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Wall Street euphorisé par les espoirs de vaccin contre le Covid-19

| Boursier | 653 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine s'envole lundi, retrouvent des records historiques, dans l'espoir qu'un vaccin efficace contre le coronavirus sera bientôt disponible.

Wall Street euphorisé par les espoirs de vaccin contre le Covid-19
Credits Reuters

La Bourse américaine s'envole lundi, retrouvant des records historiques, dans l'espoir qu'un vaccin efficace contre le coronavirus sera bientôt disponible. Les laboratoires Pfizer (+10%) et BioNTech (+12%) ont en effet publié un premier bilan très encourageant de la Phase 3 de leur essai de candidat vaccin, jugé efficace à 90%. Les marchés saluent aussi la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle américaine, qui ne semble pas pouvoir être sérieusement contestée par Donald Trump, qui n'a toutefois pas encore concédé sa défaite. Le pétrole WTI flambe de près de 10%, tandis que l'or rechute de 5%.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones bondit de 4,76% à 29.671 points, son premier nouveau record depuis février. L'indice large S&P 500 évolue lui aussi à des records, à 3.613 pts (+2,97%), tandis que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, progresse plus modestement, de 0,46% à 11.949 points, à moins de 1% de son dernier record (12.056 pts). Plus tôt, en Europe, l'EuroStoxx 50 a bondi de 6,3% et le CAC 40 a flambé de 7,5%, après un bond de 7,8% la semaine dernière.

Le dernier record du Dow Jones remontait au 12 février dernier, avant la crise du Covid, tandis que le Nasdaq et le S&P 500 ont inscrit des records le 2 septembre dernier, soutenus par les valeurs technologiques et les Gafa, avant de consolider face aux incertitudes sur l'élection présidentielle américaine.

Les cycliques repartent de l'avant, les technos marquent le pas

Lundi, l'espoir d'un retour à la normale de l'économie en 2021 à la faveur d'un vaccin efficace contre le coronavirus a profité en priorité aux secteurs cycliques, qui avaient été terrassés par la crise sanitaire, à commencer par l'aéronautique, le tourisme, les financières et les pétrolières, tandis que les valeurs internet et autres "technos", qui ont grimpé tout au long de la crise, sont restées à la traîne.

Parmi les plus fortes hausses du jour figurent le constructeur d'avion Boeing (+16%), dont le concurrent européen Airbus s'est aussi envolé à Paris (+18,5%), les équipementiers aéronautiques General Electric (+8,8%) ou Honeywell (+8%) ainsi que les compagnies aériennes Delta Air Lines (+15%), American Airlines (+17,5%), Southwest Airlines (+12,4%) et United Airlines Holdings (+19%).

Parmi les financières, American Express (+21%) se distingue, tandis que les majors pétrolières Chevron (+12,5%) et ExxonMobil (+13,2%) font aussi l'objet d'un rattrapage impressionnant, de même que les croisiéristes comme Carnival (+36%!) ou les exploitants de salles de cinéma Cinemark Holdings (+52%!) et AMC Entertainment (+56%!)

A l'inverse, les grands gagnants des confinements liés à la pandémie subissent des prises de bénéfices, comme Zoom Video Communications (-13,7%), Peloton Interactive (-15,8%) ou encore Amazon (-2,6%) et Facebook (-2,8%).

Début de vaccination possible avant la fin de l'année ?

L'annonce de Pfizer (+10%) et BioNTech (+12%) sur le succès de leur essai de Phase 3 a quelque peu éclipsé les dernières statistiques de la pandémie qui continue pourtant d'accélérer aux Etats-Unis, avec plus de 120.000 nouvelles infections au coronavirus chaque jour depuis vendredi dernier, comparé à moins de 50.000 cas quotidien en septembre.

Les deux laboratoires ont donc fait état d'une efficacité de plus de 90% du vaccin, selon les résultats intérimaires de leur essai de phase 3. Le taux d'efficacité exigé par la Food & Drug Administration (FDA) est quant à lui de 50%. Pfizer et BioNTech ont d'ores-et-déjà demandé à la FDA une autorisation d'utilisation d'urgence du vaccin, qu'ils espèrent l'obtenir au cours de la troisième semaine de novembre. Le vaccin pourrait ainsi être disponible avant la fin de l'année. Les deux laboratoires ont déclaré qu'ils prévoyaient de fournir jusqu'à 50 millions de doses de vaccins dans le monde en 2020, et jusqu'à 1,3 milliard de doses en 2021.

"Aujourd'hui est un grand jour pour la science et l'humanité. Les premiers résultats des essais cliniques de notre phase 3 ont fournit la preuve initiale de l'efficacité de notre vaccin pour prévenir la Covid-19", a déclaré Albert Bourla, le PDG de Pfizer dans le communiqué commun. Les tests ont commencé le 27 juillet dernier et ont été menés sur 43.538 volontaires sans antécédents de Covid-19, dont 38.955 ont reçu une seconde dose du vaccin-candidat le 8 novembre. Selon les premières analyses, la protection de ce vaccin est obtenue 28 jours après le début de la vaccination, qui consiste en un schéma à 2 doses. "Aucun problème de sécurité sérieux n'a été observé" a en outre précisé Pfizer, tout en indiquant que "des données de sécurité et d'efficacité supplémentaires continuent d'être collectées".

Joe Biden met en place une cellule anti-Covid

Après ces informations, Joe Biden, le président élu des Etats-Unis, a immédiatement salué un signe d'"espoir", tout en prévenant que la "bataille" contre le coronavirus était encore loin d'être gagnée. M. Biden a annoncé dès l'annonce de sa victoire, samedi soir, la création d'une cellule de crise anti-Covid, composée de scientifiques et d'experts, qui sera chargée dès ce lundi de bâtir un "plan qui entrera en vigueur dès le 20 janvier 2020", jour de son investiture.

Biden a fait de la critique de la gestion de la crise sanitaire par Donald Trump l'un des principaux fers de lance de de sa campagne électorale. Le président républicain est accusé par son rival, et de nombreux membres de la communauté scientifique, d'avoir minimisé la pandémie qui a fait plus de 237.600 morts aux Etats-Unis (le pays du monde le plus touché) pour plus de 9,9 millions de cas recensés. Dans le monde, le virus a tué 1,25 million de personnes et a infecté 50 millions de personnes.

Outre les espoirs de vaccin, les marchés financiers continuent de se féliciter de l'issue des élections aux Etats-Unis, même si Joe Biden n'était pas le candidat préféré de Wall Street, compte tenu d'un programme orienté vers des hausses d'impôts et une taxation plus élevée des plus-values et revenus du capital. Les risques de réglementations renforcées et d'actions antitrust accrues, notamment contre les Gafa, sont aussi plus élevés avec la victoire de Joe Biden.

Joe Biden, un président pas si mauvais pour Wall Street ?

Cependant, Wall Street table sur un Congrès divisé, où les Démocrates conservent leur contrôle de la chambre des représentants, mais où les Républicains devraient rester maîtres du Sénat, ce qui devrait limiter la capacité de réformer de Biden.

Dans une note publiée vendredi, Michael Strobaek, le responsable des investissements mondiaux de Credit Suisse, estimait ainsi que la division probable du Congrès "signifie que l'administration Biden ne sera probablement pas en mesure d'engager les changements politiques majeurs envisagés, comme les augmentations d'impôts".

La société de gestion Edmond de Rothschild AM (EDRAM) juge aussi qu'"on se dirige vers une cohabitation, avec une victoire serrée de Biden, et un Sénat républicain, ce que les marchés financiers apprécient particulièrement malgré la contestation de l'élection par Trump". "L'absence de majorité démocrate au Sénat écarte le risque d'un resserrement de la régulation (ce qui est positif pour les secteurs de la technologie et de la santé)", a poursuivi EDRAM.

Faute de "package" budgétaire, la Fed reste soutien en dernier ressort

Donald Trump a mis sur pied des équipes en vue d'un nouveau décompte dans plusieurs Etats, et ses avocats vont chercher des éléments susceptibles d'étayer les accusations du président républicain de fraude électorale. Jusqu'à présent, des représentants électoraux américains ont indiqué n'avoir constaté aucune irrégularité importante.

Il reste que pendant la période de transition qui s'ouvre avant la prise de fonction officielle de Joe Biden, le 20 janvier prochain, Donald Trump conserve une capacité d'obstruction, dont le premier effet devrait être de retarder l'adoption d'un vaste plan de relance économique, attendu depuis plusieurs mois par les investisseurs. Malgré d'âpres négociations dans les semaines précédant l'élection, aucun accord n'a pu être trouvé avec le Congrès sur un nouveau "package" susceptible de prendre le relais des mesures de plus de 3.000 milliards de dollars déjà injectés par l'Etat depuis mars dernier.

En cas de brusque ralentissement de l'économie américaine, c'est la Réserve fédérale américaine qui risque de se retrouver à nouveau en première ligne pour soutenir la croissance. Réunie la semaine dernière, la Fed a maintenu en l'état sa politique monétaire ultra-accommodante, tout en répétant qu'elle est prête à "utiliser tous les outils" à sa disposition en cas de besoin.

Le pétrole WTI s'envole au-dessus de 40$, l'or plonge

Les cours du pétrole bondissent lundi dans l'espoir d'un vaccin anti-Covid : le contrat de décembre sur le baril de brut léger américain (WTI) grimpe de 9% à 40,48$ sur le Nymex, propulsé à nouveau au-dessus des 40$, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en janvier bondit de 7,9% à 42,59$.

Le retour de l'appétit du risque a en revanche fait plonger l'or, qui avait profité des incertitudes ces dernières semaines... L'once d'or rechute ainsi de 4,9% à 1.856,90$ pour le contrat à terme de décembre sur le Comex.

Sur le marché des emprunts d'Etat, le rendement du T-Bond à 10 ans s'est brusquement tendu à 0,96% (+14 points de base) face au retour de l'appétit du risque et à la perspective d'une reprise de la croissance en 2021.

Le dollar se renforce de 0,7% à 92,86 points pour l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise).

VALEURS A SUIVRE

Pfizer (+10%) et BioNTech (+12%) connaissent une séance historique, suite aux résultats intermédiaires positifs de l'essai de Phase 3 de leur candidat vaccin contre le coronavirus. Les réactions des titres des autres laboratoires sont très diverses. Moderna grimpe de 8,7%, alors que l'immunologue américain Anthony Fauci estime que le groupe pourrait afficher des résultats similaires à ceux de Pfizer. Johnson & Johnson (+3,7%) ou CureVac (+5,8%) progressent dans de moindres proportions.

Biogen (-29%) dévisse, perdant un tiers de sa valeur boursière, un panel d'experts indépendants de l'agence américaine du médicament ayant jugé que son traitement expérimental de la maladie d'Alzheimer ne permettait pas de ralentir la progression de la maladie.

McDonald's (-1%). Le géant de la restauration rapide a dépassé les attentes de revenus et profits sur le trimestre clos avec les commandes en livraison et click & collect. Pour le troisième trimestre, le groupe a réalisé un bénéfice par action de 2,35$, en croissance de 11%, contre 1,90$ de consensus. Les revenus ont décliné de 2% à 5,42 milliards de dollars avec la pandémie, en ligne avec le consensus. La croissance US à comparable est toutefois ressortie vigoureuse à 4,6%.

Berkshire Hathaway (+7%), la firme de Warren Buffett, a annoncé durant le week-end un bénéfice d'exploitation en baisse d'un tiers et prévenu que la pandémie pourrait encore peser sur ses comptes malgré la hausse de valeurs comme Apple, qui a dopé son résultat net.

F5 Networks (+7,2%). Elliott Management a pris une participation au capital du spécialiste de la sécurité informatique, a appris l'agence Reuters, selon laquelle Elliott est devenu l'un des premiers actionnaires de la firme.

Navistar (+1%). Traton, filiale de poids lourds de Volkswagen, a scellé l'acquisition du groupe américain pour un montant de 3,7 milliards de dollars.

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