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Wall Street flanche face à la crainte d'une seconde vague de Covid-19

| Boursier | 679 | 5 par 1 internautes

La Bourse de New York démarre la semaine en nette baisse, dans le sillage des autres places mondiales, où les investisseurs s'inquiètent d'un regain de la pandémie de Covid-19.

Wall Street flanche face à la crainte d'une seconde vague de Covid-19
Credits Reuters

La Bourse de New York démarre la semaine en nette baisse lundi, dans le sillage des autres places mondiales, où les investisseurs s'inquiètent d'un regain de la pandémie de Covid-19, notamment en Europe, où de nombreuses villes ont dû prendre de nouvelles mesures de restriction, au risque d'enrayer la reprise économique en cours. Le pétrole WTI rechute de plus 5%, après son rebond supérieur à 10% la semaine dernière, et l'or perd aussi plus de 2,5%, tandis que le dollar reprend de la hauteur face au retour des incertitudes.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones plonge de 2,89% à 26.858 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 2,2% à 3.246 pts, et frôle la zone de correction, caractérisée par une baisse de 10% par rapport aux précédents sommets. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et "biotechs", perd 1,27% à 10.656 pts et lâche environ 11% par rapport à son record du 2 septembre à 12.056 pts. Les trois indices américains viennent d'enchaîner trois semaines de baisse consécutive, et à ce stade, le S&P 500 s'oriente vers son pire mois de septembre depuis 2011.

Plus tôt dans le journée, l'indice EuroStoxx a plongé de 3,7%, de même que le CAC 40 à Paris, tandis que le Dax 30 a perdu 4,3% et que le Footsie 100 a chuté de 3,3%.

Les valeurs cycliques et les banques piquent du nez

A Wall Street, les ventes affectent en priorité les secteurs de l'énergie, des matières premières, et les industrielles, qui avaient profité ces dernières semaines d'un regain d'intérêt de la part de gérants de portefeuille cherchant des valeurs sous-évaluées dans l'optique de la reprise économique mondiale.

Au sein du Dow Jones, les plus fortes baisses sont affichées par Dow (-5,7%), 3M (-5,6%), American Express (-5,7%), Honeywell (-5,5%) et Caterpillar (-5,3%).

Les bancaires souffrent aussi ce lundi, après la publication d'une enquête affirmant que le secteur bancaire a participé à des opérations de blanchiment d'argent (drogue, armes, terrorisme...) ces dernières années, malgré le durcissement des réglementations. JP Morgan, cité notamment par cette enquête, perd 4,5%.

Les technologiques poursuivent également leur correction entamée depuis plusieurs semaines, après les sommets atteints pendant l'été. Apple parvient toutefois à se maintenir dans le vert (+0,2%) tandis que Microsoft et Salesforce limitent leur repli à 0,2%.

Le décès de la juge "RBG" durcit encore la campagne électorale américaine

Outre les inquiétudes sur la situation sanitaire, les marchés observent aussi avec appréhension le regain des tensions politiques aux Etats-Unis, après le décès, samedi, de la juge de la Cour Suprême Ruth Bader Ginsburg ("RBG"), qui a exacerbé la lutte entre Donald Trump et son rival démocrate Joe Biden.

A 45 jours de l'élection présidentielle, le président républicain veut remplacer "sans délai" la juge Ginsburg, ce qui ferait basculer durablement la Cour dans le camp conservateur (les juges étant nommés à vie). Mais pour le camp démocrate et Joe Biden, c'est le prochain président qui doit nommer le prochain juge. "Les électeurs doivent choisir le président, et le président doit proposer un juge au Sénat", selon Biden.

Le Congrès se fait attendre pour prolonger son soutien à l'économie

En outre, la cote américaine est déprimée par le peu de progrès réalisé par les partis politiques en vue d'adopter un nouveau package de soutien à l'économie américaine. Le précédent plan massif de 2.200 milliards de dollars, mis en place en mars, est désormais arrivé à son terme, et de nombreuses mesures d'aide aux entreprises et aux salariés ont pris fin. Les économistes craignent que sans un rapide nouveau coup de pouce budgétaire, l'emploi et la consommation en pâtissent, enrayant la fragile reprise de l'économie américaine.

La semaine dernière, la Réserve fédérale avait maintenu en l'état sa politique monétaire très accommodante, et ses taux proches de zéro, mais avait un peu déçu les marchés en n'évoquant par son intention de renforcer encore ses programmes de rachats d'actifs si la situation économique se dégradait.

Le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, a d'ailleurs mis en garde contre un excès d'optimisme sur la reprise économique, même si celle-ci a été "plus vite que ce qui était généralement prévu" pendant l'été. Toutefois, "le chemin devant nous demeure hautement incertain", a prévenu le patron de la Fed. "Les perspectives économiques sont hautement incertaines et dépendront en grande partie de notre capacité à maîtriser le virus", a-t-il poursuivi, en appelant la Maison Blanche et le Congrès à adopter de nouvelles mesures budgétaires.

Jerome Powell et Steven Mnuchin auditionnés cette semaine au Congrès

La Fed a maintenu comme prévu ses taux directeurs proches de zéro, le 16 septembre, et s'est engagée à les conserver ainsi jusqu'à la fin 2023, en estimant que l'inflation ne devrait pas remonter jusqu'à son objectif de 2% avant cette date.

Cette semaine, Jerome Powell ainsi que le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin seront auditionnés à trois reprises au Congrès. Mardi, les deux responsables seront entendus par la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, au sujet des réponses apportées à la crise sanitaire. Mercredi, une audience est prévue devant la commission spéciale en charge de la crise du nouveau coronavirus. Enfin, les responsables seront auditionnés par la Commission bancaire du Sénat.

La semaine sera aussi marquée par des interventions publiques de plusieurs membres de la Fed, dont Lael Brainard, Charles Evans, Raphael Bostic, James Bullard, Mary Daly et John Williams.

L'Europe renforce son arsenal face à la résurgence du coronavirus

Sur le plan sanitaire, l'Europe est confrontée depuis la fin des vacances d'été à une recrudescence du nombre d'infections par le coronavirus, faisant craindre une seconde vague de la pandémie dans cette région. La Covid-19 continue aussi de faire des ravages aux Etats-Unis, où le nombre de morts s'apprête à franchir la barre symbolique des 200.000 morts, et se propage aussi très rapidement en Inde, tandis qu'en Chine, elle semble désormais sous contrôle.

De nombreux pays européens ont été amenés à durcir ces derniers jours les mesures de restriction dans de nombreuses grandes villes, afin de tenter de juguler le rebond des cas de Covid-19. En France, Nice, Lyon, Marseille et Toulouse ont notamment restreint les rassemblements et manifestations sportives et culturelles et les horaires d'ouverture des bars et restaurants. En Espagne, des quartiers entiers de Madrid ont été reconfinés pour deux semaines, une mesure qui concerne 850.000 personnes.

Au Royaume-Uni, le niveau d'alerte épidémique a été relevé de 3 à 4 (risque "élevé ou augmentant de manière exponentielle"). Le Premier ministre Boris Johnson doit s'exprimer mardi devant le Parlement et le maire de Londres Sadik Khan, réunit ce lundi un conseil municipal au cours duquel il devrait se prononcer en faveur d'un couvre-feu à partir de 22 heures dans la capitale, et d'une réduction des heures d'ouverture des cafés, pubs et restaurants.

Le pétrole et l'or en berne, le dollar remonte

Sur le front économique aux Etats-Unis, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago pour le mois d'août 2020 est ressorti à 0,79, contre 1,88 de consensus et 2,54 un mois avant. Une lecture positive signale rappelons-le une expansion supérieure à la normale.

Le pétrole repart dans le rouge vif lundi, dans la crainte d'un essoufflement de la reprise de la demande en cas de seconde vague de coronavirus. Le baril de brut léger américain (WTI) rechute de 5,1% à 39$ pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex, après avoir repris plus de 10% la semaine dernière, sa meilleure semaine depuis juin. Le Brent d'échéance novembre abandonne lundi 4,3% à 41,29$, après un gain de 8,3% la semaine dernière.

Une fois n'est pas coutume, l'aversion au risque ne bénéficie par à l'or, qui chute de 2,7% à 1.909,50$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le Comex. Le métal jaune avait grimpé de 0,7% la semaine dernière, sa deuxième semaine de hausse consécutive.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar se renforce nettement lundi soir, gagnant 0,8% à 93,67 points, tandis que l'euro perd 0,7% à 1,1755$. Le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans a perd 3 points de base à 0,66%. Ce taux évoluait encore à 1,9% en début d'année, avant la crise du coronavirus qui a entraîné une brutale récession économique et des mesures d'exceptionnelles de la part de la Réserve fédérale, qui a ramené ses taux directeurs proches de zéro.

VALEURS A SUIVRE

Oracle (+1%) / Walmart (+0,5%). Trump a annoncé samedi qu'il allait donner son feu vert à un accord qui pourrait permettre au réseau social de partage de vidéos TikTok de poursuivre ses activités aux États-Unis, après avoir menacé d'interdire l'application chinoise. Le président américain validerait donc le 'deal' entre TikTok, le géant californien des logiciels d'entreprises Oracle et le colosse de la distribution Walmart, qui créerait une nouvelle compagnie, TikTok Global. Rétropédalant quelque peu ce lundi, Trump ajoute qu'il ne validera pas l'accord si le groupe chinois garde le contrôle...

Oracle a annoncé pour sa part une prise de participation de 12,5% dans TikTok Global. TikTok s'est félicité que sa proposition, faite avec Oracle et Walmart, permette de surmonter les inquiétudes de l'administration américaine en matière de sécurité et règle les questions sur l'avenir de TikTok aux États-Unis. ByteDance, maison-mère de TikTok, souhaite une valorisation de l'application de 60 milliards de dollars dans le cadre de l'accord, croit savoir Bloomberg. Sur ces bases, Oracle et Walmart investiraient 12 milliards de dollars pour une participation cumulée de 20% dans TikTok Global. Trump estime que la nouvelle société pourrait créer 25.000 emplois aux États-Unis.

ByteDance indique ce lundi que TikTok deviendra sa filiale dans le cadre de l'accord avec Trump. ByteDance déclare qu'il détiendra 80% de TikTok Global, la compagnie nouvellement créée qui possèdera la majeure partie des opérations mondiales de l'application. Oracle et Walmart détiendraient respectivement 12,5% et 7,5% de la nouvelle entité. Les deux groupes américains affirment quant à eux que le contrôle de TikTok reviendrait à des investisseurs US. Bref, la question capitalistique demeure encore peu claire. On peut aussi tourner la chose différemment en constatant que 41% du capital du Chinois ByteDance est déjà aux mains d'investisseurs américains. Une source de Reuters évoque une valorisation de TikTok de 50 milliards de dollars...

TikTok a par ailleurs confirmé des plans ultérieurs d'introduction en bourse de TikTok Global. Le conseil d'administration comprendrait Zhang Yiming, fondateur de ByteDance, Doug McMillon, patron de Walmart, et des administrateurs actuels de ByteDance. Oracle et Walmart ont quant à eux précisé samedi que quatre des cinq administrateurs de la nouvelle entité seraient américains... Ici encore, les violons ne sont donc pas vraiment accordés... Le projet actuel ne comprend pas de transfert d'algorithme ou de technologies, mais Oracle sera en mesure d'inspecter le code source du Chinois aux USA, selon ByteDance.

A défaut de TikTok, Microsoft (-0,2%) va mettre la main sur ZeniMax Media, propriétaire de l'éditeur de jeux vidéo Bethesda Softworks. Une acquisition de 7,5 milliards de dollars, tout simplement la plus importante du géant américain dans le gaming ! Bethesda est un éditeur référent dans l'industrie avec des jeux tels que The Elder Scrolls, Doom, Dishonored et Fallout. Le groupe devrait également sortir au moins deux jeux début 2021.

Microsoft affirme que les jeux "alimenteront de nouveaux services de cloud-gaming comme le Xbox Game Pass", qui compte plus de 15 millions d'abonnés. Microsoft prévoit d'ajouter les "franchises emblématiques" de Bethesda à la bibliothèque GamePass et a l'intention de proposer les futurs jeux de Bethesda sur Game Pass le jour même de leur lancement sur Xbox ou PC. Le groupe de Redmond s'attend à finaliser la transaction au cours de la seconde moitié de l'exercice 2021 et estime l'"impact minimal" sur le résultat d'exploitation ajusté des exercices 2021 et 2022.

Tesla (+0,6%) tient demain mardi son très attendu 'Battery Day'. Les investisseurs seront très attentifs aux annonces technologiques du groupe d'Elon Musk, dont la valorisation devient désormais très exigeante pour ne pas dire excessive à court terme, ainsi qu'à sa stratégie en matière de batteries. Musk a néanmoins promis que le Battery Day allait être "dingue".

Nike (-1,4%), géant des chaussures et accessoires de sport, annoncera ses derniers comptes trimestriels mardi, après la clôture de Wall Street, avec probablement un impact fort de l'épidémie du fait des fermetures et de l'impact de la crise sur la consommation. Le consensus est de 46 cents de bpa ajusté pour 9,1 Mds$ de revenus...

AutoZone (-3%) annoncera aussi mardi ses derniers résultats. General Mills et Cintas publient mercredi, Accenture, Darden Restaurants et CarMax jeudi.

Costco Wholesale (+0,2%), distributeur d'Issaquah, publie également jeudi ses résultats financiers du trimestre clos. Le groupe a bénéficié des achats de précaution des consommateurs.

Nikola Corporation (-19%), que certains aimeraient voir comme le Tesla des poids-lourds, annonce la démission de Trevor Milton, son président exécutif et fondateur. Le Conseil d'administration a accepté son départ et a choisi de nommer Stephen Girsky, ancien vice-président de General Motors et membre du Conseil, comme nouveau président. Une annonce qui intervient moins de deux semaines après que la société basée à Phoenix s'est retrouvée dans la ligne de mire d'un vendeur à découvert, dont un rapport a entraîné l'ouverture d'une enquête de la SEC et du ministère de la Justice.

Hindenburg Research, le 'vadeur' en question, évoque une fraude complexe, passant notamment par une surévaluation des capacités des premiers camions lors de tests. Outre cette affaire, Nikola a beaucoup fait parler à Wall Street au cours des derniers mois. Son titre s'est notamment envolé après que General Motors eut annoncé prendre 11% du capital de Nikola contre un chèque de 2 milliards de dollars.

Hilton Worldwide Holdings (-4,8%), Marriott (-7%) et Hyatt Hotels (-6,6%) corrigent avec le secteur hôtelier sur des craintes de nouvelles mesures restrictives. Le secteur des casinos fait de même avec notamment Las Vegas Sands (-6%), MGM Resorts (-4%) ou Wynn Resorts (-7%). Delta Air Lines, American Airlines et United Airlines fléchissent également de 7% à 8%.

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