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Wall Street : en route vers de nouveaux sommets

| Boursier | 448 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York reste soutenue par l'approche de la signature de l'accord commercial entre les Etas-Unis et la Chine. Les marchés ignorent en revanche le feuilleton de la destitution de Donald Trump.

Wall Street : en route vers de nouveaux sommets
Credits Reuters

Les indices boursiers américains ont repris jeudi le chemin des records, à l'approche de la fin d'une année faste pour les actions, qui s'achève sur une décrue des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Les autorités des deux pays sont en "contact rapproché" en vue de la signature officielle de l'accord de "Phase 1", qui ouvre la voie à un démantèlement progressif des barrières douanières. Le pétrole profite aussi de ces anticipations, et pointe au plus haut depuis plus de trois mois. Les marchés ont en revanche ignoré la mise en accusation de Donald Trump par la chambre des représentants. Le Sénat, à majorité républicaine, n'a en effet aucune intention de destituer le président américain...

A deux heures de la clôture, les trois principaux indices sont sur des sommets historiques. L'indice Dow Jones avance de 0,37% à 28.344 points, tandis que l'indice large S&P 500 gagne 0,41% à 3.204 pts, franchissant pour la 1e fois le seuil des 3.200 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, s'apprécie de 0,55% à 8.876 pts. Le Nasdaq est en bonne voie pour signer son 6e record d'affilée et sa 7e séance de hausse consécutive.

Le dollar résiste, la livre toujours plombée

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de 6 grandes devises, cède 0,07% à 97,34 points tandis que l'euro gagne 0,14% à 1,1126$. La livre sterling perd encore 0,37% à 1,3029$. Selon la tradition, la Reine Elisabeth II a lu jeudi le programme législatif du Premier ministre, Boris Johnson, qui a relancé les craintes d'un Brexit dur à la fin 2020. "La priorité de mon gouvernement est de mener à bien le Brexit pour le 31 janvier 2020", a-t-elle déclaré jeudi, dans un discours écrit par Downing Street. Les experts estiment que ce délai sera trop court pour parvenir à un accord commercial abouti, qui doit être négocié secteur par secteur entre Londres et l'Union européenne.

Sur les marchés obligataires américains, les taux se sont détendus jeudi , le rendement du T-Bond à 10 ans cédant 2 points de base à 1,90%. En Europe, le rendement du Bund à 10 ans est remonté de 1 pdb à -0,24%. Dans l'actualité monétaire, les banques centrales du Japon, du Royaume-Uni, de Taiwan et de Norvège ont toutes maintenu jeudi le statu quo sur leurs taux, tandis que la banque de Suède a remonté les siens légèrement, mettant fin à sa politique de taux négatifs qui durait depuis 5 ans.

Le marché pétrolier reste bien orienté, au plus haut depuis plus de 3 mois. Le cours du baril de brut léger américain (WTI) a une nouvelle fois franchi le seuil des 61$ en séance, gagnant 0,4% à 61,19$ sur le Nymex (contrat à terme de janvier). Le Brent de la mer du Nord progresse de 0,45% à 66,47$ pour le contrat à terme de février.

Les discussions commerciales vont bon train en vue de signer l'accord

Sur le front commercial, le porte parole du ministère chinois du commerce, Gao Feng, a indiqué jeudi que ses services étaient "en contact rapproché" avec les autorités américaines en vue de la signature de l'accord commercial sino-américain. Les détails de l'accord seront publié après la signature, a-t-il précisé. Selon des sources de presse, cette signature pourrait intervenir début janvier entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.

Le ministère chinois des Finances a publié jeudi une liste de produits américains qui seront dorénavant dispensés de taxes d'importation à partir du 26 décembre. Il s'agit notamment de produits chimiques, tels que les lubrifiants et les matières plastiques.

Par ailleurs, des responsables américains cités par 'Reuters' affirment que l'accord comprend une meilleure protection des brevets, marques et 'copyrights'. Le vice-ministre chinois au Commerce, Wang Shouwen, a lui aussi affirmé que les deux pays se sont accordés sur les questions de protection des secrets commerciaux et de la propriété intellectuelle sur les produits pharmaceutiques. Cette question de la propriété intellectuelle sera toutefois réglée par la Chine "à son propre rythme", a précisé M. Wang.

L'accord prévoit notamment la baisse des taxes américaines sur environ 120 milliards de dollars de produits chinois importés, ainsi qu'une hausse des achats chinois de produits américains agricoles, manufacturés et énergétiques. Selon des sources américaines, Pékin pourrait s'engager à acheter au moins 200 milliards de dollars de biens et services américains supplémentaires d'ici à deux ans, dont 32 Mds$ de produits agricoles, afin de rééquilibrer la balance commerciale entre les deux principales économies mondiales.

Le Sénat n'a aucun intention de destituer Trump, malgré les graves accusations

Obnubilés par le commerce, les marchés sont restés indifférents à la mise en accusation de Donald Trump, mercredi soir par la chambre des représentants, pour abus de pouvoir et entrave au Congrès, dans le cadre de l'affaire ukrainienne. La prochaine étape sera la tenue d'un procès en destitution au Sénat le mois prochain, mais ce dernier étant contrôlé par les républicains, il est déjà certain qu'il ne votera pas la destitution du chef de l'Etat.

D'ailleurs, Mitch McConnell, le leader de la majorité républicaine au Sénat, a déjà affirmé qu'il n'y avait aucune chance que le Sénat destitue l'actuel président. Donald Trump a promptement réagi lors d'un meeting dans le Michigan, qualifiant le vote de la veille de "procédure anarchique et partisane" et de "suicide politique" du Parti démocrate. "Ils essaient de me destituer depuis le premier jour. Ils ont essayé de me destituer avant même que je ne me présente", a ironisé Trump.

Les derniers indicateurs macro-économiques publiés jeudi aux Etats-Unis n'ont pas apporté de grande surprises, montrant une économie en expansion modeste. L'indice des indicateurs avancés du Conference Board est ressorti stable en novembre, alors que le consensus des économistes était logé à +0,1%. Cet indicateur était en retrait de 0,2% en octobre.

L'économie américaine saine, malgré une hausse des demandeurs d'emploi

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie a déçu en décembre, à +0,3, contre +8,5 de consensus et +10,4 un mois auparavant. Cet indicateur reflète donc un très net ralentissement de l'expansion de l'activité manufacturière dans la région, expansion qui ressort désormais quasiment nulle.

Côté emploi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont été plus nombreuses que prévu pour la semaine close au 14 décembre. Elle ont atteint 234.000, contre 221.000 de consensus et après 252.000 une semaine plus tôt.

Par ailleurs, la balance des comptes courants est ressortie déficitaire de 124,1 milliards de dollars au 3e trimestre, contre un consensus de -127,8 milliards de dollars et un niveau de -125,2 milliards de dollars pour la lecture révisée du 2e trimestre.

Enfin, les reventes de logements existants ont atteint 5,35 millions d'unités en novembre, un peu moins que le consensus (5,45 millions). Les reventes reculent de 1,7% par rapport au mois antérieur, mais ressortent en progression de 2,7% en glissement annuel.

VALEURS A SUIVRE

IAC/InterActiveCorp (+8%) et Match Group (+8%) ont annoncé un accord dans le cadre duquel Match se séparera totalement des opérations restantes d'IAC. La finalisation de cette opération est attendue au second trimestre 2020, ce qui marquera donc une scission complète des deux entreprises. Barry Diller, dirigeant d'IAC, explique en effet que son groupe est 'l'anti-conglomérat' et n'entend pas construire un empire. "Nous avons toujours séparé nos activités lorsqu'elles gagnaient en taille", résume Diller. Le mois dernier, son groupe avait évoqué ces plans de séparation de Match.

Accenture (stable), le géant du consulting coté à Wall Street, a annoncé des comptes supérieurs aux attentes de marché, soutenus par le digital et le cloud. Le groupe de conseil technologique a réalisé pour le premier trimestre fiscal clos fin novembre 2019 un bénéfice net part du groupe de 1,36 milliard de dollars et 2,09$ par titre, contre 1,27 milliard de dollars soit 1,96$ par action un an auparavant. Le bénéfice par action était estimé à 2$ en moyenne par les analystes. Les revenus ont totalisé quant à eux 11,36 milliards de dollars, contre 11,14 milliards de consensus. La marge brute a grimpé à 32,1% contre 31,1% un an avant, avec le développement des services digitaux et cloud. Pour le trimestre entamé, les revenus sont attendus entre 10,85 et 11,15 milliards de dollars, soit un milieu de fourchette conforme aux attentes.

TiVo (+8%) et Xperi (-9%) se rapprochent et donneront naissance à un leader des technologies consommateur & divertissement. Les deux firmes cotées sur le Nasdaq viennent d'annoncer avoir conclu un accord définitif de rapprochement dans le cadre d'un transaction en actions représentant une valeur d'entreprise combinée d'environ 3 milliards de dollars. L'accord de fusion stipule un ratio fixe d'échange de 0,455, ce qui implique pour les actionnaires de TiVo une prime de 15% sur la base de la moyenne pondérée des volumes à 90 jours. A la finalisation, les actionnaires actuels de Xperi détiendront 46,5% du nouvel ensemble contre 53,5% pour ceux de TiVo.

Boeing (+1%). La suspension de la production du 737 MAX est évidemment lourde de conséquences pour l'avionneur. Une des dernières en date est la dégradation de sa note crédit long terme par Moody's puisque l'agence a abaissé de 'A2' à 'A3' sa notation, expliquant que la crise créée par l'immobilisation de l'appareil pourrait entacher sa réputation et sa marque pendant plusieurs années. Moody's n'exclut pas de réduire d'un cran supplémentaire sa note si lavion reste cloué au sol jusqu'au deuxième semestre 2020, notamment si les autorités identifient un autre élément du système de gestion de vol du MAX à mettre à jour.

La perspective est néanmoins relevée à 'stable', reflétant la forte liquidité et la souplesse financière de la société qui, conjuguées à la stabilité des activités de défense et à la croissance continue des services, atténuent l'impact alors que le MAX reste immobilisé, précise Moody's.

Micron Technology (+3%) a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, assortis de commentaires optimistes de sa direction, qui estime que le marché des puces mémoire a désormais atteint un point bas. Le patron du fabricant américain de puces mémoire, Sanjay Mehrotra, a ainsi affirmé que le trimestre en cours marquera "le point bas cyclique de notre performance financière". Le groupe a annoncé mercredi après la clôture de Wall Street avoir réalisé pour son premier trimestre fiscal un bénéfice net de 491 millions de dollars (43 cents par action) en forte baisse par rapport aux 3,29 milliards de dollars (2,81$ par action) pour la même période de 2018. Ajustés des éléments exceptionnels, l bpa a atteint 48 cents, un peu supérieur au consensus (47 cents). Les ventes ont reculé à 5,14 Mds$ contre 7,91 Mds$ un an plus tôt, mais elles ont dépassé les attentes des analystes (4,99 Mds$).

Pour le trimestre en cours, Micron prévoit un profit de 29 à 41 cents par action pour des ventes de 4,5 à 4,8 Mds$. Les analystes attendent de leur côté un bpa de 39 cents et des ventes de 4,75 Mds$.

Broadcom (stable). Le Wall Street Journal croit savoir que le groupe chercherait à vendre l'une de ses unités dédiées aux mémoires wireless. L'unité en question, aux ventes annuelles de 2,2 milliards de dollars, pourrait être cédée pour 10 milliards de dollars. Le titre Broadcom s'affiche au plus haut de son histoire boursière.

ConAgra Foods (+18%) grimpe à Wall Street, le groupe américain d'alimentation ayant publié des résultats supérieurs aux attentes pour le second trimestre fiscal. Les revenus ont grimpé de près de 20% avec l'acquisition de Pinnacle. La croissance organique est ressortie à +1,6%. Le groupe rehausse sa prévision de synergies à 305 millions de dollars. Le bpa ajusté du trimestre clos a largement dépassé les attentes, ressortant à 63 cents.

Darden Restaurants (-4%), groupe aux chaînes Olive Garden et LongHorn, corrige avant bourse à Wall Street. Le groupe vient pourtant de révéler des comptes globalement conformes aux attentes de marché tout en réaffirmant ses estimations financières pour l'exercice.

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