jours sur le Nasdaq (après un 'pop' initial, le titre s'est rapidement écroulé sous son prix d'introduction), Uber ne viserait plus qu'une valorisation allant de 90 à 100 milliards de dollars, contre une évaluation antérieure proche des 120 milliards. Le groupe était valorisé 76 milliards de dollars lors de son dernier tour de table.

Uber doit donc déposer demain son prospectus d'IPO auprès de la Securities & Exchange Commission, gendarme financier américain, avant de débuter sa tournée de présentation auprès des investisseurs durant la semaine du 29 avril. La première cotation sur le New York Stock Exchange interviendrait ainsi début mai, croient savoir les sources de l'agence Reuters, qui ajoutent toutefois que les projets du groupe de San Francisco pourraient encore changer en fonction notamment des conditions de marché.

Lyft avait fixé fin mars le prix de son 'IPO' dans le haut d'une fourchette déjà relevée, mais cela ne lui avait guère profité. Après une envolée initiale de la valeur, les cours étaient ainsi retombés très rapidement. Lyft cotait 67,44$ hier en clôture à Wall Street, contre un prix d'introduction de 72$. Lyft a levé 2,34 milliards de dollars à l'occasion de cette introduction, cédant un total de 32,5 millions de titres... Sur la base des derniers cours cotés, la capitalisation du groupe ressort maintenant à 19 milliards de dollars. Le groupe VTC avait réalisé la plus grosse opération d'introduction 'technologique' à Wall Street depuis Alibaba en 2014.

Levi Strauss a publié pour son premier trimestre clos fin février 2019 des revenus de 1,43 milliard de dollars, contre 1,34 milliard un an avant. L'activité progresse donc de 7% en glissement annuel. Les revenus sont conformes aux attentes, puisque le groupe envisageait une fourchette allant de 1,42 à 1,44 Md$. Le bénéfice net trimestriel part du groupe a représenté quant à lui 147 millions de dollars soit 37 cents par action, à comparer à une perte de 19 millions de dollars un an plus tôt.

Le titre s'était envolé le 21 mars de 32% pour son retour en bourse sur le New York Stock Exchange. Le prix d'introduction avait été fixé au-dessus du haut de la fourchette indicative, à 17$ pièce. Le fabricant de jeans avait placé pour 623 millions de dollars de titres dans le cadre de son 'IPO'. Le groupe faisait son grand retour sur la cote américaine sous le symbole 'LEVI'. Levi Strauss était sorti de la cote en 1985 à l'initiative des héritiers du groupe. Levi Strauss est présent dans plus d'une centaine de pays et commercialise ses produits dans plus de 50.000 points de vente sous les marques Levi's, Denizen et Dockers.

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