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Wall Street en petite forme après le plongeon de la veille

| Boursier | 638 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York peine à se stabiliser jeudi, après son plongeon de mercredi (-4,7% pour le Nasdaq et -3,6% pour le Dow).

Wall Street en petite forme après le plongeon de la veille
Credits Reuters

La Bourse de New York peine à se stabiliser jeudi, après son plongeon de mercredi (-4,7% pour le Nasdaq et -3,6% pour le Dow). La crainte d'une récession induite par le cycle de resserrement monétaire de la Fed continue d'accaparer les esprits des investisseurs, alors que les derniers résultats d'entreprises et les indicateurs "macro" commencent à montrer des signes de faiblesse de l'économie américaine.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones cède encore 0,47% à 31.342 points, après -3,57% la veille, tandis que l'indice large S&P 500 lâche 0,18% à 3.916 pts après -4% mercredi. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, parvient à regagner 0,3% à 11.459 pts après son plongeon de 4,7% mercredi.

Six des 11 indices sectoriels du S&P 500 s'affichent en baisse, à commencer par les biens de consommation de base, qui perdent encore 1,8% en moyenne, après -6,4% mercredi, en réaction aux résultats décevants de géants de la distribution, dont Walmart (-2,3%), qui a perdu 20% en 3 séances, et Target (-5%) qui abandonne 30% en 2 séances. Les financières (-0,9%) et les technologiques (-0,7% après -4,7% mercredi) sont aussi à la peine ce jeudi. Cisco Systems plonge de plus de 13% après la publication de ventes décevantes en raison des blocages en Chine et au conflit ukrainien qui l'a forcé à se retirer de Russie.

L'euro rebondit, la BCE prête à relever ses taux

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêts poursuivent leur repli jeudi, les investisseurs se réfugiant vers les actifs moins risqués, dont les obligations, faisant reculer les rendements. Le taux du T-Bond à 10 ans cède encore 4 points de base à 2,84%, et le taux du T-Bond à 2 ans perd 7 pb à 2,59%. L'indice du dollar rechute de 1% à 102,65 points face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro rebondit de 1,3% à 1,0604$, après la publication des "Minutes" de la dernière réunion de la BCE. Les responsable de la banque centrale européenne y ont affirmé leur volonté de relever rapidement les taux directeurs face à l'envolée de l'inflation.

Du côté de la Fed, Charles Evans, président de la Fed de Chicago, voit les taux aller au-delà du niveau neutre pendant un certain temps. Patrick Harker, patron de la Fed de Philadelphie, table sur des hausses à venir de 50 points de base, mais estime que l'avenir demeure incertain. Quant à Esther George (Fed de Kansas City), elle a affirmé que les turbulences des marchés financiers ne détourneraient pas la Fed de son plan de relèvement de ses taux directeurs, la priorité étant de faire fléchir l'inflation.

A ce sujet, un indicateur de la Fed de New York publié mercredi a montré que les pressions de "supply chain" ont empiré en avril. Les nouveaux blocages dus au coronavirus en Chine et la guerre en Ukraine ont allongé les délais de livraison et fait grimper les coûts, a noté cette étude. De son côté, Janet Yellen, la secrétaire US au Trésor et ancienne patronne de la Fed, a prévenu que les prix plus élevés de l'alimentaire et de l'énergie avaient des effets "stagflationnistes".

L'inflation pèse les marges des entreprises

Face aux craintes de stagflation et de remontée des taux de la Fed, les investisseurs restent donc en mode 'aversion au risque'. La publication des comptes trimestriels des géants de la distribution Walmart et Target ont accru les inquiétudes concernant les effets de l'inflation sur les marges bénéficiaires des commerçants et la façon dont les consommateurs réorganisent leurs dépenses pour s'adapter à la hausse des prix.

Les vents contraires sur les marges des entreprises alimentent les craintes d'une révision générale à la baisse des consensus d'analystes pour les bénéfices de 2022. Ce risque sur les bénéfices est également accru par les blocages chinois liés au Covid et par la guerre en Ukraine, qui ont tous deux été largement mentionnés par les dirigeant d'entreprises tout au long de la saison des résultats du premier trimestre.

Signes de ralentissement dans les indicateurs "macro"

Alors que les entreprises commencent à subir les effets de l'inflation, les derniers indicateurs macro-économiques montrent des signes de ralentissement outre-Atlantique. Les inscriptions au chômage pour la semaine close au 15 mai sont ainsi ressorties supérieures aux attentes, à 218.000, contre un consensus FactSet de 200.000. Par ailleurs, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois de mai s'est établi à seulement 2,6 très inférieur au consensus (17).

Les reventes de logements ont reculé de 2,4% en avril, à 5,61 millions d'unités, en ligne avec le consensus FactSet. Sur un an, le repli de ces ventes est de 5,9%. Mercredi, les mises en chantier et les permis de construire avaient aussi marqué le pas en avril. Enfin, l'indice des indicateurs avancés calculé par le Conference Board a reculé de 0,3% en avril par rapport à mars alors qu'il était attendu stable.

Le bitcoin, qui avait plongé vers 26.000$ jeudi dernier, teste le seuil des 30.000$, à 30.150$ en soirée, en hausse de 3,3% sur 24h. Il reste loin de son record de novembre 2021 à près de 69.000$. L'or a rebondi jeudi, gagnant 1,4% à 1.841,20$ pour le contrat à terme de juin sur le Comex.

Enfin, les cours du pétrole, en recul en début de journée, se sont finalement orientés en hausse jeudi soir. Le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juillet), a repris 2,7% à 109,89$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord d'échéance juillet a regagné 2,5% à 111,89$. Les cours avaient corrigé mardi et mercredi dans la crainte d'un ralentissement économique mondial.

VALEURS A SUIVRE

Cisco chute de 13%, en réaction à la publication de ses comptes trimestriels. Si les bénéfices ont légèrement dépassé les attentes, les ventes ont nettement manqué le consensus des analystes, en raison de la politique "zéro covid" de la Chine et de la guerre en Ukraine. Le géant américain des équipements de réseaux a en outre revu ses prévisions à la baisse pour l'ensemble de l'exercice en cours, en citant les effets négatifs des perturbations liées à la Chine et à l'Ukraine. L'arrêt des opérations du groupe en Russie et en Biélorussie en raison du conflit en cours a notamment nui à la croissance des revenus, a indiqué la direction.

Pour son 3e trimestre fiscal, Cisco Systems a dégagé un bénéfice net de 3,04 milliard de dollars contre 2,86 Mds$ un an plus tôt (+6,3%). Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 87 cents, un peu supérieur aux prévisions de 86 cents du consensus d'analystes IBES de Refinitiv. En revanche, le chiffre d'affaires s'est élevé à 12,8 Mds$, stable par rapport à la même période de 2021, alors que les marchés tablaient sur 13,87 Mds$. Pour le 4e trimestre fiscal en cours, Cisco prévoit un bpa de 76 à 84 cents, et un revenu de 12,1 à 12,67 Mds$ (en baisse de 5,5% à 1% sur un an). Les analystes s'attendaient à un bpa supérieur, de 92 cents, et à des revenus de l'ordre de 13,87 Mds$.

Sur l'ensemble de l'exercice en cours, Cisco prévoit désormais une hausse de 2% à 3% des ventes (au lieu d'au moins 4,5% prévu jusqu'ici). Les prévisions de bénéfices ajustés par action ont aussi été abaissées à 3,29$-3,37$ contre 3,41$-3,46$ prévu précédemment.

Chuck Robbins, le DG Cisco, a indiqué lors d'une conférence téléphonique suivant la publication des comptes que "notre performance en termes de revenus au cours des prochains trimestres dépendra moins de la demande et plus de la disponibilité de l'offre dans cet environnement de plus en plus complexe". Il a toutefois estimé que "les moteurs de croissance fondamentaux de nos activités restent forts et nous rendent confiants pour le long terme".

Tesla (+0,6% après -6,8% mercredi). Elon Musk s'est offusqué de l'éviction de Tesla de l'indice S&P ESG (Environnement, Social et Gouvernance) sur fond d'enquêtes sur des accidents et de conditions de travail contestées.

BJ's Wholesale (+10,3%), la chaîne américaine de clubs d'entrepôts réservés aux membres, a bien résisté sur le trimestre clos, réalisant des ventes et profits supérieurs aux attentes. La publication est saluée à Wall Street, alors que ces derniers jours, plusieurs grands groupes américains de distribution, Walmart et Target en particulier, avaient déçu. BJ's a annoncé pour le trimestre clos fin avril un bénéfice net de 112,5 millions de dollars et 82 cents par titre, contre 81,6 millions de dollars un an plus tôt. Hors éléments, le bénéfice ajusté par action a été de 87 cents, contre 72 cents de consensus. Les revenus ont progressé de 16,2% à 4,5 milliards de dollars, contre 4,24 milliards de consensus FactSet. La croissance à comparable a dépassé les 14%.

Kohl's (+4,2% après -11% mercredi) a annoncé pour son premier trimestre des comptes inférieurs aux attentes de marché. Il s'agit du dernier détaillant américain prévenant de l'impact fort de l'inflation sur ses bénéfices. La chaîne, qui tente de se vendre, a donc publié des marges sans relief pour son premier trimestre. En outre, les ventes se seraient considérablement affaiblies en avril, selon la CEO Michelle Gass. Pour l'exercice 2022, le bénéfice ajusté par action est anticipé entre 6,45 et 6,85$, à comparer à une guidance antérieure allant de 7 à 7,5$. La croissance des ventes 2022 ne devrait pas quant à elle dépasser 1%. Sur le premier trimestre, les ventes ont trébuché de 5,2%, alors que le bpa dilué a représenté 11 cents.

Bath & Body Works corrige encore de 6,7% à Wall Street, après une chute comparable hier soir. Le groupe a battu le consensus de profit pour le trimestre clos, mais réduit sa guidance annuelle afin de refléter les conditions économiques et les investissements. Sur le premier trimestre, la compagnie a réalisé des ventes de 1,45 milliard de dollars en repli de 1% en glissement annuel. Le bpa dilué des opérations poursuivies a été de 64 cents, contre 32 cents un an plus tôt. Les prévisions de la chaîne américaine de produits de beauté et d'articles pour la maison sont toutefois prudentes. Pour l'exercice, le groupe table sur un bpa des opérations continues allant de 3,8 à 4,15$, soit une révision en baisse.

Boeing (+1,3%). IAG a opté pour le 737 Max de Boeing. La maison-mère de British Airways, Vueling et Iberia, qui s'était engagée à acheter jusqu'à 200 appareils lors du salon du Bourget en 2019, va finalement acquérir 25 B737 Max 200 et 25 B737 Max 10. Elle dispose d'une option sur 100 appareils supplémentaires. Les avions pourront être utilisés par n'importe quelle compagnie du groupe pour le remplacement programmé de la flotte. Ils seront livrés à partir de l'année prochaine. Au prix catalogue, ce contrat de 50 avions atteint environ 6 milliards de dollars, mais la compagnie aérienne a précisé avoir négocié une "remise substantielle".

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