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Wall Street : fin de semaine en berne...

| Boursier | 386 | Aucun vote sur cette news

Après une tentative de rebond, la Bourse de New York est repartie en nette baisse vendredi soir, l'indice S&P 500 tombant en zone de "bear market".

Wall Street : fin de semaine en berne...
Credits Reuters

Après une tentative de rebond, la Bourse de New York est repartie en nette baisse vendredi soir, l'indice S&P 500 tombant en zone de "bear market", avec une chute désormais supérieure à 20% par rapport à son sommet historique de janvier dernier. La crainte d'une récession induite par le cycle de resserrement monétaire de la Fed continue de hanter les investisseurs, alors que les bénéfices des entreprises commencent à souffrir de l'inflation des coûts et des perturbations de "supply chain".

A deux heures de la clôture, le Dow Jones perd 1,53% à 30.774 points, tandis que l'indice large S&P 500 lâche 1,74% à 3.832 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, chute de 2,35% à 11.121 pts.

Plus tôt dans la journée, les autres marchés mondiaux avaient pourtant terminé en hausse, soutenus par l'annonce d'une baisse des taux en Chine , où les restrictions sanitaires continuent d'être levées progressivement. L'indice Euro Stoxx 50 a regagné 0,45%, le DAX 30 a pris 0,72% à Francfort, tandis qu'à Paris, le CAC 40 a limité ses gains à 0,2%, après un gain de plus de 1% en séance. En Asie, le Nikkei a bondi de 1,27% à Tokyo, et en Chine, le Shanghai composite a grimpé de 1,6%.

La Banque populaire de Chine a abaissé de 15 points de base, à 4,45%, son taux préférentiel de prêt à cinq ans, servant de référence au marché local du crédit immobilier. Il s'agit de sa plus forte réduction depuis la refonte du système de taux d'intérêt de la banque centrale en 2019. Les économistes tablaient sur une diminution de cinq à dix points.

Chute des secteurs du commerce et des technologiques

A Wall Street, dix des 11 indices sectoriels du S&P 500 perdent du terrain vendredi. Seul l'immobilier grappille 0,08%, tandis que les biens de consommation discrétionnaire plongent de 3,5%, suivis de l'industrie (-2,5%) et des technologiques (-2,2%).

Les biens de consommation de base perdent encore 0,7%, après une chute de plus de 8% sur les deux dernières séances. Le secteur de la consommation a été laminé par l'annonce de bénéfices inférieurs aux attentes de Walmart, qui a perdu plus de 20% en 4 séances, et de Target, qui a abandonné plus de 30% en 3 séances. Les géants de la distribution ont aussi alerté sur leurs futurs bénéfices, qui vont continuer à souffrir des hausses de coûts (salaires, fret, transport).

Parmi les "Gafam", Apple perd encore 2,5%vendredi, portant sa chute à environ 27% par rapport à ses sommets historiques de début 2022. Amazon perd 1,23%, Alphabet lâche 3,6%, Meta Platforms limite les dégâts à -0,36%, et Microsoft recule de 1,4%. Applied Materials perd 7,4% après la publication, jeudi soir, de résultats inférieurs aux attentes, pour cause de problèmes de chaîne d'approvisionnement malgré une très forte demande pour ses équipements destinés à l'industrie des semi-conducteurs.

Jusqu'où ira la baisse de Wall Street ?

Le négativisme omniprésent entourant les actions et les craintes de récession qui l'accompagnent ont déclenché une vague de commentaires de stratèges de grands établissements financiers, discutant de certains des risques de baisse supplémentaires pour le marché. Deutsche Bank a estimé que si nous glissions immédiatement dans la récession, elle prévoyait une correction du marché dépassant largement la moitié supérieure de la fourchette historique, compte tenu de la surévaluation boursière initiale. La banque allemande évoque ainsi l'éventualité d'une baisse de 35 à 40%, soit un indice large S&P 500 de retour vers les 3.000 points. La firme s'attend actuellement à ce que le S&P price au moins une baisse moyenne de récession de 24%, ce qui implique un S&P voisin de 3650.

Bank of America juge pour sa part que le pire scénario de stagflation implique un creux du S&P à 3.200, qui traduirait une 'ponction' typique de récession de 33% du pic au creux. Morgan Stanley, qui a été jusqu'à présent l'un des brokers les plus pessimistes, a noté que le marché baissier ne serait pas terminé tant que les valorisations ne tomberaient pas à des niveaux (multiples de 14-15x) qui tiennent compte des déclins attendus des bénéfices.

Goldman Sachs observe que le S&P est maintenant en baisse d'environ 18% par rapport à ses sommets, contre une contraction moyenne de 24% sur 12 récessions intervenues depuis la Seconde Guerre mondiale (données Bloomberg). Une baisse sans précédent d'environ 5% des dividendes du S&P est par ailleurs possible en 2023. Enfin, Marko Kolanovic de JP Morgan, stratège connu pour ses positions d'ordinaire particulièrement 'bullish', ne voit quant à lui pas de récession cette année, grâce à une activité de consommation résiliente et au soutien monétaire de la Chine...

Les obligations, le dollar et l'or ont profité de l'aversion au risque cette semaine

Dans cet environnement d'aversion au risque, les investisseurs sont revenus vers les obligations en tant que valeurs-refuge, faisant baisser les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours). Le taux du T-Bond à 10 ans cédait encore vendredi 7 points de base à 2,78% en fin de soirée, et le taux du T-Bond à 2 ans perdait 5 pb à 2,57%. L'indice du dollar regagnait 0,46% à 103,20 points face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro reculait de 0,47% à 1,0537$, après son gain de plus de 1% la veille, suite à la publication des "Minutes" de la BCE. Les responsables de la banque centrale européenne y ont affirmé leur volonté de relever rapidement les taux directeurs face à l'envolée de l'inflation.

Le bitcoin, qui avait plongé vers 26.000$ jeudi dernier, n'est pas parvenu à remonter cette semaine au dessus du seuil des 30.000$. Il s'inscrit vendredi soir à 28.830$, en baisse de 4,6% sur 24h, et reste loin de son record de novembre 2021 à près de 69.000$. L'or a fini stable vendredi à 1.842,10$ pour le contrat à terme de juin sur le Comex, et signe une progression de 1,8% sur la semaine.

Enfin, les cours du pétrole, progressent légèrement vendredi soir, soutenus par la perspective d'une reprise de la demande chinoise. Le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juillet), prend 0,3% à 110,30$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord d'échéance juillet regagne 0,36% à 112,44$.

VALEURS A SUIVRE

Applied Materials (-7,4%). Le leader américain des équipements destinés à la production de semi-conducteurs a publié jeudi soir des comptes solides, mais légèrement inférieurs aux attentes du marché, citant des problèmes de chaîne d'approvisionnement. Après un 1er trimestre fiscal record, le groupe, basé à Santa Clara en Califonie, a été rattrapé au 2e trimestre fiscal par les pénuries de composants liées notamment à la politique "zéro covid" de la Chine. Le bénéfice net a grimpé à 1,54 milliard de dollars contre 1,33 Md$ un an plus tôt (+15,8%), et le bénéfice par action s'est élevé à 1,85$, mais le consensus des analystes tablait sur 1,9$. Le chiffre d'affaire trimestriel a progressé de 12% sur un an pour atteindre 6,25 milliards de dollars, alors que les analystes de Refinitiv attendaient 6,38 Mds$.

Pour le trimestre en cours, 'Amat' a aussi fait état de prévisions de bénéfices et de ventes inférieurs aux attentes. Le directeur général, Gary Dickerson, a indiqué que le demande "n'a jamais été aussi forte", mais que le groupe était "limité par les problèmes récurrents de chaîne d'approvisionnement".

A contre-courant,Palo Alto Networks (+7,8%), le groupe californien spécialiste des services réseaux, grimpe à Wall Street. Le groupe a amplement rassuré par ses derniers comptes, dépassant les attentes de marché pour le troisième trimestre fiscal. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,79$, contre un consensus de 1,67$ et un niveau de 1,38$ un an plus tôt. Les revenus trimestriels ont totalisé 1,39 milliard de dollars, sur cette période close en avril, dépassant le consensus de 2%. Un an plus tôt, les revenus étaient de 1,07 milliard. Mieux encore, le groupe de cybersécurité vient de relever pour la troisième fois consécutive sa guidance annuelle. Pour le quatrième trimestre fiscal, les facturations sont attendues entre 2,32 et 2,35 milliards, en augmentation de 24 à 26%. Les revenus sont prévus entre 1,53 et 1,55 milliard, soit une augmentation de 25 à 27%. Le bénéfice ajusté dilué par action est anticipé entre 2,26 et 2,29$.

Ross Stores (-24%) dévisse à Wall Street. La chaîne américaine de magasins discount vient en effet de réduire ses estimations annuelles de bénéfices. Pour le premier trimestre, le groupe a dégagé un bpa ajusté de 97 cents, ratant le consensus de place, contre 1,34$ un an avant. Les revenus ont totalisé 4,3 milliards de dollars sur ce trimestre clos en avril, 5% de moins que prévu. Les ventes de l'an dernier se situaient à 4,5 milliards. Le détaillant cite un environnement extrêmement difficile, le conflit russo-ukrainien exacerbant les tensions inflationnistes.

Deckers Outdoor (+10,7%), le concepteur et distributeur de chaussures basé en Californie, bondit à Wall Street. La guidance du groupe a convaincu. Deckers se dit en outre bien positionné pour une croissance continue du chiffre d'affaires et de hauts niveaux de rentabilité.

Foot Locker (+4,4%), le spécialiste américain de la distribution dans le domaine du sport, a annoncé pour son premier trimestre fiscal un bénéfice net de 133 millions de dollars et 1,37$ par titre, contre 202 millions de dollars et 1,93$ par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,6$, contre un consensus de 1,54$. Les revenus sont ressortis à 2,175 milliards de dollars, contre 2,153 milliards pour la période comparable, l'an dernier. Le consensus FactSet était de 2,2 milliards de revenus. Les ventes à comparable ont baissé de 1,9% en glissement annuel, mais les analystes craignaient un recul encore plus prononcé, de plus de 4%.

Deere (-14,5%), le géant américain des engins agricoles, chute à Wall Street, alors que le groupe vient pourtant de dévoiler pour son deuxième trimestre fiscal des profits et revenus supérieurs aux attentes. Le groupe évoque une forte demande, compensant les problèmes de supply chain. Le bénéfice net trimestriel a représenté 2,1 milliards de dollars sur le trimestre clos, 6,81$ par titre, contre 1,79 milliard et 5,68$ par titre sur la période comparable, l'an dernier. Le consensus FactSet était de 6,69$ par action. Les revenus trimestriels se sont appréciés quant à eux de 10,9% à 13,37 milliards de dollars. La guidance annuelle de profits est enfin rehaussée entre 7 et 7,4 milliards de dollars.

Apple (-2,5%) pourrait bénéficier ce jour d'un conseil de Dan Ives, analyste de Wedbush, qui juge que le concepteur des iPhone constitue toujours un bon véhicule d'investissement dans cette période difficile, surtout après une baisse de 17% du titre cette année. La situation n'alarme pas non plus Warren Buffett et sa firme Berkshire Hathaway. Berkshire, qui a commencé à acquérir des actions Apple en 2016 sous l'influence de Todd Combs et Ted Weschler, détenait à fin mars 2022 une position de... 159 milliards de dollars sur la valeur du groupe à la pomme ! Jusqu'alors, cette position s'était révélée particulièrement pertinente. Mais depuis un mois que les valeurs technologiques de la cote américaine corrigent, cette position a lourdement baissé. Le Barron's évalue la récente baisse de la "pose" de Berkshire à 30 milliards de dollars, dans la mesure où le titre a perdu 20% ce trimestre. Berkshire détenait 911 millions de titres Apple à fin mars.

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