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Wall Street garde son calme face aux tensions au Moyen-Orient

| Boursier | 368 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York résiste lundi, les investisseurs s'interrogeant sur les conséquences possibles des tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et l'Iran.

Wall Street garde son calme face aux tensions au Moyen-Orient
Credits Reuters

La Bourse de New York résiste près de l'équilibre lundi, les investisseurs s'interrogeant sur les possibles conséquences économiques des tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et l'Iran, après la mort du général iranien Soleimani, figure majeure du régime de Téhéran, tué la semaine dernière par un raid aérien américain en Irak. Le pétrole et l'or, en nette hausse depuis vendredi, poursuivent leur ascension, mais réduisent leurs gains lundi en cours de séance.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones est proche de l'équilibre (-0,01%) à 28.633 points, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 0,09% à 3.237 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, gagne 0,22% à 9.040 pts. Plus tôt dans la journée, les marchés asiatiques et européens ont cédé du terrain (-0,01% pour le Shanghai Composite, -1,9% pour le Nikkei et -0,55% pour l'EuroStoxx 50). Le CAC 40 a cédé 0,51%, préservant les 6.000 points en clôture.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 grandes devises, cède 0,21% à 96,63 points, tandis que l'euro avance de 0,3% à 1,1193$. Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours) se tendent légèrement, inversant leur tendance du début de journée. Le rendement du T-Bond à 10 ans regagne en soirée 2 points de base à 1,81% (après une chute de 9 pdb vendredi). En Europe, le rendement du Bund à 10 ans a fini stable à -0,29%.

Pétrole et or soutenus par les craintes d'un embrasement au Moyen-Orient

Les cours du pétrole se sont calmés en cours de séance après avoir bondi de plus de 3% vendredi. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) avance lundi soir de 0,17% à 63,16$ sur le Nymex (contrat à terme de février), tandis que le Brent de la mer du Nord progresse de 0,36% à 68,85$, après un bref passage au dessus de 70$ en début de journée.

L'or continue sa progression, faisant office de valeur refuge, bien qu'il ait aussi réduit ses gains en séance. L'once d'or progresse lundi soir de 0,8% à 1.565,40$ l'once, pour le contrat à terme de février coté sur le Comex. En 2019, le métal jaune a gagné 19%, sa meilleure performance depuis 2010.

Alors que l'année 2019 s'est achevée sur des records boursiers, notamment dans l'anticipation de la signature, le 15 janvier prochain, de l'accord commercial partiel entre les Etats-Unis et la Chine, le raid américain contre le général iranien Qassem Soleimani a rappelé aux marchés mondiaux les dangers potentiels d'une déstabilisation du Moyen-Orient. Pour le moment, les investisseurs gardent cependant leur sang-froid face aux menaces de représailles proférées par Téhéran et par Washington à tour de rôle.

Téhéran crie "vengeance", Trump menace de représailles "disproportionnées"

A ce stade, cette confrontation géopolitique ne menace pas l'économie mondiale, mais la situation pourrait évoluer si la production pétrolière était perturbée dans la région par des actions iraniennes.
Téhéran a en effet promis de se venger de l'élimination par les Etats-Unis du général Soleimani, considéré comme le numéro deux du régime iranien, et patron des forces spéciales Al-Qods au sein des Gardiens de la révolution. A ce titre, il était responsable de la formation de brigades pro-iraniennes au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. Ses funérailles ont drainé lundi une foule considérable dans les rues de Téhéran.

Téhéran a promis une "riposte militaire" et une "dure vengeance", qui frappera "au bon endroit et au bon moment". Donald Trump a de son côté averti que toute riposte iranienne susciterait des "représailles majeures" de la part des Etats-Unis. Le président américain a même précisé que ces représailles pourraient être "disproportionnées", ajoutant qu'il pourrait faire frapper 52 sites iraniens, y compris culturels, sans préciser lesquels.

En assassinant Soleimani, la Maison Blanche a voulu signifier à Téhéran qu'il ne pouvait plus se livrer impunément à des provocations de plus en plus insolentes : attaques et arraisonnements de tankers dans le détroit d'Ormuz cet été, raid sur les installations pétrolières saoudiennes en septembre, et enfin, l'encerclement la semaine dernière, de l'ambassade américaine à Bagdad par la milice pro-iranienne Hachd al-Chaabi (dont le chef a été tué aux côtés de Qassem Soleimani).

"Les USA ne veulent plus de menaces !" a notamment tweeté Donald Trump dimanche. "Ils nous ont attaqués & nous avons répliqué. S'ils attaquent encore, ce que je déconseillerais fortement, nous les frapperons plus fort qu'ils ne l'ont jamais été !", a encore asséné le président américain dimanche dans un tweet. "L'IRAN N'AURA JAMAIS D'ARME NUCLÉAIRE !", a ajouté Donald Trump.

L'activité dans les services progresse aux USA, contrairement à l'industrie

Sur le plan macro-économique aux Etats-Unis, l'activité dans les services a connu une expansion modérée en décembre, la croissance étant principalement alimentée par une hausse des nouvelles commandes. L'indice IHS Markit des services est ainsi ressorti à 52,8 en décembre, contre 51,6 un mois plus tôt, et 52,2 de consensus. La reprise modérée s'est accélérée pour atteindre son niveau le plus élevé depuis juillet et est liée à des conditions de demande plus favorables, précise Markit IHS. L'indice Composite PMI IHS Markit atteint de son côté 52,7 en décembre, contre 52 en novembre, et 52,2 de consensus.

Vendredi, les marchés avaient en revanche pris connaissance d'une nouvelle dégradation de l'activité manufacturière aux Etats-Unis en décembre. L'indice ISM manufacturier est ressorti à seulement 47,2, au plus bas depuis... 10 ans, après 48,1 en novembre. Il s'agit du 5e mois consécutif de contraction de cet indice, sous le niveau pivot des 50, qui sépare l'expansion de la contraction. Le consensus des économistes tablait sur une amélioration de cet indice à 49,1.

VALEURS A SUIVRE

Les valeurs pétrolières réagissent en ordre dispersé à la hausse des prix du pétrole : -0,17% pour Chevron, +0,5% pour ExxonMobil, +0,8% pour ConocoPhillips, -1,6% pour Apache, +0,1% pour Devon Energy, +1,3% pour Halliburton et +3% pour Occidental Petroleum.

Les compagnies aériennes reculent pour la 2e séance consécutive, craignant les conséquences négatives d'une hausse des cours du pétrole, et donc du kérosène, en cas d'escalade au Moyen-Orient. American Airlines perd 0,87% (après -4,6% vendredi), United Airlines Holdings lâche 0,3% (-2% vendredi), Delta Air Lines perd 1% (-1,9% vendredi), JetBlue Airways cède 0,5% (-2% vendredi) et Southwest Airlines fléchit de 0,2% (après -1,2% vendredi).

Boeing (+0,3%). Selon le 'New York Times', un audit interne à la demande de la Federal Aviation Administration (FAA) a révélé un nouveau défaut de fabrication du Boeing 737 MAX, cloué au sol depuis mars 2018 à la suite de deux crashs meurtriers. Les nouveaux tests ont montré que deux faisceaux de câble permettant de contrôler la queue de l'avion seraient trop proches l'un de l'autre, ce qui pourrait provoquer un court-circuit et faire chuter l'appareil. La nouvelle certification du B-737 MAX (dont Boeing a récemment décidé de suspendre la production) ne semble donc toujours pas imminente... Dans ce contexte difficile, le 'Wall Street Journal' affirme que Boeing envisage une levée de fonds sur le marché obligataire afin de renforcer ses finances. Le groupe aéronautique envisage aussi de différer certaines dépenses d'investissement, de geler les acquisitions et de réduire ses coûts de recherche et développement afin de préserver sa situation de trésorerie, en attendant le retour du 737 MAX dans les airs.

Ford Motor (-0,9%). Le constructeur automobile américain a vu ses ventes reculer de 1,3% aux Etats-Unis lors du quatrième trimestre 2019 par rapport au quatrième trimestre 2018, à 601.862 unités. Dans le détail, les ventes de SUV ont baissé de 4,1%, tandis que celles de camions ont bondi de 15,9% et celles de voitures ont chuté de 41%.

Sur l'ensemble de l'année, les vente de Ford ont reculé de 3% à 2,4 millions de véhicules, tandis que les ventes de General Motors (-1,16%) ont reculé de 2,3% l'an dernier et celles de Fiat Chrysler Automobiles (-0,5%) ont cédé 1%. Le nombre total de véhicules vendus aux Etats-Unis l'an dernier devrait atteindre 17,1 millions, en baisse de 1,6% par rapport à 2018, selon des source citées par le journal 'Detroit News'.

Xerox (-1,5%) fait un pas supplémentaire vers la prise de contrôle de HP Inc (+0,66%). Le groupe a adressé lundi une lettre au conseil d'administration de HP Inc. confirmant l'obtention de 24 milliards de dollars d'engagements de financement provenant de Citi, Mizuho et Bank of America, afin de finaliser sa "combinaison créatrice de valeur" avec HP.
John Visentin, vice-président et directeur général de Xerox Holdings, explique que durant les dernières semaines, Xerox a engagé un dialogue jugé constructif avec bon nombre d'actionnaires importants de HP concernant les bénéfices stratégiques de la proposition de rapprochement. "Il reste clair pour chacun de nous que le rapprochement de nos sociétés délivrerait des synergies substantielles et des flux de trésorerie significativement améliorés qui pourraient, en retour, permettre des investissements accrus en innovation et de meilleurs retours aux actionnaires", estime le dirigeant.

Amazon (+1%) profite des commentaires élogieux d'un magazine financier de référence, Barron's. Le groupe de Jeff Bezos génère un cash flow conséquent et investit de manière régulière dans la croissance de ses opérations. Cela ferait toujours du dossier, qui capitalise déjà 930 milliards de dollars, une bonne opportunité d'investissement. C'est du moins l'avis de Barron's, qui estime même qu'Amazon pourrait devenir le plus gros générateur de cash parmi les firmes américaines dans les cinq prochaines années.

Cal-Maine Foods trébuche de 8,7% après une publication sans relief. Le producteur américain d'oeufs a affiché une perte inattendue sur le trimestre clos, alors que ses ventes ont reculé plus que prévu. La perte nette pour le trimestre clos fin novembre 2019 est ressortie à plus de 10 millions de dollars, 21 cents par action, contre un profit de 22 millions de dollars un an avant. Le consensus était de 3 cents de bpa positif sur la période. Les ventes ont régressé de 12,5% à 311,5 millions, contre 325 M$ de consensus. Le prix moyen de vente a il est vrai décroché de 11,5%.

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