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Wall Street : fin de semaine en demi-teinte, malgré une solide activité économique

| Boursier | 274 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé, jeudi, les valeurs cycliques saluant l'annonce d'indices PMI d'activité plus solides que prévu en mai aux Etats-Unis, mais aussi en Europe.

Wall Street : fin de semaine en demi-teinte, malgré une solide activité économique
Credits Reuters

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé vendredi soir, les valeurs cycliques saluant l'annonce d'indices PMI d'activité plus solides que prévu en mai aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Les technologiques en revanche ne parviennent pas à prolonger leur rebond de la veille, de même que le bitcoin, qui a repris sa glissade. Le pétrole rebondit après une chute de plus de 6% depuis le début de la semaine, tandis que les taux d'intérêts ne montrent pas de signes de tension et que le dollar se renforce.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones gagne 0,50% à 34.256 points, tandis que l'indice large S&P 500 reprend 0,20% à 4.167 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, se replie de 0,12% à 13.519 points.

Sept des onze indices sectoriels du S&P 500 sont en terrain positif, à commencer par les financières (+0,8%), les matériaux de base (+0,7%) et l'énergie (+0,7%), qui bénéficient des chiffres d'activité PMI. Les technologiques (-0,3%) et les services de communication (stables) sont à la traîne après des gains de l'ordre de 1,7% jeudi. Parmi les grandes valeurs technologiques, Apple perd 1,2% et Amazon perd 1% tandis que Microsoft fléchit de 0,3%.

L'activité économique accélère aux Etats-Unis comme en Europe

Dans l'actualité économique ce vendredi, l'indice PMI composite américain du mois de mai est ressorti à 68,1, signalant ainsi une forte expansion de l'activité. L'indice flash manufacturier du mois de mai a été de 61,5, contre un consensus de marché de 60,5. L'indicateur des services a atteint 70,1, contre 64,5 de consensus. En revanche, les reventes de logements existants du mois d'avril sont ressorties au rythme de 5,85 millions, inférieures au consensus de 6,085 millions.

En Europe, les indices d'activité ont confirmé la reprise économique en Europe. La croissance de l'activité du secteur privé dans la zone euro a même atteint en mai son rythme le plus élevé depuis plus de trois ans, la forte reprise dans les services venant s'ajouter au dynamisme déjà marqué de l'industrie manufacturière. Ainsi, l'indice PMI "flash" composite, considéré comme un bon baromètre de l'activité économique dans son ensemble, a atteint 56,9 après 53,8 en avril. L'indice du seul secteur des services a bondi à 55,1 après 50,5 en avril, dépassant nettement le consensus qui le donnait à 52,3. Le PMI flash manufacturier a reculé à 62,8 (après un record de 62,9 en avril), mais il a dépassé les attentes logées à 62,5.

Au Royaume-Uni, l'indice PMI manufacturier a franchement dépassé les attentes à 66,1, contre 61 de consensus, alors que l'indicateur des services a manqué de peu les attentes à 61,8, mais il reste très solide. Les ventes de détail au Royaume-Uni ont bondi de 9,2% en avril sur un mois, contre +4,5% de consensus.

Les "cryptos" repartent la baisse

Le Bitcoin a repris le chemin de la baisse, vendredi, cédant environ 8% sur 24h autour de 36.600$. La principale monnaie virtuelle était tombée mercredi sous 30.000$, avant de rebondir au-dessus de 42.000$ jeudi... Elle abandonne environ 40% par rapport à ses records de la mi-avril, autour de 64.000$. L'Ether plongeait vendredi soir de 13% à 2.410$ sur la plate-forme Bitfinex. Les crypto-monnaies ont été laminées par un revirement d'Elon Musk, qui était un jusqu'ici leur plus fervent défenseur, ainsi que par des mesures d'interdiction des "cryptos" prises cette semaine par la Chine.

Aux Etats-Unis, l'annonce par l'administration Biden d'un tour de vis fiscal sur les cryptomonnaies n'a pas non plus aidé le secteur. Tous les virements en 'cryptos' supérieurs à 10.000$ devront désormais être signalés aux autorités. Selon 'Bloomberg', la récente chute des devises numériques a été accentuée par des prises de positions à effet de levier.

A l'inverse, l'or a retrouvé les faveurs des investisseurs en quête de sécurité ces derniers jours. Si le métal jaune cède vendredi soir 0,2% à 1.879,70$ l'once, il reste proche de son plus haut niveau depuis début janvier.

La Fed reste accommodante, mais le "tapering" n'est plus tabou

Les marchés demeurent partagés entre les espoirs de reprise liés à la réouverture des économies, et les craintes relatives à l'inflation. Il semble désormais probable que la Fed discute concrètement de 'tapering' d'ici à la fin de l'année, si l'on en croit le compte-rendu de la dernière réunion de la Fed publié mercredi. Un certain nombre de dirigeants de la Fed ont ainsi jugé "approprié à un moment donné (...) de commencer à discuter d'un projet pour ajuster le rythme des achats d'actifs" si l'économie continue d'afficher des progrès rapides vers les objectifs de la Fed.

La BCE pourrait elle aussi réajuster quelque peu sa politique très accommodante, même si Christine Lagarde a encore assuré vendredi qu'il était trop tôt pour initier des discussions au sujet de la réduction des achats d'actifs du plan PEPP mis en place en 2020 face à la pandémie de Covid-19. La présidente de la BCE s'est dite déterminée à préserver des conditions favorables de financement.

Le marché obligataire américain finit la semaine sur une note stable, les hausses de taux intervenues en début d'année ayant visiblement déjà intégré les débats sur un possible "tapering" de la Fed. Le rendement du T-Bond à 10 ans s'inscrit à 1,62% vendredi soir (-1 point de base), tandis que le taux du "30 ans" est à 2,33% (-1 pdb), au même niveau qu'une semaine plus tôt.

Ces taux restent encore loin de leurs plus hauts de l'année, courant mars, lorsqu'ils avaient grimpé respectivement jusqu'à 1,77% pour le 10 ans et 2,49% pour le 30 ans, dans la crainte d'un dérapage de l'inflation aux Etats-Unis.

Du côté des changes, l'indice du dollar gagne vendredi 0,28% à 90,06 points face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro cède 0,4% à 1,2178$ dans les échanges interbancaires à New York.

Les cours du pétrole se reprennent après une perte de plus de 6% en trois séances, face aux rumeurs d'avancées entre l'Iran et les Etats-Unis sur une relance de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Un tel accord ouvrirait la voie à la levée des sanctions américaines et à un retour des exportations pétrolières iraniennes sur le marché mondial, un facteur baissier pour les cours du brut.
Le baril de brut léger américain WTI regagnait vendredi soir 2,8% à 63,70$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juillet, tandis que le Brent reprenait 2,3% à 66,60$ (contrat de juillet).

VALEURS A SUIVRE

Applied Materials (-1%), le leader des équipements destinés à la production de semi-conducteurs, a fourni une solide guidance pour le trimestre en cours, aidé en cela par des commandes dynamiques des concepteurs de 'puces', désireux de répondre à la forte demande. Sur la période de trois mois close en juillet, 'Amat' anticipe des revenus de 5,92 milliards de dollars. Le groupe californien de Santa Clara dépasserait donc aisément le consensus de marché, qui se situait à 5,52 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté trimestriel par action est anticipé désormais entre 1,70 et 1,82$ sur ce troisième trimestre fiscal, alors que le consensus était de 1,56$.

Le contexte actuel de pénurie profite donc pleinement au groupe, qui compte notamment Intel, Samsung, TSMC et bien d'autres parmi les plus prestigieux clients. La guidance du groupe donne par ailleurs une bonne idée de la tendance actuelle sur les marchés des produits électroniques.

Après deux années de disette, l'industrie des 'puces' fait face à une demande explosive. Dan Durn, le directeur financier d'Amat, estime que le marché total des équipements de production de 'semis' devrait largement dépasser les 70 milliards de dollars cette année avant de progresser encore l'année prochaine. Le CFO pense que le marché représentera plus de 160 milliards de dollars sur deux ans.

Foot Locker (+3%), le distributeur américain de chaussures et accessoires de sport, a publié aujourd'hui des comptes largement supérieurs aux attentes. Le détaillant a réalisé pour son premier trimestre fiscal, clos début mai, un bénéfice net de 202 millions de dollars et 1,93$ par titre, contre une perte de 110 millions de dollars un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,96$, contre un consensus de 1,12$. Les ventes se sont envolées de 83% à 2,15 milliards de dollars, contre un consensus FactSet de 1,9 milliard. La croissance à comparable a dépassé les 80%. Richard Johnson, CEO du groupe, se réjouit de ces comptes et souligne que l'offre du groupe a été plébiscitée par les clients.

Deere (+3%), le géant américain des engins agricoles, a dépassé facilement les attentes pour son second trimestre fiscal, et se permet ainsi de rehausser ses prévisions financières. Le bénéfice trimestriel par action a représenté 5,68$, contre 4,4$ de consensus et 2,11$ un an avant (chiffres ajustés). Les revenus sur ce trimestre d'avril ont totalisé quant à eux 11 milliards de dollars, dépassant de 6% le consensus, contre 8,2 milliards de dollars sur la période correspondante de l'an dernier. Après ce bond de près de 170% des bénéfices trimestriels, l'équipementier agricole de l'Illinois dit tabler, pour l'exercice, sur un bénéfice net allant de 5,3 à 5,7 milliards de dollars. La guidance antérieure allait de 4,6 à 5 milliards. Deere prévient tout de même que les pressions sur la chaîne d'approvisionnement devraient s'intensifier sur le reste de l'année.

VF Corp (-7%), la maison-mère de The North Face, Timberland, Vans ou Supreme, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal une croissance de près de 23% de son activité. Néanmoins, le bénéfice trimestriel est ressorti inférieur aux attentes. Le résultat net a été de 89 millions de dollars et 23 cents par titre, contre une perte de 484 millions de dollars un an avant. Le bpa ajusté a représenté 26 cents, contre 29 cents de consensus FactSet. Les revenus se sont établis à 2,58 milliards de dollars, contre 2,1 milliards un an plus tôt et 2,51 milliards de consensus. Le groupe souligne par ailleurs que sa supply chain est actuellement opérationnelle. Pour l'exercice, VF Corp envisage des revenus de 11,8 milliards de dollars et un bpa ajusté de 3,05$.

Tesla (stable). Elon Musk a indiqué ce vendredi que le constructeur californien de voitures électriques pourrait bien établir une production locale en Russie. A l'occasion d'un événement local, l'homme d'affaires a précisé que Tesla, qui dispose déjà de sites de production en Chine et aux Etats-Unis (et prochainement en Allemagne), cherchait à développer des capacités de production dans d'autres régions du monde... Dans un autre registre, des employés d'administrations chinoises possédant des Tesla ont dû garer leurs voitures à l'extérieur des locaux du fait de questions de sécurité liées aux caméras embarquées, a appris Reuters.

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