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Wall Street fait une pause, dans l'attente du plan de soutien US

| Boursier | 317 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York corrige légèrement vendredi au lendemain des records inscrits par ses principaux indices.

Wall Street fait une pause, dans l'attente du plan de soutien US
Credits Reuters

La Bourse de New York corrige légèrement vendredi au lendemain des records inscrits par ses principaux indices. A l'approche de vendredi minuit (dernier délai avant un "shutdown"), les négociations sur un nouveau plan de soutien budgétaire de 900 milliards de dollars s'intensifient au Congrès américain, mais pourraient se prolonger pendant le week-end. Autre sujet d'inquiétude : Washington a inscrit le fabricant de puces chinois SMIC et une 60aine d'entités chinoises supplémentaires sur la liste noire du département du Commerce... Les cours du pétrole poursuivent néanmoins leur progression, le WTI approchant des 50$ le baril.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones cède 0,62% à 30.114 points, tandis que l'indice large S&P 500 lâche 0,64% à 3.698 pts, et que l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, recule de 0,24% à 12.733 pts. La veille, les trois indices avaient fini à des niveaux historiquement élevés, de même que l'indice Russell 2000 qui suit les valeurs moyennes.

Plus tôt dans la journée, les marchés européens ont terminé en légère baisse, l'EuroStoxx 50 reculant de 0,42% et le CAC 40 finissant sur une baisse de 0,39%. Les inquiétudes sur un Brexit sans accord ont refait surface alors que Michel Barnier, le négociateur européen, a estimé qu'il ne restait que "quelques heures" pour tomber d'accord avec Londres...

A noter que la séance de vendredi à Wall Street est celle dite "des 4 Sorcières", qui rend les marchés plus volatils. Cet événement boursier qui survient 4 fois par an, correspond à l'arrivée à échéance, le même jour, des options et des contrats à terme sur les indices et sur les actions américains. La volatilité pourrait être accrue par les rééquilibrages au sein des portefeuilles liés à l'entrée officielle de Tesla (+2,6%) dans le S&P 500 à l'issue de cette séance de vendredi.

Le Congrès planche sur 900 Mds$ de soutien budgétaire

Les investisseurs gardent les yeux tournées vers le Congrès américain, où les négociations s'éternisent en vue de l'adoption d'un nouveau plan de soutien à l'économie américaine, au moment où les décès du coronavirus ont dépassé les 300.000 aux Etats-Unis, menaçant la reprise économique.

Le plan de 900 milliards de dollars, élaboré par un groupe de sénateurs démocrates et républicains, prévoit le versement d'une aide directe aux particuliers ainsi que des indemnités de chômage technique et des aides aux PME. En revanche, les sujets qui fâchent (aide aux Etats et aux municipalités, responsabilité des entreprises face au Covid) ont été mis de côté pour le moment, afin de faciliter un accord.

Le texte devrait être adopté en même temps que le projet de financement de l'Etat de 1.400 Mds$, qui doit être adopté avant ce vendredi minuit, faute de quoi, certaines administrations fédérales ne serait plus financées et devraient cesser de fonctionner ("shutdown").

Mitch McConnell, le chef de file des Républicains du Sénat (dont le soutien est crucial) continuait de se montrer optimiste vendredi sur un accord ainsi sur l'adoption du budget 2021. Mercredi, il avait déclaré qu'il ne quitterait pas le Sénat avant d'être parvenu à un accord.

Face à la crise sanitaire, le Congrès américain a déjà adopté environ 3.000 Mds$ d'aides aux particuliers et aux entreprises, dont un plan massif de 2.200 Mds$ voté en mars dernier, le CARES Act. Cependant, la plupart des programmes d'aide prendront fin le 31 décembre, ce qui priverait notamment 12 millions de personnes d'indemnités de chômage et mettrait aussi fin aux moratoires sur les crédits et loyers...

Dans l'actualité macro-économique, l'indice des indicateurs avancés américains, calculé par le Conference Board, a progressé de 0,6% en novembre sur un mois, après une hausse de 0,8% en octobre, et alors que le consensus tablait sur une croissance de 0,5%. Par ailleurs, les Etats-Unis ont affiché un déficit courant de 178,5 Mds$ au troisième trimestre, contre un consensus de place de 186 Mds$ et après 161,4 Mds$ au 2e trimestre.

Le vaccin de Moderna recommandé par la FDA

Sur le front sanitaire, les investisseurs préfèrent toujours ignorer la propagation du virus et se concentrer sur l'actualité plus favorable des vaccins. Jeudi soir, le comité consultatif de la FDA, l'agence américaine du médicament, a émis un avis positif sur le vaccin de Moderna, recommandant son utilisation en urgence contre le coronavirus. Il s'agit de l'étape ultime avant le feu vert officiel à la mise sur le marché du vaccin, qui devrait intervenir très rapidement, peut-être dès ce vendredi.

Vendredi matin, Donald Trump a d'ailleurs devancé la FDA, en assurant sur son compte Twitter que le vaccin de Moderna avait été "approuvé de manière écrasante" et que "la distribution va commencer immédiatement".

Jeudi soir, le comité consultatif de la FDA a estimé par vingt voix pour et une abstention, que le rapport bénéfice-risque du vaccin de Moderna était positif pour les personnes âgées de 18 ans et plus. En fin de semaine dernière, la FDA avait donné son feu vert au tout premier vaccin, celui de l'américain Pfizer allié à la biotech allemande BioNTech. Cela a permis aux Etats-Unis de donner le coup d'envoi de leur campagne de vaccination dès ce lundi 14 décembre, une semaine après le Royaume-Uni, qui a été le premier pays à approuver le vaccin Pfizer/BioNTech.

Selon l'Université Johns Hopkins ce vendredi, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus depuis le début de l'épidémie dépasse désormais les 75,2 millions à l'échelle mondiale, dont 17,2 millions aux Etats-Unis. Le virus a fait 1,66 million de morts dans le monde depuis son émergence, dont plus de 311.500 aux USA.

Regain des tensions commerciales avec Pékin

Les marchés observent aussi avec attention un regain des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. L'administration Trump a ainsi annoncé ce vendredi avoir ajouté SMIC (Semiconductor Manufacturing International Corporation), le géant chinois de puces informatiques, à la liste noire du département du Commerce dans le souci de "protéger la sécurité nationale des États-Unis". Washington a en outre a ajouté à cette liste noire "plus de soixante autres entités" pour des "actions jugées contraires à la sécurité nationale ou à l'intérêt de la politique étrangère des États-Unis".

Cette liste noire, sur laquelle figure notamment le géant des télécoms Huawei, comprend désormais plusieurs centaines d'entreprises chinoises et leurs filiales. Il est interdit aux entreprises d'exporter des technologies d'origine américaine vers les entreprises inscrites sur cette liste noire, sauf si elles obtiennent une licence dérogatoire. Dans le cas de Smic, Washington a précisé qu'ils sera interdit au groupe chinois d'acquérir une technologie pour construire des puces avec des circuits de 10 nanomètres et plus petits, c'est-à-dire les puces les plus performantes de l'industrie.

"Nous ne permettrons pas à la technologie avancée des Etats-Unis d'aider à développer l'armée d'un adversaire de plus en plus belliqueux", a commenté le secrétaire au Commerce Wilbur Ross cité dans le communiqué.

Les craintes d'un Brexit dur ressurgissent

Sur le marché des changes, la livre sterling rechute vendredi de 0,6% à 1,3504$, sur fond de retour des doutes sur la capacité des négociateurs à parvenir à un accord sur le Brexit, et à le faire approuver avant la date-butoir du 31 décembre...

Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens, a estimé vendredi matin qu'un accord avec Londres sur les futures relations avec l'Union européenne restait possible mais qu'il ne restait plus que "quelques heures" pour y parvenir.

Vendredi à la mi-journée, le Premier ministre britannique Boris Johnson a redit son scepticisme, indiquant que les négociations "semblaient difficiles" et qu'il restait un fossé à combler.

Le dollar se stabilise après sa chute, le pétrole et le cuivre grimpent

Par ailleurs, le dollar se stabilise quelque peu après sa récente chute au plus bas depuis mars 2018. L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence, reprend 0,20% à 90,03 points, tandis que l'euro reflue de 0,22% à 1,2239$. Sur le marché des emprunts d'Etat américains, le rendement du T-Bond à 10 ans est stable à 0,94%.

Le pétrole brut léger WTI progresse encore de 1,3% à 48,99$ le baril pour le contrat à terme de janvier sur le Nymex, au plus haut depuis 9 mois, dans l'espoir d'une reprise de la demande en 2021 à la faveur du vaccin contre le Covid-19. Le Brent de la Mer du Nord d'échéance février gagne 1,1% à 52,07$.

Le secteur des matières premières termine l'année en beauté, notamment le cuivre, qui a dépassé les 8.000$ la tonne pour la première fois depuis plus de 7 ans, et profite notamment d'une note positive de Goldman Sachs sur les matières premières.

VALEURS A SUIVRE

Moderna (-0,6%). Un comité consultatif de la FDA a comme attendu recommandé l'approbation d'utilisation d'urgence de son vaccin anti-covid aux Etats-Unis. Le panel a voté unanimement en faveur du vaccin. L'EUA de la FDA ne fait plus aucun doute. La compagnie espère livrer 20 millions de doses d'ici la fin du mois.

Moderna annonce par ailleurs que la Commission européenne a exercé une option sur une commande de 80 millions de doses supplémentaires de son vaccin. Avec cette option, l'UE a commandé au total 160 millions de doses à l'Américain. Les premières livraisons sont prévues pour début 2021. Le vaccin devrait recevoir une autorisation d'urgence de l'Agence européenne des médicaments, espère le laboratoire.

Johnson & Johnson (-0,6%) a pour sa part annoncé la fin du recrutement de la phase 3 d'étude de son candidat vaccin contre le coronavirus à dose unique (étude ENSEMBLE). Le groupe dénombre 45.000 participants. Les données intermédiaires de l'essai sont attendues d'ici à la fin du mois de janvier 2021. La demande d'autorisation d'urgence auprès de la FDA est programmée en février si les données sont probantes en matière d'innocuité et d'efficacité.

Centene (-2,5%) a publié une guidance bénéficiaire inférieure aux attentes pour 2021. Les estimations de revenus ressortent en ligne. La compagnie anticipe pour 2021 un bénéfice ajusté par action allant de 5$ à 5,3$, contre un consensus de 5,43$. Le bpa de l'exercice en cours est anticipé entre 4,9 et 5,06$. Les revenus 2020 sont attendus entre 109,8 et 111,4 milliards, alors que ceux de 2021 sont anticipés entre 114,1 et 116,1 milliards.

Microsoft (-1%) a été piraté dans le cadre d'une campagne plus vaste tirant profit de l'utilisation de SolarWinds. Selon des sources de Reuters proches de la question, les propres produits de Microsoft auraient ensuite été utilisés par les pirates pour mener d'autres cyberattaques.

Microsoft. La vaste attaque informatique est attribuée à des hackers russes qui ont pu espionner pendant des mois les clients du fournisseurs américain de logiciels SolarWinds, selon Reuters. Des produits Microsoft ont été ensuite utilisés pour étendre cette cyberattaque à d'autres cibles. Plusieurs sites du gouvernement fédéral américain ont été touchés, et l'attaque serait toujours en cours, selon le FBI, l'Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) et le bureau du directeur du Renseignement national.

Les hackers auraient accédé à des courriels des départements du Trésor et du Commerce, d'après les sources de Reuters... Solarwinds a précisé que jusqu'à 18.000 de ses clients avaient téléchargé une mise à jour de logiciel malveillante ayant permis aux pirates d'espionner pendant près de neuf mois des entreprises ou des agences gouvernementales.

Alphabet (-1%). Google a reçu le feu vert de la Commission Europénne pour son projet de rachat de Fitbit, une opération de 2,1 milliards de dollars, contre des concessions en matière de concurrence.

BioTelemetry (+17% !), firme américaine de diagnostic et de surveillance cardiaque, fait l'objet d'une offre d'acquisition du Néerlandais Philips dans le cadre d'une transaction de 2,8 milliards de dollars en numéraire, au prix de 72$ par titre, ce qui présente une prime de 16,5% sur la clôture d'hier. L'offre est soutenue par le board de l'Américain. La finalisation est attendue au premier trimestre 2021. BioTelemetry affiche un CA de 439 M$ et emploie 1.900 salariés.

PPG (-1%). Le groupe de chimie vient de formuler une offre pour 1,1 milliard d'euros visant à racheter le producteur finlandais de peintures Tikkurila.

FedEx (-5,4%) est en pleine forme. Le géant des livraisons a pratiquement doublé son bénéfice trimestriel, avec la hausse des tarifs et la progression des volumes. Le groupe ne fournit toutefois pas de guidance financière pour 2021. Sur le second trimestre fiscal, les revenus ont totalisé 20,6 milliards de dollars, pour un bénéfice ajusté de 4,83$ par titre. Le consensus était de 19,5 Mds$ de recettes et 4,01$ de bpa ajusté. Le groupe dépasse pour la première fois les 20 Mds$ de revenus trimestriels, avec une croissance de 19% de l'activité. Le bénéfice net a grimpé de 114% sur le trimestre à 1,23 milliard, 4,55$ par titre.

FedEx, évoquant un environnement global toujours incertain, anticipe "une croissance des bénéfices" au second semestre fiscal 2021, sans se montrer plus spécifique. Michael Lenz, CEO, ajoute que le groupe demeure concentré sur l'exécution de ses priorités stratégiques.

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