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Wall Street : fin de semaine plus discutée avec Apple et Amazon

| Boursier | 507 | Aucun vote sur cette news

Après de nouveaux records historiques établis hier soir, la Bourse de New York termine la semaine sur une note plus lourde, plombée par les comptes...

Wall Street : fin de semaine plus discutée avec Apple et Amazon
Credits Reuters

Après de nouveaux records historiques établis hier soir, la Bourse de New York termine la semaine sur une note plus lourde, plombée par les comptes d'Amazon et d'Apple. Hier, rappelons que les indices S&P 500 et Nasdaq avaient clôturé sur de nouveaux sommets historiques, les investisseurs ignorant l'annonce d'un ralentissement de la croissance économique à 2% en rythme annuel au 3e trimestre aux Etats-Unis...

ECO ET DEVISES

Les dépenses des ménages sont ressortis en hausse de 0,6% en septembre aux Etats-Unis, comme attendu par les analystes, tout comme le délateur (4,4%), indicateur de l'inflation très surveillé par la Réserve fédérale.
Sur le front des nouvelles macro-économiques toujours, la croissance américaine a ralenti plus nettement que prévu au troisième trimestre. Le PIB a ainsi progressé au rythme annuel de 2%, après une hausse de 6,7% au 2e trimestre, et contre un consensus placé à +2,6%. L'indice des prix rattaché au PIB a en revanche progressé plus que prévu, de 5,7% en rythme annuel, contre un consensus de 5,3%. L'indice des prix 'core' a affiché pour sa part une hausse de 4,5%.
Sur le marché de l'emploi les chiffres continuent de pointer vers une amélioration. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont à nouveau diminué la semaine passée et restent bien ancrées sur leur niveau de mars 2020, avant la crise sanitaire. Pour la semaine close au 23 octobre, les inscriptions au chômage ont atteint 281.000, en repli de 10.000 par rapport à la semaine antérieure. Le consensus était positionné à 288.000.

Quant à la Réserve fédérale américaine, elle se réunira mardi et mercredi prochain et devrait décider du calendrier de réduction de son programme d'achats d'actifs ("tapering"), qui pourrait commencer dès novembre ou à défaut, à partir de décembre, selon les économistes. Quant aux premières hausses de taux directeurs, elles ne sont pas attendues avant la fin 2022, voire en 2023... En attendant, l'euro revient à 1,1630/$. Le pétrole campe sur les 84$ le brent.

VALEURS A SUIVRE

Apple a publié des comptes en demi-teinte pour son 4e trimestre fiscal, jeudi soir après la clôture de Wall Street. Les ventes d'iPhones et d'objets connectés ont déçu, faisant chuter le titre de quelque 3% dans les cotations hors séance. Le bénéfice net du 4e trimestre fiscal (achevé fin septembre) s'est envolé de 62% pour atteindre 20,6 milliards de dollars (1,24$ par action) contre 12,7 Mds$ (0,73$ par action) un an plus tôt, ce qui correspond aux attentes des analystes du consensus FactSet (1,24$ par action).
Les ventes de la firme à la pomme ont grimpé de 29% pour atteindre 83,4 Mds$ contre 64,7 Mds$ un an plus tôt, mais les analystes tablaient sur des facturations plus élevées, de 85,1 Mds$. C'est la première fois qu'Apple manque le consensus depuis le trimestre octobre-décembre de 2018, où les ventes en Chine avaient déçu...
Les ventes d'iPhones ont totalisé 38,9 Mds$ contre 26,4 Mds$ un an plus tôt, mais inférieures au consensus qui s'attendait en moyenne à 41,2 Mds$. Le nouvel iPhone 13 a été mis sur le marché dans la dernière semaine du trimestre.
Les revenus de la branche "wearables" (dont l'Apple Watch) et accessoires (dont les airpods) ont totalisé 8,8 Mds$ contre 7,9 Mds$ un an plus tôt, mais ont manqué le consensus FactSet qui était logé à 9,4 Mds$.
Les ventes de Mac et les iPad n'ont en revanche pas déçu, ces produits restant les grands gagnants de la pandémie de Covid-19 et du recours massif au télétravail. Les ventes d'ordinateurs Mac ont ainsi atteint 9,2 Mds$ contre 9 Mds$ en 2020, alors que le consensus tablait sur 9,1 Mds$. Les revenus d'iPad ont augmenté à 8,3 Mds$ (contre 6,8 Mds$ en 2020), dépassant les attentes (7,2 Mds$).
La branche services (dont Apple Music, Apple TV+ et Apple Arcade) a elle aussi fait mieux que prévu, engrangeant 18,3 Mds$ pendant le trimestre, contre 14,5 Mds$ en 2020, et 17,7 Mds$ attendus.

Amazon a manqué le consensus des analystes au 3e trimestre, tant en termes de profits (qui ont plongé de 50%!) qu'en termes de ventes. Pour ne rien arranger, le géant du commerce en ligne et du cloud computing a fait des prévisions conservatrices pour le trimestre en cours, celui des fêtes de fin d'année, en raison d'une envolée de ses coûts en cette période de sortie de pandémie de coronavirus. A Wall Street, le titre Amazon chutait de plus de 4% dans les cotations hors séance, en réaction à la publication des comptes du 3e trimestre.
Le bénéfice du groupe a atteint 3,2 milliards de dollars au 3e trimestre (6,12$ par action), en baisse de 50% par rapport à la même période de 2020 (12,37$ par action). Les analystes du consensus FactSet tablaient en moyenne sur un bpa de 8,9$, en tenant compte des problèmes de chaînes d'approvisionnement et de pénurie de main d'oeuvre, qui se sont révélés plus importants que prévu.
Quant au chiffre d'affaires, il a grimpé de 15% pour totaliser 110,8 Mds$, mais a manqué les attentes de Wall Street, logées à 111,55 Mds$.
Les problèmes logistiques auxquels a été confronté Amazon se reflètent dans les coûts des ventes du groupe, qui ont augmenté à 62,93 Mds$ contre 57,11 Mds$ un an plus tôt, et ses frais de traitement et d'expédition des commandes, qui ont bondi à 18,5 Mds$ contre 14,71 Mds$ au T3 2020. Une hausse des coûts qui devrait se poursuivre au 4e trimestre...
Ainsi, pour le trimestre octobre-décembre, Amazon prévoit des ventes de 130 à 140 Mds$ (contre un record de 125,56 Mds$ au T4 2020), mais les analystes s'attendaient à 142,17 Mds$. Amazon s'attend à un profit de opérationnel compris entre zéro et 3 Mds$, en net retrait par rapport au 6,87 Mds$ dégagés au T4 2020. Les analystes s'attendaient au contraire à une nouvelle hausse à 7,71 Mds$.
"Après la hausse des salaires des employés des centres de distribution, qui a été menée au 2e trimestre 2021, Amazon a annoncé de nouvelles hausses (et des primes) ainsi que des projets pour embaucher 150.000 personnes supplémentaires (dans tous les services) au 4e trimestre 2021", a ainsi souligné l'analyste de Credit Suisse dans une note précédant la publication.
Dans un communiqué, le patron d'Amazon Andy Jassy a indiqué qu'au 4e trimestre, "nous prévoyons plusieurs milliards de dollars supplémentaires de frais dans notre branche consommation, alors que nous faisons face à des pénuries de main d'oeuvre, une hausse des coûts salariaux, des problème logistiques mondiaux et des coûts de fret et de transport plus élevés. Nous faisons tout notre possible pour en minimiser l'impact sur les consommateurs et nos partenaires commerciaux pendant la saison des fêtes de fin d'année". "Cela nous coûtera cher à court terme, mais c'est le bon choix de priorités pour nos clients et nos partenaires", a ajouté M. Jassy.

Exxon Mobil a publié son meilleur résultat trimestriel en quatre ans, porté par les prix du pétrole et du gaz qui ont plus que doublé. Au troisième trimestre, le plus grand producteur américain de pétrole a réalisé un bénéfice de 1,57 dollar par action, en ligne avec le consensus de place. Ces résultats reflètent la flambée des prix du gaz naturel, l'amélioration des marges de raffinage et les pénuries d'approvisionnement, qui ont poussé les cours du pétrole à leur plus haut niveau depuis trois ans durant le dernier trimestre. Exxon a par ailleurs indiqué que les perspectices solides en termes de flux de trésorerie lui permettront d'augmenter la distribution aux actionnaires jusqu'à 10 milliards de dollars (8,59 milliards d'euros), par le biais d'un programme de rachat d'actions qui doit débuter en 2022.

Chevron a publié son bénéfice trimestriel le plus élevé depuis huit ans, grâce à la hausse des prix du pétrole et du gaz et à la reprise de la demande de carburants qui a dopé les marges de raffinage. Au troisième trimestre, le bénéfice net de Chevron s'est établi à 6,11 milliards de dollars (5,244 milliards d'euros), soit 3,19 dollars par action, contre une perte de 207 millions de dollars, soit 0,12 dollar par action, un an plus tôt. Les résultats de Chevron reflètent en partie les gains résultant de la hausse de la demande après une importante réduction de la production l'année dernière pendant la pandémie.
Le flux de trésorerie issue des opérations, un indicateur très suivi, a atteint 8,5 milliards de dollars sur le trimestre, soit le plus élevé jamais enregistré par le groupe, a indiqué son directeur général Michael Wirth. La publication de ces résultats intervient alors que des dirigeants de grandes compagnies pétrolières ont été mis sur la sellette jeudi par des parlementaires américains pour avoir ignoré dans le passé leur propre recherche concernant l'impact de leur activité sur le réchauffement climatique...

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