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Wall Street fléchit, entre impeachment et commerce

| Boursier | 335 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine est attendue en léger repli avant bourse ce jeudi, S&P500 et Nasdaq rendant environ 0,1%, malgré la mise en accusation de Trump...

Wall Street fléchit, entre impeachment et commerce
Credits Reuters

La cote américaine est attendue en léger repli avant bourse ce jeudi, S&P500 et Nasdaq rendant environ 0,1%, malgré la mise en accusation de Trump. Il faut dire que cette dernière a peu de chances d'être validée par le Sénat. En outre, les choses semblent progresser sur le plan commercial en vue d'une signature concrète de l'accord de phase 1 entre Washington et Pékin. L'indice dollar se stabilise actuellement à 97,4. Le baril de brut WTI évolue autour des 61$.

Trump est donc depuis hier soir le troisième président américain mis en accusation, pour abus de pouvoir et entrave au Congrès, dans le cadre de l'affaire ukrainienne. Un procès en destitution aura ainsi lieu au Sénat. Hier, la Chambre des représentants à majorité démocrate a voté à 230 voix contre 197 la mise en accusation du président américain. Le procès aura lieu le mois prochain au Sénat, mais ce dernier est contrôlé par le clan républicain et devrait donc le défendre. D'ailleurs, Mitch McConnell, leader de la majorité républicaine au Sénat, a déjà affirmé qu'il n'y avait aucune chance que le Sénat destitue l'actuel président. Trump a promptement réagi lors d'un meeting dans le Michigan, qualifiant le vote de la veille de "procédure anarchique et partisane" et de "suicide politique" du Parti démocrate.

"Ils essaient de me destituer depuis le premier jour. Ils ont essayé de me destituer avant même que je ne me présente", a ironisé Trump.

Dans le même temps, sur le front commercial cette fois, la Chine et les Etats-Unis restent en contact en vue d'une signature de leur accord de phase 1. C'est ce qu'a confirmé le ministère chinois au Commerce, cité par Reuters. L'accord, outre la levée des mesures qui devaient être prises le 15 décembre, comprend un abaissement des tarifs douaniers en vigueur et une augmentation des achats de produits agricoles américains,, ainsi que des achats de produits énergétiques et manufacturiers. Des responsables américains affirment que Pékin s'est engagé à renforcer ses achats de produits et services américains d'au moins 200 milliards de dollars sur les deux prochaines années, dont 32 Mds$ de produits agricoles.

Gao Feng, porte-parole du ministère chinois au Commerce, souligne donc que les équipes US et chinoises restent en étroite communication. Le contenu détaillé de l'accord sera rendu public une fois le texte définitivement signé.

Ce jeudi, la Chine a dévoilé une nouvelle liste d'exemptions de tarifs douaniers sur les importations provenant des USA, concernant surtout des produits chimiques.

Les responsables américains affirment par ailleurs, selon Reuters, que l'accord comprend une meilleure protection des brevets, marques et 'copyrights'. Le vice-ministre chinois au Commerce, Wang Shouwen, indique ce jour que les deux superpuissances se sont accordées sur les questions de protection des secrets commerciaux et de la propriété intellectuelle sur les produits pharmaceutiques. Cette question de la propriété intellectuelle sera réglée par la Chine "à son propre rythme", a précisé Wang.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois de décembre 2019 est ressorti à +0,3, pratiquement à l'équilibre, contre +8,5 de consensus et +10,4 un mois auparavant. Cet indicateur reflète donc un très net ralentissement de l'expansion de l'activité manufacturière dans la région, expansion qui ressort désormais quasiment nulle.

La balance américaine des comptes courants pour le troisième trimestre 2019, elle aussi publiée à l'instant, s'est établie déficitaire de 124,1 milliards de dollars, contre un consensus de -127,8 milliards de dollars et un niveau de -125,2 milliards de dollars pour la lecture révisée de la période antérieure.

Enfin, les inscriptions hebdomadaires américaines au chômage pour la semaine close au 14 décembre, qui viennent d'être publiées par le Département au Travail, sont ressorties au nombre de 234.000, contre 221.000 de consensus et 252.000 une semaine plus tôt.

Ailleurs sur les marchés, la Banque d'Angleterre a laissé inchangé son principal taux directeur ce jeudi à 0,75%, comme prévu. Cette décision a été adoptée par sept voix contre deux, comme cela avait déjà été le cas le mois dernier. La facilité de rachat d'actifs est maintenue à 435 milliards de livres sterling (programme d'achats d'obligations d'Etat). La 'BoE' britannique indique par ailleurs que sa politique monétaire pourrait devoir soutenir si nécessaire la reprise économique, dans le cas où la croissance mondiale ne se stabiliserait pas ou si l'incertitude entourant le Brexit persistait.

Les valeurs

IAC/InterActiveCorp et Match Group ont annoncé un accord dans le cadre duquel Match se séparera totalement des opérations restantes d'IAC. La finalisation de cette opération est attendue au second trimestre 2020, ce qui marquera donc une scission complète des deux entreprises. Barry Diller, dirigeant d'IAC, explique en effet que son groupe est 'l'anti-conglomérat' et n'entend pas construire un empire. "Nous avons toujours séparé nos activités lorsqu'elles gagnaient en taille", résume Diller. Le mois dernier, son groupe avait évoqué ces plans de séparation de Match.

Accenture, le géant du consulting coté à Wall Street, a annoncé des comptes supérieurs aux attentes de marché, soutenus par le digital et le cloud. Le groupe de conseil technologique a réalisé pour le premier trimestre fiscal clos fin novembre 2019 un bénéfice net part du groupe de 1,36 milliard de dollars et 2,09$ par titre, contre 1,27 milliard de dollars soit 1,96$ par action un an auparavant. Le bénéfice par action était estimé à 2$ en moyenne par les analystes. Les revenus ont totalisé quant à eux 11,36 milliards de dollars, contre 11,14 milliards de consensus. La marge brute a grimpé à 32,1% contre 31,1% un an avant, avec le développement des services digitaux et cloud. Pour le trimestre entamé, les revenus sont attendus entre 10,85 et 11,15 milliards de dollars, soit un milieu de fourchette conforme aux attentes.

TiVo et Xperi se rapprochent et donneront naissance à un leader des technologies consommateur & divertissement. Les deux firmes cotées sur le Nasdaq viennent d'annoncer avoir conclu un accord définitif de rapprochement dans le cadre d'un transaction en actions représentant une valeur d'entreprise combinée d'environ 3 milliards de dollars. L'accord de fusion stipule un ratio fixe d'échange de 0,455, ce qui implique pour les actionnaires de TiVo une prime de 15% sur la base de la moyenne pondérée des volumes à 90 jours. A la finalisation, les actionnaires actuels de Xperi détiendront 46,5% du nouvel ensemble contre 53,5% pour ceux de TiVo.

Boeing. La suspension de la production du 737 MAX est évidemment lourde de conséquences pour l'avionneur. Une des dernières en date est la dégradation de sa note crédit long terme par Moody's puisque l'agence a abaissé de 'A2' à 'A3' sa notation, expliquant que la crise créée par l'immobilisation de l'appareil pourrait entacher sa réputation et sa marque pendant plusieurs années. Moody's n'exclut pas de réduire d'un cran supplémentaire sa note si lavion reste cloué au sol jusqu'au deuxième semestre 2020, notamment si les autorités identifient un autre élément du système de gestion de vol du MAX à mettre à jour.

La perspective est néanmoins relevée à 'stable', reflétant la forte liquidité et la souplesse financière de la société qui, conjuguées à la stabilité des activités de défense et à la croissance continue des services, atténuent l'impact alors que le MAX reste immobilisé, précise Moody's.

Micron Technology a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, assortis de commentaires optimistes de sa direction, qui estime que le marché des puces mémoire a désormais atteint un point bas. Le patron du fabricant américain de puces mémoire, Sanjay Mehrotra, a ainsi affirmé que le trimestre en cours marquera "le point bas cyclique de notre performance financière". Le groupe a annoncé mercredi après la clôture de Wall Street avoir réalisé pour son premier trimestre fiscal un bénéfice net de 491 millions de dollars (43 cents par action) en forte baisse par rapport aux 3,29 milliards de dollars (2,81$ par action) pour la même période de 2018. Ajustés des éléments exceptionnels, l bpa a atteint 48 cents, un peu supérieur au consensus (47 cents). Les ventes ont reculé à 5,14 Mds$ contre 7,91 Mds$ un an plus tôt, mais elles ont dépassé les attentes des analystes (4,99 Mds$).

Pour le trimestre en cours, Micron prévoit un profit de 29 à 41 cents par action pour des ventes de 4,5 à 4,8 Mds$. Les analystes attendent de leur côté un bpa de 39 cents et des ventes de 4,75 Mds$.

ConAgra Foods grimpe à Wall Street, le groupe américain d'alimentation ayant publié des résultats supérieurs aux attentes pour le second trimestre fiscal. Les revenus ont grimpé de près de 20% avec l'acquisition de Pinnacle. La croissance organique est ressortie à +1,6%. Le groupe rehausse sa prévision de synergies à 305 millions de dollars. Le bpa ajusté du trimestre clos a largement dépassé les attentes, ressortant à 63 cents.

Darden Restaurants, groupe aux chaînes Olive Garden et LongHorn, corrige avant bourse à Wall Street. Le groupe vient pourtant de révéler des comptes globalement conformes aux attentes de marché tout en réaffirmant ses estimations financières pour l'exercice.

Broadcom profite enfin de la rumeur, le Wall Street Journal croyant savoir que le groupe chercherait à vendre l'une de ses unités dédiées aux mémoires wireless. L'unité en question, aux ventes annuelles de 2,2 milliards de dollars, pourrait être cédée pour 10 milliards de dollars. Le titre Broadcom s'affiche au plus haut de son histoire boursière.

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